1815 en France

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Chronologie de la France


Cette page concerne l'année 1815 du calendrier grégorien.

Événements[modifier | modifier le code]

  • Des arrêtés suppriment seize facultés des lettres et trois des sciences. Les lycées impériaux deviennent collège royaux. Leur personnel et leurs élèves sont épurés : 34 administrateurs, 134 professeurs et 306 boursiers sont exclus en raison de leurs opinions personnelles ou familiales.
  • Reprise de l'Abbaye-aux-Bois par des religieuses de Notre-Dame.
  • Création de l'école des Arts et Métiers d'Angers


Janvier ;

1er janvier : M. le duc de Duras a présenté au Roi M. Testu, éditeur de l'Almanach royal, qui a eu l'honneur d'offrir à S. M. l'Almanach de 1815. Il paraîtra le 15 janvier.

3 janvier : accord de défense entre le Royaume-Uni, l'Autriche et la France. Cela permet de dire à Talleyrand que la Coalition est rompue !

8 janvier : les places à l'Institut de Joseph, Napoléon et Lucien Bonaparte sont rendues libres.

11 mars : Lettre de Napoléon à Marie Louise à son retour de l'ile d'Elbe

Février[modifier | modifier le code]

Mars[modifier | modifier le code]

Arrivée de Napoléon Bonaparte aux Tuileries, le . Caricature royaliste.

Avril[modifier | modifier le code]

Mai[modifier | modifier le code]

Juin[modifier | modifier le code]

Juillet[modifier | modifier le code]

Août[modifier | modifier le code]

Septembre[modifier | modifier le code]

Octobre[modifier | modifier le code]

  • 16 octobre : Napoléon est exilé par le gouvernement britannique à Sainte-Hélène.
  • Le gouvernement de Richelieu procède à une épuration de la fonction publique et organise la répression :
    • loi de sûreté générale (29 octobre);
    • loi sur les discours et les écrits séditieux (9 novembre);
    • loi créant les cours prévôtales (27 décembre);
    • les cours prononcent des peines allant de l’amende à la mort contre plus de 100 000 personnes;
    • sanctions contre les ralliés à Napoléon pendant les Cent-Jours. Le maréchal Ney (7 décembre) ainsi que plusieurs généraux (La Bédoyère et les frères Faucher en août 1815, Mouton-Duvernet en juillet 1816) sont condamnés à mort et exécutés. Les régicides (dont Fouché) sont bannis du pays. La simple participation aux scrutins est considérée comme « l’exercice d’une fonction publique pendant l’interrègne ».

Novembre[modifier | modifier le code]

Économie et société[modifier | modifier le code]

  • Joseph-Dominique Louis dit baron Louis revient aux finances après les Cent-Jours. Il doit payer la campagne de Belgique, les frais des troupes Alliés, 150 millions pour 1815. Les prélèvements des opposants réduisent la matière imposable et l’effort exigé est très dur. La Terreur blanche menace les mauvais contribuables accusés de sympathie pour l’usurpateur et contribue à la restauration du crédit de l’État. Corvetto, qui lui succède, doit payer 130 millions par an de frais d’occupation (pour 150 000 hommes), qui s’ajoutent aux 700 millions d’indemnité de guerre et aux gratifications (trois millions au maréchal prussien Blücher). Il propose la création d’une Caisse d’amortissement, soutenant le crédit par d’éventuels achats de rentes ; il échoue devant l’opposition des ultras qui veulent récupérer les anciens biens des immigrés. Un emprunt est négocié avec divers banquiers étrangers au taux de 52,50 % par le munitionnaire Ouvrard.
  • Occupation : Les troupes Alliées envahissent la majeure partie de la France : les Britanniques, connus pour payer ce qu’ils prennent, occupent les pays entre la Seine et la frontière belge, déjà mis à sac par les autres en 1814 ; les Prussiens ceux entre la Seine, la Loire et la Bretagne occidentale où rien n’a encore été pris. Russes, Saxons, Hessois, Wurtembergeois se répandent entre le Rhin et la Loire tandis que les Autrichiens avancent jusqu’en Ardèche et le Gard à l’appel du préfet royaliste qui craint que les excès de la Terreur blanche ne rallume les guerres de religions. Les Prussiens se livrent à des pillages et à des exactions de tout genre. Des villages entiers sont incendiés. Le nombre de soldats étrangers cantonnés en France passe de 150 000 environ deux semaines après Waterloo à plus de 1 236 000 deux mois plus tard. Le 15 juillet, le gouvernement royaliste prend en charge leur solde et leur entretien, et un mois plus tard une contribution exceptionnelle de cent millions est levée sur les propriétaires et patentés, répartie sur les royalistes modérés et les partisans de l’empereur.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean Tulard, Napoléon : Les grands moments d'un destin, Fayard, (ISBN 9782213640792, présentation en ligne)
  2. a b c d e f et g Georg Friedrich von Martens, Recueil de traités, vol. 1, Goettingue, De Dieterich, (présentation en ligne)
  3. Jean-Louis Guébourg, Petites îles et archipels de l'océan Indien, Karthala Éditions, (présentation en ligne)
  4. Franck Latruffe, Huningue et Bâle devant les traités de 1815, Dupont, (présentation en ligne)
  5. Charles-Aimé Dauban, Histoire contemporaine depuis 1815 jusqu'à nos jours précédée d'un résumé de l'histoire de la Révolution et de l'Empire: 1815-1865, Ed. Dezobry, (présentation en ligne)
  6. Charles-Aimé Dauban, Histoire contemporaine depuis 1815 jusqu'à nos jours précédée d'un résumé de l'histoire de la Révolution et de l'Empire: 1815-1865, Ed. Dezobry, (présentation en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]