1951 en France

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Chronologie de la France


Cette page concerne l'année 1951 du calendrier grégorien.

Événements[modifier | modifier le code]

  • 8 février : accords franco-tunisiens. Décrets amorçant la fin de l’administration directe par la France en Tunisie.
  • Le parlement adopte la loi de réarmement du pays, de part les tensions internationales (Guerre Froide, Guerre de Corée, Guerre d’Indochine). Augmentation de 55 % des dépenses militaires (qui passent à 1 250 milliards). la loi prévoit le vote de nouveaux prélèvements estimés à 140 milliards de francs et des coupes de 110 milliards de francs dans les dépenses d'investissements.
    • La hausse fiscale se répartit selon une hausse de 24 à 34 % du taux de l’IS, une hausse des taux de la taxe à la production de 13,5 et 4,75 % à 14,5 et 5,5 %, une majoration de 20 % de la plupart des droits d’enregistrement, ainsi qu’une majoration de 15 % des droits de douane sur les denrées coloniales et des taxes sur les produits pétroliers, une hausse de 4 points de la taxe proportionnelle de l’IRPP (de 18 à 22 %), la création d'une nouvelle taxe sur les transports routiers.
  • 28 février : chute du premier gouvernement Pleven.
  • 7 mai : loi sur les apparentements des partis politiques. Elle réforme le scrutin électoral des élections législatives en combinant la représentation proportionnelle avec une prime à la majorité. Toute coalition (apparentement) de partis ayant obtenus au moins 50 % des voix au scrutin proportionnel gagnera la totalité des sièges de la circonscription. Cette loi, vivement décriée par les gaullistes et les communistes, assure le maintien au pouvoir des partis centristes contre "les périls que sont l’entreprise de pouvoir personnel et la dictature d’un parti au service de l’étranger" (Henri Queuille).
  • 24 mai : vote par le parlement de la loi fiscale sur les dépenses courantes.
    • Les dépenses s’élèvent à 2 648 milliards de francs et les recettes à 2 104 milliards de francs (qui comprend l'’aide américaine du Plan Marshall évaluée à 115 milliards de francs). Les recettes fiscales ne représentent que 1 874 milliards de francs. Le vote de la loi du 24 mai est un désaveu pour le gouvernement car elle ne comporte pas de hausses d’impôts mais de nouvelles mesures d'allègements fiscaux, qui grèvent le budget et creusent dangereusement le déficit public.
  • 17 juin : élections législatives fortement marquée par la loi sur les apparentements. Le PCF (communistes) arrive en tête (25,9 %) suivi par le RPF (gaullistes) (20,4 %). La coalition des partis de Troisième Force obtient 51,0 % des voix et 62 % des sièges au parlement.
    • Le système des apparentements évite que les communistes et les gaullistes ne submergent l’assemblée et donne une représentation parlementaire de force voisine aux six représentations politiques (106 socialistes, 88 MRP, 99 radicaux et assimilés, 99 modérés, 101 communistes et 117 RPF). La majorité de droite formée sur la question scolaire (MRP, SFIO, Parti radical et modérés) n’est pas totalement cohérente. Bien qu'étant unis par leur soutien à la 4e république, les partis composant Troisième force se diviseront et finalement imploseront sur la question algérienne.
  • 21 septembre : loi Marie-Barangé. Cette loi admet les élèves des établissements privés au bénéfice des bourses de l'Etat et octroie une allocation trimestrielle pour chaque enfant fréquentant l'école primaire publique ou privée. L'opposition virulente de la SFIO sonne la fin de la « Troisième Force ».
    • Le RPF relance la querelle scolaire afin de déstabiliser les partis de Troisième force. Le gouvernement défend la loi Marie-Barangé mais, pour ne pas risquer le dépôt d'une motion de censure, les ministres ne prennent pas part au vote de la loi.
  • 15 novembre : premier beaujolais nouveau.
  • 24 novembre : départ du premier voyage du navire de recherche et de découverte Calypso du commandant Cousteau.
  • 1er décembre : Rejet par le parlement du projet de loi sur le réarmement proposé par le gouvernement (issu de la loi du 8 janvier). Adoption d'un nouvelle loi par les députés affectant 396 milliards de francs de crédits supplémentaires aux dépenses militaires, financés par un prélèvement fiscal de 140 milliards de francs, une aide américaine de 140 milliards et un emprunt de 50 milliards.
    • L'effort fiscale se répartira pour 80 milliards de prélèvements sur les bénéfices entreprises et pour 60 milliards sur les impôts indirects (droit enregistrement, droits d'accise...)

Thématique[modifier | modifier le code]

Économie & société[modifier | modifier le code]

  • Création du CNIP (Centre national des indépendants et paysans) par la fusion du CNI et du Parti paysan d'union sociale de Paul Antier.
  • 20 % de prélèvements obligatoires en France
  • 400 milliards de francs de déficit, soit 20 % des dépenses de l'Etat.
  • 17,4 % d'inflation.

Culture[modifier | modifier le code]

Littérature[modifier | modifier le code]

Article connexe : 1951 en littérature.

Cinéma[modifier | modifier le code]

Films français sortis en 1951[modifier | modifier le code]

Autres films sortis en France en 1951[modifier | modifier le code]

Naissances en 1951[modifier | modifier le code]

Décès en 1951[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Marie-Françoise Lévy, La télévision dans la République : les années 50, Editions Complexe, , p. 112

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]