Jacqueline Kennedy-Onassis

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Jacqueline Kennedy-Onassis
Jacqueline Kennedy en 1961
Jacqueline Kennedy en 1961
37e Première dame des États-Unis
 – 
(&&&&&&&&&&&010362 ans, 10 mois et 2 jours)
Prédécesseur Mamie Eisenhower
Successeur Lady Bird Johnson
Biographie
Nom de naissance Jacqueline Lee Bouvier
Date de naissance
Lieu de naissance Drapeau des États-Unis Southampton, New York
Date de décès (à 64 ans)
Lieu de décès Drapeau des États-Unis New York, New York
Conjoint John F. Kennedy
Enfants Arabella Kennedy
(1956)
Caroline Bouvier Kennedy (née en 1957)
John Fitzgerald Kennedy, Jr. (1960–1999)
Patrick Bouvier Kennedy (1963)
Université Université George Washington
Profession Journaliste
Éditrice

Jacqueline Lee Bouvier épouse Kennedy, puis Onassis, née le à Southampton (New York) et morte le à New York, est une personnalité américaine.

En sa qualité d'épouse du 35e président des États-Unis, John Fitzgerald Kennedy, elle est la Première dame des États-Unis du au . De par son élégance, sa simplicité et sa beauté, elle devient l'une des Premières dames les plus populaires et les plus photographiées.

En , Jacqueline Bouvier Kennedy épouse l'armateur et milliardaire grec Aristote Onassis, ce qui lui vaudra le surnom de « Jackie O. ».

Durant les dernières années de sa vie, elle vit à New York aux côtés de Maurice Tempelsman (en) puis meurt en des suites d'un cancer.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance et origine[modifier | modifier le code]

Née Jacqueline Lee Bouvier le à Southampton[1], Long Island, dans l'État de New York, elle est la fille aînée de John Vernou Bouvier III, un riche agent de change de Wall Street, et de son épouse Janet Norton Lee. Elle a une sœur cadette, Caroline Lee Bouvier, née le 3 mars 1933, qui sera connue plus tard sous le nom de Lee Radziwill. Quelques mois après sa naissance, la crise de 1929 fait perdre aux Bouvier une bonne partie de leur fortune[2].

Jacqueline Bouvier est essentiellement d'origine irlandaise et anglaise, ses origines françaises paternelles étant assez distantes. Son dernier ancêtre français est Michel Bouvier[3] (1792-1874), un ébéniste originaire de Pont-Saint-Esprit, qui s'installa à Philadelphie en 1815 après avoir servi dans l’armée de Napoléon Ier. La famille Bouvier voulant rehausser son origine fit croire qu'il était de noble naissance.

Favorisée dès la naissance par la fortune, elle passe ses premières années à New York et à East Hampton, Long Island, au domaine familial de la famille Bouvier, appelé « Lasata », où elle devient dès son très jeune âge une cavalière accomplie, un sport qui demeurera une passion toute sa vie. Enfant, elle aime aussi le dessin, la littérature et la poésie. Cette enfance idyllique se termine lorsque ses parents se séparent. Les nombreuses aventures de John Bouvier ainsi que son alcoolisme[2] conduisent sa femme à se séparer de lui en 1936. Bien qu’ils se réconcilient pour une brève période de quelques mois au cours de l’année suivante, le mariage sera définitivement dissous en juin 1940[2].

Alors que son père ne se remarie pas, sa mère épouse le richissime Hugh D. Auchincloss, en 1942, avec qui elle a deux enfants, Janet et James Auchincloss. Jacqueline et sa sœur Lee s'installent alors avec la nouvelle famille de leur mère, partageant leur temps entre les deux vastes domaines de leur beau-père, « Merrywood » en Virginie, et « Hammersmith Farm » au Rhode Island, tout en restant près de leur père qui vit à New York.

Éducation et début dans la société[modifier | modifier le code]

Lasata était une résidence secondaire à East Hampton qui appartenait à la famille Bouvier et où Jacqueline Bouvier passait les étés de son enfance.

Tandis que leur père John Bouvier est un catholique romain, leur mère Janet Lee est membre de l’Église épiscopalienne. Bien que John et Janet Bouvier aient décidé par leur contrat de mariage que leurs enfants recevraient une éducation catholique[1], Jacqueline et Lee Bouvier fréquentent de temps en temps des messes épiscopaliennes.

Jacqueline Bouvier fréquente des écoles huppées, telles Chapin (en) à New York, de 1935 à 1942, puis Holton Arms à Washington jusqu’en 1944. C’est une élève d’un bon niveau dans toutes les matières et dont on apprécie surtout les qualités littéraires et sportives[2].

En 1947, après avoir obtenu son diplôme d'études secondaires de la Miss Porter's School, une institution de Farmington dans le Connecticut, elle est nommée « débutante de l'année ».

Elle poursuit alors ses études au Collège Vassar[4], institution renommée de Poughkeepsie. En 1949, inscrite à un programme d'études du Smith College, elle part étudier en France, où elle suit d'abord un cours intensif de français à l'Université de Grenoble, avant de poursuivre ses études à la Sorbonne à Paris. Elle y approfondit davantage sa passion pour la culture française (littérature, histoire, etc.).

« J’ai aimé cette année-là plus que n’importe laquelle de ma vie. Le fait d’être loin des miens m’a donné la chance de me contempler d’un regard cynique. J’ai appris à ne pas avoir honte d’une sincère passion pour les études. Auparavant, j’avais toujours essayé de la cacher, mais quand je suis retournée aux États-Unis, je fus heureuse de pouvoir continuer mes études auprès de ma famille. J’avais changé cependant, car j’avais découvert une passion pour l’Europe dont je doute qu’elle me quitte jamais. »

— Citation de Jacqueline Bouvier concernant son séjour à Paris[4].

