Projet MK-Ultra

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Sceau de la CIA.
DeclassifiedMKULTRA.jpg

Le Projet MKULTRA (ou MK-ULTRA), dévoilé en 1975, est le nom de code d'un projet secret illégal de la CIA des années 1950 à 1970 visant à manipuler mentalement certaines personnes par l'injection de substances psychotropes. De 1951 à 1963, il se nommait projet ARTICHOKE ; le projet BLUEBIRD (1951-1953) lui est apparenté[1].

Citation[modifier | modifier le code]

«  Le directeur adjoint de la CIA a révélé que plus de trente universités et institutions avaient participé à un large projet de tests et d'expérimentations qui incluait des tests de médicaments cachés sur des sujets non-volontaires de toutes les catégories sociales, hautes et basses, américains et étrangers. Plusieurs de ces tests consistaient à administrer du LSD sur des sujets ignorants dans diverses situations sociales. Au moins une mort fut enregistrée, celle du Dr Olson est due à ces activités. L'Agence a elle-même reconnu que ces expériences n'avaient pas de valeur scientifique. Les agents qui faisaient le suivi n'étaient pas des observateurs scientifiques compétents. »

— Sénateur Kennedy. Sénat des États-Unis, le 3 août 1977, Comité sur le renseignement, sous-comité sur la santé, service de recherche du commité des ressources humaines.

Origines[modifier | modifier le code]

Dirigé par le Dr Sidney Gottlieb, le projet MK-ULTRA fut lancé sous l'impulsion du directeur de la CIA Allen Dulles le [2], en réponse à des utilisations supposées de techniques de contrôle mental qui auraient été faites par l'Union soviétique, la Chine et la Corée du Nord sur des prisonniers de guerre américains lors de la guerre de Corée. La CIA voulait développer des techniques similaires. L'agence voulait aussi être capable de manipuler des dirigeants étrangers et tentera d'ailleurs d'utiliser certaines de ces techniques sur Fidel Castro.

En 1964, le projet fut renommé MKSEARCH. Le but était de produire un sérum de vérité parfait (également nommé la sauce) destiné aux interrogatoires de personnes soupçonnées d'être des espions soviétiques et plus généralement d'explorer les techniques de contrôle mental.

En 1972, Richard Helms, directeur de la CIA ordonna la destruction des archives du projet. Il est donc difficile d'avoir une compréhension complète de MK-ULTRA étant donné que plus de 150 sous-projets différents ont été financés dans le cadre de ce programme. Le projet fut définitivement stoppé en 1988.

Buts[modifier | modifier le code]

Lettre d'approbation du Dr Sidney Gottlieb d'un sous-projet de MK-ULTRA sur le LSD daté du 9 juin 1953.

La CIA dépensa des millions de dollars dans des études ayant pour objet de tester littéralement des douzaines de méthodes pour influencer et contrôler l'esprit. Un document MK-ULTRA de 1955 donne une indication de l'ampleur de l'effort consenti ; ce document fait référence à l'étude d'un assortiment de substances qui altèrent l'esprit comme suit[3]:

  1. Substances provoquant un raisonnement illogique et une impulsivité au point que le sujet se discréditera en public.
  2. Substances augmentant les capacités mentales et les capacités de perception.
  3. Substances empêchant ou contrariant les effets toxiques de l'alcool.
  4. Substances augmentant les effets toxiques de l'alcool.
  5. Substances produisant les signes et symptômes de maladies connues de façon réversible, pouvant être ainsi utilisées pour les simuler.
  6. Substances rendant la persuasion de l'hypnose plus facile ou qui augmentent son utilité.
  7. Substances renforçant les capacités de l'individu à supporter privation, torture et coercition pendant un interrogatoire ou un lavage de cerveau.
  8. Substances et méthodes physiques produisant l'amnésie des événements se déroulant avant et pendant leur utilisation.
  9. Méthodes physiques pour produire choc et confusion sur de longues périodes et susceptibles d'être utilisées de façon furtive.
  10. Substances provoquant des incapacités physiques comme paralysie des jambes, anémie aigüe, priapisme, etc.
  11. Substance produisant une euphorie « pure », sans « re-descente ».
  12. Substances altérant la personnalité de telle façon que la tendance du sujet à devenir dépendante d'une autre personne est augmentée.
  13. Substances causant une telle confusion mentale que l'individu sous son influence lors d'un interrogatoire trouvera difficile de soutenir une histoire fabriquée.
  14. Substances qui font baisser l'ambition et l'efficacité générale de l'homme lorsque administrées en quantités indétectables.
  15. Substances qui provoquent faiblesse et distorsion visuelle ou auditive, de préférence sans effets permanents.
  16. Pilule assommante qui peut être administrée subrepticement dans la nourriture, les boissons, les cigarettes, ou sous forme d'aérosol, etc., qui peut être utilisée en toute sécurité, provoque une amnésie maximum, et qui pourrait convenir à certains types d'agents sur une base ad hoc.
  17. Substances qui peuvent être administrées subrepticement par les voies supérieures, et qui en très petites quantités rendent impossible toute activité physique.

