Radio France internationale

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48° 49′ 47.0244″ N 2° 15′ 50.8818″ E / 48.829729, 2.264133833

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Radio France internationale
Description de l'image RFI logo 2013.svg.
Présentation
Pays Drapeau de la France France
Siège social 80, rue Camille Desmoulins, 92130 Issy-les-Moulineaux
Propriétaire France Médias Monde
Slogan « Les voix du monde »
Langue Français et 12 autres langues
Statut Service public
Site Web www.rfi.fr
Historique
Ancien nom Le Poste Colonial (1931-1938)
Paris-Mondial (1938-1940)
RTF Radio Paris (1945-1965)
ORTF Radio Paris (1965-1975)
Création
Diffusion
AM  Oui
FM  Oui
RDS  Oui
Numérique  Oui
Numérique terrestre  Non
Satellite  Oui
Câble  Non
ADSL  Non
Streaming  Oui
Podcasting  Oui

Radio France internationale, généralement désignée par son sigle RFI, est une radio publique française qui diffuse à Paris et partout dans le monde. Avec 40,5 millions d'auditeurs en 2011[réf. nécessaire], c'est l'une des stations de radio internationales les plus écoutées au monde, avec BBC World Service, Voice of America, et la Deutsche Welle.

RFI émet 24h/24 dans le monde entier en français et 13 autres langues, en FM, en ondes courtes et en ondes moyennes, sur le câble, sur Worldspace et sur rfi.fr. Elle est une chaîne de la société nationale de programmes France Médias Monde (RFI - France 24 - MCD).

Histoire[modifier | modifier le code]

Le Poste colonial : 1931 - 1938[modifier | modifier le code]

La Cité des Informations de l'exposition coloniale internationale à Paris en 1931.
Article détaillé : Le Poste colonial.

En 1930, il est décidé de créer une station audible dans le monde entier, à la demande des populations d'outre-Mer et des colonies françaises[1].

Le , la radio Le Poste colonial est lancée au cours de l'exposition coloniale internationale de Paris[2], à destination des 100 millions d'auditeurs de l'empire colonial français[3]. Elle est diffusée en ondes courtes via deux émetteurs de 12 et 15 kW situés à Pontoise[4], sur trois fréquences visant l'Afrique, l'Asie et l'Amérique[5]. Les émissions sont diffusées depuis le studio de l'exposition, dans la Cité des informations, jusqu'à ce qu'en décembre, la station s'installe au 98 bis boulevard Haussmann à Paris. Elle diffuse alors 13 à 24 h d'émissions quotidiennes en français ainsi que des séquences d'information de 15 minutes en anglais et en espagnol[4].

En 1933, la radio devient un moyen de propagande, notamment pour le Troisième Reich d'Adolf Hitler qui déverse son discours raciste dans le monde entier. La France doit lui répondre dans le plus de langues possibles[3]. Le , un service d'émissions en langues étrangères à destination du monde francophone est mis en place[4]. Mais le Front populaire arrivé au pouvoir en 1936 a d'autres priorités, notamment sociales, que le développement de la radio, et n'y met plus suffisamment les moyens[3]. Malgré cela, le , un nouvel émetteur plus puissant de 25 kW est inauguré à Les Essarts-le-Roi[4].

Paris-Mondial : 1938 - 1940[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Paris-Mondial.

En , le Poste colonial est rebaptisé Paris-Mondial[4] après s'être brièvement appelé Paris Ondes Courtes[3]. Les studios s'installent avenue de Ségur à Paris. En , il est créé sous l'autorité de la présidence du Conseil, un « centre permanent de l'information générale » dont dépendent les émissions en langues étrangères sur grandes ondes et ondes moyennes[4],[6]. À la veille de la Seconde Guerre mondiale, la radio parle en 30 langues[3].

Le , l'Allemagne envahit la Pologne, ce qui pousse le Royaume-Uni et la France à lui déclarer la guerre, et déclenche donc la Seconde Guerre mondiale[7]. Au début de l'année 1940, la radio émet en 20 langues : anglais, allemand, arabe, bulgare, danois, espagnol, grec, italien, japonais, néerlandais, norvégien, polonais, portugais, roumain, russe, serbo-croate, slovaque, suédois, tchèque et turc[8]. Le , les Allemands pénètrent sur le territoire français, et le , ils occupent Paris. Le , Paris-Mondial diffuse le discours de Pétain appelant à cesser le combat et demandant l'armistice, puis la radio cesse d'émettre[7].

La guerre des ondes : 1940 - 1944[modifier | modifier le code]

La France coupée en quatre : zone libre, zone occupée, départements annexés et du Nord de la France directement sous administration militaire allemande.

Pendant l'occupation allemande, la France est coupée en deux, entre la zone occupée au Nord, sous domination allemande, et la zone libre au Sud, sous l'autorité du régime de Vichy. Ce dernier va mener une « guerre des ondes » avec les radios des Alliés, diffusées en français depuis l'étranger.

Dès le , la Propaganda-Abteilung Frankreich usurpe la dénomination de Radio-Paris pour en faire un instrument de propagande nazie en langue française. La radio diffuse dans l'Europe entière, en Afrique du Nord[9] ainsi qu'en Afrique-Équatoriale française (AEF) et en Afrique-Occidentale française (AOF)[4].

La , le régime de Vichy lance La Voix de la France, chargée d'émettre vers les colonies[10]. En , les Alliés débarquent en Afrique du Nord et prennent le contrôle des stations radios locales. Vichy lance alors une nouvelle radio appelée La France Fidèle, qui diffuse en français et en arabe à destination de cette région[11]. Plus tard, en , une troisième radio à ondes courtes est créée : La France Musulmane. Elle est chargée d'émettre vers les populations musulmanes d'Afrique du Nord et de contrer la gaulliste Radio-Alger[12].

