Claude Joseph Rouget de Lisle

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Rouget de Lisle

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Portrait de Rouget de Lisle

Nom de naissance Claude Joseph Rouget de Lisle
Naissance
Lons-le-Saunier (Jura)
Décès (à 76 ans)
Choisy-le-Roi (Val-de-Marne)
Nationalité Drapeau de la France France
Activités Poésie, Musique

Œuvres réputées

La Marseillaise
Vive le Roi !

Claude Joseph Rouget dit de Lisle[1], souvent appelé Rouget de l'Isle, était un officier français du Génie, poète et auteur dramatique, né le à Lons-le-Saunier, et mort le à Choisy-le-Roi. Il est l'auteur de La Marseillaise et d'autres hymnes moins connus tels que l'Hymne Dithyrambique sur la conjuration de Robespierre et la Révolution du 9 Thermidor (1794) et Vive le Roi ! (1814).

Biographie[modifier | modifier le code]

Né le à Lons-le-Saunier, sous les arcades de la rue du commerce où sa mère était descendue de Montaigu au marché. Une plaque a été placée sous les arcades à l'endroit précis. Claude Joseph Rouget de Lisle est le fils aîné[1] de Claude Ignace Rouget[2] et de Jeanne Madeleine Gaillande[3]. Son père était avocat au bailliage de Lons-le-Saunier. Avec son frère Claude Pierre, il y passe sa jeunesse, y fait ses études jusqu'au collège.

Sorti de l'École royale du génie de Mézières, il est nommé dans différentes garnisons, dont Mont-Dauphin, où il exerce ses talents de Don Juan[4]. En garnison à Strasbourg à partir du 1er mai 1791, au début de la Révolution, il fait la connaissance de Philippe-Frédéric de Dietrich, maire de Strasbourg, dans une loge maçonnique. À la demande de celui-ci, il compose plusieurs chants patriotiques, dont : l'Hymne à la Liberté pour la fête de la Constitution célébrée à Strasbourg le 25 septembre 1791, dont la musique vient de Ignace Joseph Pleyel et que de Dietrich fait chanter par la foule sur la place d'Armes à Strasbourg. Plus tard, il compose Le Chant de guerre pour l'armée du Rhin, le . Cette chanson fut le précurseur de l'hymne national La Marseillaise ou « Marche des Marseillois ».

La chanson a été chantée par Philippe-Frédéric de Dietrich lui-même (et non pas par Rouget de Lisle) pour la première fois en public dans son salon, le 26 avril 1792[5].

Cette chanson a été nommée ainsi car face aux défaites françaises, l'Assemblée déclare la « patrie en danger ». Les fédérés des provinces rejoignent Paris (début de la Marseillaise).

Rouget de Lisle quitte Strasbourg le 13 juin 1792 pour diriger la forteresse de Huningue.

Le 10 août 1792, Rouget de Lisle est destitué de ses fonctions de capitaine par Lazare Carnot pour avoir protesté contre l'internement de Louis XVI à la suite de la prise des Tuileries. Proche des Monarchiens, il est emprisonné sous la Terreur mais il échappe à la guillotine. En 1795, il est envoyé à l'armée des côtes de Brest sous les ordres du général Hoche, il affronte les Chouans et les Émigrés lors de l'expédition de Quiberon. Il démissionne en 1796 et vit difficilement à Lons-le-Saunier.

Sous le Ier Empire, il dirige une entreprise de fournitures de vivres auprès des armées.

