Trévou-Tréguignec

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Trévou-Tréguignec
L'Église Saint-Samson
L'Église Saint-Samson
Blason de Trévou-Tréguignec
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Lannion
Canton Perros-Guirec
Intercommunalité Lannion-Trégor Agglomération
Maire
Mandat
Pierre Adam
2014-2020
Code postal 22660
Code commune 22379
Démographie
Gentilé Trévousien, Trévousienne
Population
municipale
1 445 hab. (2011)
Densité 222 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 48′ 56″ N 3° 21′ 26″ O / 48.815555556, -3.357222222 ()48° 48′ 56″ Nord 3° 21′ 26″ Ouest / 48.815555556, -3.357222222 ()  
Altitude 60 m (min. : 0 m) (max. : 92 m)
Superficie 6,52 km2
Localisation

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Liens
Site web Site officiel de la commune

Trévou-Tréguignec [tʁevu tʁeviɲɛk] est une commune française située dans le Trégor, dans l'actuel département des Côtes-d'Armor, en Bretagne.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Trévou-Tréguignec (du breton « Trev », “petite parcelle” et « Tréguignec », lieu-dit) est traversée par une vallée qui débouche au nord sur la plage de Trestel : une grande plage de sable blanc. Sur le coteau Ouest, se trouve le bourg de Trévou et sur le coteau Est, Tréguignec. Dans la vallée se trouve le château de Boisriou, au milieu des étangs et des bois. Le rivage de la commune est très diversifié avec quelques rochers curieux. Le littoral s'étend du Port-Le Goff à la limite de Trélévern pour aller au Port-du-Royau près des dunes de Port-Blanc.

Deux plages sont situées sur la commune: la plage du « Royau » et la plage de Trestel; (en breton, traezh veut dire sable.) Cette dernière, très réputée, attire chaque année bon nombre d'estivants et a également arboré le Pavillon Bleu d'Europe de 1998 à 2004[1]. Depuis que la commune ne verse plus sa cotisation annuelle[réf. nécessaire], le pavillon lui a été retiré. En outre, un centre de rééducation hélio-marin y est également installé. Une autre petite plage est surnommée la « plage aux choux » en raison des choux de mer (brocolis sauvages) qui poussent sur la grève de galets qui la surplombe.
La plage de Trestel aune exposition très favorable pour la pratique de la planche à voile et a accueilli le championnat de France de funboard en octobre-novembre 1990.

Particularités[modifier | modifier le code]

  • Le littoral de Trévou-Tréguignec compte de nombreux espaces sensibles décrits par le professeur Jean-Pierre Pinot dans son ouvrage La Gestion du littoral[2]. Le professeur a étudié un ensemble de « queues de comète » caractéristiques du littoral trévousien. Une queue de comète est une accumulation de sédiments en position d'abri derrière un écueil, un îlot ou une île.
  • Le marais de Trestel est aussi un milieu original qui a fait l'objet d'une étude de Mohamed Alhassanpour le compte du Conseil général des Côtes-d'Armor : Le Marais de Trestel : un milieu original - Contribution au diagnostic écologique et projet de valorisation par la création d'itinéraires de promenade (années 2002-2004). Ce marais a également été étudié au moment de l'enquête Natura 2000 (existence d'habitats d'intérêt communautaire à préserver).
  • À l'ouest de la plage de Trestel, on peut observer une formation géologique très caractéristique : un filon de dolérite.

Histoire[modifier | modifier le code]

Incendie au château de Boisriou[modifier | modifier le code]

Dans la nuit de Noël 1713, Marguerite Le Goff, servante au château de Boisriou, s’éclairant avec un tison (en l’absence de ses maîtres et en dépit de leur interdiction d'utiliser ce procédé) met le feu dans le pavillon neuf. L’incendie cause de gros dégâts[3].

Le comte du Trévou enfermé au Château du Taureau[modifier | modifier le code]

En 1902, Prosper Hémon publie une brochure sur Sébastien du Trévou[4], un lieutenant de vaisseau, commandant de la corvette Le Papillon en 1787 et 1788. Les démêlés du Comte du Trévou avec son équipage le firent enfermer au château de Taureau[5] d’où il voulut s’évader. Son corps fut retrouvé fracassé sur les rochers de Plougasnou[6],[7].

