1919 en France

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Chronologie de la France


Cette page concerne l'année 1919 du calendrier grégorien.

Évènements[modifier | modifier le code]

  • 18 janvier - 28 juin : conférence de Versailles
    • Ouverture de la conférence de la Paix au Quai d’Orsay à Paris (1919-1921) qui réunit les représentants des 27 États victorieux de la Première Guerre mondiale afin de négocier les traités de paix et de créer la Société des Nations. Georges Clemenceau en est élu président, les autres représentants des grands pays sont le Britannique David Lloyd George, l'Américain Thomas Woodrow Wilson et l'Italien Vittorio Orlando.
    • La France, opposée au mémorandum de Faysal, favorise la présentation à Versailles de délégations syrienne et libanaise. Les revendications syriennes sont exposées par Comité central syrien, composé de personnalités francophiles. Sa délégation, reçue à Versailles le 13 février, demande la constitution d’une Grande Syrie englobant la Palestine et le Liban, placée sous la tutelle de la France. La délégation libanaise, essentiellement composée de Maronites revendique la création d’un Grand Liban de Tripoli à Saïda, incluant Beyrouth, sous tutelle française.
    • La délégation sioniste à Versailles réaffirme la nécessité de l’émigration libre vers la Palestine. Elle ne réclame pas directement un État mais demande qu’on laisse aux Juifs la possibilité de bâtir « une nation aussi juive que la nation française est française et que la nation britannique est britannique ». Cette déclaration est comprise par les Palestiniens comme le prélude de la prise de possession du pays par les Juifs.
    • Les notables chiites envoient une adresse au président Wilson qui revendique l’autodétermination et l’indépendance du peuple irakien (21 février). La Grande-Bretagne empêche toute délégation nationale irakienne de se rendre en Europe.
    • La question syrienne envenime les relations franco-britanniques durant la conférence de Versailles. Wilson propose l’envoi d’une commission d’enquête chargée de recueillir l’avis des populations de Syrie. La France et la Grande-Bretagne refusent d’y participer, et les conclusions rendues par la commission à l’automne restent sans effets. En raison des troubles qui secouent son Empire, la Grande-Bretagne décide finalement de retirer ses troupes de Syrie à l’automne, reconnaissant l’influence française sur la région.
    • Privé des fonds britanniques, le Congrès syrien proclame l’indépendance totale de la Syrie sous la protection de Faysal. La France durcit sa position. Elle envoie une force militaire au Liban commandée par le général Gouraud. Des troupes arabes irrégulières pénètrent au Liban pour attaquer les positions françaises ou mènent des actions de sabotage contre les lignes ferroviaires menant vers les lignes de front françaises contre les kémalistes.
  • 19 janvier : l'aviateur Jules Védrines pose son avion Caudron G III sur les toits des Galeries Lafayette. Il empoche le prix de 25 000 francs offerts pour cet exploit mais devient aussi le premier délinquant aérien de l'histoire en contrevenant aux ordres de la Préfecture de Paris. Il meurt le 21 avril suivant en inaugurant la ligne Paris-Rome.
  • 8 février : la première liaison aérienne comportant des passagers relie Paris et Londres.
  • 19 février : attentat contre Georges Clemenceau
  • 9 mars : premier match international de football de l'après-guerre : France - Belgique : match nul 2 à 2.
  • 25 mars : création des conventions collectives.
  • 29 mars : acquittement de Raoul Villain, l'assassin de Jean Jaurès. Cent mille personnes manifestent à Paris.
  • Sortie de la Citroën « type A » de 18 chevaux réels.
  • 4 avril : réforme électorale : la représentation proportionnelle remplacera le scrutin d'arrondissement (loi du 12 juillet 1919)
  • 7 avril : création de la fédération française de football par la transformation du Comité français interfédéral créé en 1906. La nouvelle structure regroupe 30 000 licenciés répartis dans 1 200 clubs. Le premier président est Jules Rimet futur président de la Fifa (1921) et créateur de la coupe du monde de football.
  • 17 avril : loi sur le droit individuel à la réparation des dommages causés aux biens par le déroulement de la guerre.
  • 19 avril :
  • 21 avril : l'As du pilotage Jules Védrines meurt en s'écrasant lors du vol inaugural de la liaison Paris-Rome. Des funérailles grandioses vont honorer sa mémoire.
  • 23 avril : une loi fixe la durée du travail à 8 heures par jour et à 48 heures par semaine.
  • 1er mai : manifestation C.G.T., atmosphère d'émeute à Paris. La ville est quadrillée par la troupe lors de la grève du 1er mai (2 morts).
  • 7 mai :
  • 8 mai : fêtes à Paris en l'honneur de la canonisation de Jeanne d'Arc.
  • 21 mai : la Chambre vote un projet de loi accordant le droit de vote aux femmes, mais le Sénat le repousse.
  • 10 juin au 13 juin : grèves dans la métallurgie.
  • 17 juin : Jeanne d'Arc est officiellement déclarée sainte et Louise de Marillac, bienheureuse.
  • 25 juin : grèves des transports à Paris.
  • 28 juin : signature du Traité de Versailles.
  • 12 juillet : réforme électorale : adoption du système mixte majoritaire-proportionnel
  • 14 juillet : défilé de la Victoire.
  • 27 juillet : loi Astier, créant des cours professionnels (14-18 ans) et des écoles d'enseignement technique.
  • 31 juillet : création de la Confédération générale du patronat français.
  • 1er août : collection Paul Poiret.
  • Fondation de la maison de couture de Jean Patou et Molyneux.
  • 5 août : loi modifiant le régime douanier des produits pétrolifères.
  • 7 août : le pilote français Charles Godefroy passe sous l'Arc de triomphe, à Paris.
  • 10 septembre : signature du traité de Saint-Germain-en-Laye avec l'Autriche. Démembrement de l’empire Austro-hongrois. L’Anschluss (unification entre l’Allemagne et l’Autriche) est interdite.
  • 16 septembre : la Haute Cour renvoie Joseph Caillaux, ancien président du Conseil accusé d'intelligence avec l'ennemi, devant le Sénat réuni en cour de justice.
  • 2 octobre : la Chambre ratifie le traité de Versailles.
  • 8 octobre : le général Gouraud est nommé haut-commissaire en Syrie et commandant en chef de l'armée du Levant.
  • 10 octobre : loi créant le crédit national, il émet des obligations pour payer les dommages aux personnes sinistrées par la première guerre mondiale.
  • 11 octobre : le Sénat ratifie le traité de Versailles.
  • 19 octobre : Signature à Paris de la Convention portant réglementation de la navigation aérienne, premier traité international régissant la aviation.
  • 21 octobre : loi créant la Direction du Budget et du contrôle financier (DBCF). La comptabilité administrative de l’État au niveau central est confiée à une nouvelle direction, tandis que son suivi au plan local (trésoreries générales) est dévolu à la direction de la comptabilité publique, qui perd son statut de direction générale. La DBCF est en fait créée en deux étapes : d'abord sous la seule forme d'un poste de directeur (loi du 21 octobre 1919), puis à partir du bureau central et du budget de la Direction de la Comptabilité publique, qui assurait avant 1914 la préparation et le contrôle de l'exécution du budget (décrets des 7 et 15 novembre 1919). À la fin du premier conflit mondial, la multiplication d’opérations touchant aux emprunts d’État, à la gestion des rentes, aux remboursements et vérifications de titres, au règlement des dommages de guerre et à l’application de la loi de 1919 relative aux pensions militaires avaient en effet entraîné le développement de certains services -Caisse centrale du Trésor public, direction de la Dette inscrite- et rendu nécessaire la recherche de locaux supplémentaires. Dans un premier temps, on procéda au déménagement hors du Louvre d’une partie de l’administration : la direction générale de l’Enregistrement, la direction générale des Contributions directes. Dès la liquidation des premières pensions de guerre, le service des pensions fut transféré au Palais Royal (projet de loi déposé à la Chambre des députés, séance du 24 avril 1919).
  • 23 octobre : la Haute Cour refuse la mise en liberté provisoire de Joseph Caillaux
  • 25 octobre : à la veille du premier anniversaire de l'armistice du 11 novembre 1918 est votée une loi relative à la commémoration et à la glorification des morts pour la France au cours de la Grande guerre, adoptée par le Parlement et promulguée par le Président du Conseil des Ministres et ministre des Affaires étrangères Raymond Poincaré[1]. Cette loi est à l'origine de la minute de silence, pratiquée pour la première fois le 11 novembre 1919.
  • 26 octobre : programme du Bloc national : “l’Allemagne paiera”.
  • 2 novembre : fondation de la Confédération française des travailleurs chrétiens (CFTC).
  • 6 novembre : Albert Lebrun, ministre des régions libérées, critiqué par Georges Clemenceau, démissionne.
  • 11 novembre : grève générale des ouvriers imprimeurs qui durera jusqu'au 2 décembre. Le gouvernement fait paraître immédiatement un journal : La Presse de Paris.
  • 16 novembre : succès électoral du Bloc national aux législatives. Débuts de la « chambre bleu horizon » (433 élus de droite pour 180 à gauche, dont 68 socialistes). La division de la gauche entre socialistes et radicaux a facilité la victoire de la droite. Fin de l'Union sacrée. Édouard Herriot est élu député.
  • 19 novembre : le Sénat américain repousse le traité de Versailles.
  • 27 novembre : les Alliés signent le traité de Neuilly avec la Bulgarie, qui perd la Dobroudja méridionale et cède la Thrace occidentale à la Grèce. Les frontières sont délimités avec la Yougoslavie.
  • 8 décembre : les députés d’Alsace-Lorraine sont accueillis à la Chambre.
  • 28 décembre : Clemenceau justifie devant la Chambre le « cordon sanitaire » instauré par les Alliés autour de la Russie soviétique.
  • 30 décembre : loi sur le lancement d’un nouvel emprunt - dit de la reconstruction.

