1849 en France

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Chronologie de la France


Cette page concerne l'année 1849 du calendrier grégorien.

Événements non datés[modifier | modifier le code]

  • Fondation de Libreville, « village chrétien et français », par Édouard Bouët-Willaumez, pour accueillir les esclaves libérés des bateaux négriers.
  • Explorations de Édouard Bouët-Willaumez (1849) et de Hecquard (1849-1850) en Afrique occidentale. Le chacha Edouard Bouët est chargé par le gouvernement français d’enquêter sur les accusations de traite esclavagiste clandestine lancées contre la maison Régis.
  • Querelle entre la France et la Russie au sujet des Lieux Saints : la France avait jadis obtenu que l’Église de Jérusalem soit sous la responsabilité du clergé latin. En 1757, les Grecs ont imposé des religieux orthodoxes, ce qui permet à la Russie d’obtenir un droit de protection sur les Lieux saints (1808). Les deux puissances plaident la cause de leurs protégés auprès du sultan. Louis-Napoléon Bonaparte, qui cherche le soutien des catholiques de France, se fait le porte-parole du clergé latin de Jérusalem.
  • Emprisonnement de Proudhon pour ses écrits hostiles à Louis Napoléon Bonaparte (1849-1852).

Janvier[modifier | modifier le code]

Le 20 c. de 1849.

Février[modifier | modifier le code]

  • 25 février : Hugo : « Dans la nuit du 25 février, sur des indications précises, la police a fait une descente à Neuilly. On a saisi là une trentaine d'individus occupés à faire de la poudre et des balles. C'était une vraie fabrique. Une centaine ont échappé et se sont sauvés par les fenêtres à l'arrivée des agents. Les autres, pris en flagrant délit, ont été conduits à la préfecture. Ces hommes travaillaient dans une espèce de cave au fond de laquelle ils avaient construit une étrange chapelle ; c'était une potence peinte en rouge entourée de drapeaux rouges groupés avec des bonnets rouges. B. me l'a conté le lendemain en me disant : - La république ancienne avait sainte Guillotinette. Est-ce que la république future aura sainte Potence ? ».
  • 26 février, France : inauguration de la section de ligne de Compiègne à Noyon (ligne de Creil à Saint-Quentin) par la Compagnie du chemin de fer du Nord.

Mars[modifier | modifier le code]

Avril[modifier | modifier le code]

  • Mardi 3 avril :
    • la Haute Cour, à Bourges, rend son verdict. Barbès et Albert sont condamnés à la déportation. Auguste Blanqui, à dix ans. Sobrier, sept ans. Raspail, six ans. Flotte et Quentin, cinq;
    • à l'Assemblée, deux interventions de Hugo. L'une, « sur la Liberté du théâtre ». L'autre, « sur les Secours aux Artistes ».
  • 6 avril : Félix Dupanloup, évêque d'Orléans.
  • 7 avril : décision de créer, par élections, une Assemblée législative.
  • 16 avril : Alexis de Tocqueville vote à l'Assemblée les crédits pour l'envoi d'un corps d'armée à Rome menacée par l'armée autrichienne après sa victoire à Novare.
  • 21 avril : pour soutenir les « burgraves », la presse du « Parti de l'Ordre » crée un « Comité de la presse modérée ». On y trouve L'Événement.
  • 24 avril : expédition de Rome. Débarquement des troupes françaises du général Oudinot dans les États pontificaux.
  • 30 avril : le général Oudinot qui commande les troupes françaises en Italie s'approche de Rome. À cet instant, il est chargé d'empêcher un rétablissement du pape sous l'autorité exclusive de l'Autriche. Devant Rome, Garibaldi repousse Oudinot.

