Saut du Doubs

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Saut du Doubs
Vue générale de la cascade.
Vue générale de la cascade.
Localisation
Pays Drapeau de France France
Drapeau de Suisse Suisse
Localisation Franche-Comté
Canton de Neuchâtel
Coordonnées 47° 05′ 04″ N 6° 42′ 36″ E / 47.08444, 6.7147° 05′ 04″ Nord
       6° 42′ 36″ Est
/ 47.08444, 6.71
  
Caractéristiques
Hauteur totale 27 m
Hydrographie

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Saut du Doubs

Le Saut du Doubs est une chute de 27 mètres de haut sur le Doubs délimitant, à cet endroit, la frontière franco-suisse. Sur la commune de Villers-le-Lac côté français et sur la commune de Les Brenets côté suisse.

Sommaire

[modifier] Origine

Le Saut du Doubs fut créé, il y a 12 000 ans, par l'éboulement (provoqué par un séisme ?) des deux versants de la vallée (à l'époque les gorges du Doubs commençaient à l'ouest de Morteau). L'éboulis créa un grand barrage naturel, provoquant le remplissage des gorges en amont de l'éboulement, ce qui créa le paléo-lac de Morteau (long de 15 km), dont le lac de Chaillexon (long de 3,7 km) est le vestige. La chute se créa lorsque le niveau du lac fut assez élevé pour permettre au flot de contourner l'éboulement. Le saut lui-même correspond à l'endroit où le Doubs, dévié par l'éboulement, saute la falaise correspondant à l'ancienne rive droite de la gorge pour en rejoindre le fond[1].

[modifier] Géographie

[modifier] Topographie

Côté français, le site se situe à l'est de la Franche-Comté (canton de Morteau, département du Doubs) et côté suisse, à l'ouest du canton de Neuchâtel. Le Saut du Doubs se situe au terminal du lac de Chaillexon, situé également sur la frontière. En aval du saut, le Doubs continue sa route à travers le massif du Jura dans des gorges spectaculaires.

[modifier] Géologie

Le barrage du Saut du Doubs n'est cependant pas entièrement étanche, ce qui explique les variations de niveau assez élevées que rencontre le lac de Chaillexon. L'éboulement est en effet constitué d'une accumulation poreuse de fragments de roche calcaire. On totalise ainsi une évacuation de 3m³ d'eau par seconde à travers la roche de l'éboulement. Ce qui cause un abaissement continu du lac lors des étiages. En 2001, des travaux de colmatages d'une partie des pertes sont réalisés, pour limiter les bas niveaux du lac et favoriser sa navigation. Ces travaux ont permis de réduire notamment l'effet provoqué par les sécheresses[1].

[modifier] Notes et références

  1. a et b V. Bichet et M. Campy, Montagnes du Jura, Géologie et paysages, 2008, p.227

[modifier] Articles connexes

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