Le dernier évêque de Tréguier se réfugie au château de Boisriou[modifier | modifier le code]

Auguste-Louis-Marie Le Mintier naît à Sévignac le 28 décembre 1728. Docteur en théologie en 1757, grand-vicaire à Saint-Brieuc de 1766 à 1769, puis à Rennes de 1769 à 1786 il sera le dernier évêque de Tréguier (en 1786). Il publie à Morlaix le 14 septembre 1789 un mandement qui sera considéré comme réactionnaire. Il prend aussi position contre la constitution civile du clergé et doit émigrer à Jersey en 1791. En février 1791, il se réfugie au château de Boisriou[8] à Trévou-Tréguignec avant de s’embarquer pour Jersey à bord d’un bateau de pêche. Il meurt à Londres, chez Mme de Catuélan-Le Merdy, le 21 janvier 1801[9],[10].

Trévou, succursale de la cure de Perros-Guirec[modifier | modifier le code]

Par ordonnance royale du 23 juin 1842, Trévou-Tréguignec a été érigé en succursale de la cure de Perros-Guirec et ainsi enlevé au territoire de la succursale de Trélévern.

Trestel 1900[modifier | modifier le code]

Au début du XXe siècle, la plage de Trestel, va changer de visage avec la construction de nombreux hôtels et villas.

L'inauguration du Grand Hôtel Casino de la Mer, le 7 août 1910, a fait l'objet d'une série de cartes postales éditées par Eugène Lageat. Ce jour-là, il y a foule sur la plage de Trestel pour assister aux nombreuses animations : courses de bicyclettes, mât de cocagne, feu d'artifice et bal populaire. Cet hôtel, parfois appelé Hôtel Thomas, Hôtel Kermor ou encore Grand café de la Mer, a été détruit dans les années 1950 pour permettre l'extension du sanatorium.

L'imposante « villa Postel » construite au bord de la plage du Royau a été occupée par les Allemands pendant la Seconde Guerre mondiale et détruite avant leur départ.

L'Hôtel des Flots exploité par la famille Feuillet a été racheté par la ville de Vincennes pour y installer une colonie de vacances pendant de très nombreuses années.

Le Grand Hôtel de la Plage exploité par la famille Nédélec a été détruit récemment pour permettre la construction du nouveau Centre de rééducation et de réadaptation fonctionnelles en milieu marin. C'est dans cet hôtel que s'était déjà installé le sanatorium en 1921.

Incendie de l'église de Trévou[modifier | modifier le code]

Dans la nuit du 7 au 8 septembre 1914, la foudre détruit l’église Saint-Samson construite en 1848. Voici ce qu’écrit Benjamin Jollivet en 1856 :

« L’église est un gracieux édifice gothique, construit de nos jours au moyen de dons tout spontanés des habitants peu riches de cette petite paroisse. Mais il était temps de remplacer l’ancien temple, ou plutôt cette sorte de crypte sombre, aux murs lézardés, qui en tenait lieu. Tout est parfaite harmonie dans cette église, dont l’unique transept est éclairé par deux élégantes verrières flamboyantes. Le portail ouvrant sur la façade orientale de la tour est remarquable par sa hauteur, par la profondeur et le relief de ses moulures. À l’intérieur, on admire le maître-autel dont le coffre est orné de niches avec clochetons, dans lequel l’artiste a placé Notre-Seigneur et les Évangélistes. Le retable n’est pas moins remarquable par ses dais, ses frises et ses tympans gothiques. Il s’élève gracieusement jusqu’à la hauteur du lambris, sans masquer la maîtresse-vitre. Enfin la chaire, les bancs, le catafalque, les grilles, tout en un mot dans cette petite église mérite de fixer les regards. »

Le 16 mars 1924 fut bénie la première pierre de la nouvelle église. Le 14 mars 1926, fut bénie la nouvelle église Saint-Samson. La paroisse de Trévou-Tréguignec, enclavée dans l'évêché de Tréguier faisait partie du doyenné de Lannion relevant de l'évêché de Dol-de-Bretagne et était sous le vocable de saint Samson.