Rouget de Lisle compose d'autres chants semblables à la Marseillaise et en 1825 il publie Chants français. Il n'arrive pas à percer dans sa carrière littéraire (préfaces, traductions d'ouvrages anglais, mémoires). Il écrit sous la Restauration un hymne royaliste. Mais celui-ci, baptisé Vive le Roi !, ne parvint pas à séduire Louis XVIII, qui n'agréa pas la chanson. Il finira sa vie dans une situation précaire, devant même vendre l'héritage de son père. On connait une lettre que Pierre Jean de Béranger lui adresse le à la prison de Sainte-Pélagie où il est emprisonné pour dettes. Sous la Monarchie de Juillet, Louis-Philippe Ier lui accordera une pension viagère. Peu de temps après, il s'éteint à Choisy-le-Roi le à l'âge de 76 ans. Ses cendres furent solennellement transférées aux Invalides le [6]. On peut cependant encore voir sa tombe au cimetière de Choisy-le-Roi.

Les papiers personnels de Claude-Joseph Rouget de Lisle sont conservés aux Archives nationales sous la cote 75AP[7].

La Marseillaise[modifier | modifier le code]

Article détaillé : La Marseillaise.

Les paroles de La Marseillaise sont marquées par les slogans patriotiques, et le style du temps, qu'on retrouve dans les affiches de conscription, ou autres chants, : Aux armes, citoyens !, l'étendard sanglant est levé... Marchons... Il faut combattre, vaincre ou mourir... ou des images littéraires, comme chez Nicolas Boileau : ...Et leurs corps pourris, dans nos plaines, n'ont fait qu'engraisser nos sillons (Ode sur un bruit qui courut, en 1656, que Cromwell et les anglais allaient faire la guerre à la France), comme d'autres chansons, alliant l'idée de patrie à celle de terre nourricière, de défense des plus faibles devant l'envahisseur (l'Europe coalisée contre la France), stigmatisant « les féroces étrangers qui ravissent d'entre nos bras nos femmes et nos enfants ».

La Marseillaise a été traduite dans pratiquement toutes les langues du monde, comme chant révolutionnaire et de résistance, notamment dans les camps de concentration nazis.

Hommages[modifier | modifier le code]

  • La ville de Lons-le-Saunier a rendu de nombreux hommages à Rouget de Lisle. Le premier en 1882 en lui élevant une statue, commandée à Bartholdi (à qui l'on doit la statue de la Liberté de New York). Puis en célébrant les anniversaires de sa naissance, de son décès ou encore de la composition de La Marseillaise (en 1992). Chaque heure, le carillon du théâtre égrène les premières notes de La Marseillaise pour rappeler aux Lédoniens que son auteur est un enfant du pays. Enfin, en 1996, la ville a inauguré un musée dans son appartement natal.
  • La rue Rouget-de-L'Isle dans le 1er arrondissement de Paris est nommée en 1879 en son souvenir.
  • Éric Heidsieck, Hommage à Rouget de Lisle : paraphrase sur La Marseillaise : en vingt-trois variations « à la manière de » (la dernière pour piano à quatre mains). Lyon : Symétrie, 2002 p.
  • Le train corail reliant Strasbourg à Nice était surnommé « Le Rouget de Lisle »."
  • Une statue commémorative est située, en son honneur, à Choisy-le-Roi. Ce monument a été commandé par souscription nationale le 23 juillet 1882 et inauguré le 6 juillet 1902 par Justin Germain Casimir de Selves. La place le portant porte son nom. Elle est très fréquentée et est un carrefour routier important du Val de Marne. Une gare routière est située à cet endroit.
  • Une plaque a été déposée sur sa maison de Choisy-le-Roi, dans laquelle il est décédé (au 6 rue Rouget-de-Lisle).

Philatélie[modifier | modifier le code]

1936 centenaire de la mort de Claude Rouget de Lisle
  • En 1936, un timbre de 20 centimes vert est émis. Il représente sa statue à Lons-Le-Saunier. Il est le premier à avoir fait l'objet d'une vente anticipée le 27 juin 1936, à Lons-Le-Saunier. Il porte le n° YT 314.
  • En 2006, c'est un timbre de 0,53 euro multicolore qui est émis. Il représente "Rouget de Lisle chantant la Marseillaise" d'après le tableau d' Isidore Pils avec à gauche le village de Montaigu et à droite la ville de Lons-le-Saunier. Il a bénéficié de deux cachets 1er jour, un à Paris le 13 juillet et un second à Lons-Le Saunier le 14 juillet. Il porte le n° YT 3939[8].