À son retour de France en 1950, Jacqueline Bouvier ne poursuit pas ses études à Vassar, mais à l’Université George Washington afin de ne pas être trop éloignée de ses proches. En 1951, elle y obtient un diplôme en littérature française[4]. Outre la littérature, elle se passionne pour les arts et les langues et en quittant l’université, elle parle couramment l’anglais, le français, l’espagnol et l’italien, ce qui s’avérera très utile quand elle aidera son mari John Fitzgerald Kennedy au cours de ses campagnes électorales[1].

Depuis qu’elle est jeune fille, elle écrit des essais parfois publiés dans les journaux locaux. À la fin de ses études, elle s'inscrit à un concours littéraire organisé par le magazine Vogue. Pour ce dernier, elle doit écrire un essai sur le thème « Les gens que j’aurais voulu connaître », et elle choisit l'écrivain Oscar Wilde, le poète Charles Baudelaire et l’imprésario Serge de Diaghilev. Elle gagne le concours haut la main, devançant quelque 1 300 concurrentes. Le succès dans cette compétition lui donne la possibilité de séjourner un an à New York et à Paris afin d’y travailler comme éditrice junior. Mais Jacqueline Bouvier refuse le prix, à la suite des pressions de sa mère, qui craint qu'elle ne reste à Paris pour toujours[1]. En guise de consolation, Janet Auchincloss offre à ses filles un voyage en Europe, que les jeunes femmes évoqueront dans un journal illustré, qui sera publié en 1974, sous le nom de One Special Summer.

Avec l'aide de son beau-père, Jacqueline Bouvier se trouve un travail de « photographe enquêteur » pour le journal Washington Times-Herald en 1952. Son emploi consiste à parcourir Washington pour demander aux gens leur opinion sur certains sujets très polémiques, comme l’Union Soviétique ou la guerre de Corée, tout en les photographiant. Cela lui permet de rencontrer de nombreuses personnalités politiques importantes comme le vice-président Richard Nixon. Ses piges sont alors de 42,50 $ hebdomadaires[1].

En 1952, Jacqueline Bouvier se fiance à un jeune agent de change du nom de John Husted Jr (1926-1999), diplômé de l’université Yale[2]. Les fiançailles sont rompues trois mois plus tard, sous la pression de Janet Auchincloss, comme certains le prétendent, alors que les fiancés admettent plus tard qu'ils n'ont pas pris la chose au sérieux[5].

Le mariage avec John F. Kennedy[modifier | modifier le code]

Jacqueline Bouvier Kennedy lors de son premier mariage le .

Jacqueline Bouvier commence à fréquenter John Fitzgerald Kennedy, une étoile montante du Parti démocrate, de douze ans son aîné, après l'avoir rencontré en mai 1952, au cours d'un dîner organisé par un ami commun, le journaliste Charles Bartlett. Après l'élection de Kennedy comme sénateur en novembre, leur relation devient plus sérieuse et mène à une demande en mariage. Leurs fiançailles sont officiellement annoncées le 25 juin 1953[6].

Le mariage de Jacqueline Bouvier et John Kennedy a lieu le à Newport, dans l'État de Rhode Island[1]. La cérémonie est célébrée par le Cardinal Richard Cushing, ami de la famille Kennedy, et est considéré comme l'événement mondain de la saison avec quelque 800 invités à la cérémonie et 1000 à la somptueuse réception qui suit à Hammersmith Farm, domaine de Hugh D. Auchincloss, le beau-père de Jacqueline.

Après un voyage de noces passé à Acapulco et sur la côte californienne[7], le couple Kennedy s’installe à Georgetown, un quartier cossu de Washington (district de Columbia)[8].

Jacqueline et John Fitzgerald Kennedy, en compagnie de leurs enfants John Kennedy, Jr et Caroline Bouvier Kennedy en août 1962.

En tant qu’épouse de sénateur, Jacqueline Bouvier Kennedy se met à suivre des cours d’histoire américaine et de sciences politiques à l’université de Georgetown en 1954[9],[2]. Très vite, elle fait concurrence à son époux par ses connaissances précises sur l’histoire américaine. Cependant, John Kennedy, qui a longtemps souffert de plusieurs blessures datant de la Seconde Guerre mondiale, est contraint de se faire opérer. Pendant son rétablissement, sa femme l’encourage à écrire un livre intitulé Profiles in Courage, qui gagnera le prix Pulitzer en 1957[10].

Les relations de Jacqueline Kennedy avec la famille Kennedy n’ont pas toujours été faciles. Elle hait le côté compétitif, sportif et rugueux de ce clan richissime qui a déjà donné plusieurs politiciens et diplomates de premier rang à la Nation américaine. De plus, le mariage du couple est troublé par les maladies et les infidélités de son mari, deux problèmes que le grand public ignore. On dit que les femmes du clan Kennedy la méprisaient, la surnommant « la débutante » par allusion à sa voix feutrée au timbre infantile[2]. Cependant, Jacqueline Kennedy s’entend bien avec son beau-père, Joseph Patrick Kennedy, et son beau-frère, Robert Francis Kennedy. Joseph Kennedy, en particulier, reconnaît les atouts de sa belle-fille quant aux relations publiques.

En 1955, Jacqueline fait une fausse couche[11],[12], puis donne naissance à une petite fille mort-née, le , que ses parents auraient voulu nommer Arabella[13]. Cet événement tragique conduit à une brève séparation du couple qui se réconcilie peu après. L’année suivante, la carrière de John Kennedy prend un tour nouveau : Kennedy échoue de peu à la nomination par son Parti à la candidature pour la vice-présidence des États-Unis[14].

Jacqueline et John Kennedy craignent de ne plus avoir d’enfants, mais celle-ci met au monde une petite fille, Caroline, le à New York[15]. John Kennedy est déjà élu président des États-Unis quand son fils John Fitzgerald Kennedy Jr. naît le à Washington. Le dernier enfant du couple est Patrick Bouvier Kennedy, né prématurément le 7 août 1963 et mort deux jours plus tard, des suites d'une malformation pulmonaire[4],[12].