Expériences[modifier | modifier le code]

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Drogues[modifier | modifier le code]

Les documents de la CIA suggèrent que l'agence a pensé à utiliser des radiations dans le cadre du projet. La plupart des expériences ont consisté en l'utilisation de psychotropes, particulièrement le LSD. Les expériences se sont déroulées sur des employés de la CIA, du personnel militaire, d'autres agents du gouvernement, des prostituées, des personnes affligées de pathologies mentales et des membres du public, généralement sans l'assentiment du sujet[4].

Les expériences ont parfois pris une tournure sadique. Gottlieb enfermait ses victimes dans des chambres de carence sensorielle après leur avoir injecté du LSD. Il enregistrait les patients souffrant de troubles mentaux lors de leurs thérapies et repassait les passages les plus dégradants des enregistrements en continu à travers des casques audio après que les patients furent vêtus de camisoles de force et sous LSD. Gottlieb était lui-même un consommateur fréquent de LSD, s'enfermant dans son bureau et prenant des notes détaillées sur les effets de la drogue.[réf. nécessaire]

Les efforts pour « recruter » les sujets étaient parfois illégaux même s'il n'y avait pas forcément de prise de drogue. Au cours de l'opération Midnight Climax, la CIA a utilisé des prostituées pour obtenir des sujets qui seraient trop embarrassés pour parler des expériences. Les chambres des maisons closes étaient équipées de miroirs sans tain et les « sessions » étaient enregistrées pour des analyses ultérieures. Les clients buvaient de l'alcool dans lequel du LSD avait été ajouté et les prostituées travaillaient sous la surveillance d'agents de la CIA.[réf. nécessaire]

Certaines expériences étaient parfois « volontaires », les sujets étaient alors victimes d'expériences encore plus dures. Lors d'une expérience, une sélection de prisonniers héroïnomanes a consommé du LSD en continu durant 77 jours. Pour les récompenser, on leur offrait de l'héroïne après l'administration du LSD[5].

Le LSD fut finalement rejeté par les chercheurs en raison de ses effets imprévisibles.[réf. nécessaire]

Une autre technique consistait à injecter des barbituriques par intraveineuse dans un bras et de la méthamphétamine dans l'autre. Les barbituriques étaient libérés en premier, et aussitôt que le sujet commençait à s'endormir les amphétamines étaient injectées. Le sujet déclamait alors des propos incohérents mais il était parfois possible de l'interroger et d'obtenir des réponses intéressantes. Le traitement fut rejeté car il en résultait parfois la mort du patient en raison des effets secondaires de la combinaison des médicaments, ce qui rendait toute interrogation ultérieure impossible. D'autres expériences ont utilisé l'héroïne, la mescaline, la psilocybine, la scopolamine, la marijuana, l'alcool et le thiopental.[réf. nécessaire]

Enfants[modifier | modifier le code]

Quatre sous-projets (n° 102,103,112 et 117) étaient axés sur des enfants, notamment avec la complicité du Centre international de vacances d'été pour enfants (International Children Summer Camp). La CIA n'a jamais reconnu ces expériences, malgré le témoignage et les documents de certains psychiatres et psychothérapeutes déclarant avoir soigné des enfants victimes de ces expérimentations[6] [7]. Ces enfants étaient officiellement traités pour des troubles dissociatifs de l'identité et étaient en fait confrontés à des actes visant à les rendre encore plus dissociés, tels que l'abus sexuel pédophile délibéré[1].

