1797 en France

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Chronologie de la France


Cette page concerne l'année 1797 du calendrier grégorien.

Événements[modifier | modifier le code]

  • 4 février : le Directoire décide le retour à la monnaie métallique.
  • 7 février : suppression des mandats territoriaux.
    • Le stock métallique, évalué à 2,5 milliards de francs en 1789, n'est plus que de 300 millions. La déflation, baisse des prix par raréfaction des signes monétaires, est aussi violente que l'inflation. Ramel-Nogaret, aux Finances, anime une politique de stabilisation. La guerre lui procure des contributions importantes qui permettent de rééquilibrer le budget : Bonaparte envoie 51 millions et Hoche 10 millions (mars).
  • 20 février : procès de Babeuf et de Darthé, qui sont condamnés à mort le 25 mai.
  • Avril : élections de germinal an V pour le renouvellement des Conseils. 250 députés républicains perdent leurs sièges, au profit de la droite royaliste, qui obtient la présidence des deux assemblées (Barbé-Marbois au Conseil des Anciens, Pichegru aux Cinq-Cents). Barthélemy est élu directeur. Les députés monarchistes se réunissent au club de Clichy, et les filiales de l'Institut philanthropique développent leur action en province. Les bandes de la Terreur blanche réapparaissent et dirigent leurs représailles contre les acquéreurs de biens nationaux (compagnons de Jéhu dans le Lyonnais). Les républicains modérés se constituent eux aussi en club.
Le général Bonaparte, par Jacques-Louis David, 1797
  • 23 juillet : le renouvellement de l'interdiction des clubs n'a aucun effet. Les Directeurs, républicains modérés, entrent en conflit avec les Conseils. Le pouvoir est paralysé. Les Directeurs s'assurent le concours de l'armée (Hoche et Augereau, envoyé par Bonaparte).
    • Talleyrand est nommé ministre des Relations extérieures (fin en juillet 1799).
  • 4 septembre (18 fructidor an V) : coup d'État du Directoire (Barras, La Révellière-Lépeaux, Reubell) avec le soutien de l'armée (Hoche, Augereau) contre les modérés et les royalistes du club de Clichy. Barthélemy et onze membres du Conseils des Anciens sont arrêtés et déportés. Les élections de germinal sont annulées dans 49 départements (177 députés sont invalidés) ainsi que les mesures en faveur des émigrés (160 condamnations à mort). Le pouvoir exécutif est renforcé aux dépens du législatif. François de Neufchâteau et Merlin de Douai entrent au Directoire en remplacement Barthélemy, arrêté, et de Carnot, en fuite.
    • Le second Directoire poursuit une politique autoritaire de stabilisation politique, financière et extérieure. De tendance annexionniste, ils encouragent la politique d'expansion révolutionnaire (La Révellière-Lépeaux, Merlin de Douai), visent à assurer la sécurité par l'acquisition de « frontières naturelles » (Reubell) et sont conscients des ressources financières de la guerre.
  • 5 septembre : le ministère de la police est chargé de la surveillance de la presse.
  • 30 septembre : banqueroute des deux tiers. La dette publique est réduite par l'opération du « tiers consolidé » : les créances sur l'état et les rentes sont remboursées à concurrence des deux tiers de leur capital en bons de Trésorerie admis en paiement des impôts ou de biens nationaux, le tiers restant, consolidé, est inscrit au grand-livre de la Dette publique et les intérêts sont payés en bons de Trésorerie[1].
  • 12 novembre : l'assiette et la perception des impôts sont confiées dans chaque département à une agence des Contributions directes composée d'agents de l'État.


Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]