Première dame des États-Unis[modifier | modifier le code]

Portrait officiel de Jacqueline Kennedy, réalisé par Aaron Shikler.

En janvier 1960, John Fitzgerald Kennedy annonce sa candidature à la présidence des États-Unis, une ambition qui l’oblige à travailler davantage et à voyager à travers tout le pays. Après avoir accompagné son époux un certain temps, Jacqueline Kennedy est contrainte de rester au foyer car l'épouse du candidat Kennedy est enceinte. Néanmoins, elle aidera son époux en écrivant un article hebdomadaire dans un journal et en accordant des entretiens télévisés et imprimés en plusieurs langues[1]. Finalement, Kennedy gagne l’élection générale de peu face à son concurrent Nixon le 8 novembre 1960.

Jacqueline et John F. Kennedy lors des campagnes électorales, en mars 1960.

Mamie Eisenhower, la première dame sortante, n’apprécie guère le fait d’être remplacée à la Maison-Blanche par Jacqueline Kennedy, cachant à peine sa préférence pour la seconde dame, Pat Nixon, qu'elle juge plus élégante, plus sympathique et moins réservée[16]. Elle fait cependant visiter à Jacqueline Kennedy les vastes dépendances de la Maison-Blanche[17]. Cette dernière, qui avait mis au monde son fils John junior deux semaines auparavant, est toujours affaiblie, mais Mamie Eisenhower ne lui propose pas de chaise roulante. Bien que Jacqueline Kennedy n’ait pas fait de malaise durant la visite, elle s’effondre dès son retour chez elle. Plus tard, Mamie Eisenhower justifiera son comportement en déclarant que Jacqueline Kennedy ne lui avait pas demandé qu’elle lui offre une chaise roulante.

John Fitzgerald Kennedy prête serment en tant que trente-cinquième président des États-Unis le . Le somptueux gala qui marque le début de son mandat est organisé par Frank Sinatra et Peter Lawford. De nombreuses célébrités, entre autres Mahalia Jackson, Laurence Olivier, Jimmy Durante, Harry Belafonte et Bette Davis s’y produisent. Jacqueline Kennedy est désormais connue sous le surnom de Jackie, tandis que son époux, le président, est appelé John. Alors âgée de 31 ans, elle fait partie des plus jeunes premières dames de l’histoire des États-Unis[18]. Bien qu’elle ait fait de grands efforts pour soutenir son époux durant ses campagnes électorales, elle ne s’immisce pas dans la politique pendant qu’il gouverne.

Les travaux à la Maison-Blanche et son embellissement[modifier | modifier le code]

Vue intérieure de la Blue Room lors du mandat de John F. Kennedy.

En effet, Jacqueline Kennedy, première dame des États-Unis, se consacre à d’autres tâches. Elle n’est pas satisfaite de l’état dans lequel Mamie Eisenhower lui a laissé la Maison-Blanche, de même qu’elle n’avait pas aimé l’aménagement intérieur de ce bâtiment quand elle l’avait visité pour la première fois en 1941, trouvant qu’il y manquait un certain charme historique[17]. Jacqueline Kennedy se donne alors comme priorité l’embellissement de la résidence présidentielle en souhaitant que la culture y fleurisse[19]. Par conséquent, la restauration de la Maison-Blanche devient le premier grand projet qu’elle réalise. À cette fin, elle annonce la formation d’un comité des beaux-arts le 23 février 1961[6].

Charles Collingwood de CBS et Jacqueline Kennedy lors d'une émission télévisée, le 14 février 1962.

Jacqueline Kennedy entreprend ses premiers efforts de restauration dès le premier jour du mandat de son mari. Avec l’aide d’une décoratrice professionnelle, elle fait ajouter une cuisine et des chambres d’enfants à un étage privé. Elle ira plus loin en lançant des souscriptions, en suspendant transitoirement les visites et en réorganisant de façon temporaire la vie à la Maison-Blanche afin d’y peaufiner des travaux de restauration. Au départ, ses tentatives sont controversées compte tenu des énormes sommes d’argent nécessaires pour effectuer les changements. Mais Jacqueline Kennedy publie un guide de la Maison-Blanche, dont la vente engendre des recettes qui finiront par compenser les dépenses. Outre l’aménagement intérieur, Jacqueline Kennedy s’occupe des jardins qui entourent la Maison-Blanche, notamment de la roseraie et du jardin de l’est.

Ces aménagements sont profondément influencés par sa passion pour la culture française qu’elle avait découverte lors de son séjour en France, pays d’où vient également une partie de ses ancêtres. Ce lien devient d’autant plus visible lorsqu’elle continue à exercer son influence sur l’intérieur et l’aménagement de la Maison-Blanche : elle choisit des menus issus de la cuisine française en organisant des visites officielles et emploie des décorateurs ainsi qu’un cuisinier d’origine française.

Le 14 février 1962, elle va même jusqu’à faire participer le peuple américain à une visite virtuelle des appartements rénovés lors d’une émission spéciale télévisée par CBS qui battra des records d’audience[6]. La National Academy of Television Arts and Sciences attribuera à Jacqueline Kennedy un Emmy Award spécial[20]. Le 21 septembre 1961, le congrès vote une loi qui fait de la Maison-Blanche un monument national[6].

Les apparitions officielles[modifier | modifier le code]

Le président John F. Kennedy et Jackie Kennedy en visite officielle à La Morita, Barinas, (Venezuela), décembre 1961)

Être photographiée ou donner des interviews ne la dérange pas, mais Jacqueline Kennedy craint que ses enfants ne souffrent de l’attention que leur prêtent les médias, de sorte qu’elle n’autorise que très peu de photos de sa famille. Son mari, qui pense différemment, se laisse quant à lui photographier librement avec ses enfants. En outre, Jacqueline Kennedy a déclaré qu’elle serait d’abord mère et épouse et ensuite seulement première dame. Pour elle, les relations familiales sont prédominantes : « Si vous ne réussissez pas à élever correctement vos enfants, je ne pense pas que quoi que vous fassiez correctement ait encore de l’importance. »[21]

Pendant les années où elle a été première dame, Jacqueline Kennedy a été admirée pour son élégance et sa toilette, de sorte que beaucoup de femmes tentent de copier le style de sa garde-robe et de ses coiffures. Conseillée parfois par Diana Vreeland, elle a tendance à porter les créations de couturiers français tels que Chanel, Givenchy ou Christian Dior. Par la suite néanmoins, elle accroît la célébrité de couturiers américains comme Lilly Pulitzer ou Oleg Cassini en se vêtant de leurs créations. Encore aujourd'hui, Jacqueline Kennedy est réputée pour son style et elle reste considérée comme l’une des plus élégantes premières dames américaines.