Le 15 mars 1995 sont enregistrés par la Commission consultative présidentielle les témoignages du docteur Valérie Wolf (thérapeute spécialisée dans l’aide aux victimes), de Christine DeNicola et de Claudia Mullen (victimes). Elles décrivent l’irradiation délibérée d’être humains, de nombreux enfants en particulier, pour les soumettre à des manipulations de programmation mentale (ou mind control) dans le cadre de ce projet de la CIA « MK-ULTRA », en vue d’en faire des espions ou des assassins. Entre autres sont mis en cause par le témoignage du docteur Valérie Wolf : le docteur L. Wilson Green, un des directeurs scientifiques des laboratoires chimiques et radiologiques de l’Armée, accusé d’avoir torturé et violé des enfants, et les docteur Sydney Gotlieb et Martin Orne, également impliqués dans la recherche radiologique[8].[réf. insuffisante]

Expériences au Canada[modifier | modifier le code]

Une partie de ces expériences eurent lieu au Canada après que la CIA eut recruté un médecin d'Albany, le Dr Donald Ewen Cameron, auteur d'un article dans l'American Journal of Psychiatry sur le psychic driving (instinct psychique) que la CIA avait trouvé particulièrement intéressant[9]. Cameron y décrit sa théorie de correction de la folie qui consistait à effacer la mémoire du sujet et à la reconstruire complètement. Il faisait l'aller-retour chaque semaine à Montréal pour travailler à l'institut Allan Memorial, un institut de santé mentale situé sur le mont Royal, et fut payé 69 000 $ au total entre 1957 et 1964. Il semble que la CIA lui avait confié les expériences les plus dangereuses à tester sur des ressortissants étrangers.

En plus du LSD, Cameron expérimenta diverses substances paralysantes ainsi qu'une thérapie par électrochocs qui utilisait des courants 30 à 40 fois plus puissants que la normale (ses expériences consistaient à mettre les sujets dans un coma induit par des psychotropes pendant plusieurs mois - jusqu'à 3 mois dans un cas) tout en jouant des enregistrements de simples bruits ou de phrases répétitives. Ses expériences étaient typiquement faites sur des patients ayant été admis dans l'institut pour des troubles d'anxiété ou de dépression. Beaucoup de ces patients ont conservé des séquelles[10]. Les patients se voyaient administrer de bonne heure des injections intraveineuses de Thorazine, Phénergan, Séconal et autres barbituriques. Puis ils se voyaient administrer des électrochocs de plus de 150 volts. Cette procédure durait de 15 à 65 jours. Ils étaient ensuite traités à la Methédrine (un type d'amphétamine) et au LSD, injectés également en doses massives. Ils étaient également conduits dans des chambres d'isolation sensorielle où ils se voyaient exposer 24 heures sur 24 à un même message préenregistré pendant deux semaines[1].

C'est à cette époque que Cameron devint célèbre après avoir été le premier président de l'association mondiale de psychiatrie et le président des associations de psychiatrie canadienne et américaine. Moins d'une décennie auparavant, il avait été membre du tribunal médical de Nuremberg qui avait jugé les expériences sur des cobayes humains par l'Allemagne nazie.

Témoignages[modifier | modifier le code]

Malgré le fait que l'opinion générale mise en avant par les médias est qu'il n'y a pas de preuves que la CIA (ou qui que ce soit) ait réussi à contrôler les actes d'une personne à travers les techniques de contrôle mental testées dans le projet MK-ULTRA, plusieurs livres de victimes ayant survécu à ces expériences et ayant retrouvé la mémoire — tels que Thanks for the Memories de Brice Taylor ou Trance Formation of America de Cathy O'Brien — tendent à prouver le contraire. Le se tint l'ouverture de la 95e audition du Congrès américain sur les rapports d'abus concernant les recherches sur le contrôle mental de la CIA appelées MK-ULTRA. Le , une victime de haut niveau de MK-Ultra, libérée de l'emprise mentale de la CIA, poursuivit le gouvernement durant 7 longues années. Les poursuites judiciaires et les preuves accablantes pour le gouvernement américain, firent arrêter le procès pour raisons de « sécurité nationale ».[réf. nécessaire]

Témoignages de victimes enregistrés par la Commission consultative présidentielle le 15 mars 1995 :

Christine DeNicola a été victime du docteur L. Wilson Green de 1966 à 1976 à Tucson, Arizona, ainsi qu’à l’Université de Kansas City à l’âge de 4 ans. Les rapports du docteur Green étaient destinés à la CIA et à l’armée. Elle a subi des injections de drogues, des électrochocs, des radiations dans le but de fragmenter sa personnalité et ainsi obtenir un contrôle mental sur elle.