Mai[modifier | modifier le code]

Juin[modifier | modifier le code]

  • Vendredi 1er juin :
    • la mission Lesseps est rappelée. La politique italienne du gouvernement est longuement débattue à l'Assemblée dans les jours suivants;
    • ouverture de l'exposition des Produits de l'Industrie
  • 2 juin : Alexis de Tocqueville est nommé ministre des Affaires étrangères dans le gouvernement d'Odilon Barrot et prend Arthur de Gobineau comme chef de cabinet. Dans sa dépêche officielle du 6 juin, il déclare aux ambassadeurs de France à Rome et à Naples : «je trouve la France déjà engagée dans une voie que je n'ai pas été appelé à choisir. J'espère, lorsque des faits décisifs sont accomplis, préserver les États de l'Église des dangers d'une réaction intérieure et d'une intervention étrangère hostile aux libertés de l'Italie. »
  • 3 juin :
    • muni de nouvelles instructions et conformément au revirement de la politique française désormais favorable au pape, Oudinot commence le siège de Rome;
    • Karl Marx est à Paris.
  • 7 juin : Tocqueville, interpellé à l'Assemblée sur un projet de traité rapporté par Lesseps, refuse de répondre.
  • 10 juin : mort de Bugeaud, victime du choléra.
  • 11 juin : l'intervention romaine provoque la demande de mise en accusation du ministère par Ledru-Rollin, pour violation de la Constitution; elle est repoussée par l'Assemblée. Tocqueville n'intervient que pour démentir le bruit qu'une partie de la cavalerie française aurait été détruite.
  • 12 juin : manifestation annoncée par les Montagnards. Au motif de l'insurrection qui se prépare à Paris, Tocqueville refuse la demande de l'extrême gauche de communiquer des pièces diplomatiques relatives au siège de Rome et manifeste à cette occasion sa solidarité avec le ministère.
  • 13 juin : dernière journée révolutionnaire à Paris, dirigée par Ledru-Rollin contre l’expédition lancée en Italie pour soutenir le pape Pie IX contre le républicain Giuseppe Mazzini (Huber). Paris et Lyon sont mis en état de siège. Sans véritable soutien populaire, la manifestation parisienne est vite circonscrite aux quartiers de la rue Saint-Martin, et écrasée par l'armée : huit morts. Ledru-Rollin, chefs des Montagnards, et Félix Pyat sont contraints à l’exil.
  • 15 juin :
    • à Paris, des expéditions punitives ont lieu contre les imprimeries des journaux républicains;
    • à la Législative, intervention de Victor Hugo « sur le pillage des imprimeries »;
    • par arrêté de Tocqueville, ministre des Affaires étrangères, Gobineau est nommé chef de cabinet avec traitement de sept mille francs. S'il est fier d'être devenu « quelque chose », il n'est pas très sûr de l'avenir de sa situation, et sa femme, obligée d'habiter Paris, redoute le choléra et les émeutes.
  • 17 juin : Le Siècle fait état du mécontentement des députés envers Victor Hugo pour son interpellation du 15.
  • 18 juin : le projet de loi sur l'enseignement est présenté à l'assemblée.
  • 19 juin :
    • suspension du droit d’association. Une loi donnant pour un an au gouvernement le droit d'interdire tout club ou réunion publique est votée;
    • Armand de Melun dépose une proposition destinée à hâter la mise au point de lois relatives à la prévoyance et à l'assistance publique. Une commission parlementaire doit rapporter sur cette proposition. Victor Hugo en fait partie;
    • déclaration de Victor Hugo devant les bureaux de la Législative : « pour appuyer la proposition Melun d'une enquête sur la misère. »
  • 25 juin : à l'Assemblée, Tocqueville défend une politique de paix européenne en répondant à deux interpellations, celle de François Mauguin sur les dangers de l'expansion russe et celle de Savoye sur les affaires allemandes et la répression de la révolution dans le pays de Bade par les troupes prussiennes.
  • 26 juin :
    • Tocqueville répond brièvement à une question sur le conflit entre l'Allemagne et le Danemark, arbitré par la Russie et le Royaume-Uni; attaqué derechef par Mauguin sur l'intervention des troupes russes en Hongrie et en Pologne, il récuse son hypothèse d'une coalition des puissances absolutistes contre la République française;
    • déclaration de Victor Hugo au 4e bureau de la Législative « contre la loi sur l'enseignement » (loi déposée par Falloux le 18).
  • 30 juin : Oudinot entre dans Rome.