La France libre du général de Gaulle s'exprime tout d'abord sur la BBC dans le programme Radio Londres. Le , Radio Brazzaville commence sa diffusion à partir d'un émetteur de fortune. Elle va se doter par la suite d'émetteurs plus puissants et le , Charles de Gaulle l'inaugure[10]. Le , il signe une ordonnance pour réquisitionner toutes les radios publiques et privées[13].

Le , les Allemands détruisent l'émetteur d'Allouis lors de leur retraite, ce qui empêche la diffusion des programmes français[4].

La remise en route : 1945[modifier | modifier le code]

Le , l'émetteur de 100 kW d'Allouis est remis en service. Le service des Émissions vers l'étranger (EVE) nait sous la direction de Philippe Desjardins, nommé par le général de Gaulle. La radio est diffusée en ondes longues et ondes moyennes en 20 langues vers 46 pays par trois émetteurs de 150 kW[4],[13]. La section allemande cherche à démoraliser les troupes ennemies tandis que la section espagnole fait face à Franco, toujours au pouvoir. La section nord-américaine est relayée par les réseaux américains et rencontre un certain succès[14]. Le , la Radiodiffusion nationale (RN) est remplacée par la Radiodiffusion française (RDF)[15]. À la fin de l'année, la radio emploie près de 300 personnes[14]. La station n'émet plus en russe et en turc, mais ajoute le hongrois et le slovène et, en 1946, le finnois[8].

En 1946, le général de Gaulle démissionne de son poste de président du Conseil, marquant la fin de la relance de la radio[13]. Le , la Radiodiffusion française (RDF) devient la Radiodiffusion-télévision française (RTF)[4].

Une politique sans ambition : 1947 - 1975[modifier | modifier le code]

Pendant trois décennies, les gouvernements français successifs ne vont plus mettre les moyens nécessaires dans la radiodiffusion extérieure. Alors qu'elle bénéficie d'une certaine expérience dans ce domaine, la France va peu à peu se faire rattraper par les autres pays[10]. Dans les années 1960, elle n'occupera plus que la 17e place du palmarès des radios internationales[16].

Durant la guerre froide, les radios jouent un rôle important dans l'affrontement entre le bloc Est de l'Union soviétique et le bloc ouest des États-Unis[17]. En 1947, une commission dite « de la hache » fait supprimer sept langues[13] : slovène, suédois, norvégien, danois, serbo-croate, bulgare et roumain. Les trois dernières sont rétablies en 1949, et l'italien et le néerlandais sont supprimés[8], tout comme l'espéranto lancé deux ans plus tôt. En 1951, les émissions vers les États-Unis et les pays d'Amérique latine sont arrêtées[14], et en 1954, c'est au tour de celles en finnois[8]. En 1956, lors de l'insurrection de Budapest, le volume de programmes en hongrois augmente pendant quelques semaines[14].

Pendant la guerre d'Algérie de 1954 à 1962, des émissions sont diffusées depuis Paris et Alger en arabe, en kabyle et en français pour faire face aux stations La Voix des Arabes et La Voix de l'Algérie libre émettant du Caire[17]. Devant l'importance de ces programmes, une direction spécifique est créée sous le nom d'Émissions en langues arabe et kabyle (ELAK) et les horaires de diffusion sont élargis[18].

Lors de la crise de mai 1958, Charles de Gaulle fait son retour au pouvoir. Certains observateurs espèrent alors voir une relance de l'action radiophonique extérieure mais ce n'est pas le cas. Si une émission en yiddish est lancée à destination des juifs soviétiques, il faut attendre , en pleine crise de Berlin, pour que le russe soit diffusé. Les émissions sont présentées par des immigrés russes de 1920 et adoptent un ton diplomatique, le ministère des Affaires étrangères ne tenant pas à participer à la bataille radiophonique opposant anglo-saxons et soviétiques pour ne pas perturber les fragiles relations franco-soviétiques[14],[16].

Début 1962, les activités internationales de la RTF sont regroupées au sein de la Direction des relations extérieures[14]. En 1963, des restrictions budgétaires amènent à la suppression du vietnamien lancé en , des émissions vers l'Allemagne et l'Angleterre, ainsi qu'à la réduction des programmes destinés à l'Espagne[16]. De plus, à la suite de l'indépendance de l'Algérie, les programmes en arabe et kabyle sont réduits[14].

En 1963, Édouard Balladur, alors maître des requêtes au Conseil d'État et conseiller du directeur de la RTF, Robert Bordaz, est chargé de faire un état des lieux de la radiodiffusion extérieure de la France. Il recommande de créer un service permanent en français et de construire de nouveaux émetteurs. Mais le ministère des Affaires étrangères considère toujours que la radiodiffusion extérieure coûte trop chère et que personne ne l'écoute. En 1964, le service des Émissions vers l'étranger (EVE) organise un sondage appelé La rose des vents, qui a pour but de tester l'efficacité des moyens techniques disponibles. L'opération est un succès car plus de 45 000 lettres et une centaine d'enregistrements sonores sont reçus en provenance de plus de 110 pays. Malgré cela, aucun plan de relance n'est envisagé et le budget est encore réduit[14],[19],[20].

Après s'être installé dans la nouvelle Maison de la Radio le , la RTF devient l'Office de radiodiffusion-télévision française (ORTF)[4]. En 1965, le ministère du Travail finance la création d'émissions en langues étrangères pour les travailleurs immigrés vivant en France[14] : les Espagnols, Italiens et Portugais en 1966, les Arabes et Serbo-croates en 1972, les Turcs en 1974, les Africains francophones en 1975, les Cambodgiens, Laotiens et Vietnamiens en 1976[8]. Lors de la révolte étudiante et ouvrière de mai 1968, les syndicats de l'ORTF se plaignent de la tutelle politique qui rend difficile la couverture des évènements. Finalement, le , les programmes vers l'étranger se mettent en grève. Par la suite, plusieurs dizaines d'employés sont renvoyés, mutés en province, envoyés à l'étranger ou mis en retraite anticipée[14].

