Ungulata

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Les ongulés (Ungulata) — du grec onykos, puis du latin ungula, « ongle » — forment un taxon traditionnel de mammifères considéré comme désuet et polyphylétique. Défini comme regroupant les espèces marchant sur le bout des doigts, c'est en fait un exemple de convergence évolutive. Les ongulés formaient initialement un super-ordre regroupant six ordres de mammifères :

Bon nombre de ces espèces possèdent un ou plusieurs sabots à l'extrémité de leurs membres. Le sabot est alors une formation cornée (telle que l'ongle chez les primates) très développée, et qui enveloppe le ou les doigts reposant sur le sol lors de la marche.

Ce terme a remplacé celui de solipède.

Révolution paléontologique et génétique[modifier | modifier le code]

Selon la taxonomie moderne, ce groupe est discutable. Pendant les années 1960, on a d'abord pensé que le groupe était monophylétique, une fois inclus les cétacés comme septième ordre avec les artiodactyles (formant ainsi les cétartiodactyles). En excluant les cétacés, ce groupe était dit paraphylétique, ne comprenant pas toutes les espèces qui sont issues d'une ou plusieurs espèces du groupe.

Les récentes analyses génétiques montrent que les proboscidiens, siréniens, hyracoïdes sont relativement éloignés. Le taxon des ongulés est alors totalement artificiel et l'on pourrait le qualifier de polyphylétique, car il regrouperait des descendants d'ancêtres distincts. De plus, les deux groupes (cétartiodactyles, périssodactyles) seraient étrangers au sein d'un taxon regroupant aussi les chiroptères, les carnivores et les pholidotes.

Ancienne systématique[modifier | modifier le code]

Législation[modifier | modifier le code]

Le maintien d'animaux sauvages, et d'ongulés est soumis en France et dans de nombreux pays à une réglementation spécifique. En 2009, l'ONCFS et le CNERA ont mis en œuvre en France un inventaire national des ongulés sauvages en captivité pour compléter l'enquête de 1991 (qui avait recensé 2164 installations closes) et évaluer les risques éventuels d’installation de nouvelles populations ou de pollution génétique par fuite d’animaux dans la nature[1],[2]. Lors de cette seconde enquête, il y avait en 2010 environ « 3371 structures closes détenant près de 90 000 ongulés sur 174 100 hectares », mais toutes n'ont pas pu être recensées. En réalité, l'ONCFS évalue à 4 100 le nombre de structures closes qui abriteraient environ 120 000 ongulés en France métropolitaine. Ce sont des enclos ou des parcs de chasse qui doivent respectivement respecter l’article L. 424-3-I et L. 424-3 du Code de l'environnement du Code de l'environnement, des « établissements de catégorie A » soumis à des arrêtés spécifiques [3], des établissements de catégorie B (destinés à produire de la viande), soumis à plusieurs arrêtés [4], mais aussi des élevages d’agrément régis par un arrêté de 2004[5] ou des parcs de vision et zoos, soumis à un autre arrêté [6].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • Frédéric Delsuc, Jean-François Mauffrey, Emmanuel Douzery, « Une nouvelle classification des mammifères », La Science, vol. 303,‎ Janvier 2003 (lire en ligne)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Christine Saint-Andrieux, Aurélie Bar-Boiron et Philippe Landelle
  2. Ongulés sauvages en captivité Inventaire national ; Connaissance & gestion des espèces, Revue Faune sauvage ; Ed : ONCFS, PDF? 9pp
  3. arrêtés du 20 août 2009 et du 8 février 2010 relatifs aux établissements détenant des animaux non domestiques (sangliers, cervidés et mouflons méditerranéens), destinés à l’élevage, la vente ou le transit
  4. arrêté du 28 février 1962 relatif à la mise en vente, l’achat, le transport et le colportage des animaux, de mêmes espèces que les différents gibiers, nés et élevés en captivité. Arrêté du 8 octobre 1982 relatif à la détention, la production et l’élevage des sangliers. Arrêté du 8 février 2010 relatif à l’identification des cervidés et mouflons méditerranéens détenus au sein des établissements d’élevage, de vente ou de transit de catégorie A ou de catégorie B
  5. Arrêté du 10 août 2004 fixant les règles générales de fonctionnement des installations d’élevage d’agrément d'animaux d’espèces non-domestiques
  6. Arrêté du 10 août 2004 fixant les conditions d’autorisation de détention d’animaux de certaines espèces non domestiques dans les établissements d’élevage, de vente, de location, de transit ou de présentation au public d’animaux d’espèces non domestiques