Le couple présidentiel américain lors de la visite du président tunisien Habib Bourguiba aux États-Unis, .

Quelques-unes des apparitions officielles de Jacqueline Kennedy sont devenues légendaires. Une de ses premières est la visite du président tunisien Habib Bourguiba et de sa femme Moufida aux États-Unis, début mai 1961. Quelques semaines plus tard, à l’arrivée du couple présidentiel à Paris le 31 mai 1961, John F. Kennedy déclare : « Je suis l’homme qui a accompagné Jackie Kennedy - et j’ai adoré. »[6]. Celle-ci a déjà impressionné les Français par son excellente maîtrise de leur langue. Lors de cette visite de trois jours, Jacqueline Kennedy fait la connaissance de Charles de Gaulle et lui dévoile qu’elle est d’origine française, ce à quoi de Gaulle répond qu’il l’est aussi[22]. En rédigeant un article sur la visite du couple présidentiel en France, le journaliste du Time Magazine note : « Il y avait également son compagnon qui venait avec elle. » Quelques jours plus tard, le 3 juin 1961, Jacqueline Kennedy rencontre à Vienne Nikita Khrouchtchev, le principal dirigeant de l’URSS. Elle s’entretient aimablement avec le dirigeant soviétique, alors que la rencontre entre Khrouchtchev et Kennedy s’était déroulée moins cordialement. Lors des face-à-face avec de Gaulle et Khrouchtchev, Jacqueline Kennedy a démontré sa sociabilité. Le lendemain, le couple présidentiel débarque à Londres afin de dîner avec la reine Elizabeth II à Buckingham Palace[6].

Jacqueline Kennedy entretient de bonnes relations avec des artistes renommés. Au cours d’un dîner arrangé pour le gouverneur portoricain Luis Muñoz Marin, le violoncelliste espagnol Pablo Casals se produit à la Maison-Blanche le . Un mois plus tard, le , le couple présidentiel débarque pour une série de de visites officielles à Porto Rico, au Venezuela et en Colombie. Finalement, les efforts qu’a faits Jacqueline Kennedy pour faire fleurir la culture au sein de la Maison-Blanche culminent dans une réunion de quarante-neuf prix Nobel qu’elle reçoit le 29 avril 1962[6]. Au cours de sa visite en France, elle avait fait la connaissance d’André Malraux, le ministre de la culture français de l’époque, qui prêtera la Joconde pour que cette dernière soit exposée à Washington le 8 janvier 1963. D’autre part, Jacqueline Kennedy collabore avec Andy Warhol, qui crée d’elle des peintures dans le même style que celles qu’il a faites de Marilyn Monroe ou d’Elizabeth Taylor.

Jacqueline Kennedy et Muhammad Ayub Khan lors de sa visite au Pakistan en mars 1962.

Sur les conseils de John Kenneth Galbraith, ambassadeur des États-Unis en Inde, Jacqueline Kennedy se rend en Inde et au Pakistan en compagnie de sa sœur Lee Radziwill, le . Leur séjour, qui dure jusqu’au , sera largement documenté par les médias ainsi que dans les mémoires de Galbraith. Avant d’arriver à destination, elle s’arrête à Rome afin d’y être reçue par le Pape Jean XXIII, qui lui accorde une audience particulière le 11 mars 1962. À Lahore, le président pakistanais Muhammad Ayub Khan offre à Jacqueline Kennedy un pur-sang arabe nommé Sardar[23]. Au cours du même voyage, elle fait la connaissance de l’impératrice iranienne Farah Pahlavi. Dans ses mémoires, celle-ci se rappellera une visite officielle aux États-Unis au cours de laquelle les Kennedy l’avaient accueillie chaleureusement. Le point culminant du séjour en Inde est la visite au Taj Mahal et celle aux jardins de Shalimar, endroits que Jacqueline Kennedy trouve merveilleux. Le film Le voyage en Asie de Jacqueline Kennedy[24] sort mondialement en salle le 30 novembre 1962[6].

En apprenant que Marilyn Monroe, célèbre actrice et chanteuse réputée pour son attirance sexuelle, chanterait pour le président Kennedy le jour de son 45e anniversaire le , Jacqueline Kennedy décide de ne pas y assister. C’est sa belle-mère, Rose Fitzgerald Kennedy, qui siège aux côtés de son fils pendant que Marilyn Monroe chante Happy Birthday to you, Mr President[25] ; cette scène restera mythique et aurait révélé la passion que Monroe ressent pour le président[2].

La présentation de la Joconde à Washington le .

En décembre 1962, à la suite de la crise de Cuba, Jacqueline Kennedy s’entretient en espagnol, à Miami, avec une brigade de combattants cubains. Pendant la crise qui a duré du 16 octobre au 28 octobre 1962, elle est restée aux côtés de son mari qui l’a tenue au courant de ses décisions.

Le 24 juin 1963, le président Kennedy se rend à Berlin afin d’y prononcer deux jours plus tard la célèbre phrase : « Ich bin ein Berliner. » Ainsi, il exprime ses sentiments pour les Berlinois qui connaissent la construction du mur. Cependant, sa femme Jacqueline Kennedy est restée à Washington DC : après être tombée enceinte pour la quatrième fois, elle est sur le point d’accoucher, ce qui l’empêche d’effectuer de longs voyages.