Le , le service des Émissions vers l'étranger de l'ORTF absorbe l'Office de coopération radiophonique (OCORA), ex-SORAFOM, et donne naissance à la Direction des affaires extérieures et de la coopération (DAEC). Cependant, l'ensemble est hétérogène et se voit placer sous différentes tutelles : les émissions et les activités de coopération sont financés par le ministère des Affaires étrangères, tandis que les programmes pour les travailleurs immigrés sont payés par le ministère du Travail[21]. À cette même période, le ministère des Affaires étrangères comprend qu'il est possible de mieux se servir des émetteurs sans accroître la production : les autres stations publiques françaises fourniront leurs programmes à la radiodiffusion extérieure française. En septembre 1969, le bulgare, le slovène et le portugais sont supprimés, tandis que le volume en russe et en roumain augmente[14].

En 1972, la diffusion d'émissions en arabe au Moyen-Orient est transférée à la Société monégasque d'exploitation, d'études et de radiodiffusion (SOMERA), contrôlée à 55 % par RMC et à 45 % par l'ORTF[22]. Cette même année, la France perd la possibilité d'utiliser le relais de Radio Brazzaville, nationalisé par le nouveau pouvoir. L'année suivante, elle met en service les premiers émetteurs de 500 kW en ondes courtes à Allouis et Issoudun[4].

En 1973, le Syndicat national des journalistes (SNJ) fait le constat de la faillite de la DAEC dans un livre blanc, La Voix de la France. À l'Assemblée nationale, les députés se montrent partagés au sujet de la radiodiffusion vers l'extérieur[14]. En 1974, le président de la République Valéry Giscard d'Estaing, fraichement élu, met fin au débat en décidant de démanteler l'ORTF en sept sociétés[21]. Le service des émissions vers l'étranger est touché par de nouvelles directives : elle perd 14 de ses 17 langues[21], ne conservant que le français, l'anglais et l'allemand[8]. De plus, deux tiers des journalistes, soit 100 sur 157, sont licenciés[14].

Naissance de RFI : 1975[modifier | modifier le code]

Logo de RFI dans les années 1970.

Le , naît Radio France internationale (RFI), une entité du nouveau groupe Radio France. La radio est financée par la redevance audiovisuelle et le ministère des Affaires étrangères[8],[23].

RFI se tourne résolument vers l'Afrique, un choix qui se voit dans le lancement de la Chaîne Sud en 1975. Cette dernière diffuse quotidiennement 16 h de programmes en français et h en anglais. Plusieurs émissions sont créées, telles que Carrefour, 24 heures en Afrique ou Mondial sport, mais une bonne partie des programmes provient des autres stations de Radio France. Rapidement, la radio rencontre l'adhésion des auditeurs, majoritairement des Africains et non des Français expatriés[14],[23]. Le , la Chaîne Ouest est créée à destination des francophones de la côte ouest de l'Amérique du Nord et à ceux d'Amérique centrale. Mais elle ne fait que relayer h de programmes de France Inter chaque jour[14],[24]. Le , le portugais fait son retour à l'antenne à raison d'une heure par jour. Le , la Chaîne Est est créée à son tour à destination de l'Europe centrale et orientale. Elle aussi ne fait que relayer les programmes de France Inter à hauteur de 15 h chaque jour[14],[25]. Parallèlement, RFI continue à produire des programmes pour les immigrés vivant en France sur un budget du ministère du Travail[23].

Le , RFI ouvre quatre émetteurs au Gabon pour améliorer sa couverture. En septembre, elle met en place une nouvelle grille des programmes, dont la moitié reprend des émissions de France Culture et de France Inter[14]. Le , la mise en place de l'état de siège en Pologne conduit la radio à relancer la section polonaise en trois jours seulement. En , Michèle Cotta, présidente de Radio France, choisit Hervé Bourges pour diriger la station. Ce dernier veut rendre le développement de la station irréversible. Il fait adopter au gouvernement un plan quinquennal de développement qui prévoit de créer un service mondial en français et des rédactions de langues étrangères. Le , RFI se diversifie en lançant une agence écrite pour les journaux africains : Médias France Intercontinentale (MFI)[14],[24].

La loi sur l'audiovisuel du fait de RFI une société nationale, filiale de Radio France. La station poursuit son développement en rouvrant des rédactions en russe en , en roumain en , en créole en et en serbo-croate en 1986. À partir d', la radio augmente ses programmes en espagnol, portugais et français à destination de l'Amérique latine. Le , le centre émetteur de Montsinéry-Tonnegrande en Guyane est inauguré[26]. Le , RFI commence à émettre en ondes moyennes en région parisienne[14].

Les élections législatives de 1986 amènent la droite au pouvoir. Le Premier ministre Jacques Chirac et le ministre de la culture François Léotard accusent RFI d'être gauchiste. Ils tente de placer la radio sous l'autorité directe du gouvernement en nommant président en conseil des ministres. Mais la tentative échoue et c'est l'autorité de régulation des médias qui doit désigner le président parmi une liste de quatre candidats proposés par l'État[14].

Indépendance de la station : 1987[modifier | modifier le code]

Nouveau logo de RFI adopté à son indépendance en 1987.

