Second empire colonial français

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Second empire colonial français (fr)

18151946
Drapeau de la France Drapeau de la France

Description de cette image, également commentée ci-après

Espaces colonisés par la République française et d'autres Etats en 1945

Informations générales
Capitale Paris
Langue Français
Démographie
Population 30 573 000 habitants en 1816
110 631 000 habitants (en 1936, Métropole incluse)
Superficie
Superficie 12 898 000 km2 (en 1936, Métropole incluse)
Histoire et événements
22 juin 1815 Grand Royal Coat of Arms of France.svg
Chute de Napoléon (fin du premier espace colonial), retour de la royauté (début du second empire colonial)
20 novembre 1815 Traité de Paris : La France perd les territoires européens conquis après 1790, dont la ville de Sarrelouis
5 juillet 1830 Prise d'Alger et colonisation de l'Algérie
25 avril 1841 L'île de Mayotte devient protectorat
24 février 1848 Great Seal of France.svg
Fin de la royauté, début de la Deuxième République
27 avril 1848 Abolition de l'esclavage dans les colonies françaises
2 décembre 1852 Coat of Arms Second French Empire (1852–1870)-2.svg
Fin de la Deuxième République, début du Second Empire
24 septembre 1853 Annexion de la Nouvelle-Calédonie
22 mars 1862 Campagne de Cochinchine
4 septembre 1870 Francecoatofarms1898-2.png
Fin du Second Empire, début de la Troisième République
19 mai 1883 Expédition du Tonkin
12 décembre 1894 Expédition de Madagascar
24 avril 1920 Conférence de San Remo : Grand Liban (dont Syrie) sous mandat de la France
27 octobre 1946 Remplacement de l'Empire colonial français par l'Union française et les DOM-TOM, abolition de l'indigénat
4 octobre 1958 Armoiries république française.svg
Remplacement de l'Union française par la Communauté française (début des indépendances)
30 juillet 1980 Indépendance du Vanuatu

Entités précédentes :

Entités suivantes :

Le second empire colonial français ou plus simplement le second empire colonial, est l'ensemble des colonies de l'empire colonial français, possédé par la France à partir de 1815, mais essentiellement constitué sous la Troisième République.

Le second empire colonial français est également appelé Empire colonial français contemporain (ayant été érigé à l'époque contemporaine), second espace colonial français, ou encore empire républicain.

Avant 1815[modifier | modifier le code]

Après la défaite de la France lors de la guerre de Sept Ans, tous les établissements et comptoirs en Afrique noire, à l’exception de l'île de Gorée au Sénégal, sont cédés lors du traité de Paris en 1763.

Ils seront toutefois récupérés quelques années plus tard, à la faveur du traité de Versailles en 1783.

En 1803, Napoléon Ier vend la Louisiane, restituée l'année précédente par l'Espagne, aux États-Unis. En 1804, la France perd sa plus riche colonie Saint-Domingue qui devient indépendante sous le nom d'Haïti.

Après la chute du Premier Empire, la France n'a dès lors plus de vastes territoires coloniaux, ne conservant que quelques comptoirs : les établissements français de l'Inde, Gorée, quelques îles des Antilles (Guadeloupe, Martinique, Saint-Martin…), ainsi que la Guyane et Saint-Pierre-et-Miquelon.

De 1815 à 1848 : Restauration, monarchie de Juillet[modifier | modifier le code]

Empire colonial : carte indiquant le Second espace colonial français en bleu foncé (le Premier espace colonial et la métropole étant en bleu clair)

Cette période est marquée par le début de la conquête de l'Algérie lancée par le roi Charles X en 1830 dans le but de reconstruire un « Empire colonial », mais aussi annonciatrice d’une politique d’expansion impérialiste qui s’étend par la suite en Afrique noire par les implantations militaires ou commerciales dans le golfe de Guinée en 1838-1842. Dans l'océan Indien, une première implantation à Madagascar a lieu en 1839 et l'île de Mayotte, aux Comores, devient protectorat français dès 1841.

