Groupement de travailleurs étrangers

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Les groupements de travailleurs étrangers (GTE) ou groupes de travailleurs étrangers sont créés en France par le régime de Vichy.

Historique[modifier | modifier le code]

Les groupements de travailleurs étrangers sont créés par la loi du 27 septembre 1940 sur « les étrangers en surnombre dans l’économie nationale ». Cette loi vise à exclure les étrangers des emplois et crée des camps d’internement où les étrangers sont obligés de travailler[1],[1]

Les groupements de travailleurs étrangers, succèdant aux compagnies de travailleurs étrangers (CTE) créées par la Troisième République, sont placés sous l’autorité d’une sous-direction du ministère de la Production industrielle et du Travail. Afin de rendre cette exclusion moins coûteuse, les internés sont fournis comme main-d’œuvre bon marché dans des travaux de gros œuvre : mines, grands travaux, agriculture et forestage[1].

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Robert Mencherini, « De la Galaxie des Milles aux rafles de juifs en Provence », in Robert Mencherini (directeur), Provence-Auschwitz : de l'internement des étrangers à la déportation des juifs (1939-1944), Aix-en-Provence : Publications de l'Université de Provence, 2007. (ISBN 978-2-85399-693-8), p. 23

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Peter Gaida, Les camps de travail en Aquitaine 1940-1944, Bordeaux, Lulu Press 2014.

Peter Gaida, Camps de travail sous Vichy. Les "Groupes de travailleurs étrangers" (GTE) en France et en Afrique du Nord 1940-1944, Bordeaux: Lulu Press 2014. 605 p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]