Claudia Mullen a été victime du docteur L. Wilson Green de 1957 à 1984 à partir de l’âge de 7 ans. Elle met en cause le docteur Sydney Gotlieb et le docteur James Hamilton. En 1958 elle est testée par des médecins de la Human Ecology Society : les docteur John Gittinger, Cameron (électrochocs) et Green (rayons X). A l'âge de 9 ans, elle est envoyée en 1959 dans le camp de Deep Creek Cabin dans le Maryland, où on lui apprend à assouvir les désirs sexuels des hommes et les forcer à parler d’eux-mêmes : sont présents Richard Helms, directeur adjoint de la CIA, le docteur Gotlieb, le capitaine Georges White et Morris Allan. Elle met en cause l’Office of Research Development dirigé par les docteur Green, Steven Aldrich, Martin Orne et Morris Allan[11].[réf. insuffisante]

Budget[modifier | modifier le code]

Un arrangement secret réservait au projet un pourcentage du budget de la CIA. Le directeur du projet MK-ULTRA reçut 6 % du budget de l'agence en 1953, en dehors de tout contrôle budgétaire[12]. De 1953 à 1963, le projet et ses satellites dépensèrent 25 millions de dollars [13].

Révélation[modifier | modifier le code]

En décembre 1974, le New York Times révéla que la CIA avait conduit des activités illégales sur le territoire américain, dont des expériences sur des citoyens américains dans les années 1960. Ce rapport entraina la formation d'une commission d'enquête du congrès américain (la commission Church), et d'une commission d'enquête présidentielle (la commission Rockefeller) pour enquêter sur les activités de la CIA et du FBI qui avaient eu lieu sur le territoire américain. Ces commissions ont aussi enquêté sur les activités des agences de renseignement militaires.

Durant l'été 1975, des audiences du congrès et de la commission Rockefeller révèlent officiellement au public que la CIA et le département de la Défense avaient conduit des expériences sur des sujets humains, avec ou sans leur consentement, dans le cadre d'un programme visant à influencer des sujets humains par l'utilisation de substances psychotropes, ainsi que par d'autres moyens (psychologique, chimique, physique, électrique). La commission révéla aussi qu'au moins un sujet était mort suite à ces expériences.

Frank Olson, un biochimiste de l'armée et un chercheur dans le domaine des armes biologiques, avait reçu du LSD et se serait suicidé par défenestration une semaine plus tard, au cours d'une crise de paranoïa aigüe. Le médecin de la CIA qui était censé surveiller Olson s'était apparemment endormi à l'instant où Olson passa à travers la fenêtre fermée aux rideaux tirés. Les circonstances exactes de sa mort demeurent pour le moins controversées. En 1975, Dick Cheney et Donald Rumsfeld ont organisé une rencontre entre la famille d'Olson et le président Gerald Ford, qui a présenté des excuses officielles à la famille ainsi qu'une compensation financière.

Le fils de Frank Olson conteste cette version et prétend que son père a été supprimé en raison de ses connaissances sur les techniques d'interrogation (parfois mortelles) utilisées par la CIA sur des prisonniers du bloc de l'Est en Europe. En 1994, le corps d'Olson a été exhumé et les traces sur sa boîte crânienne suggèrent qu'il a reçu un coup avant la chute qui l'aurait tué.

L'enquête interne de la CIA a conclu que le Dr Gottlieb avait conduit ses expériences avec l'assentiment de Frank Olson, bien que ni Olson ni les autres personnes qui aient pris part à ces expériences n'avaient été informées de la nature exacte des substances avant leur ingestion. Cette enquête suggère que le Dr Gottlieb aurait dû être réprimandé car il n'avait pas pris en compte les tendances suicidaires de Frank Olson, bien que ces tendances aient été déjà diagnostiquées. Des rapports successifs montrent qu'une autre personne, Harold Blauer, un joueur de tennis professionnel est mort en raison d'expériences réalisées avec de la mescaline.

Théories du complot[modifier | modifier le code]

Il existe aussi des théories du complot prétendant que le projet MK-ULTRA et l'assassinat de Robert F. Kennedy seraient liés. Certains mettent en avant le fait que l'assassin, Sirhan Bishara Sihran, était contrôlé mentalement, mais en général ces théories n'ont pas été retenues en raison d'un manque de preuves concrètes. Cependant, ces idées sont de plus en plus répandues[réf. nécessaire], surtout depuis le témoignage de Sirhan Bishara Sirhan, via son avocat Lawrence Teeter, divulgué le dans une interview[14].