La France s'intéressera également très tôt aux îles du Pacifique puisqu'un autre traité de protectorat sera signé avec le royaume de Tahiti en 1843, après l'annexion des îles Marquises l'année précédente.

Timbre-poste au type Aigle en usage dans les colonies françaises de 1859 à 1865

De 1848 à 1852 : Deuxième République[modifier | modifier le code]

En 1848, la Seconde République abolit de nouveau l'esclavage (décret d'abolition de l'esclavage du 27 avril 1848) et ré-assimila ces territoires à la métropole avec comme conséquence l'arrivée à Paris de député des colonies.

De 1852 à 1870 : Second Empire[modifier | modifier le code]

Les représentants élus par la Martinique, la Guadeloupe, la Guyane, l'Ile de la Réunion et le Sénégal en 1849.

La politique coloniale du Second Empire (1852 - 1870) porte l'empreinte de Napoléon III et de son ministre français de la Marine et des Colonies Chasseloup-Laubat. Ce dernier entreprend, sous les ordres de l'Empereur, une modernisation de la marine de guerre française (cuirassés à hélices) qui doit permettre d'améliorer la capacité d'intervention des troupes coloniales. La superficie du domaine outre-mer triple durant cette période jusqu'à atteindre un million de km² pour cinq millions d'habitants.

Le Second Empire rompit à nouveau l'assimilation au nom de l'autonomie nécessaire de ces contrées (particulièrement au niveau douanier). Le Second Empire en lançant une nouvelle série de conquêtes coloniales en Asie et en Afrique Noire redynamisa ces territoires dont les populations jouèrent un rôle central dans la conquête et l'administration du Second espace colonial français.

Chronologiquement, l'annexion définitive de la Nouvelle-Calédonie en 1853 constitue la première action coloniale de l'Empereur. En Afrique, il nomme Faidherbe au poste de gouverneur du Sénégal. S'ensuivront la fondation du port de Dakar et la création du corps des tirailleurs sénégalais. L'implantation du comptoir des Rivières du Sud en 1859, puis l'acquisition de la côte du Gabon en 1862 sont les principales étapes de la pénétration française en Afrique de l'Ouest.

En Afrique de l'Est, Napoléon III signe en 1862 un traité de commerce avec Madagascar où s'installe un consulat de France. La politique impériale vise principalement de ce côté de l'Afrique à contrer l'influence britannique. La France occupe le petit territoire d'Obock, à côté de la ville de Djibouti, sur le golfe de Tadjourah ; ce sera le premier point d'ancrage français dans la région. Au Maghreb, il renforce la présence des conseillers militaires français dans l'armée tunisienne.

Article détaillé : Campagne de Cochinchine.

Le Second Empire étend le domaine français en Algérie et entreprend la conquête de la Cochinchine (Sud de l'actuel Viêt Nam, colonisée en 1862) et du Cambodge (mis sous protectorat l'année suivante), de la Nouvelle-Calédonie, de nombreuses îles dans le Pacifique (aujourd'hui en Polynésie française) et du Sénégal. Un décret impérial du crée les départements français d'Algérie.


De 1870 à 1940 : Troisième République[modifier | modifier le code]

De 1870 à 1914[modifier | modifier le code]

Après 1870, les vieilles colonies envoient de nouveaux des députés en métropole et sont favorisées par rapport aux nouvelles possessions du fait que leurs ressortissants se virent reconnaître la qualité de citoyen français. Ce droit ne fut étendu par la suite à l'ensemble des habitants de l'empire qu'à la suite de la Conférence de Brazzaville (1944) dont les travaux préliminaires avaient été réalisés par le gouverneur de l'Afrique-Équatoriale française (AEF) Félix Éboué.