Le , Radio France Internationale (RFI) devient une société nationale de programme indépendante, ne faisant plus partie du groupe Radio France, à la suite de la loi sur l'audiovisuel du . Henri Tézenas du Montcel en devient le premier président. Il veut poursuivre le développement de la station en allant au-delà de la francophonie et en l'ouvrant sur l'Asie et le monde arabe[26],[27]. Ainsi les émission en arabe sont rétablies en . RFI signe un accord avec le japonais NHK en juillet, puis avec le chinois Radio Pékin en novembre, pour être diffusé en Asie-Pacifique en échange d'une diffusion des radios asiatiques en Europe et en Amérique. En septembre, elle signe un autre accord avec Africa no 1 pour utiliser un nouvel émetteur au Gabon. En parallèle, l'habillage de la station est modernisé : nouveau logo tricolore, nouvel habillage sonore et abandon de l'accordéon dans l'indicatif. Au printemps 1989, les manifestations de la place Tian'anmen poussent la radio à relancer sa rédaction en chinois[14],[28].

En , André Larquié est nommé président de RFI[29]. Le , il signe avec l'État un nouveau contrat d'objectifs quinquennal, qui prévoit le lancement de nouvelles langues, le renforcement du parc d'émetteurs et la modernisation des modes de diffusion avec l'apparition de la FM. La guerre du Golfe de 1990 à 1991 conduit RFI à faire de l'information une priorité. Par ailleurs, la chute des régimes communistes en Europe et la démocratisation croissante en Europe de l'Est et en Afrique mènent à la création de médias indépendants, concurrents de RFI[14],[30]. En réponse, la station lance en 1989 RFI 2 Afrique, un programme en décrochage spécifique à l'Afrique[28], rebaptisé RFI Plus Afrique en 1991[31]. Le , RFI inaugure sa première fréquence FM à Dakar, au Sénégal[14]. De nouvelles langues apparaissent : le vietnamien en 1990 et le persan en 1991[8].

En 1992, André Larquié est reconduit à son poste, il poursuit la mise en œuvre du contrat d'objectif de 1989. En 1993, RFI ouvre des rédactions en khmer, laotien et albanais et lance RFI Bulgarie, puis RFI Roumanie en 1995. La station ouvre deux autres fréquences FM en Guyanne, à Cayenne en 1993 puis à Saint-Laurent-du-Maroni l'année suivante. En 1994, la radio se réorganise en trois antennes : Afrique, Europe et Paris/Ile-de-France. Elle se lance sur internet et renforce sa couverture FM et en ondes courtes[14],[32].

En , Jean-Paul Cluzel est nommé président de RFI. Il décide de faire de RFI une radio d'information en continu[32].

Une station tout-info : 1996[modifier | modifier le code]

Nouveau logo de RFI en 1996.

Le , Radio France Internationale (RFI) lance sa nouvelle grille de radio d'information en continu pour faire face à la concurrence des autres stations internationales. Des journaux de 10 minutes toutes les demi-heures sont entrecoupés de magazines de 20 minutes centrés sur l'actualité. La radio possède désormais deux chaînes : RFI 1, le service mondial en français qui passe de 18 éditions quotidiennes à 58, dont dix dédiées à l'Afrique ; et RFI 2 qui diffuse dans 17 langues près de 34 programmes quotidiens représentant 230 heures hebdomadaires. Pour marquer ce changement, RFI adopte un nouveau logo, rouge et blanc. Dans le même temps, la SOFIRAD cède RMC Moyen-Orient au groupe RFI[33],[34].

En , la station crée RFI 3 Musique, une chaîne qui diffuse un fil musical[35]. En 1999, Aeriel Hongrie est lancée avec 12 h de programmes produits par RFI et 12 autres en anglais produits par la BBC[14]. En 2000, c'est au tour de RFI Deutschland[8].

En , Antoine Schwarz est nommé à la tête de RFI[36]. Il fixe plusieurs priorités géographiques : l'Afrique, où la radio possède la majorité de son auditoire, le Moyen-Orient, via RMC Moyen-Orient, et l'Europe. Il engage également un travail sur les langues de diffusion de RFI et continue le processus de numérisation initié par son prédécesseur[37]. Le , RFI lance RFI Marine en collaboration avec Worldspace et Météo-France. Les programmes consistent en un journal international en français chaque heure, suivi de bulletins météorologiques entrecoupés de plages musicales. La station, diffusée via le satellite AfriStar de Worldspace, couvre la Manche, l'océan Atlantique et la mer Méditerranée[38]. Le , RFI lance son nouveau site internet[39].

Le , Alain Ménargues, directeur général adjoint de RFI, est licencié après la parution de son livre Le Mur de Sharon et la tenue sur Radio Courtoisie de propos polémiques qualifiant Israël d'« État raciste », condamnés par la rédaction de RFI. Dans un arrêt rendu le , la Cour de cassation juge le licenciement « dépourvu de cause réelle et sérieuse », et condamne RFI à verser des dommages-intérêts[40],[41],[42].

Le , RFI lance sa nouvelle grille. Quatre langues européennes (albanais, polonais, roumain et slave) cessent alors d'émettre en ondes courtes[39]. À la fin de l'année, RMC Moyen Orient change de nom pour s'appeler Monte Carlo Doualiya[31]. Le , RFI s'associe avec l'agence de presse privée serbe Beta pour fonder la radio privée Beta RFI (en), diffusée en FM 24h/24 sur la capitale serbe[43]. En 2007, la station lance RFI Instrumental, une librairie musicale destinée aux professionnels de l'audiovisuel. Elle regroupe des milliers de musique venant des cinq continents pouvant servir d'habillage sonore aux productions audiovisuelles[44]. Le , RFI lance un service en langue haoussa basé à Lagos, au Nigeria, en partenariat avec la station Voice of Nigeria (VON)[45].

Intégration dans l'Audiovisuel extérieur de la France : 2008[modifier | modifier le code]

Article connexe : France Médias Monde.