Sanatorium marin de Trestel[modifier | modifier le code]

Le 24 décembre 1921, le sanatorium marin de Trestel ouvrit dans un hôtel déjà existant. Il est fondé par « L'Œuvre antituberculeuse pour le traitement des tuberculoses externes et les affections relevant de la cure hélio-marine ».

Le 20 avril 1929 eut lieu la réception définitive des bâtiments dont la construction avait commencé en 1924.

La plaquette de présentation réalisée en septembre 1929 indique que : « Sont admis les enfants des deux sexes âgés de 3 à 17 ans inclus atteints de lésions tuberculeuses des os, articulations, ganglions ne présentant aucune lésion pulmonaire. La toiture de l'établissement forme une vaste terrasse qui domine toute la région et la plage. Elle sert pour les cures d'insolation totale et pour les exercices de culture physique. L'ancien sanatorium (l'ancien hôtel) devenu annexe sert de lazaret. L'établissement est en outre pourvu de magasins d'approvisionnement, d'une porcherie, d'un poulailler, etc.. De vastes terrains de culture permettent les approvisionnements en légumes frais. Un service d'eau spécial avec captation de nappes souterraines amène l'eau jusque sur les terrasses. La construction est entièrement en ciment armé. La classe a lieu en plein air dans la belle saison ou lorsqu'il fait mauvais dans un local vaste et aéré avec de larges baies ouvrant sur la mer ».

L'établissement fonctionnera en tant que tel jusqu'au milieu des années 1950 où s'amorce une reconversion des activités.

Le groupe scolaire Henri-Avril sera pour sa part inauguré le 5 novembre 1950.

En 1957, le « sana » devient Centre Hélio-Marin. Il s'oriente vers la rééducation avec la construction d'une piscine d'eau de mer chauffée.

En 1968, l'établissement est rattaché au Centre Hospitalier de Saint-Brieuc. Le service de rééducation adultes se développe.

le 1er janvier 1989, l'établissement est rattaché au Centre Hospitalier Pierre Le Damany de Lannion

Depuis, l'établissement est devenu Centre de rééducation et de réadaptation fonctionnelles en milieu marin. Une nouvelle architecture est venue donner à la plage de Trestel un autre visage à partir de 1995. L'établissement est doté aujourd'hui d'un plateau technique moderne.

Le cinéma Charlot[modifier | modifier le code]

Charles Le Carvennec dit Charlot a débuté sa vie professionnelle dans la menuiserie. Mais la crise des années 1930 et le chômage vont le contraindre rapidement à changer de voie. Alors, en 1933, il décide d'ouvrir un estaminet au bord de la plage de Trestel. Un an après, il ouvre une piste de danse. Quelque temps après, une équipe de projectionnistes allemands employés par une grande firme viennent y projeter Les Enfants du paradis. Charlot décide alors d'acheter lui-même un projecteur : un appareil Pathé Nathan pour passer des films en 17,5 mm, le format de l'époque. Ainsi commencent 30 années de cinéma ambulant dans le Trégor. À la Libération, Charlot échange son vieil appareil contre un projecteur 16 mm Debrie. Jusqu'en 1969, il va projeter ce qui allaient devenir les grands classiques du cinéma et cela à travers les campagnes trégorroises[11].

Héraldique[modifier | modifier le code]

blason

Les armes de la commune se blasonnent ainsi :

D'argent à un léopard de sable accompagné de 6 merlettes du même, posées en orle.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1947 1965 Henri de Boisriou SE  
1965 1971 Robert Tourneux SE  
1971 1976 Henri de Boisriou SE  
1976 1977 Louis Le Roy SE  
1977 1990 Yves de Boisriou SE  
1990 1997 Hervé de Boisriou SE  
1997 2001 Paul Zampèse SE  
2001 2008 Marie-Louise Le Morzadec PS  
2008 2014 Alain Ernot PS  
2014 2020 Pierre Adam SE Maire
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 445 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
572 525 644 704 707 826 885 950 982
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
937 929 980 981 982 1 016 1 034 1 004 1 017
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
855 952 989 911 965 1 064 1 133 1 281 1 327
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
1 154 1 059 1 218 1 266 1 210 1 144 1 371 1 414 1 427
2011 - - - - - - - -
1 445 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2004[13].)
Histogramme de l'évolution démographique


Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean Mordreuc né à Trévou-Tréguignec en 1908. Jean Pépin résida plus tard à Ploumanac'h puis à Pleudihen près de Dinan. Il est l'auteur d'au moins trois romans : Le Retour (An Distro, 1956), Le Charognard (1957), La Condamnation (1961). Dans Epaves, il met en scène les travailleurs de la mer. An Distro se déroule sur la Côte de granit rose et c'est la raison pour laquelle ses compatriotes ont donné ce nom au bateau de sauvetage de Trestel.
  • Eugène Lageat, photographe et éditeur de cartes postales
Article détaillé : Eugène Lageat.
Article détaillé : Lucien-Marie Le Gardien.
  • Joseph Le Gorrec, décédé à Lannion vers 1926 suite à un accident de la route, plus connu sous le nom de Canan ou encore Kanamm[14] (cf cartes postales Eugène Lageat). Personnage de légende sourd et muet et qui devait son nom à son grognement. Il allait de pardons en pardons et vivait de la charité publique. Édouard Ollivro lui a consacré un chapitre de son roman Picou fils de son père. Le personnage a été également cité dans Sophie de Tréguier, le roman d'Henri Pollès.
  • Gustave Prigent, dit Dall an Treou, violoneux aveugle décédé en 1940[15]. Gustave Prigent habitait au bourg du Trévou et animait bals et mariages. Il jouait souvent du violon non loin de chez lui, assis près du calvaire, ou encore à l'entrée de la plage. Il vivait principalement de la charité publique.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Allée couverte du Coat-Mez[modifier | modifier le code]

La ferme de Coat-Mez non loin du château de Boisriou conserve les restes d'une allée couverte[16].

Plage de Trestel[modifier | modifier le code]

La plage de Trestel semble avoir été une conquête faite par la mer. On y trouve en effet des restes d'une forêt devenue sous-marine. Benjamin Jollivet explique que la plage était plantée autrefois d'arbres de haute fûtaie. « Partout, en effet, à de très petites profondeurs (de 60 à 80 centimètres) on découvre des troncs d'aulnes ou de chênes que les habitants exploitent et vendent. Chaque jour, une population malheureuse, la pioche à la main, fouille la plage en tous sens et en retire tantôt des fragments, tantôt des arbres séculaires tout entiers. Les prairies qui avoisinent la grève et qui sans doute touchaient à ce bois ou forêt, s'appellent Pen-ar-Guern, trois mots bretons qui signifient tête ou commencement de l'aulnaie. Tout confirme donc l'existence d'un bois, dans les temps reculés, là où la mer règne aujourd'hui en souveraine ».

Manoir de Baloré (XVeXVIe siècle)[modifier | modifier le code]

Le manoir de Baloré fut à l’origine le fief des seigneurs du même nom qui blasonnaient « De sable à un château d’or, sommé de trois tourillons de même » (Le Borgne, armorial, 1667). Cette famille se fondit dans celle du Trévou, seigneurs du manoir voisin du Trévou-Bras. Celle-ci portait « D’argent au léopard de sable, accompagné de six merlettes du même posées en orle ». La devise de la famille est « Pa garro Doué » (« Quand il plaira à Dieu »). Plusieurs personnages ont illustré l’histoire de cette famille[17].