La conquête d'Alger en 1830 représentait un premier pas vers un renouveau de l'empire colonial français, mais la conquête coloniale fut surtout le fait de la Troisième République (en 1884, la conférence de Berlin organise le partage de l'Afrique entre les puissances européennes ; Jules Ferry est alors président du conseil français). Cette volonté, mettant la France en concurrence avec le Royaume-Uni, aida au rapprochement avec la Russie. Mais pendant cette période, l'ennemi fut toujours l'Allemagne, d'autant que cet empire devint également un concurrent dans l'expansion coloniale lorsqu'il commença à réclamer sa « place au soleil » après l'arrivée au pouvoir de Guillaume II et l'éviction du chancelier Bismarck.

Jules Ferry et le Tonkin[modifier | modifier le code]

Article connexe : Expédition du Tonkin.
Timbre-poste dessiné par Alphée Dubois en usage dans les colonies françaises (1881)

À partir de 1878, un important mouvement d'expansion impérialiste se développa, commencé par le Britannique Benjamin Disraeli. En France, cette politique fut défendue par Jules Ferry, qui profita de la bienveillance intéressée de Bismarck. Le chancelier allemand voyait dans cette ambition coloniale un palliatif pour l'honneur national français et une source de dépenses difficilement valorisables, propres à affaiblir la France face à une Allemagne forte. Ainsi la Tunisie endettée devint-elle un protectorat français par le traité du Bardo en 1881. L'expansion s'effectua aussi en Afrique noire à partir du Sénégal et du Congo. En revanche, l'Égypte passa aux Britanniques malgré l'influence française due au percement du canal de Suez.
Soutenu par les militaires et les missionnaires mais contesté par les radicaux de Georges Clemenceau, Jules Ferry eut moins de facilités à obtenir les crédits nécessaires pour la colonisation de la péninsule indochinoise. L'épisode de la retraite de Lang Son, un revers mineur subi par les troupes françaises, provoque une crise politique - l'« affaire du Tonkin » qui conduit en 1885 à la démission de Ferry. Les Français n'en parviennent pas moins à mettre sous protectorats le Tonkin et l'Annam ; l'Indochine française est créée en 1887 pour englober les possessions de la France en Asie du Sud-Est.

L'expédition de Madagascar[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Expédition de Madagascar.

Faisant suite à l'accord franco-britannique du , les Français envoyèrent en décembre 1894 21 000 hommes (dont 7 000 convoyeurs indigènes) dans une campagne de conquête de l'île de Madagascar. Les troupes expéditionnaires, dirigées par le général Duchesne, débarquèrent à Majunga en mars 1895. Le royaume Hova de Madagascar était potentiellement défendu par une armée de 35 000 hommes, mais ils n'opposèrent qu'une résistance sporadique, occasionnant à peine 20 morts du côté français. Cependant, d'importantes difficultés logistiques ralentirent l'expédition qui n'atteignit Tananarive, la capitale, que le 1er octobre. Mal acclimatés, 5 736 hommes des troupes expéditionnaires furent décimés par le paludisme et la fièvre typhoïde.

Publication populaire d'époque relatant l'expédition Marchand à travers l'Afrique.

La reculade de Fachoda[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Crise de Fachoda.

Les visées coloniales de la France et du Royaume-Uni sur le continent africain devaient inévitablement déboucher sur un conflit. La situation se présenta le dans la ville soudanaise de Fachoda. L'expédition française du capitaine Marchand, installée depuis trois mois, vit arriver l'armée de Lord Kitchener.
Paris reçut aussitôt un ultimatum de Londres lui intimant de faire se retirer la colonne Marchand. L'opinion publique française, au nationalisme exacerbé par l'affaire Dreyfus, appela à en découdre avec l'ennemi héréditaire, mais le rapport de force était trop inégal et la France, revancharde envers l'Allemagne, ne pouvait se permettre de défier le Royaume-Uni. Le 10 novembre, l'ordre fut donné à Marchand de se retirer et d'abandonner la vallée du Nil aux Britanniques.