D’autre part, son époux a eu une vie extra-conjugale mouvementée et il est presque avéré aujourd’hui que lui et son frère Robert Kennedy ont eu une liaison avec l’actrice Marilyn Monroe[26], celle-ci n’ayant pas été la seule aventure amoureuse du président Kennedy. Ce dernier aurait eu des liaisons avec beaucoup d’autres femmes, dont Judith Campbell. Bien que Jacqueline Kennedy n’ait jamais démontré aucun signe de jalousie, elle se méfie cependant de l’attirance qu’exerce l’actrice et future princesse monégasque Grace Kelly sur son mari. Néanmoins, cette méfiance s’est révélée injustifiée[2].

L’assassinat du président[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Assassinat de John F. Kennedy.
Jacqueline et John F. Kennedy du véhicule officiel décapoté sur la Dealey Plaza le 22 novembre 1963.

Après la naissance, puis la mort, de son fils Patrick Kennedy en août 1963, Jacqueline Kennedy reçoit par l'entremise de sa sœur Lee, une invitation du riche armateur grec Aristote Onassis, d'aller en croisière à bord de son luxueux yacht le Christina O[27]. Malgré les réserves du président et de son entourage, craignant la mauvaise publicité, elle accepte et part accompagnée de sa sœur et du mari de celle-ci, le Prince Radziwill, ainsi que de Franklin D. Roosevelt Jr. et sa femme[2].

Jacqueline Kennedy ne réapparaît en public que le [28], quand elle accompagne son mari au Texas pour des réunions dans le cadre de la campagne pour sa réélection. Le lendemain, le couple traverse la ville de Dallas assis à l’arrière d’une voiture officielle décapotée lorsque trois coups de feu éclatent, la deuxième atteint le président à la tête. Terrifiée, Jacqueline Kennedy s'élance sur la partie arrière du véhicule, au même moment un agent de sécurité, Clinton J. Hill, arrive à son secours, et la contraint à reprendre sa place, puis la limousine accélère soudainement pour emmener le président à l’hôpital le plus proche, le Parkland Memorial Hospital, où en dépit d'efforts de réanimation, le président est déclaré mort.

Lyndon B. Johnson et Jacqueline Kennedy (à droite) à bord de Air Force One.

Quelques heures plus tard, à bord de l'avion présidentiel « Air Force One » qui les ramènent à Washington, Lyndon Baines Johnson[28] prête serment[29] comme 36e président des États-Unis, à ses côtés se tiennent son épouse Lady Bird et Jacqueline Kennedy, qui porte toujours son tailleur rose Chanel éclaboussé par le sang de son époux, en dépit de la suggestion de changer de vêtement, justifiant son attitude par son désir de montrer aux gens ce qu’on avait fait à son mari. En outre, elle refuse de quitter sa dépouille et exige que deux prêtres catholiques l’assistent.

L’enterrement de John Fitzgerald Kennedy le 25 novembre 1963

Lors de l’enterrement du président Kennedy qui a lieu le 25 novembre 1963, date du troisième anniversaire de son fils John junior, Jacqueline Kennedy et ses deux enfants montent et descendent les premiers les marches vers l’entrée de la cathédrale. Pendant la cérémonie à l’intérieur, elle ne montre son émotion que lors de l’Ave Maria! de Franz Schubert. Le public la saluera pour sa tenue considérée comme droite et valeureuse. À un moment de la cérémonie, John Fitzgerald Kennedy Jr, alors âgé de trois ans, fait le salut militaire, geste qui restera célèbre, puis Jacqueline Kennedy allume la flamme du souvenir au cimetière national d'Arlington[28].

Le 29 novembre 1963, à savoir une semaine après le meurtre, Jacqueline Kennedy est interviewée par un journaliste du magazine Life. Au cours de l’interview, elle compare les années qu’elle a passées avec son mari au sein de la Maison-Blanche au château Camelot, résidence légendaire du roi Arthur. C’est à cause de cette citation devenue célèbre que l’on perçoit les Kennedy comme « le roi et la reine de Camelot ». Toutefois, elle ne donnera jamais son opinion sur la responsabilité de Lee Harvey Oswald, meurtrier présumé de John F. Kennedy. Ayant deux semaines pour préparer son déménagement, Jacqueline Kennedy achète un appartement sur la Cinquième avenue, à New York, pour y vivre avec ses deux enfants à partir de l’année 1964. Pour cela, elle vend la maison qu’elle avait construite à Akota en Virginie et où elle avait projeté de se retirer avec son mari.

Sa vie après l’assassinat de John Fitzgerald Kennedy[modifier | modifier le code]

Dans les années qui suivent l’assassinat de son mari, Jacqueline Kennedy ne se montre que rarement en public. Elle apparaît cependant à Washington pour honorer l’agent qui avait grimpé à bord du véhicule officiel pour la protéger lors de l’attentat ainsi qu’à l’occasion de l’inauguration de divers mémoriaux dédiés à John F. Kennedy. Jacqueline Kennedy et la reine Elizabeth II lui dédient ainsi le mémorial officiel du Royaume-Uni, situé à Runnymede, en mai 1965. L’inauguration de ce mémorial a lieu sur le pré sur lequel le roi Jean Sans Terre avait jadis signé la Grande Charte en 1215. Deux ans plus tard, en 1967, Jacqueline Kennedy assiste à Newport News, en Virginie, à l’inauguration d’un mémorial, à Hyannis dans le Massachusetts ainsi qu’au baptême du porte-avions USS John F. Kennedy, qui sera désarmé le 23 mars 2007.

Le concierge qui a noté beaucoup d'allées et venues de Bob Kennedy chez Jacqueline a donné lieu à un débat historiographique sur une possible liaison entre eux-deux[30].

Le mariage avec Aristote Onassis[modifier | modifier le code]

Aristote Onassis, le second époux de Jacqueline Bouvier Kennedy.

