1817 en France

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Chronologie de la France


Cette page concerne l'année 1817 du calendrier grégorien.

Événements[modifier | modifier le code]

  • Février :
    • premiers cours publics de physique et mécanique par Charles Delezenne aux Écoles académiques, rue des Arts à Lille, dans une démarche précoce d'application des sciences aux arts industriels;
    • nouvelle loi électorale censitaire (réservé aux personnes payant un certain niveau d'impôts) ; moins de 90 000 Français peuvent voter.
  • 11 juin : Projet de concordat rétablissant les sièges épiscopaux; devant l'opposition des Chambres, le projet est retiré puis repris partiellement dans la loi du 4 juillet 1821.
    • La religion catholique, protégée par l’État, est reconnue « religion de la majorité des Français ». Les derniers conflits canoniques sont réglés. Les évêchés, portés à 80, correspondent aux chefs-lieux administratifs. Le clergé paroissial souffre du vieillissement et du manque de formation. La réouverture des grands et petits séminaires permet la formation de nouveaux prêtres. Les congrégations masculines se rétablissent difficilement, mais les congrégations féminines progressent vite, les ordres anciens (Filles de la Charité, ursulines, visitandines, dames de Saint-Maur, Carmélites, Clarisses) comme les ordres nouveaux (dames du Sacré-Cœur de Jésus, sœur de la charité de Besançon). Ils assurent l’enseignement féminin et l’assistance. Pour une recatholisation massive, le clergé organise des missions (Mazenod en Provence), met en place une presse religieuse, rétablit le calendrier liturgique, diffuse l’enseignement catholique.

Économie et société[modifier | modifier le code]

    • Crise économique. Disette. Premières importation de blé d’Ukraine. Les mauvaises récoltes (1816-1817) entraînent la sous consommation de produits industriels. Les prix du secteur industriel baissent de 15 à 20 % tandis que le blé augmente de 85 % entre 1815 et 1817.
    • Les femmes peuvent témoigner dans les actes civils notariés.
    • Troubles suscités par la famine.

Dans la littérature[modifier | modifier le code]

Victor Hugo intitule le troisième livre de la première partie des Misérables "En l’année 1817". La première partie de "En l'année 1817" décrit la France de 1817 en en donnant à la fois le contexte historique et l'état d'esprit. En voici les premières lignes :

1817 est l’année que Louis XVIII, avec un certain aplomb royal qui ne manquait pas de fierté, qualifiait la vingt-deuxième de son règne. C’est l’année où M. Bruguière de Sorsum était célèbre. Toutes les boutiques des perruquiers, espérant la poudre et le retour de l’oiseau royal, étaient badigeonnées d’azur et fleurdelysées. C’était le  temps candide où le  comte Lynch siégeait tous les dimanches comme marguillier au banc d’œuvre de Saint-Germain-des-Prés en habit de pair de France, avec son cordon rouge et son long nez, et cette majesté de profil particulière à un homme qui a fait une action d’éclat. L’action d’éclat commise par M. Lynch était ceci : avoir, étant maire de Bordeaux, le 12 mars 1814, donné la ville un peu trop tôt à  M. le duc d’Angoulême. De là sa pairie. En 1817, la mode engloutissait les petits garçons de quatre à  six ans sous de vastes casquettes en cuir maroquiné à  oreillons assez ressemblantes à  des mîtres d’esquimaux. L’armée française était vêtue de blanc, à l’autrichienne; les régiments s’appelaient légions; au lieu de chiffres ils portaient les noms des départements. Napoléon était à  Sainte-Hélène ...

Articles connexes[modifier | modifier le code]