Juillet[modifier | modifier le code]

  • Mardi 3 juillet : prise de Rome par le général Oudinot qui, le 14, proclame le rétablissement de Pie IX.
  • 5 juillet : inauguration de la section de ligne de Paris à Meaux par la Compagnie du chemin de fer de Paris à Strasbourg.
  • 8 juillet : Lamartine est élu dans le Loiret (et en sus dans la Saône-et-Loire) au cours d'élections complémentaires.
  • 9 juillet : à la Législative, discours de Victor Hugo « sur la misère ». Victor Hugo dénonce les manœuvres de la droite pour enterrer le projet Melun.
  • 10 juillet : affaire du Rio de la Plata. Tocqueville dépose sur le bureau de l'Assemblée un projet de loi de crédit extraordinaire pour soutenir Montevideo (Uruguay), assiégée depuis 1843 par Manuel Oribe, l'ancien président, allié du dictateur argentin Rosas. Quoique favorable aux traités négociés par l'amiral Le Prédour au printemps et qui préconisent de s'entendre avec ces derniers, il veut conserver à la France une position de force dans les futures négociations.
  • 12 juillet : inauguration de la section de ligne de Viroflay RG à Chartres (ligne de Paris au Mans).
  • 14 juillet : Histoire de la Révolution de 1848, par Lamartine.
  • 27 juillet : lois restreignant la liberté de la presse.
    • La loi sur la presse établissant l'autorisation préalable de parution est adoptée; elle provoquera la disparition de nombreux journaux. Les colporteurs sont directement visés.
  • Gobineau se donne à ses fonctions auprès de Tocqueville avec passion. Il prend part « à la vie diplomatique dans ce qu'elle a de plus complet » et considère son poste comme une excellente école pour la carrière diplomatique.

Août[modifier | modifier le code]

  • La Revue provinciale cesse de paraître.

Septembre[modifier | modifier le code]

Octobre[modifier | modifier le code]

Novembre[modifier | modifier le code]

  • Vendredi 9 novembre : par décret de Louis-Napoléon Bonaparte, contresigné par le général d'Hautpoul, Gobineau est nommé premier secrétaire de la légation de France à Berne.
  • 10 novembre , France : inauguration de la section de ligne d'Épernay à Châlons par la Compagnie du chemin de fer de Paris à Strasbourg.
  • 26 novembre : bataille de Zaatcha. L’oasis de Zaatcha, dans le Sud algérien entre Biskra et Ouargla, dernier îlot de résistance des nomades conduits par Bou Ziam, compagnon d’arme d’Abd el-Kader, tombe aux mains des troupes françaises au bout de 53 jours de siège. Sur 7000 soldats français engagés, 1500, dont 30 officiers, sont tués ou blessés, et 600 meurent du choléra.
    • Peu de temps après, le général Charon est remplacé par le général d’Hautpoul qui propose d’organiser une grande expédition pour pacifier la Kabylie, mais le gouvernement français ne lui en fournit pas les moyens.
  • 27 novembre : loi rappelant l'interdiction des grèves.
  • 28 novembre : Gobineau quitte Paris poux rendre ses fonctions à Berne. Le voyage est rendu difficile par le froid. Il arrive à Delémont le 30 au soir et en repart le lendemain pour Berne. À Berne, il s'installe d'abord au Sommerleist près de l'ancienne porte de Morat. Au début de janvier 1850, il déménage rue des Gentilshommes (Junkerngasse).

Décembre[modifier | modifier le code]

Naissances en 1849[modifier | modifier le code]

Décès en 1849[modifier | modifier le code]

  • x

Références[modifier | modifier le code]

  1. Bernard Voyenne, Proudhon et Dieu : le combat d'un anarchiste ; suivi de Pascal, Proudhon, Péguy, Éditions du CERF,‎ 2004 (ISBN 9782204074599, présentation en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]