Bourg-de-Péage

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Bourg-de-Péage
la mairie
la mairie
Blason de Bourg-de-Péage
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de France France
Région Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Valence
Canton Bourg-de-Péage
Intercommunalité Communauté de communes du canton de Bourg-de-Péage
Maire
Mandat
Nathalie Nieson
2008-2014
Code postal 26300
Code commune 26057
Démographie
Population
municipale
10 147 hab. (2009)
Densité 740 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 02′ 19″ N 5° 03′ 03″ E / 45.0386111111, 5.0508333333345° 02′ 19″ Nord
       5° 03′ 03″ Est
/ 45.0386111111, 5.05083333333
  
Altitude Min. 155 m — Max. 200 m
Superficie 13,71 km2
Localisation

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Bourg-de-Péage
Liens
Site web http://www.bourgdepeage.com/

Bourg-de-Péage est une commune française, située dans le département de la Drôme et la région Rhône-Alpes.

Les habitants sont les Péageois.

Sommaire

Géographie [modifier]

Bourg-de-Péage est située à 20 km de Valence, préfecture de la Drôme.

Communes et villes limitrophes [modifier]

Communes limitrophes de Bourg-de-Péage
Châteauneuf-sur-Isère Romans-sur-Isère
Bourg-de-Péage Chatuzange-le-Goubet
Saint-Marcel-lès-Valence Alixan Chatuzange-le-Goubet

Histoire [modifier]

Le bourg doit sa destinée et son nom à la présence du pont sur l’Isère, établi au Moyen Âge par l’Abbaye Saint-Barnard de Romans, et dont la plus ancienne mention remonte à 1033. Les chanoines percevaient alors un droit féodal, sous le nom de péage, pontonnage ou leyde sur toutes les personnes, marchandises et bétail qui l’empruntaient, contre la garantie de son entretien. Plusieurs documents rendent compte des tarifs et des modalités d’imposition. Si les habitants du ressort de l’actuel canton en étaient dispensés, à l’exception des jours de grandes foires, les étrangers se voyaient en revanche surtaxés. De la même façon, les bateliers de l’Isère devaient s’acquitter du tribut de leurs rames. Cette activité ne tarda pas à fixer l’habitat, et le hameau de Pizançon (commune de Chatuzange-le-Goubet), qui à l’origine se trouvait au débouché du pont, vit sa population s’accroître rapidement.

Dès le Moyen Âge, le pont de pierre était jalonné de trois constructions : au sud s’élevait une tour percée à sa base d’une porte, près de laquelle se tenait la maison du pontonnier ; au nord une chapelle, connue sous le vocable de Notre-Dame-du-Pont, ainsi qu’un petit hôpital se faisaient face de chaque côté du tablier. Le pont fut maintes fois endommagé par les crues violentes de l’Isère. La tour, qui arborait fièrement les armes de la ville de Romans puis du Dauphiné, disparut au XVIIe siècle. À plusieurs reprises, des arches écroulées furent remplacées par un tablier de bois. Au XVIIIe siècle fut entreprise la reconstruction de l’ouvrage, complétée au siècle suivant par son élargissement. Mais le pont devait endurer encore de nouvelles blessures car à trois reprises (en 1814, 1940 et 1944) sa seconde arche fut détruite. La paix revenue, il en conserve toujours la cicatrice.

Si Romans a acquis une belle renommée avec la chaussure de luxe, Bourg-de-Péage doit la sienne à la chapellerie de feutre. Succédant à une solide tradition de bonneterie sous l’Ancien Régime, fabrication des dessous des dames principalement, la chapellerie de feutre est introduite vers 1810 par des ouvriers venus de Cognin dans l’Isère. En 1811, trois ateliers sont signalés, et un demi siècle plus tard, cette activité occupe plus de 400 ouvriers répartis en 16 ateliers.

