The Peninsula Paris

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The Peninsula Paris
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The Peninsula Paris

Localisation
Pays
Commune
Coordonnées
Architecture
Construction
Ouverture
1er août 2014
Architecte
Richard Martinet
Style
Équipements
Étoiles
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Étages
7
Chambres
200
Gestion
Propriétaire
Katara Hospitality, Hong Kong and Shanghai Hotels
Gestionnaire
The Peninsula Hotels (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Site web
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The Peninsula Paris est un palace situé au 19 avenue Kléber dans le 16e arrondissement de Paris, à quelques pas de l'Arc de Triomphe de l'Étoile et de l'avenue des Champs-Élysées. L’hôtel fait partie du groupe The Peninsula Hotels (en), détenu par The Hongkong and Shanghai Hotels (en) et Katara Hospitality (ex-Qatar National Hotels Co.). The Peninsula Paris est le dixième hôtel de la marque et le premier en Europe.

Le bâtiment actuel est érigé à la place d'un ancien hôtel particulier dit « Palais de Castille ». Il est d'abord exploité comme hôtel de luxe sous le nom d'« hôtel Majestic », à partir de 1908. En 1936, il est reconverti en bâtiment gouvernemental et accueille le siège provisoire de l'UNESCO en 1946. Redevenu hôtel de luxe sous son nom actuel le 1er août 2014, après quatre ans de rénovation, l'établissement est élevé au rang de palace en juillet 2016[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Palais de Castille[modifier | modifier le code]

L'avenue Kléber, initialement « avenue du Roi de Rome » (en l’honneur du fils de Napoléon Ier et cousin germain de Napoléon III), est dessinée, comme dans beaucoup d'autres quartiers de Paris, par le baron Eugène Haussmann dans le dessein de faciliter la circulation à l’intérieur de la ville. Il s'agit de l’une des douze avenues partant de l'Arc de Triomphe ; sa construction s'est achevée en 1836.

En 1864, un riche Russe nommé Basilewski rêvait de construire un « petit Versailles », et demanda à l’architecte Clément Parent de concevoir ce projet au 19 avenue du Roi de Rome. Basilewski n'occupa son hôtel particulier que le temps d’une courte période, du fait de sa vente en 1868 à l'ancienne reine Isabelle II d’Espagne, qui y vécut pendant 36 ans, exilée de son pays à l’époque de la Première République. Au cours de son séjour au sein du bâtiment qu’elle renomma « palais de Castille » en hommage à la couronne espagnole, l’adresse acquit une renommée certaine.

Après le décès de la reine en 1904, le gouvernement américain et l’entrepreneur Léonard Tauber entrèrent en concurrence pour l'acquisition du lieu. Finalement, le projet de Léonard Tauber visant à démolir le bâtiment afin d'y construire un hôtel de luxe prévalut sur l’emménagement de l'ambassade des États-Unis.

Hôtel Majestic[modifier | modifier le code]

Léonard Tauber démolit donc le palais de Castille et mandata l'architecte Armand Sibien (1855-1918) qui y fit construire l'« hôtel Majestic ». Il engagea les artisans les plus qualifiés de l’époque afin de satisfaire son obsession pour les détails. L'hôtel ouvrit ses portes en 1908 et devint rapidement une référence à Paris ainsi que l'hôtel privilégié de la haute société parisienne pendant la Belle Époque[2]. Cet hôtel de grand standing comportait 400 chambres et suites, chacune d'entre elles disposant d'équipements modernes pour l'époque.

Quand la Première Guerre mondiale éclata, plusieurs grands bâtiments furent réquisitionnés afin d'accueillir des hôpitaux temporaires. La réquisition du numéro 19 ne dura pas plus de cinq mois, cependant l'hôtel ne reprit son activité qu'en 1916, après quelques travaux de réhabilitation. Le 18 mai 1922 dînent à la même table du restaurant de l'hôtel James Joyce, Marcel Proust, Pablo Picasso, Igor Stravinsky et Serge Diaghilev, ce dernier fêtant la première de son ballet Renard. En 1928, le compositeur américain George Gershwin y écrivit son poème symphonique Un Américain à Paris[2].