Donald D. DeFreeze de l'Armée de libération symbionaise aurait pu être une victime de ce programme, expliquant ses crimes[1].

Une autre théorie impliquerait que Bill Clinton ait été sous manipulation mentale et ainsi contrôlé à de multiples reprises, de même que Barbara Bush[réf. nécessaire].

Ce projet est également évoqué par des partisans de la théorie du complot au sujet de la fusillade d'Aurora[15][réf. insuffisante].

Dans la culture[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Complots et Dossiers Secrets, no 1, décembre 2008, La CIA et le contrôle de l'esprit : Le programme MK-ULTRA, par Pierre Sumac, p. 38 à 45.
  2. (en) Book I: Foreign and Military Intelligence, United States Senate Select Committee to Study Governmental Operations with Respect to Intelligence Activities,‎ 1976, 659 p. (lire en ligne), p. 390
  3. « Senate MKULTRA Hearing: Appendix C--Documents Referring to Subprojects, [page 167, in PDF document page numbering. »], Senate Select Committee on Intelligence and Committee on Human Resources,‎ August 3, 1977 (consulté le 22 August 2007)
  4. (en) Tim Weiner, « Sidney Gottlieb, 80, Dies; Took LSD to C.I.A. », sur nytimes.com,‎ 10 mars 1999 (consulté le 1er Septembre 2012)
  5. Les expériences secrètes de la CIA, doccumentaire de Tria Thalman pour la National Geographic Television.
  6. [1]
  7. « http://www.nemasys.com/rahome/library/programming/mkultra.shtml » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 2013-04-08
  8. Vidéo de l’Audition du 15 mars 1995 par la Commission consultative Présidentielle (anglais sous-titrée en français) : http://www.dailymotion.com/video/xmvqz4_audience-cia-mk-ultra-integral-1995_news
  9. (en) Alfred W. McCoy, A Question of Torture : CIA Interrogation, From the Cold War to the War on Terror, New-York, Holt paperbacks,‎ 2006, 1e éd., 310 p. (ISBN 0-8050-8248-4), p. 42-43
  10. (en) Diane Turbide, « Dr. Cameron’s Casualties »,‎ 1997-04-21 (consulté le 1er septembre 2012)
  11. Vidéo de l’Audition du 15 mars 1995 par la Commission consultative Présidentielle (vidéo en anglais sous-titrée en français)http://www.dailymotion.com/video/xmvqz4_audience-cia-mk-ultra-integral-1995_news
  12. [2]
  13. (en) Alfred W. McCoy, A Question of Torture : CIA Interrogation, From the Cold War to the War on Terror, New-York, Holt paperbacks,‎ 2006, 1e éd., 310 p. (ISBN 0-8050-8248-4), p. 29
  14. (en)Interview with Sirhan's attorney Lawrence Teeter on KPFA 94.1/Guns & Butter show
  15. (en) Dave Hodge, « We Won’t Get Fooled Again (Part 1) »
  16. Martin Michaud, Je me souviens : une enquête de Victor Lessard, Éditions Goélette, St-Bruno-de-Montarville, Québec, 2012 (OCLC 810525407)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Acid: The Secret History of LSD, par David Black, London: Vision, 1998, ISBN 1901250113.
  • Acid Dreams: The Complete Social History of LSD: The CIA, the Sixties, and Beyond par Martin Lee et Bruce Shlain, New York: Grove Press, 1985, ISBN 0802130623
  • The Agency: The Rise and Decline of the CIA, par John Ranelagh, p208-210.
  • In the Sleep Room: The Story of CIA Brainwashing Experiments in Canada, par Anne Collins, Lester & Orpen Dennys (Toronto), 1988.
  • Journey into Madness: The True Story of Secret CIA Mind Control and Medical Abuse, par Gordon Thomas, NY: Bantam, 1989, ISBN 0553284134
  • Operation Mind Control: Our Secret Governments's War Against Its Own People, par W H Bowart, New York: Dell, 1978, ISBN 0440167558
  • The Search for the Manchurian Candidate, par John Marks, W.W. Norton & Company Ltd, 1999, ISBN 0393307948
  • Storming Heaven: LSD and The American Dream, par Jay Stevens, New York: Grove Press, 1987, ISBN 0802135870
  • Les armes secrètes de la CIA, par Gordon Thomas, éditions Nouveau Monde, 2006, ISBN 9782757802861
  • Yvonnick Denoël, Le livre noir de la CIA, Nouveau monde éditions, 2007, ISBN 2290017159