Thématique[modifier | modifier le code]

  • Manifestation de 100 000 personnes dans les rues de Paris pour dénoncer la crise du logement.
  • Primes de démobilisation.
  • Création de l'ESC Clermont.

Entreprises[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

  • La France, créancière sur l’étranger de 45 milliards en 1913, est débitrice de 39 milliards (perte des emprunts russes ou autrichiens, emprunts de guerre interalliés).
  • La fin de la guerre oblige à une réorientation de la production militaire vers la production civile.
  • 1 US dollar = 0,11 franc français.
  • PIB à 280 milliards de francs.
  • Croissance de 20 % du PIB.
  • Niveau d’inflation à 22,5 %.
  • La chute des dépenses militaires, la croissance et une forte inflation permet une importante réduction de la dette de la France.
  • Le déficit budgétaire est ramené à 17 % du PIB (47,6 milliards de francs).
  • Le chômage augmente à 7 %.
  • Réduction de la dette publique à 160 % du PIB.

Culture[modifier | modifier le code]

Littérature[modifier | modifier le code]

Article connexe : 1919 en littérature.

Cinéma[modifier | modifier le code]

Films français sortis en 1919[modifier | modifier le code]

  • x

Autres films sortis en France en 1919[modifier | modifier le code]

  • x

Naissances en 1919[modifier | modifier le code]

Décès en 1919[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Rémi Dalisson, Les guerres et la mémoire, CNRS (ISBN 9782271079046, présentation en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]