Bâtiment gouvernemental[modifier | modifier le code]

Acheté par l'État en 1936, il a été affecté a la direction de l'Armement du ministère de la Guerre.

Pendant la Seconde Guerre mondiale et l'Occupation de Paris, d'octobre 1940 à juillet 1944, l'hôtel Majestic est occupé par le siège du haut commandement militaire allemand en France, Militärbefehlshaber in Frankreich (MBF) dirigé par les généraux et cousins Otto et Carl-Heinrich von Stülpnagel[3]. Après la Libération, il est affecté au ministère des Affaires étrangères et abrite l'UNESCO, entre le 16 septembre 1946, et 1958[4], date à laquelle l'organisation déménage pour la maison de l'Unesco, dans le 7e arrondissement.

En 1958, le 19 avenue Kléber accueillit de nouveau des bureaux du ministère des Affaires étrangères, et fut plus particulièrement utilisé comme centre de conférences internationales. C'est à ce titre que le lieu accueillit en 1973, Lê Đức Thọ et Henry Kissinger chargés de négocier les accords de Paris qui mirent fin à la guerre du Vietnam[2]. D'autres accords de Paris signés dans ce bâtiment en 1991, étaient censés mettre fin à la guerre civile entre l'État du Cambodge d'une part et une coalition regroupant les forces khmères rouges.

The Peninsula Paris[modifier | modifier le code]

En 2007, le gouvernement français vend le bâtiment à la société de développement hôtelier Katara Hospitality, qui entreprit d'y rouvrir une hôtel de luxe, « The Peninsula Paris ». La restauration du bâtiment débute en 2010 et s'achève quatre ans plus tard.

À partir de 2016, il accueille le Bal des débutantes.

Principales caractéristiques[modifier | modifier le code]

L’hôtel comporte 200 chambres dont 87 suites. L’établissement a six étages, ainsi qu’une terrasse sur le toit et trois niveaux de sous-sol. 600 personnes y travaillent[2].

L’objectif principal de la restauration de l’hôtel était de raviver l’âme du palace et de redonner tout leur éclat aux nombreuses pièces phares telles que les colonnes en marbre vert Campan, les cheminés dans les suites, la mosaïque de la Rotonde ou encore le majestueux plafond de la réception. Les 10 000 mètres carrés de pierres calcaires taillées à Saint-Leu-la-Forêt de la façade sont l'exacte restitution de celles de l'hôtel Majestic. 1 000 boiseries d'époque ont été également replacées. Par rapport au bâtiment initial, une verrière de 700 mètres carrés de vitrage et des portes d'entrée monumentales de 17 mètres de hauteur ont été rajoutées; dans le hall est installé un lustre, cascade de feuilles lumineuses pesant une tonne, faisant référence aux feuilles des platanes de l'avenue. Le Peninsula marie ainsi les décors d'origine avec des détails orientaux, patrie du nouveau propriétaire[2].

Les larges volumes du rez-de-chaussée accueillent six boutiques, et la majorité des restaurants de l’hôtel. Le bar restaurant L'Oiseau blanc est quant à lui aménagé sur le toit, sur lequel se situent également les jardins et terrasses des suites situées à cet étage. L'hôtel compte également un spa ESPA (1 800 mètres carrés, six salles de soins), une piscine intérieure et une salle de sport. L'hôtel met à disposition certains véhicules, deux Rolls (une Phantom EWB ou une Phantom II) et deux Mini Cooper Clubman aux armes du Peninsula[2].