Le , la holding Audiovisuel extérieur de la France (AEF) est créée sous l'impulsion du président de la République Nicolas Sarkozy élu l'année précédente. Il s'agit de regrouper les activités de l'audiovisuel extérieur de la France sous une même société, soit les chaînes de télévision TV5 Monde et France 24, et la radio RFI[46],[47]. Alain de Pouzilhac est nommé au poste de PDG et Christine Ockrent à celui de directrice générale déléguée du nouvel ensemble et donc des entités qui le composent. Ils choisissent Geneviève Goetzinger pour être la directrice déléguée de RFI[48],[49].

Le , le rédacteur en chef Richard Labévière est licencié pour « faute grave » après avoir interviewé Bachar el-Assad quelques jours avant sa venue à Paris dans le cadre du sommet de l'Union pour la Méditerranée. Labévière dénonce une « mise au pas de l'Audiovisuel extérieur de la France »[50],[51].

En , la direction annonce un plan social important avec la suppression de 206 postes sur un total de 1 040. Elle confirme le plan présenté en octobre consistant en la suppression de certaines langues faute d'audience : l'allemand, l'albanais, le polonais, le serbo-croate, le turc et le laotien ; mais aussi le développement d'autres : l'anglais, le portugais et le swahili. De plus, face aux difficulté d'audience et financières de RFI, l'État prépare une recapitalisation à hauteur de 17,2 millions d'euros[52]. En réponse, l'intersyndicale de RFI appelle à une grève illimitée à partir du . Pendant plusieurs mois, l'antenne est perturbée par des mouvements plus ou moins suivis, faisant de cette grève la plus longue de l'histoire de RFI. Le , la cour d'appel de Paris suspend le plan de licenciement, jugeant qu'il est « entaché d'irrégularités »[53],[54],[55]. Finalement, à la fin de l'année, 270 salariés se portent volontaires au départ, soit plus que ce que le plan prévoyait[56].

Fin 2009, conformément au plan d', RFI cède toutes ses filiales (RFI Sofia, Rádio Europa Lisboa et Beta RFI (en)) à l'exception de Monte Carlo Doualiya et de RFI Roumanie[57],[58]. Le , Monte Carlo Doualiya lance une nouvelle grille[49]. Le , c'est au tour de RFI de lancer une nouvelle grille de programmes qui fait suite à la mise en place d'une rédaction unique multilingue et multisupport[59],[60]. À partir du , grâce au succès de RFI en haoussa, la radio diffuse dans dix pays africains des programmes dans une nouvelle langue africaine : le swahili[49].

En , l'Audiovisuel extérieur de la France (AEF) fusionne avec ses filiales RFI, France 24 et Monte Carlo Doualiya (filiale de RFI). Cette fusion juridique est effective le [61],[62]. Le , Marie-Christine Saragosse, jusque-là directrice générale de TV5 Monde, est nommée présidente de l'AEF[63]. En , RFI et MCD quittent leurs studios de la Maison de la Radio de Paris pour emménager dans les locaux de l'AEF au côté de France 24 à Issy-les-Moulineaux[64]. Le , l'Audiovisuel extérieur de la France (AEF) est rebaptisé France Médias Monde (FMM)[65].

Le , RFI commence la diffusion d'émissions dans une troisième langue africaine : le mandingue, parlé par près de 40 millions de personnes[66]. Le , RFI lance une série de 52 émissions sur l'histoire de l'Afrique en partenariat avec l'UNESCO. Ce programme, présenté par l'historien Elikia M'Bokolo, se base sur le projet Histoire générale de l'Afrique initié par l'UNESCO en 1964 et qui a donné lieu à une publication en 8 volumes[67].

Identité visuelle[modifier | modifier le code]

Logos[modifier | modifier le code]

Slogans[modifier | modifier le code]

  • « La Radio mondiale ! » (1987 - 1996)
  • « Et l'info devient mondiale » (2010 - 2013)
  • « Les voix du monde » (depuis 2013)

Organisation[modifier | modifier le code]

Statut[modifier | modifier le code]

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Radio France internationale est une radio publique financée par l'État (redevance) et par le ministère des Affaires étrangères. Selon une nouvelle organisation souhaitée par Nicolas Sarkozy, Président de la République, RFI est placée sous le giron de la France Médias Monde (F2M), holding public détenant les participations de l'État dans le domaine audiovisuel extérieur (RFI, TV5 Monde, France 24), le président de ce nouvel organisme étant nommé en Conseil des ministres, après avis conforme du CSA et l'accord des commissions parlementaires compétentes à une majorité des 3/5 e[68]. À la tête de cet organisme se trouvait jusqu'en 2012 Alain de Pouzilhac, président. Il fut un temps secondé par la journaliste Christine Ockrent, en tant que directrice générale déléguée, par ailleurs compagne de l'ancien ministre des affaires étrangères français, Bernard Kouchner, qui fut en poste de 2007 à 2010[69]. Cette proximité avec l'autorité de tutelle de la station et son incapacité a s'entendre avec Alain de Pouzilhac a débouché sur le départ de la journaliste dans l'été 2011, son remplacement est encore à l'étude[70]

Mission[modifier | modifier le code]

Si durant longtemps RFI fut la voix de la France, il n'en est plus de même actuellement. En 1987, la station devient une société indépendante. L'État français conserve toutefois une influence, car le président de RFI est nommé par le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA), dont les membres sont choisis par le président de la République, l'Assemblée nationale et le Sénat. Sa mission est définie par la loi du  : contribuer à la diffusion de la culture française auprès des étrangers et des expatriés français.