Autres signatures[modifier | modifier le code]

  • Forme retenue dans les catalogues des bibliothèques : Rouget de Lisle, Claude Joseph
  • Formes rejetées :
    • Lisle, Claude-Joseph Rouget de
    • Rouget Delisle, Joseph
    • Delisle, Joseph Rouget
    • Rouget de L'Isle, Claude-Joseph
    • L'Isle, Claude-Joseph Rouget de
    • R.D.L.

Rouget de Lisle au cinéma et à la télévision[modifier | modifier le code]

Plusieurs films reprennent le personnage de Rouget de Lisle :

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Textes publiés de Rouget de Lisle
  • Allons, enfans de la patrie, chant national connu et retouché, avec accompagnement de guitare ou lyre. Paris : Beauvarlet-Charpentier, (s. d.), 2 p. Dans la 3e strophe deux vers : ″Liberté, liberté chérie, Combats avec tes défenseurs″ ont été remplacés par : ″Un héros, un vaste génie, Combat avec tes défenseurs″.
  • À ses concitoyens, Gustave Terrien. La Marseillaise. [Signé : Rouget Delisle.] Le Chant du départ. [Signé : M.-J. Chénier.] Rambouillet : impr. de Raynal, (s. d.), 4 p.
  • Au peuple et aux représentans du peuple. (Montagne du Bon air, an II.). (S. l. n. d.), 10 p.
  • Au profit des blessés de l'armée du Rhin. La Marseillaise. Château-Thierry : impr. de Renaud, 1870, 3 p.
  • Chant de guerre national connu sous le nom d'Hymne des Marseillois / [signé J. Rouget de Lisle]. Nota : cette édition est conforme à une copie donnée par l'auteur. [S.l.] : [s.n.], 1792, 4 p. Contient les 6 couplets d'origine suivis de 2 nouveaux couplets intitulés : «Couplets aux Belges ».
  • Le chant des vengeances, intermède mêlé de pantomimes représenté pour la première fois, sur le théâtre de la République et des Arts, le 18 floréal an VI. Paris : Ballard, an VI.
  • Chant national de la France. La Marseillaise. Paris : Madre, 1870, 1 p.
  • Chant national. La Marseillaise. Marseille : impr. de Crémieu, 1879, 1 p.
  • Fierval, ou le Fanfaron démasqué, comédie. Rosa mourante, songe. Paris : bureau du ″Siècle″, 1852.
  • Essais en vers et en prose. Paris : impr. de P. Didot l'aîné, 1796, 157 p.
  • Henri IV, chant héroïque. Paris : Pleyel et fils aîné, s. d., 8 p.
  • Historique et souvenirs de Quiberon. Paris : Levavasseur, 1834, 130 p. (Mémoires de tous, II).
  • Hymne à la raison. Paris : Le Duc, 1794, 5 p.
  • Hymne des Marseillois, avec variations pour le forte piano servant d'accompagnement au chant des couplets, par la citoyenne Thiémé. Rouen : chez le citoyen Thiémé, s. d., 10 p.
  • Premier chant des industriels. Paris : impr. de Mme Ve Portmann, s. d., p. 197-212.
  • Macbeth, tragédie lyrique en 3 actes. Paris : J. N. Barba, 1827, 44 p.
  • La Marseillaise illustrée. Paris : Aubert, 1840, 10 p.
  • La Marseillaise illustrée / par Charlet, paroles et musique de Rouget de l'Isle. Paris : impr. de A. Parent, s. d., 8 p.
  • La Matinée, idylle / par M. R. D. L. Paris : impr. de F. Didot, 1818, 11 p.
  • Roland à Roncevaux, chant de guerre. Paris : Le Duc, s. d., 4 p.
  • Six romances. Paris : au Magasin de musique, s. d. 2 fasc.
Ouvrages sur Rouget de Lisle
  • Hymnes des nations unies, [arr. pour orch. avec piano cond.]. Paris : le Chant du monde, 1946.
  • Rouget de Lisle au Panthéon. La halte du 14 juillet 1915. La dernière étape. Paris, 1920, 16 p.
  • Rouget de Lisle : son ordre d'arrestation. Paris : Devriès. (Facs. de documents historiques ; 8).
  • Euloge Boissonnade, Rouget de Lisle : de “La Marseillaise” à l'oubli, éditions France-Empire, Paris, 1999, 327 p.-[8] p. de pl. (ISBN 2-7048-0889-9)
  • Ernest Chapuis, Rouget de Lisle et l'hymne national, imprimerie de P. Jacquin, Besançon, 1892, 17 p.
  • Jacques Gardien, Rouget de Lisle : essai bibliographique, J. Gardien, [sans lieu de publication], 1937, 13 f. dactylogr.