Restaurants et bars[modifier | modifier le code]

  • Le Lobby : Ouvert du petit-déjeuner au dîner, ainsi que pour l'Heure du Thé Peninsula
  • LiLi : Restaurant gastronomique cantonais comportant deux salles à manger privées et une table du chef.
  • L'Oiseau Blanc : Restaurant-bar et terrasse situé sur le toit, proposant une cuisine traditionnelle française revisitée (le nom fait référence à L'Oiseau blanc, le célèbre avion de Charles Nungesser et François Coli ; une réplique à 75 % du biplan qui tenta la première traversée de l'océan Atlantique en 1927 prend place sur la terrasse)[2].
  • Le Lounge Kléber : Espace de détente proposant une sélection de cigares, cocktails et boissons.
  • La Terrasse Kléber : Offre un accès piéton direct depuis l'Avenue Kléber au restaurant Le Lobby. Possibilité de commander des plats internationaux, des boissons ainsi que des en-cas tout au long de la journée
  • Le Bar Kléber : Choix de cocktails, vins fins, champagnes et spiritueux.

Emplacement[modifier | modifier le code]

The Peninsula Paris est situé avenue Kléber, l’une des douze avenues partant de la place de l'Étoile, au centre de laquelle trône l'Arc de Triomphe. L’hôtel est entouré de lieux et bâtiments emblématiques parmi lesquels l'avenue des Champs-Élysées450 m), le Trocadéro1 km), la tour Eiffel1,7 km), et le Grand Palais2 km).

Plusieurs lignes de métro et RER desservent l’hôtel : la ligne 1 et le RER A (station Charles de Gaulle-Étoile) ainsi que la ligne 6 (station Kléber). Il est également accessible en bus, par le Noctilien N53 (ligne Gare Saint-Lazare – Nanterre Université RER), le bus 22 (ligne Porte de Saint Cloud – Opéra) et le bus 30 (ligne Trocadéro - Gare de l’Est).

Récompenses[modifier | modifier le code]

  • Février 2017, The highest Forbes Travel Guide five-star rating Hotel group in the world, Forbes Travel Guide
  • Juillet 2016, distinction Palace, Atout France
  • 22 février 2016, The highest Forbes Travel Guide five-star rating Hotel group in the world, Forbes Travel Guide
  • 6 septembre 2015, France’s Leading Luxury Hotel, World Travel Award
  • 2015, World Leading Landmark Hotel, World Travel Award
  • Octobre 2015, Best Hotel in France n°1, Condé Nast Traveller
  • 2015, Meilleur Spa d’hôtel en Europe, Prix Villégiature
  • 2015, Excellence Tip Europe Hotel opening 2014
  • 2014, L’Oiseau Blanc 2 Toques, Gault & Millau
  • 2014, Lili 2 Toques, Gault & Millau 
  • Mars 2014, Most Anticipated New Hotel Opening, Luxury Travel Advisor

Galerie[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. « 3 nouveaux hôtels reçoivent la distinction Palace », (consulté le 3 août 2016)
  2. a, b, c, d, e, f et g Jean-Pierre Chanial, « Le Peninsula élève d'un cran le chic parisien », Le Figaro, encart « Culture », mercredi 18 juin 2014, page 34.
  3. Jean-Paul Cointet, « Gaël Eismann, Hôtel Majestic. Ordre et sécurité en France occupée (1940-1944) », http://www.histoire-politique.fr, 25 janvier 2012.
  4. « UNESCO House », unesco.org.

Voir Aussi[modifier | modifier le code]

  • The Peninsula New York
  • The Peninsula Bangkok
  • The Peninsula Manila
  • The Peninsula Chicago
  • The Peninsula Hong Kong
  • The Peninsula Shanghai
  • The Peninsula Beijing
  • The Peninsula Tokyo
  • The Peninsula Beverly Hills

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  • Gaël Eismann, Hôtel Majestic : Ordre et sécurité en France occupée (1940-1944), Paris, Tallandier, , 592 p. (ISBN 978-2847346602)