Dirigeants[modifier | modifier le code]

Le premier président-directeur général de la station indépendant de Radio France Henri Tezenas du Montcel est nommé en 1986, succédant à Hervé Bourges, directeur général de 1982 à 1983 et Fouad Benhalla directeur général de 1983 à 1986. Entre 1986 et 2009, le président de Radio France internationale est nommé par le Conseil supérieur de l’audiovisuel, organisme de régulation de l'audiovisuel français[71].

Jusqu'en mars 2009, il était le seul président des sociétés de l'audiovisuel public que le CSA ne pouvait nommer librement. La loi de 1986 faisait obligation au CSA de choisir le président de RFI parmi les personnes nommées au titre du gouvernement.

Depuis 2009, les nominations des présidents de France Télévisions et de Radio France sont également soumises aux choix préalables de l'Élysée. Le président de la Société de l'audiovisuel extérieur de la France, et donc en pratique de RFI, celle-ci étant une filiale à 100 % de cet organisme, est désormais nommé par le président de la République après avoir obtenu l'avis conforme du CSA et l'accord des commissions parlementaires permanentes compétentes[72]

Liste des présidents de RFI
Président Dates
Henri Tezenas du Montcel 1986 - 1989
André Larquié 1989 - 1995
Jean-Paul Cluzel 1995 - 2004
Antoine Schwarz 2004 - 2008
Alain de Pouzilhac 2008 - 2012
Marie-Christine Saragosse 2012 -

Organigramme[modifier | modifier le code]

Budget[modifier | modifier le code]

Radio France internationale dispose de deux sources principales de financement : la redevance audiovisuelle, payée par chaque foyer équipé d'un téléviseur, et la subvention du ministère français des affaires étrangères. RFI diffuse également un peu de publicité.

Entre 1990 et 1995, le budget de RFI croit de 48,12 %, signe de la volonté de l'État français de développer la station.

Évolution du budget de Radio France internationale de 1990 à 1995 selon le rapport Balle
1990 1991 1992 1993 1994 1995
Total 439,9 481 505,5 548 593,1 651,6
dont:
Ministère des affaires étrangères 236,5 205 461 477,3 450,1 449,3
En millions de francs courants. Sources : Rapport Francis Balle, La politique audiovisuelle extérieure de la France, 1996, p. 227.

Entre 1996 et 2000 cette hausse se ralentit pour atteindre 18,43 %.

Évolution du budget de Radio France internationale de 1996 à 2002 selon le CSA.
1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002
Produits 689,6 738,8 773,7 739,4 816,7 124,18 128,8
Charges 743,4 764,1 782,1 739,1 780,1 125,67 136,06
Bilan - 53,8 - 25,3 - 8,5 0,3 36,4 - 1,49 - 7,68
En millions de francs courants (1996 - 2000), puis d'euros courants (2001 et 2002). Sources : rapports annuels du CSA concernant RFI de 2000 à 2003Les publications du CSA.

À partir de 2000, le budget de RFI connaît une véritable stagnation passant de 128,55 millions d'euros en 2002 à 132,77 en 2007.

Évolution du budget de Radio France internationale
2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008
Total 128,8 128,55 129,9 130,21 132,77 140,7
dont :
Redevance 51,3 53 53,71 55,86 56,139 57,5
Ministère des Affaires étrangères 69,7 71,42 72,01 69,54 69,031 73,5
Autre 7,8 4,13 4,13 4,81 - -
Ressources propres - - - - 7,206 1,6
Autres ressources - - - - - 8,1
En millions d'euros courants. Sources : rapports annuels de RFI de 2002 à 2008. Après: Les chiffres clés de RFI.

Après avoir connu une forte augmentation au cours des années 1990, le budget de RFI stagne depuis 2000-2001 entre 128 et 130 millions d'euros, alors que ceux de BBC World Service et de Voice of America ont augmenté, notamment pour répondre à la nécessité du développement des médias dans le monde depuis les attentats du . En 2006, le budget de RFI s'élevait à 130,21 millions d'euros, contre 175,5 (260,5 millions de livres sterling) pour la BBC World Service[73]. RFI a enregistré une perte de 1,1 million d'euros en 2007[74].

Siège[modifier | modifier le code]

La Maison de la radio, ancien siège de RFI.

Radio France internationale a conservé le même siège social pendant 50 ans, à partir de 1963, lorsque RTF Radio Paris a intégré ses nouveaux locaux dans la Maison de la R.T.F., devenue Maison de Radio France, et située 116 avenue du Président-Kennedy dans le 16e arrondissement de Paris. Mais en janvier 2013, après de nombreuses controverses, RFI rejoint France 24 dans l'immeuble de l'Audiovisuel extérieur de la France à Issy-les-Moulineaux[75].

Personnel[modifier | modifier le code]

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En 2012, Radio France Internationale revendique 733 collaborateurs de 42 nationalités différentes[76]. Elle est assistée de 448 correspondants sur les cinq continents.[76]

Filiales[modifier | modifier le code]

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En plus de son activité propre, RFI gérait plusieurs filiales intégrées au Groupe RFI[77] :

  • Aeriel Hongrie : lancée en 1999 cette station diffuse douze heures de programmes produits par RFI et douze autres en anglais produits par la BBC.
  • Beta RFI : filiale de RFI et de l'agence de presse Beta (Serbie)[78] (disparue en 2010 ?)
  • Monte Carlo Doualiya (anciennement RMC Moyen-Orient) : station arabophone qui émet en permanence en direction du monde arabe. 10 millions d'auditeurs.
  • Rádio Europa Lisboa : créée en 2006, elle émettait quotidiennement à Lisbonne 10 heures de programmes en portugais et 14 autres en français.
  • RFI Sofia : émettait en permanence dont 12 heures par jour en bulgare (disparue en 2009 ?)
  • RFI Romania : émet en permanence pour la Roumanie.
Logo rfi marine.PNG
  • RFI Deutschland : diffuse chaque jour 16h30 de programmes anglophones, 5h30 en français et 2 heures en allemand à destination de l'Allemagne.
  • RFI Marine : diffusant pour la première fois le 1er juin 2005, RFI Marine propose notamment des bulletins météorologiques.

