Massacre du bois d'Eraine

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Massacre du bois d'Eraine
Date
Lieu Cressonsacq, Drapeau de la France France
Victimes Drapeau de la France Prisonniers de guerre Africains et officiers
Morts 64
Blessés Aucun
Auteurs Drapeau de l'Allemagne nazie Reich allemand
Participants 15e compagnie du régiment Grossdeutschland
Guerre Seconde Guerre mondiale
Coordonnées 49° 27′ 29″ nord, 2° 34′ 02″ est
Géolocalisation sur la carte : Oise
(Voir situation sur carte : Oise)
Massacre du bois d'Eraine
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Massacre du bois d'Eraine

Le massacre du bois d'Eraine est un crime de guerre, commis le . Celui-ci a eu lieu sur le territoire de la commune de Cressonsacq (Oise) durant la bataille de France, au début de la Seconde Guerre mondiale, par des membres de la 15e compagnie du régiment Grossdeutschland[1].

Historique[modifier | modifier le code]

Venant d'Alsace, la 4e division d'infanterie coloniale reçoit l'ordre, le , de repousser les éléments allemands qui ont traversé la Somme. Elle y parvient, partiellement, causant de lourdes pertes à l'ennemi.
Le , elle reçoit l'ordre de couvrir le flanc gauche des armées françaises en retraite sur l'Oise. La 4e DIC parvient une nouvelle fois à contenir l'ennemi. Dans la soirée du , la 4e DIC décroche sur Saint-Just-en-Chaussée, poursuivie par la 10e Panzerdivision dont fait partie le régiment Grossdeutschland.

Massacre de soldats africains du 24e R.T.S.[modifier | modifier le code]

Le , 2 000 hommes de la 4e DIC et d'unités disparates provenant d'autres divisions se trouvent encerclés dans Angivillers. Afin de rejoindre les troupes françaises qui tiennent la rive gauche de l'Oise, une sortie est décidée.
L'artillerie, le génie et un bataillon du 24e régiment de tirailleurs sénégalais parviennent à ouvrir une brèche dans l'encerclement et à reprendre Erquinvillers à l'ennemi. Celui-ci contre-attaque, s'empare à nouveau du village et massacre les tirailleurs africains capturés.
Plusieurs autres groupes de soldats coloniaux s'échappent de l'encerclement et se cachent dans les bois situés au sud-est, mais environ 300 hommes, la plupart blessés, restent à Angivillers et sous le commandement du lieutenant-colonel Fabre du 24e RTS repoussent, le 10 juin, une attaque allemande avant de se rendre faute de munitions. Les prisonniers africains ont la vie sauve grâce à l'intervention du lieutenant-colonel Fabre.

Massacre de soldats africains du 16e R.T.S. et de leurs officiers[modifier | modifier le code]

Trois groupes de soldats, un du 16e RTS et deux du 24e RTS, sont cachés dans le bois d'Eraine au nord de la ferme d'Éloges-les-Bois. Ceux-ci, privés de ravitaillement d'eau et de nourriture et sans munitions, sont attaqués par les Allemands. Après un bref combat, les tirailleurs se rendent et sont emmenés à la ferme d'Éloges-les-Bois. Le commandant allemand fait alors séparer les soldats africains des soldats métropolitains et emmener chacun des groupes dans des lieux différents, malgré les protestations des officiers.
Les tirailleurs africains, n'ont ensuite jamais été revus, morts ou vivants.
Alors que les hommes de troupes métropolitains sont emmenés dans des camions à Saint-Just-en-Chaussée en tant que prisonniers de guerre, les officiers français ayant manifesté leur désaccord face aux actes de l'ennemi sont assassinés à la lisière Nord du bois d'Eraine, le au matin, d'une balle dans la nuque. Ils sont ensuite enterrés dans une fosse commune par un tirailleur et un artilleur coloniaux, un Ivoirien et un Guinéen, dont les corps furent plus tard retrouvés à proximité des autres corps[2].

Lieu de mémoire[modifier | modifier le code]

En 1992 une stèle fut érigée au bois d'Eraine à la mémoire des soldats qui y furent massacrés le , à l’emplacement même de la fosse commune où les corps furent retrouvés.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Julien Fargettas, Les tirailleurs sénégalais. Les soldats noirs entre légendes et réalités
  • La Voix du combattant d', page 32-33

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]