Le feutre est obtenu à partir de poils de lapin domestique, qui font l’objet de nombreuses opérations, réalisées par les ouvriers dans des conditions pénibles d’humidité, comme le soufflage ou le foulage. Dans les campagnes alentour, les « raseuses » de lapins étaient nombreuses, et leur activité s’est parfois perpétuée dans le nom de lieux-dits. Mais l’installation de la ligne de chemin de fer à Romans en 1864 mit un terme à l’origine locale de la matière première, puisqu’on préféra alors le poil de lapins australiens, moins coûteux.

Ces importations firent ainsi perdre des centaines d'emplois dans les campagnes.

En 1883 survint une crise chapelière sans précédent, du fait de l’attitude protectionniste de certains pays où s’écoulait la production. Les difficultés surmontées, l’activité s’amplifia encore jusqu’en 1929 où elle connut son apogée. À cette époque, l’entreprise Mossant, qui avait été la pionnière de la chapellerie péageoise, employait plus de 1 200 ouvriers, et bien d’autres ateliers produisaient à ses côtés des couvre-chefs de qualité.

Mais à partir de 1930, la mode des « nue têtes » et l'insuffisance des exportations provoquèrent un rapide déclin de la chapellerie, dont certains ateliers continuèrent cependant de fonctionner jusqu’en 1985.

trompe-l'œil en hommage à Charles Mossant

Administration [modifier]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1857 1870 André Dubouchet    
mai 1871   Etienne Charbonnel    
1896 1919 Louis Pirraud    
1919 1929 Charles Ducros    
mai 1929 1944 Dr François Eynard   Conseiller Général, Sénateur
1944 1949 Charles Combe SFIO Conseiller Général
1949 1953 Henri Mazade    
1953 1995 Henri Durand DVD Conseiller Général
mars 1995 avril 2004 Didier Guillaume PS Conseiller Général
avril 2004 mars 2008 Jean-Félix Pupel DVG  
mars 2008 en cours Nathalie Nieson PS Conseillère régionale, députée
Toutes les données ne sont pas encore connues.

Démographie [modifier]

En 2010, la commune comptait 10 128 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 278 2 339 2 566 2 664 3 577 3 604 3 858 3 888 4 258
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 454 4 624 4 517 4 920 4 830 4 806 4 869 5 022 4 982
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 958 5 537 5 797 5 830 6 271 6 435 6 301 6 633 7 151
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2009 2010
7 804 8 597 8 626 8 413 9 248 9 752 9 944 10 147 10 128
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1962[1] puis Insee à partir de 1968[2].)

Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments [modifier]

  • Maison Favor (classée depuis le 12 avril 1972), château construit entre 1798 et 1810 sur le domaine de Bayanne. Il comprend des décors intérieurs remarquables.
  • Château de Mondy construit à la fin du XVIIe siècle
  • Bois des Naix
  • Chapellerie Mossant (classée depuis le 6 avril 2004)
  • Ville fleurie (3 fleurs)[3]

Économie [modifier]

  • La boulangerie Pascalis est la plus ancienne boulangerie de Bourg-de-Péage et date du XIXe siècle. Sa spécialité est la fameuse pogne de Romans[4].

Évènements [modifier]

Personnalités liées à la commune [modifier]

Jumelages [modifier]

Spécialité [modifier]

Sports [modifier]

Religion [modifier]

La paroisse Sainte Claire en Dauphiné regroupe les communautés catholiques de Romans-sur-Isère, Bourg-de-Péage, Pizançon et Granges-lès-Beaumont.

Bibliographie [modifier]

Laurent Jacquot, Romans - Traces d'Histoire, coll. Les Patrimoines, ed. Dauphiné Libéré, 2008.

Notes et références [modifier]

Notes [modifier]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références [modifier]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
  3. Palmarès 2008 du Concours des villes et villages fleuris
  4. musée de la pogne

Voir aussi [modifier]

Liens externes [modifier]