Programmation[modifier | modifier le code]

La grille actuelle de RFI se compose de journaux d'information de 10 minutes commençant toutes les demi-heures. Entre eux s'intercalent des magazines. Le tout donne une programmation fortement tournée vers l'international, et plus particulièrement vers l'Afrique francophone.

Quelques émissions actuelles :

En français[modifier | modifier le code]

  • 7 milliards de voisins  : émission interactive quotidienne de société de 47 minutes présentée par Emmanuelle BASTIDE.
  • Archives d'Afrique : 2 fois 20 minutes consacrées à l'histoire de l'Afrique contemporaine, faites de commentaires et d'archives sonores.
  • Culture Vive : émission quotidienne de 9h10 à 10h sur l'actualité culturelle en France et dans le monde, présentée par Pascal Paradou avec la collaboration de Florence Pons et Nicolas Benita.
  • Autour de la Question : émission quotidienne d'une heure autour des questions de science et société présentée par Caroline Lachowsky du lundi au jeudi et par Jean-Yves Casgha tous les vendredis. (Depuis le 2 novembre 2010)
  • Débat africain : magazine hebdomadaire de deux fois vingt minutes de débat sur les sociétés africaines.
  • Grand reportage : émission d'enquête de vingt minutes diffusée du lundi au jeudi.
  • Couleurs tropicales : 2 fois 20 minutes quotidiennes consacrées à la musique africaine.
  • Mémoire d'un continent : 20 minutes hebdomadaires sur l'histoire de l'Afrique.
  • Médias d'Afrique : émission quotidienne de 2 fois 20 minutes : l'actualité internationale vue par la presse africaine. Quelques thèmes abordés : les séries télévisées, la police en Afrique.
  • Si loin si proche : émission hebdomadaire d'une heure consacrée au voyage proposée par Ludovic Dunod.
  • L'épopée des Musiques Noires : 27 minutes chaque semaine consacrées à l'histoire de la musique noire par Joe Farmer.
  • Priorité santé : chaque jour, 40 minutes au sujet des problèmes de santé dans le monde. Anciennement nommée L'important c'est la santé.
  • Mondial sports : 2 fois 20 minutes hebdomadaires sur le sport mondial. Cette émission fut créée en 1975.
  • Appel sur l'actualité : 2 fois 20 minutes quotidiennes sur l'actualité en Afrique. Elle est pour l'instant l'émission avec le plus haut taux d'audience. (2007)

Diffusion[modifier | modifier le code]

RFI utilise plusieurs moyens pour transmettre ses programmes : ondes courtes, ondes moyennes, FM, satellite, Internet et reprise par d'autres radios. Les zones considérées comme prioritaires sont l'Afrique et le Moyen-Orient. L'Europe orientale et la Chine constituent aussi des priorités, mais moindres[79]. RFI utilise de moins en moins les ondes courtes au profit du satellite, de la FM, d'Internet et de la reprise de ses émissions par d'autres stations. La station utilise trois canaux :

  • RFI Monde : tout en français.
  • RFI II : pour les langues étrangères.
  • RFI Musique : diffuse de la musique.

Ondes courtes[modifier | modifier le code]

Les ondes courtes permettent de diffuser des programmes sur de grandes aires géographiques. C'est le moyen traditionnel de diffusion des stations à vocation internationale. Elles ont pour avantage de toucher les zones les plus reculées. Néanmoins, elles coûtent cher à la station, car elle est liée par un contrat de longue durée avec TDF, signé à l'époque où les ondes courtes étaient le seul moyen de diffusion vers l'extérieur. RFI loue 12 émetteurs ondes courtes à antennes tournantes de 500 kW, situés à Issoudun (France métropolitaine) et à Montsinéry (Guyane française). En outre, elle loue dix autres antennes situés à l'étranger, plus cinq qu'elle partage avec d'autres stations[80]. Avec ce moyen de diffusion, RFI couvre une grande partie de la planète : l'Afrique, l'Europe, les Amériques et l'Asie. La zone Asie-Pacifique n'est pas concernée. Toutefois, elle utilise de moins en moins ce moyen de diffusion qui lui coûte cher et qui n'est pas adapté à certains publics, notamment en Europe et dans les Amériques. Ainsi, en 1999, 40 % des émetteurs en ondes courtes de RFI ont été clos[81].

  • Tableau des fréquences :
En français (2009)
Horaires (UTC) Fréquences (ondes courtes en kHz)
04h00-05h00 5925 - 7215
05h00-06h00 7340 - 7425 - 9790 - 11605
06h00-07h00 5925 - 9790 - 11605 - 11700
07h00-08h00 9790 – 13695 - 15170 - 15300
08h00-09h00 13695 - 15300 - 17850
09h00-10h00 13695 - 15300 - 17850
10h00-11h00 15300
11h00-12h00 15300 - 15680 - (6175 à 11h30)
12h00-13h00 15300 - 17660 - 21580
13h00-14h00 15300 - 21580
14h00-16h00 15300
16h00-17h00 15300 - 17850
17h00-18h00 11705 - 11995 - 13695 - 15300 – 21690
18h00-19h00 9790 - 11705 - 21690
19h00-20h00 6175 – 9790 – 11705 - 21690
20h00-22h00 6175 - 7205

Ondes moyennes[modifier | modifier le code]

RFI utilise peu les ondes moyennes. Elle louait deux émetteurs d'ondes moyennes à Moscou et à Saint-Pétersbourg, mais a annoncé en 2007 la fin de la diffusion à Moscou en raison des coûts trop élevés rapportés au nombre d'auditeurs, préférant être relayée par la Deutsche Welle. Les ondes moyennes desservant l'Île-de-France ont été abandonnées en mars 2009[82].