Les historiens considèrent généralement que cette affaire permit le rapprochement politique de la France et le Royaume-Uni, qui aboutit à l'Entente cordiale le .

L'incident d'Agadir[modifier | modifier le code]

Le , l'empire allemand dépêcha une canonnière à Agadir pour signifier aux Français son désaccord concernant le traité d'Algésiras de 1906. L'Allemagne contestait les avantages de la France sur le Maroc et souhaitait une compensation.
Joseph Caillaux négocia une entente franco-allemande, conservant les avantages au Maroc mais concédant une partie du Congo au Cameroun allemand.
Cet accord mécontenta les opinions et Caillaux fut limogé et remplacé par Raymond Poincaré. Celui-ci se montra plus ferme vis-à-vis de l'Allemagne et resserra les liens avec la Russie et le Royaume-Uni.

Gravure en entête du chapitre Les conquêtes de la France, dans Histoire de France, cours élémentaire, manuel pour les écoles primaires, 1913, sous la direction d'Ernest Lavisse

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Les colonies des Empires français et britannique ont joué un rôle important pendant la Première Guerre mondiale, fournissant aux Alliés des soldats, de la main-d’œuvre et des matières premières. L'effort de guerre s'est traduit par l'apport de plus de 800 000 hommes dont environ 600 000 soldats et 220 000 travailleurs. Il consista également dans la fourniture de denrées diverses : céréales, viandes, oléagineux d'Afrique du Nord et d'Afrique noire qui firent l'objet de réquisitions à partir de 1916-1917[1].

Au total, le nombre de tués est estimé à plus de 70 000 dont environ 36 000 Maghrébins[2] et 30 000 « Sénégalais ». Les taux de pertes, calculés par rapport aux nombres de combattants réellement engagés soit 450 000, sont de 16 % au total, 19 % pour les Maghrébins et 23 % pour les « Sénégalais »[3],[4]

Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

Article détaillé : entre-deux-guerres.

De manière directe, la France ne conquiert aucun territoire mais reçoit une partie des colonies allemandes et ottomanes à la fin de la guerre. Le traité de Versailles accorde à la France des mandats de la Société des Nations sur une partie des colonies allemandes : la plus grande partie du Cameroun, et du Togo. La conférence de San Remo, s'inscrivant dans la suite des accords secrets Sykes-Picot démantèle l'empire ottoman et place la Syrie et le Liban sous mandat français[5].

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Certaines colonies françaises se rallient dès l'été 1940 à la France libre.

 : ralliement des Nouvelles-Hébrides
 : la majorité des colonies de l'Afrique-Équatoriale française sont ralliées, notamment grâce au gouverneur Félix Éboué
25 septembre : une tentative de débarquement à Dakar est un échec. L'Afrique-Occidentale française demeure sous contrôle vichyste.
 : à la suite de l'invasion de septembre, Vichy autorise les troupes de l'Empire du Japon à circuler à leur guise au Tonkin en Indochine française
 : la Thaïlande attaque l'Indochine française
 : Charles de Gaulle crée le Conseil de défense de l'Empire.
- : les Alliés prennent le contrôle du Gabon, parachevant le ralliement de l'AEF
juin et juillet 1941 : reconquête franco-britannique de la Syrie et du Liban sur les troupes vichystes
 : ralliement de Saint-Pierre-et-Miquelon par le vice-amiral Muselier
 : Débarquement anglo-américain en Algérie française et au Protectorat français du Maroc. Algérie et Maroc connaissent durant plusieurs mois une situation politique complexe. Au Protectorat français de Tunisie, les combats contre Allemands et Italiens se poursuivent jusqu'en mai 1943.
 : ralliement de Djibouti
 : les Britanniques remettent l'île de Madagascar aux Forces françaises libres après sa conquête menée de mai à novembre 1942.
 : formation du Comité français de la Libération nationale, unification des forces de Charles de Gaulle et Henri Giraud. L'empire colonial français est entièrement dans le camp de la résistance, à l'exception de l'Indochine
30 janvier- : Conférence de Brazzaville
 : les Japonais prennent le contrôle de l'Indochine et le conservent jusqu'à leur capitulation en août de la même année.