  • En 1418, Yves du Trévou accompagne le duc de Bretagne dans son voyage en France.
  • En 1477, Olivier épouse Guillemette de Quélen.
  • En 1629, Jean du Trévou, conseiller du Roy, sénéchal de Lannion.
  • En 1642, René du Trévou, son fils, est lieutenant général de l’Amirauté, au siège de Lannion.
  • En 1670, le Père du Trévou, jésuite, est confesseur de Monsieur, frère de Louis XIV.
  • En 1689, un du Trévou est page du Roy.
  • En 1753, un du Trévou est lieutenant aux gardes françaises.
  • En 1758, Joseph du Trévou combat à Saint-Cast.
  • Deux lieutenants de vaisseau de cette famille prennent part à la guerre d’indépendance de l’Amérique : l’un à bord du « Vaillant », l’autre à bord du « Jason ».
  • Sébastien du Trévou commande « Le Papillon » (voir Histoire).
  • La famille du Trévou habite le château de Traofeunteuniou, à Ploujean, en 1755, lorsqu’elle met en vente le manoir de Baloré. Le manoir est acquis –fonds et droits convenanciers – par Monsieur Louis Pasquiou, notaire royal à Kergouanton, manoir voisin de Trélévern. Le manoir est depuis resté dans la même famille.
  • En 1795, un du Trévou, lieutenant de vaisseau, est fusillé à Quiberon.
    Note : Le manoir de Baloré possédait autrefois sa propre chapelle du nom de Saint-Thérézien. En 1389, le pape accorda, par bulle, des indulgences à tous ceux qui aideraient à la restauration de cette chapelle endommagée par les guerres[18].

La silhouette de ce manoir fut pendant longtemps assez connue des écoliers. En effet, plusieurs éditions des manuels de géographie de Schrader et Gallouédec montrent une gravure du manoir avec pour légende : Une Ferme bretonne. La Bretagne de Gallouédec fait figurer la même illustration avec une légende plus précise : Le Manoir du Trévoux.

Le manoir s'ouvre sur une porte cochère de granit et sur une voûte massive adjacente à la belle teinte grise. Un peu plus loin en parallèle, d'autres voûtes et une porte cochère constituent l'entrée de la cour intérieure près du puits. Les bâtiments sont construits en équerre avec une tourelle centrale qui abrite un escalier en colimaçon desservant les différentes salles du manoir. Une très ancienne statue de Saint-Yves décorait autrefois le vestibule d'entrée. De temps immémorial, le bail stipulait qu'une bougie devait brûler devant « le protecteur du lieu », le 19 mai, jour de sa fête. Les intérieurs sont simples avec une cheminée de granite pratiquement dans chaque pièce.

Derrière le manoir, dans le jardin délimité par un mur construit en 1819, se dresse le colombier seigneurial. Non loin de là, il reste un socle où reposait un cadran solaire, du XVIIIe siècle, aujourd'hui disparu. Ce cadran portait cette mélancolique inscription : SICUT FUGIUNT HOROE, SIC VITA MEA FUGIT (« Comme fuient les heures, ainsi fuit la vie »)[19].

Château du Boisriou[modifier | modifier le code]

« Cette terre noble appartenait au XVe siècle, à François de Carnavalet, sieur du Boisriou, en Trévou-Tréguignec. Ce personnage se rendit célèbre à la cour d'Henri II et de ses fils dont il avait été gouverneur. Il fut chevalier de l'ordre, grand écuyer de France, lieutenant de la compagnie des gens d'armes d'Henri III, gouverneur d'Anjou, du Bourbonnais et du Foretz. Cette même famille Carnavalet du Boisriou a fourni un des quatre lieutenants des gardes de Louis XIV. Elle portait : argent à trois faces, accompagné de dix merlettes, le tout de sable.

En 1421, Marie du Boisriou transmettait par mariage le château du Boisriou à la famille Plusquellec.

Au XVIIe siècle, le château du Boisriou passa aux mains de Madame de Villeneuve du Louët, qui fut, grâce à cette terre, reconnue comme fondatrice de la paroisse par l'information de 1695[20] ».

Ce lieu a ensuite donné son nom à la famille Le Borgne de Coëtivy. Cette famille est issue d'un frère de Guy Le Borgne, l'auteur de l'Armorial Breton (1667). Cette famille a hérité du domaine du Boisriou à la suite d'un mariage de 1677 et le possède depuis cette époque[21].

Chapelle de Saint-Guénolé[modifier | modifier le code]

La chapelle de Saint-Guénolé se situe sur le territoire de Tréguignec. Elle a été construite au XIXe siècle sur les fondations d'un édifice déjà existant. Elle renferme de très belles statues de bois polychromes dont une Vierge à l'enfant (fin du XVe), une Sainte Barbe (XVIe siècle), une Sainte Marguerite (XVIe siècle) et une Crucifixion (fin du XVe, début XVIe)[22].