Le , Jacqueline Kennedy épouse l’armateur et milliardaire grec Aristote Onassis sur l’île de Skorpios, propriété des Onassis, dans la mer Ionienne[31]. À la suite de la cérémonie nuptiale, Jacqueline Onassis perd son droit à la protection du Secret Service, normalement réservé aux veuves des présidents américains. Quoique son second époux soit orthodoxe, Jacqueline Onassis demeure catholique romaine[1]. Néanmoins, elle fait des efforts pour apprendre le grec et exige que ses enfants l’apprennent également[2]. Depuis qu’Aristote Onassis et Jacqueline Kennedy se sont rencontrés en 1963, ils sont restés en contact. Cependant, Onassis avait en même temps fait la connaissance de Lee Radziwill, avec qui il finira par avoir une brève liaison amoureuse[2].

Quatre mois avant le mariage, son beau-frère Robert Kennedy ayant été assassiné à Los Angeles, Jacqueline Onassis redoute que les Kennedy ne soient poursuivis par des terroristes. Elle utilise son nouveau mariage comme une belle occasion pour quitter les États-Unis avec ses enfants[27]. Il s’agit aussi d’un deuxième mariage pour Aristote Onassis, qui est divorcé et a, lui aussi, deux enfants, Alexandre et Christina Onassis. Pour se marier, il avait interrompu sa liaison avec la cantatrice Maria Callas[32], qui avait d’ailleurs conduit au divorce de sa première épouse Athina Livanos en 1960[33],[34]. Ayant espéré qu’Aristote Onassis l’épouserait un jour, Maria Callas se sent alors trahie et en souffre beaucoup.

Le mariage n’est pas vraiment accepté par les médias, qui finiront par la surnommer Jackie O. Alors qu’Onassis a une bonne relation avec les enfants de Jacqueline Kennedy, cette dernière ne s’entend pas avec ses beaux-enfants à elle. D’ailleurs, Jacqueline Onassis et son mari se voient rarement, car elle vit alternativement en Grèce et en France. La relation est définitivement interrompue par la mort d’Alexandre Onassis dans une catastrophe aérienne, en 1973, alors que ce dernier n’avait que 24 ans[27]. Aristote Onassis est sur le point de demander le divorce[35] quand il meurt le 15 mars 1975 en France des suites d’une myasthénie. Au moment de son décès, les relations entre sa femme et lui ont gravement empiré. Jacqueline Onassis se trouve à New York le jour de la mort de son mari, de sorte que sa belle-fille est la seule à assister à son décès[2]. La part de l’héritage qui lui reviendra avait été très réglementée par le contrat de mariage. Finalement, elle reçoit une soulte qui est estimée entre 20 et 26 millions de dollars[36],[27], au lieu des environ 125 millions qu’elle aurait pu recevoir[12]. À la suite de son deuxième mariage, Jacqueline Onassis retourne définitivement à New York, qu’elle considère comme sa ville natale[2].

Les dernières années[modifier | modifier le code]

Jacqueline Kennedy-Onassis avec le président Ronald Reagan et son épouse Nancy en 1985.

Quelques mois plus tard, l’éditeur Larry Flynt, qui a déjà subi plusieurs batailles juridiques, achète quelques photos de Jacqueline Kennedy prises à Skorpios en 1971[37], alors qu’elle est nue en plein air. Il les publie dans son magazine Hustler en août 1975[38].

Maurice Tempelsman, le dernier compagnon de Jacqueline Kennedy-Onassis.

C’est peu de temps après le décès d’Aristote Onassis que Jacqueline Onassis rencontre l’industriel juif d’origine belge Maurice Tempelsman, né le 26 août 1929 à Anvers en Belgique. Elle passera avec lui à New York les dernières années de sa vie[9]. Marié, il avait quitté sa femme pour vivre avec Jacqueline Onassis. Comme l’épouse de Maurice Tempelsman refuse le divorce, les deux partenaires vivent en concubinage[39]. La relation est d’autant plus piquante que Jacqueline Onassis tente de contrôler la vie privée de son fils John Fitzgerald Kennedy Jr dont elle désapprouve la liaison avec l’actrice Daryl Hannah et le désir de devenir acteur. Quant à sa fille Caroline Kennedy, elle épouse Edwin Arthur Schlossberg le 19 juillet 1986 et lui donne trois petits-enfants[15] : Rose Kennedy Schlossberg (née le 25 juin 1988), Tatiana Celia Schlossberg (née le 5 mai 1990) et John Bouvier Kennedy Schlossberg (né le 19 janvier 1993). Jacqueline Onassis commence sa carrière d’éditrice en 1975[6]. Après avoir travaillé pour l’éditeur Viking Press, elle se joint à Doubleday en 1978, où elle obtient un poste qui lui permet de promouvoir plusieurs livres aussi bien que leurs auteurs. Elle participe aussi à la publication d’œuvres comme l’autobiographie Moonwalk de Michael Jackson[12]. D’autre part, elle s’intéresse à l’urbanisme de New York, en tentant d’empêcher la construction de gratte-ciels et en aidant à la restauration de bâtiments publics. Elle soutient aussi la construction de la bibliothèque Kennedy à Boston, conçue par Leoh Ming Pei et inaugurée en octobre 1979[6].

Pierre tombale de Jacqueline Kennedy Onassis au Cimetière national d’Arlington en Virginie.

En janvier 1994, on lui diagnostique un lymphome non-hodgkinien, une sorte de cancer du système lymphatique. Bien que Jacqueline Kennedy soit optimiste au début, il s'avère assez rapidement qu'elle ne répond pas très bien au traitement. Jacqueline Kennedy Onassis s’éteint dans son sommeil à l'âge de 64 ans, le jeudi à 22 heures 15[12], entourée de ses proches, dans son appartement de la Cinquième Avenue. Le New York Daily News publie sa nécrologie le lendemain.