De 1945 à nos jours : la décolonisation[modifier | modifier le code]

La Constitution de 1946 crée l'Union française, qui remplace l'Empire colonial.

Par la loi du , les territoires des colonies restés français deviennent des départements et territoires d'outre-mer (DOM-TOM). Les vieilles colonies américaines restent sous souveraineté française sous le statut de Département d'outre-mer, puis département et région d'outre-mer ou de Territoire d'outre-mer puis Collectivité d'outre-mer.

Le vieux Sénégal français depuis les années 1630 fusionna avec le reste du territoire en 1945 et pris son indépendance en 1960.

L'ile de la Réunion devint un Département d'outre-mer puis un Département et région d'outre-mer. Les Établissements français de l'Inde furent quant à eux cédés à l'union indienne de facto en 1954.

La fin de l'Indochine française et l'indépendance du Royaume du Cambodge, du Royaume du Laos et du Viêt Nam (alors divisé entre État du Viêt Nam au sud et République démocratique du Viêt Nam au nord), entériné par les accords de Genève le concluant la guerre d'Indochine marquent le début de cette décolonisation.

Au Maghreb la décolonisation est marquée par la guerre d'Algérie qui aboutira à l'indépendance du pays le , en application des accords d'Évian. La France avait accordé l'autonomie au Maroc et la Tunisie en 1956, après plusieurs manifestations indépendantistes : insurrection de Casablanca en 1953, exil de Habib Bourguiba en 1952 et de Mohammed Ben Youssef en 1953

Malgré les 12 000 morts de la répression malgache de 1947 par le gouvernement socialiste de Paul Ramadier et de violents troubles au Cameroun, il est généralement admis que l'Afrique noire a connu une décolonisation pacifique. Elle débute avec l'accession à l'indépendance de la Guinée en 1958, quand cette colonie refuse le principe de la Communauté française qui se substitue à l'Union française. En 1960, tous les pays d'Afrique noire deviennent indépendants mais conservent des liens étroits avec la France sur les plans militaire, économique et culturel.

À la suite des accords de Nouméa, la Nouvelle-Calédonie doit bénéficier d'un référendum local entre 2014 et 2018 portant sur son indépendance ou son maintien au sein de la République française.

Chronologie générale[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • H. Brunschwig, Mythes et réalités de l’impérialisme colonial français — Armand Colin. 1960.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jacques Frémeaux, Les colonies dans la Grande Guerre, 14-18 Editions, 2006, p.73
  2. La décision de construire la Grande Mosquée de Paris, première mosquée construite en France, est prise après la Première Guerre mondiale pour rendre hommage aux 36 000 Maghrébins, essentiellement des tirailleurs, tués lors de ce conflit, Maurice Barbier, La laïcité, L'Harmattan, 1995, p. 98
  3. Jacques Frémeaux, Les colonies dans la Grande Guerre, p. 202-207
  4. Une autre source plus détaillée fait état de 565.000 mobilisés (dont 97.100 tués ou disparus) :
    • 175 000 Algériens (dont 35 000 tués ou disparus)
    • 40 000 Marocains (dont 12 000 tués ou disparus)
    • 80 000 Tunisiens (dont 21 000 tués ou disparus)
    • 180 000 Africains noirs (dont 25 000 tués ou disparus)
    • 41 000 Malgaches (dont 2 500 tués ou disparus)
    • 49 000 Indochinois (dont 1 600 tués ou disparus)
    Pascal Blanchard et Sandrine Lemaire, Culture coloniale, la France conquise par son Empire (1873-1931), Editions Autrement, 2002, p.117
  5. Henry Laurens, « Comment l'Empire ottoman fut dépecé », Le Monde Diplomatique,‎ (lire en ligne).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]