  • Louis Garros, Rouget de Lisle, éditions Plon, Paris, 1936, 95 p.
  • Chantal Georgel, Une icône républicaine : Rouget de Lisle chantant La Marseillaise, par Isidore Pils, 1849 : [exposition, Paris, Musée d'Orsay, 14 février-7 mai 1989] / catalogue, Éditions de la Réunion des musées nationaux, coll. « Les Dossiers du Musée d'Orsay » no 28, Paris, 1989, 64 p., (ISBN 2-7118-2247-8)
  • Marguerite Henry-Rosier, Rouget de Lisle, éditions Gallimard, 1Paris, 937, 231 p.
  • Marie-Louise Jacotey, Rouget de Lisle et “la Marseillaise” : histoire, éditions D. Guéniot, Langres, 2007, 94 p. La couv. porte en plus : "Histoire d'un chant de guerre devenu hymne national". (ISBN 978-2-87825-390-0)
  • André Lanier, Rouget de Lisle : conférence faite au théâtre de Besançon le 7 mars 1907 pour la Société des Amis de l'Université de Franche-Comté, imprimerie A. Cariage, Besançon, 1907, 30 p.
  • Georges Lecomte, Rouget de Lisle, éditions G. Beytout, Paris, 1936, 16 p.
  • Arthur Loth, La “Marseillaise” : enquête sur son véritable auteur, Nouvelles éditions latines, coll. « Histoire », Paris, 1992, 158 p., (ISBN 2-7233-0458-2)
  • LHervé Luxardo, Histoire de la “Marseillaise”, éditions Plon, coll. « Terres de France », Paris, 1989, 240 p., (ISBN 2-259-02018-6)
  • Mary-Cliquet, Rouget de Lisle : biographie complète et inédite de l'auteur de la Marseillaise, Imprimerie de Tremblay, Paris, 1880.
  • Christian Mas, Cl. J. Rouget de Lisle : une présence politique, entre lettres et musique, éditions l'Harmattan, coll. « Univers musical », Paris, Budapest et Turin, 2001, 332 p. Bibliographie. des œuvres écrites de C. J. Rouget de Lisle p. 307-310. Catalogue des œuvres musicales p. 311-314. (ISBN 2-7475-1266-5)
  • Adrien Morpain, Rouget de Lisle à Strasbourg et à Huningue, ses différentes habitations, documents inédits, imprimerie de C. Wurst, Strasbourg; 1872, 15 p.
  • A.-Amédée Rouget de Lisle, Rouget de Lisle (Claude-Joseph), auteur de la Marseillaise. Vincennes : impr. de Vve juin, 1882, 6 p., musique, portrait. Extrait de l'ouvrage de A.-Amédée Rouget de Lisle, intitulé : "La Vérité sur la paternité de la Marseillaise".
  • A.-Amédée Rouget de Lisle, Inauguration de la plaque commémorative de la mort de Rouget de Lisle, le 27 juin 1836, à Choisy-le-Roi... Souvenir de la cérémonie qui a eu lieu à Choisy-le-Roi, le 13 juillet 1881.... Paris : impr. de Moncelot, 1881, 4 p.
  • A.-Amédée Rouget de Lisle, La Vérité sur la paternité de la “Marseillaise”, imprimerie de Bonaventure et Ducessois, 1865. Suite : La Vérité, par M. Alexis Azévédo, sur Rouget de Lisle et la “Marseillaise”'. Extrait de l’Opinion nationale, 18 octobre 1864.
  • Julien Tiersot, Histoire de la Marseillaise : nombreuses gravures documentaires, fac-similés, autographes, œuvres musicales de Rouget de Lisle, 8 planches hors texte, éditions Delagrave, Paris, 1915, VII-152 p.
  • Jean Tulard, Napoléon et Rouget de l'Isle : “Marche consulaire” contre “Marseillaise”, éditions Hermann, coll. « Savoir. Lettres », Paris, 2000, 104 p., (ISBN 2-7056-6407-6)
  • Philippe Vidal, chapitre « De Lisle à Marseille », in Les Histoires inconnues de l'Histoire : de la légende à la réalité, éditions Michel Lafon, Paris, 2004, p. 139-[142]. (ISBN 2-7499-0120-0)
  • Ville de Choisy-le-Roi, Rouget de Lisle, 1760-1960. Exposition du bi-centenaire. Choisy-le-Roi, 1960, IV-15 p., multigraphié.
  • Un Homme, un hymne, la Révolution / par les élèves de l'École primaire Rouget de Lisle de Charleville-Mézières ; publ. par l'École de Rouget de Lisle. Charleville-Mézières : École Rouget de Lisle, 1989, 40 p. (ISBN 2-903774-67-6)
  • Stefan Zweig, Les très riches heures de l'humanité (Sternstunden der Menschheit), 1939