Un vivier d'associations[modifier | modifier le code]

Trévou-Tréguignec est une des communes du canton les plus dynamiques culturellement avec plus d'une trentaine d'associations sur son territoire. À ne pas manquer : - Le Festival Chausse Tes Tongs le we du 15 août 2009 - Les pardons du Bourg et de St Guénolé respectivement le 2e we de juillet et le 1er we se septembre. - Le Fest-Noz de Port le Goff le dernier vendredi de juillet. - Etc...

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Le Pavillon bleu d'Europe
  2. Jean-Pierre Pinot, La gestion du littoral. côtes rocheuses et sableuses, t. 1 : Littoraux tempérés : côtes rocheuses et sableuses., Paris, Institut océanographique, coll. « Propos »,‎ 1998 (ISBN 978-2-903-58120-6, lien OCLC?).
  3. Pierre de la Haye et Yves Briand, Histoire de Lannion des origines au XIXe siècle ; Impram, 1986, pour la réédition.
  4. Revue critique d’histoire et de littérature, 1er semestre 1903, p. 276.
  5. Prosper Hémon : Le Comte du Trévou : la Révolution en Bretagne : notes et documents, Paris, Champion, 1902. Ouvrage tiré à 100 exemplaires.
  6. Revue critique d'histoire et de littérature sur Gallica
  7. Charles Le Goffic, Mes entretiens avec foch, Paris, Éditions SPES,‎ 1929 (lien OCLC?), p. 13-14
    Le manoir de Traofeunteuniou (Ploujean), résidence d’été du maréchal Foch avait appartenu à la famille noble du Trévou.
  8. Pierre de la Haye, Nicole Chouteau (avec la collaboration de), Armande de La Haye (avec la collaboration de) et Yves Moreau (avec la collaboration de), Histoire de Tréguier, ville épiscopale, Le Livre d'histoire-Lorisse, coll. « Monographies des villes et villages de France » (no 734),‎ 2006, 427 p. (ISBN 2-843-73819-9 et 978-2-843-73819-7, lien OCLC?)
  9. Lettre de Louis XIV : Mandement de Monseigneur l'évêque de Tréguier sur Gallica
  10. Remontrance faite en la Chambre des vacations du parlement de Bretagne, contre le mandement de M. Le Mintier, évêque de Tréguier sur Gallica
  11. Jean-Pierre Tréguier, Trente ans de cinéma ambulant : les mémoires du cinéma Charlot in Le Trégor no 249 du 8 octobre 1988.
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  14. Cité par Jarl Priel
  15. Cité dans Ma'm bije bet kreion - Chroniques musicologiques du Trégor et autres pays de Bretagne de Bernard Lasbleiz, éditions Dastum.
  16. Iconographie : carte postale de la série des monuments mégalithiques de Bretagne de l'éditeur Émile Hamonic, à Saint-Brieuc : « 4069 : Allée couverte du Bois-Péou à Trévoux-Tréguignec (sic), sert de grange ».
  17. Pour des informations supplémentaires sur la famille du Trévou, voir la généalogie de la famille de Carné.
  18. Archives départementales - Liasses E 846 et 853 (réunies à Trévou-Braz) et liasse A 31 Art 8-883.
  19. D'après un article paru dans La Dépêche trégorroise en octobre 1981 et à partir des notes de l'Abbé Goardou, ancien recteur de Tréduder et membre de la Société d'émulation des Côtes du Nord. La famille Goardou a tenu la ferme de Baloré pendant de nombreuses années jusqu'en 1954.
  20. Benjamin Jollivet, Côtes-du-Nord (Lannion et Loudéac) volume IV, 1859, réimpression en 1991. Benjamin Jollivet est un écrivain-éditeur-imprimeur de Guingamp. Il fut en 1851 le fondateur de la Presse Bretonne qui deviendra plus tard L'Écho de l'Armor et de l'Argoat.
  21. Bulletin d'information des maires, communes de l'arrondissement de Lannion-Saint-Brieuc, 1979.
  22. Le Patrimoine des communes des Côtes-d'Armor, Flohic éditions, 1998.