1957 en France

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Chronologie de la France


Cette page concerne l'année 1957 du calendrier grégorien.

Événements[modifier | modifier le code]

  • 7 janvier : Les nombreux attentats du FLN contre la population et l'impuissance des forces de l'ordre force le gouvernement à donner les pleins pouvoirs à l’armée à Alger pour rétablir l'ordre.
  • 18 mars : décret instaurant un prélèvement exceptionnel de 20 % sur les suppléments de bénéfices et de 2 % sur les réserves des entreprises. Majoration de 57 milliards de francs des recettes de l'Etat.
  • 21 mars : L'Assemblée nationale adopte par 308 voix contre 206 une réforme constitutionnelle visant à rationaliser davantage le fonctionnement de la 4e république.
    • Article 17 : Les propositions formulées par les membres du Parlement ne sont pas recevables lorsque leur adoption aurait pour conséquence une diminution des recettes ou un accroissement des charges publiques.
    • Article 49 : La question de confiance ne peut être posée qu'après délibération du Conseil des ministres ; elle ne peut l'être que par le président du Conseil. Lorsque le président du Conseil fait connaître son intention d'engager l'existence du Gouvernement sur l'adoption ou le rejet d'un texte législatif, le débat s'ouvre ou se poursuit sur le texte en discussion, ainsi que sur toutes motions de procédure et amendements dont est, en l'état, saisie l'Assemblée les votes étant réservés. À l'issue du débat ou à l'expiration de la durée prévue pour celui-ci  en conformité du règlement de l'Assemblée, la question de confiance est posée pour l'adoption du texte ayant l'assentiment du Gouvernement ou le rejet de ceux qu'il repousse. Dans tous les cas où la question de confiance est posée, l'Assemblée nationale peut être saisie dans un délai de vingt-quatre heures d'une ou de plusieurs motions de censure. Toute motion de censure doit énoncer les principes d'un programme de gouvernement et indiquer le nom de celui de ses signataires dont la désignation comme futur président du Conseil est suggérée. Au cas où la motion de censure est opposée, dans les conditions prévues à l'alinéa 3, à une question de confiance posée pour l'adoption d'un texte législatif, elle doit être accompagnée d'un contre-projet à ce texte. Si à l'expiration du délai précité, aucune motion de censure n'a été présentée, le président de l'Assemblée nationale constate, lors de la première séance, que la confiance, accordée au Gouvernement en vertu de l'article 45, n'a pas été retirée, et le cas échéant, que le texte sur lequel le Gouvernement a engagé son existence est, en conséquence, et selon les cas, adopté ou rejeté.  Il en est de même lorsqu'aucune des motions de censure déposées n'a été adoptée par l'Assemblée nationale dans les conditions prévues à l'article 50.
    • Article 50 : Lorsque l'Assemblée nationale est saisie d'une motion de censure, le vote sur cette motion ne peut intervenir, en dehors du cas prévu à l'alinéa 3 de l'article 49, que vingt-quatre heures après son dépôt. Le vote a lieu au scrutin public. Si plusieurs motions de de censure sont déposées, elles sont mises aux voix dans l'ordre de leur dépôt. Tous les députés doivent se prononcer pour ou contre la motion de censure. Toutefois le président de l'Assemblée nationale et, éventuellement, le président de séance ont la faculté de se dispenser du vote. Les votes pour sont seuls exprimés. Les députés qui n'ont pas voté pour la motion de censure sont réputés avoir voté contre. Le vote d'une motion de censure entraîne la démission collective du cabinet, et, le cas échéant, l'adoption du contre-projet accompagnant la motion.
    • Article 51 : La dissolution de l'Assemblée nationale peut être décidée en Conseil des ministres sur la proposition du président du Conseil. Elle est prononcée par décret du président de la République. Les dispositions de l'alinéa précédent ne sont pas applicables dans le cas où le Gouvernement a été censuré par application des articles 49 et 50, ni avant l'expiration des dix-huit premiers mois de la législature. Si deux crises ministérielles surviennent au cours d'une même période de dix-huit mois, ou si plusieurs refus d'investiture se produisent au cours d'une même crise, le président de la République peut, après avoir adressé un message à l'Assemblée nationale, dissoudre celle-ci par décret.  
  • 25 mars : signature du Traité de Rome : création, au 1er janvier 1958, de la Communauté économique européenne (CEE) et de l'Euratom. le processus d'intégration des pays européens prend une nouvelle dimension avec cette alliance regroupant la Belgique, la République fédérale d'Allemagne, la France, l'Italie, le Luxembourg et les Pays-Bas.
  • 21 mai : chute du gouvernement Guy Mollet, mis en minorité (213 voix) par la Chambre sur son programme financier. Il souhaitait augmenter les impôts de 20 % devant l'alourdissement des dépenses militaires lié au conflit algérien. Avance de 300 milliards de francs de la Banque de France.
  • 12 juin : début du gouvernement Maurice Bourgès-Maunoury jusqu'au 30 septembre.
  • 13 juin : une série de crues catastrophiques affecte les cours d'eau des Alpes centrales (Arc, Durance, Guil et Ubaye notamment. Le Queyras est évacué.
  • 18 juin : décret supprimant le régime de libéralisation des prix commerciaux.
  • 26 juin : le ministre des finances Félix Gaillard prend des mesures d'austérité pour lutter contre l'important déficit qui affecte le budget de l'État. Il réussit à faire voter par le parlement une loi fiscale instaurant une avance de 300 milliards de francs de la Banque de France et un assainissement financier de l'État par une majoration d'impôts de 130 milliards (hausse de 10 % de l’impôt sur les sociétés, réduction de la décote fiscale de 25 % pour les entreprises ayant un chiffre d’affaires supérieur à 45 millions de francs. Les droits de timbre et d’enregistrement, le prix de l’essence et les tarifs postaux et téléphoniques sont majorés de 20 %. Le taux de TVA passe de 19,5 à 25 % sur certains produits de luxe).
  • Depuis juin 1956, les impôts ont été majorés de près de 330 milliards de francs, augmentation sans précédent depuis 1948.
  • 12 août : « Opération 20 % » : dévaluation déguisée du franc français. Instauration de facto d'un régime de changes multiples.
  • 18 septembre : décrets instaurant un régime de soutien aux prix agricoles et majorant les tarifs de la SNCF.
  • 6 novembre : début du gouvernement Félix Gaillard jusqu'au 15 avril 1958. Après cinq semaines de crise, le gouvernement de Félix Gaillard obtient la confiance de l’Assemblée nationale. A 38 ans, c'est le plus jeune chef de gouvernement depuis Bonaparte.
    • Discours du nouveau président du conseil devant les députés. Il présente son programme politique, résumé en six points : assainissement de l'économie, lutte contre l'inflation, vote d'une loi-cadre pour l'Algérie, respect des engagements atlantiques de la France, poursuite de la construction européenne, réforme des institutions
  • 7 novembre : Loi autorisant l'avance de 250 milliards de francs de la Banque de France au budget de l'Etat. Octroi de 650 millions de dollars du FMI à la France.
  • 10 novembre : accident des rampes de Saint-Paul à La Réunion.
  • 12 décembre : l’Assemblée reconduit la loi sur les pouvoirs spéciaux en Algérie et en métropole. Le conflit algérien devient un gouffre financier pour les dépenses de la nation (20 % du budget est affecté aux dépenses militaires).
  • La loi fiscale est votée le même jour.
    • 335 milliards de francs de recettes supplémentaires. La TVA est portée à 27,5 % sur certains produits et la TPS à 15 % sur certains services. Les droits de timbre sont majorés de 10 %. le prélèvement exceptionnel sur les bénéfices supplémentaires des entreprises passe à 45 % pour les celles qui ont passé des marchés en relation avec le conflit algérien. L'impôt sur les sociétés passe à 45,6 %.
    • Coupes brutales de 150 milliards dans les dépenses sociales et les dépenses d'investissements. 655 milliards de francs de déficit .
  • 16-19 décembre : sommet de l’OTAN à Paris.
  • 28 décembre : décret instituant le Code du domaine de l'État, qui regroupe les dispositions législatives relatives aux biens appartenant aux personnes publiques.
  • 30 décembre : Création de la Caisse autonome de consolidation des crédits à moyen terme, destinée à soutenir la consommation des ménages et des entreprises.