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Généalogie de la famille Rouget
  2. Né le 5 avril 1735 à Petit-Noir, décédé le 6 août 1792 à Orgelet
  3. Née le 2 juillet 1734 à Lons-le-Saunier, décédée le 20 mars 1811 dans cette même ville
  4. André Golaz, Odette Golaz, A. Guillaume (préfacier), Notice historique et descriptive sur Mont-Dauphin (Hautes-Alpes), Société d'études des Hautes-Alpes, Gap, 1981 (3e édition, 1re édition 1966), ISBN 2-85627-001-8, p 63
  5. Louise de Dietrich, épouse du maire, écrit à son frère Pierre Ochs le 12 juin 1792 : "Cher frère, je te dirai que depuis quelques jours je ne fais que copier ou transcrire de la musique, occupation qui m'amuse et me distrait beaucoup, surtout en ce moment où partout on ne parle et discute que de politique en tout genre. Comme tu sais que nous avons beaucoup de monde, et qu'il faut toujours inventer quelque chose, soit pour changer de sujet, soit pour traiter de sujets plus distrayants les uns que les autres, mon mari a imaginé de faire composer un chant de circonstance. Le capitaine du Génie, Rouget de Lisle, un poète et compositeur fort aimable a rapidement fait la musique du chant de guerre. Mon mari, qui est bon ténor, a chanté le morceau qui est fort entraînant et d'une certaine originalité. C'est du Gluck en mieux, plus vif et plus alerte. Moi, de mon côté, j'ai mis mon talent d'orchestration en jeu, j'ai arrangé les partitions pour clavecin et autres instruments. J'ai donc beaucoup à travailler. Le morceau a été joué chez nous, à la grande satisfaction de l'assistance ..." (d'après : Le Journal historique de l'Alsace, tome 4, Henri Riegert,Alsace Imprimerie Commerciale, mai 1978)
  6. Photos de la cérémonie du transfert des cendres de Rouget de Lisle aux Invalides : 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8 9.
  7. Archives nationales
  8. Catalogue Yvert et Tellier, Tome 1