Jacqueline Onassis est enterrée le 23 mai 1994 selon le rite de l’Église catholique romaine, aux côtés de son premier époux John Fitzgerald Kennedy et de leurs enfants, Arabella et Patrick. Hillary Clinton, Lady Bird Johnson et Maurice Tempelsman assistent, entre autres, aux funérailles. Bill Clinton, président des États-Unis, prononce son éloge funèbre, déclarant ainsi : « Dieu lui a donné de grands dons mais lui a aussi imposé beaucoup de souffrances. Elle les a toutes supportées avec dignité »[40].

En 2011, Caroline Kennedy rend publiques des conversations entre sa mère et Arthur Meier Schlesinger, Jr., au cours desquelles Jacqueline Kennedy soupçonne notamment Lyndon B. Johnson d'être le commanditaire de l'assassinat de son mari[41].

Hommages et références[modifier | modifier le code]

Lieux commémoratifs[modifier | modifier le code]

Le Jacqueline Kennedy Garden à Washington, en automne.
  • À New York, le nom de Jacqueline Kennedy Onassis High School for International Careers[42] a été donné à un lycée en 1995. Cet établissement, situé entre les Sixième et Septième Avenues à 120 West 46th Street, s’appelait auparavant High School for the Performing Arts.
  • Le réservoir principal du Central Park new-yorkais a été renommé en son honneur et s’appelle aujourd'hui le Jacqueline Kennedy Onassis Reservoir[43].
  • La résidence sud-est du campus de l’Université George Washington a été renommée Jacqueline Bouvier Kennedy Onassis Hall[44].
  • Peu de temps après l’assassinat de John Fitzgerald Kennedy, Lady Bird Johnson a appelé le jardin Est de la Maison-Blanche le Jacqueline Kennedy Garden[45].

Dans l'art[modifier | modifier le code]

À la télévision[modifier | modifier le code]

  • Au fil du 87e épisode (The Chaperone) de la série Seinfeld, le personnage d'Elaine Benes (Julia Louis-Dreyfus) tente d’obtenir le poste de travail que Jacqueline Kennedy-Onassis avait jadis occupé chez l’éditeur Doubleday. Bien qu’Elaine Benes ne reçoive pas ce poste, elle en obtient un autre avec l’aide d’un ami fictif de Jacqueline Kennedy-Onassis. Celui-ci lui procure le travail à cause des parallèles frappants qui existent entre son apparence physique et celle de Jacqueline Kennedy-Onassis. À un certain moment, Elaine Benes révèle à l’ami de Jacqueline Kennedy-Onassis qu’elle avait beaucoup admiré cette dernière.
  • Au cours de l’épisode A Pretty Woman Has Venom de l’anime japonais Lupin III, ce dernier fait la connaissance de Jacqueline Kennedy-Onassis.
  • Dans la série Les Simpson, la mère de Marge Simpson s’appelle Jacqueline Bouvier, portant ainsi le nom de jeune fille de Jacqueline Kennedy-Onassis. Par ailleurs, l’épouse du maire Quimby est souvent vêtue du costume rose qu’avait porté Jacqueline Kennedy-Onassis le jour où le président Kennedy fut assassiné.
  • Dans la série télévisée Le Drew Carey Show, le personnage de Mimi Bobeck (Kathy Kinney) arrive à un moment au travail avec une énorme paire de lunettes et une écharpe qui couvre ses cheveux. Bien qu’elle se soit habillée ainsi à cause d’une allergie, son collègue Drew Carey est saisi par l’idée qu’il s’agit de Jacqueline Kennedy-Onassis et s’exclame : « C’est Jackie ! Oh mon Dieu ! »
  • Les adolescents du show Popular fréquentent une institution appelée Jacqueline Bouvier Kennedy High School.
  • Elle Woods (Reese Witherspoon), protagoniste du film La Revanche d'une blonde et réputée pour sa vie frivole, est quittée par son ami Warner Huntington III qui la considère comme trop indiscrète. Il lui explique son point de vue en déclarant : « Si je veux devenir sénateur avant de fêter mes trente ans, il me faut une partenaire convenable. Pour cela, j’ai besoin d’une Jackie, et non d’une Marilyn. »
  • Dans la mini série télévisée Les Kennedy (The Kennedys) diffusée en juillet 2011 sur France 2 (chaine de la TV publique française), Katie Holmes interprète Jackie Kennedy. Ce film raconte une partie de la vie des Kennedy.

Au cinéma et à la télévision[modifier | modifier le code]

Au théâtre[modifier | modifier le code]

  • Jackie-O, un opéra par Michael Daugherty — Houston Opera Studio à Houston, Texas, mars 1997[46]
  • Cirque Jacqueline par Andrea Reese — Triad Theater à New York, New York[47]
  • Jackie, An American Life (Jackie, une vie américaine) par Gip Hoppe — Wilber Theatre à Boston, Massachusetts[48]
  • Jackie Undressed (Jackie sans vêtements) par Andree Stolte — Eagles Dare Theater à New York, juillet 2005[49]
  • The Secret Letters of Jackie & Marilyn (Les lettres secrètes de Jackie & Marilyn) par Mark Hampton et Michael Sharp — O'Reilly Theatre à Pittsburgh, Pennsylvanie[50]
  • The First Lady (La première dame) par Herman van Veen et Lori Spee[51]

En littérature[modifier | modifier le code]

Dans le roman Galápagos de Kurt Vonnegut, ce dernier identifie, lors d’une croisière, l’un des passagers comme Jacqueline Kennedy-Onassis.

En musique[modifier | modifier le code]

Carly Simon composa pour Jacqueline Kennedy-Onassis la chanson Touched by the Sun, qui fait partie de son album Letters Never Sent, publié en 1994. Simon fut une amie de Jacqueline Kennedy-Onassis.

À part cela, plusieurs chansons du genre pop ont été dédiées à Jacqueline Kennedy.