La FM[modifier | modifier le code]

Depuis le début des années 1990, RFI développe sa diffusion en modulation de fréquence, qui offre une excellente qualité de réception. La zone la mieux couverte est l'Afrique, notamment l'Afrique de l'Ouest et à Madagascar. Ainsi la station peut être notamment reçue en modulation de fréquence à Nouakchott, Freetown, Dakar, Bamako, Ouagadougou,Abidjan, Djibouti, Niamey ou encore Johannesburg[83]. RFI est aussi reçue par ce moyen en Europe, comme à Paris, Barcelone, Lisbonne, ou encore Prague. Cette diffusion se fait notamment par ses filiales, comme RFI Romania en Roumanie. L'Amérique latine est moins bien couverte car la bande FM y est saturée, mais on y trouve des relais à Buenos Aires, La Paz, ou encore Port-au-Prince[84]. La couverture de l'Asie est réduite, avec des fréquences à Kaboul (depuis fin 2002) et au Cambodge. De même pour l'Océanie avec Suva et Port-Vila. En 2007 la station possédait en propre 170 émetteurs FM et en louait un seul[85]

De manière surprenante, la France (à l'exception de la région parisienne) n'est pas couverte par la diffusion FM, en raison de l'opposition du CSA. La raison invoquée pour l'exception concernant Paris est que les membres du Conseil d'Administration de la station -- dont la plupart travaillent à Paris -- puissent écouter la radio qu'ils dirigent[86].

Le satellite[modifier | modifier le code]

RFI loue les services de 27 satellites (en 2010). Ce moyen permet de couvrir toute la planète[87].

Internet[modifier | modifier le code]

  • RFI dispose d'un site internet, ainsi que ses filiales. Cela permet de toucher une grande partie du monde en dépensant peu d'argent. En 2007 le site de RFI a reçu 32 millions de visites[88].
    • Le site internet permet d'écouter en streaming (en direct) RFI-monde, RFI-Afrique, RFI en 13 langues, et RFI Musique.
    • Le site internet permet aussi d'écouter ou de télécharger des Podcasts.
  • ITunes Store : plusieurs centaines d'émissions de RFI sont disponibles gratuitement sur le site d'Apple, a écouter sur Ipod.
  • Le flux audio peut être lu dans divers lecteurs.

La reprise par d'autres stations[modifier | modifier le code]

Les programmes de la radio mondiale sont aussi diffusés sur les ondes d'autres stations de radio. Les émissions de RFI sont reprises dans les Amériques, l'Europe, le Moyen-Orient et l'Océanie. C'est notamment le cas en Amérique latine ou la bande FM est saturée[83].

Langues de diffusion de RFI[modifier | modifier le code]

RFI était diffusée dans les langues suivantes[89]. Le nombre de langues diffusées a été fortement réduit lors de la restructuration de 2009 et le recentrage vers les mondes africains et arabes[90] :

Langues diffusées
Langue quantité par semaine (2005) (2007) (2014)
Albanais 3h30 5h -
Allemand 14 h 12h -
Anglais 33h30 33h30  ?
Arabe (Monte Carlo Doualiya) 119 h 121h  ?
Bulgare (RFI Bulgarie) 70 h 70h -
Cambodgien 7 h 7h  ?
Chinois 21 h 21h  ?
Créole 30 min. - -
Espagnol 28 h 26h 18h
Haoussa - 14h  ?
Kiswahili  ?  ?  ?
Laotien 7 h 2h30 -
Persan 10h30 10h30  ?
Polonais 15h45 7h -
Portugais 14 h 12h  ?
Portugais (Brésil) 12h30 12h  ?
Roumain 14 h 16h20  ?
Russe 14 h 14h  ?
Serbe et croate 17h30 11h20 -
Turc 1 h internet -
Vietnamien 14 h 14h  ?

En 2005 RFI diffusait 418 heures de programmes dont 188 en français et 230 dans d'autres langues. En 2007, elle diffusait 393 heures au total. La diffusion en arabe et en bulgare se faisait par des filiales[91]. La filiale RFI Bulgarie a été vendue en 2009[92], mais la filiale arabophone MCD continue d'exister.

Audience[modifier | modifier le code]

RFI est la radio française ayant la plus forte audience et la plus importante pour ce qui est du nombre d'heures diffusées.

En 2008, elle était estimée à 35,6 millions de personnes. Selon Alain de Pouzilhac, l'audience globale (incluant Monte Carlo Doualiya - MCD) hebdomadaire de RFI serait passée de 44 millions à 35,6 millions entre 2004 et 2008, soit une diminution de 20 %. Hors MCD [RFI seulement], l’audience globale hebdomadaire serait passée de 33,5 millions à 29,8 millions, soit une diminution de 11 %. Dans le même temps, le poids de l’Afrique dans l’audience de RFI serait passé dans le même temps de 73 % à 85 %[93]. Cependant la mesure de l'audience de RFI comporte des incertitudes[94].

Voici la structure de l'auditoire de RFI, en millions d’auditeurs, selon RFI[95] :

Audience par territoire
Zone Audience 2006 Audience 2007 Audience 2008
Afrique 25,8 27,5 25,2
Proche/Moyen-Orient 10,5 10,5 5,8
Amériques 4,05 4,2 2,3
Europe 2,05 2,2 0,9
Asie-Océanie 1,9 1,7 0,9
TOTAL 44,3 46,1 35,6

Salariés de RFI disparus en reportage[modifier | modifier le code]

Rfi deuil.jpg

Plusieurs collaborateurs de RFI ont perdu la vie en accomplissant leur travail d'information, notamment :

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

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