Économie & société[modifier | modifier le code]

  • En Lorraine ferrifère, au sud de Thionville, la commune de Saint-Nicolas-en-Forêt est constituée. Elle est surtout composée de cités ouvrières.
  • Mise en place des retraites complémentaires des salariés (1957-1961).
  • Novembre : Ouverture de l'Institut national des sciences appliquées de Lyon, grande école d'ingénieurs, sur l'ancien terrain militaire de la Doua, à Villeurbanne.
  • Depuis juin 1956, la fiscalité a été alourdie de 327 milliards de francs (sur une total de 3 684 milliards de recettes fiscales, compte non tenu des mesures de décembre).
  • 29,3 % de prélèvements obligatoires.
  • Le déficit de l'Etat absorbe 30 % des dépenses prévues au budget.

Guerre d'Algérie[modifier | modifier le code]

  • L'appel au contingent permet au gouvernement de mobiliser 418 000 hommes en Algérie. Dix mille soldats ont été tués depuis le début du conflit.
  • Dix mille parachutistes sont engagés par le général Massu à Alger contre le FLN. Succès de l'opération.
  • Autorisation du recours à la torture par les troupes françaises contre le FLN.

Culture[modifier | modifier le code]

Littérature[modifier | modifier le code]

Article connexe : 1957 en littérature.

Cinéma[modifier | modifier le code]

Films français sortis en 1957[modifier | modifier le code]

Autres films sortis en France en 1957[modifier | modifier le code]

Naissances en 1957[modifier | modifier le code]

Décès en 1957[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]