Œuvre[modifier | modifier le code]

  • Jacqueline et Lee Bouvier, One Special Summer, B&T, publié en 1974 — récit du voyage en Europe de Jacqueline Kennedy et Lee Radziwill en 1951

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g et h (en) National First Ladies’ Library - Jacqueline Kennedy, consulté le , vaste biographie de Jacqueline Kennedy.
  2. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m et n (en) Sarah Bradford: America's Queen: The Life of Jacqueline Kennedy Onassis
  3. Bouvier est un patronyme français assez courant qui provient du métier de « gardien de bœufs ».
  4. a, b, c et d (en) JFK library Consulté le . Site web de la John F. Kennedy Library à Boston
  5. (en) Jackie - Time Consulté le , article du Time
  6. a, b, c, d, e, f, g, h, i et j (en) - « Mrs. Kennedy’s Televised Tour of the White House, Jacqueline Kennedy: The White House Years. » (consulté le )
  7. (en) The Salt Lake Tribune, par Jane Engle du Los Angeles Times. Consulté le . Revu le
  8. (en) mohonasen.org par Anne C. Consulté le . Revu le
  9. a et b (fr) Jackie - l’hiver Consulté le
  10. (en) Profiles in Courage, JFK Library Consulté le
  11. (en) Harvard University Press par Edith May, du . Consulté le
  12. a, b, c, d et e (en) Arlington Cemetery - Jacqueline Kennedy, consulté le . Site du cimetière de Jacqueline Kennedy. Revu le
  13. (en) Find a Grave - Daughter Consulté le . Du
  14. (en) John Kennedy, The White House, Biographie de John F. Kennedy sur le site de la Maison-Blanche.
  15. a et b (en) Caroline Kennedy - JFK Library Consulté le
  16. (en) Who's for Whom - Time
  17. a et b (en) JFK Library - Jacqueline Kennedy in the White House Consulté le . Site de la JFK Library, description des années 1961-63
  18. Plus jeunes que Jacqueline Kennedy comme première dame, on trouve Julia Tyler âgée de 24 ans et Frances Folsom Cleveland âgée de 21 ans, mais ces deux premières dames se sont mariées au cours du mandat de leur époux.
  19. (fr) Jackie - Madame Kennedy Consulté le . Biographies détaillées de Jacqueline Kennedy et Grace Kelly
  20. (en) Mrs. Kennedy’s Televised Tour of the White House, Jacqueline Kennedy: The White House Years. Consulté le 27 août 2007
  21. (en) America's First Ladies - Jacqueline Lee Bouvier Kennedy
  22. (en) Jackie Kennedy asked Charles de Gaulle Consulté le 2 août 2007
  23. Ce qui signifie le « meneur » en Ourdou
  24. Jacqueline Kennedy’s Asian Journey -
  25. « Joyeux anniversaire, Monsieur le Président »
  26. (en) Faculty par Susan E. Gallagher. Consulté le 26 août 2007
  27. a, b, c et d (en) Passion Gate Extrait par Joanne Brown. Consulté le
  28. a, b et c (en) JFK Library - November 22, 1963
  29. (en) Sparknotes Consulté le
  30. (en) C. David Heymann, Bobby and Jackie. A Love Story, Simon and Schuster,‎ 2009, 226 p. (lire en ligne)
  31. (en) The Times: Mrs Kennedy married in island chapel par Mario Modiano, le . Consulté le . Annonce du mariage de Jacqueline Kennedy et Aristote Onassis.
  32. (en) Born Again Redneck par Patrick Joubert Conlon. Consulté le .
  33. (en) A Billionaire's Battle par Anthee Carassava. Consulté le .
  34. (en) imdb.com – Biography for Aristotle Onassis Consulté le
  35. (en) Jacqueline Bouvier Kennedy Onassis. Consulté le .
  36. (en) Encyclopæedia Britannica Profiles: The American Presidency Consulté le 1er août 2007. Article de la Encyclopædia Britannica
  37. ref.
  38. (en) People Vs. Larry Flynt Consulté le
  39. (en) Jackie and Maurice - Loving Marriages Not Made in Heaven par Gabriel Rotello, publié dans le NY Newsday le . Consulté le
  40. (en) International Herald Tribune par Paul F. Horvitz, le . Consulté le
  41. « Des conversations inédites de Jackie Kennedy dévoilées », L'Express, 10 août 2011.
  42. (en) School Gets Onassis Name du . Consulté le
  43. (en) New York Times Report par Diane Cardwell, le . Consulté le
  44. (en) Site officiel Revu en juillet 2006. Consulté le 1er août 2007
  45. (en) The White House - History of the White House Gardens and Grounds Consulté le 1er août 2007
  46. (en) Open History: Jackie O Consulté le
  47. (en) Theater Ground, Cirque Jacqueline, du 16 août 2006 par Steve Desroches. Consulté le
  48. (en) Theater Review; Enter Smiling but Elusive, as Always par Ben Brantley, publié dans le New York Times le . Consulté le
  49. (en) Show Listing: Jackie Undressed, An Inaugural Play Consulté le
  50. (en) jackieandmarilyn.com Consulté le
  51. (en) (nl) CD lié à la comédie musicale The First Lady article par Lori Spee. Consulté le
  52. Traductions non officielles.
  53. (en) Tire me - ratm.net Consulté le

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Bertrand Meyer-Stabley, La Véritable Jackie, Pygmalion, 2002
  • Katherine Pancol, Une si belle image : Jackie Kennedy, 1929-1994, Seuil, 2003
  • Donald Spoto, Jackie : Le roman d’un destin, LGF - Le Livre de poche, 2003
  • Jacqueline Monsigny et Frank Bertrand, Moi, Jackie Kennedy, Michel Lafon, 2004
  • Frédéric Lecomte, Jackie, les années Kennedy, L’Archipel, 2004
  • Edward Klein et Laure Joanin, Adieu Jackie : Ses derniers jours, Jean-Claude Lattès, 2004
  • Jacqueline Kennedy, Avec John F. Kennedy, éditions Flammarion, 2011
  • Valéry Coquant, Aristote Onassis ou l'Olympe foudroyée, éditions Édite, 2011

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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1961—1963
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