Comité national français

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Comité national français
Informations générales
Régime France libre puis combatante
Chef du gouv. Charles de Gaulle
Début
Fin
Durée 1 an 8 mois et 10 jours
Autres gouvernements
nov. 1942 – juin 1943 Commandement en chef français civil et militaire
Gouvernements de Vichy
fév. 1941 – avril 1942 Flag of Philippe Pétain, Chief of State of Vichy France.svg Gouv. François Darlan
av. 1942 – août 1944 Flag of Philippe Pétain, Chief of State of Vichy France.svg Gouv. Pierre Laval VI

Entités précédentes :

Le Comité national français est l'instance de la France libre qui tint lieu de gouvernement en exil de 1941 à 1943, siégeant au 4, Carlton Gardens à Londres.

Ce comité fait suite au Conseil de défense de l'Empire, plus restreint, créé le [1].

Le comité a été créé le par une ordonnance signée par le chef de la France libre, le général de Gaulle, à Londres. Il est actif jusqu'en , date de sa fusion avec le Commandement en chef français civil et militaire.

Le , le Comité national français fusionne avec le Commandement en chef français civil et militaire du général Giraud, pour former le Comité français de la libération nationale.

Composition[modifier | modifier le code]

Il était composé de six civils et de six militaires :

  • général de brigade Charles de Gaulle, président
  • René Pleven, commissaire à l'Économie, aux Finances, et aux Colonies. Chargé de la coordination des départements administratifs civils.
  • général de division Paul Legentilhomme, commissaire à la Guerre.
  • Maurice Dejean, commissaire aux Affaires étrangères jusqu'au 18 octobre 1942 (révocation), remplacé en intérim par Pleven puis par René Massigli.
  • René Cassin, commissaire à la Justice et Instruction publique.
  • André Diethelm, commissaire à l'Action dans la métropole, au Travail, et à l'Information.
  • André Philip, commissaire à l'Intérieur à partir du .
  • Jacques Soustelle, commissaire à l'Information à partir du 27 juillet 1942.
  • général de brigade aérienne Martial Valin, commissaire aux Forces aériennes.
  • vice-amiral Émile Muselier, commissaire à la Marine et à la Marine marchande, jusqu'au 3 mars 1942 (démission) remplacé par le contre-amiral Philippe Auboyneau à partir du .
  • général de corps d'armée Georges Catroux, commissaire sans département à partir du 4 mars 1942.
  • contre-amiral Georges Thierry d'Argenlieu, commissaire sans département à partir du 4 mars 1942.

Le 20 mars 1943, le comité nomme secrètement Jean Moulin, alors à Londres, représentant du Comité national français en métropole et « commissaire national en mission » et le charge de créer une instance de coordination unique de la Résistance intérieure. « Jean Moulin devenait alors un des personnages de la Résistance intérieure[2] ».

Sources[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Journal officiel de la France libre.
  2. Daniel Cordier, Jean Moulin. La République des catacombes, Gallimard, 1999, p. 330.