Cléron

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Cléron
Image illustrative de l'article Cléron
Blason de Cléron
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Franche-Comté
Département Doubs
Arrondissement Besançon
Canton Amancey
Intercommunalité Communauté de communes Amancey-Loue-Lison
Maire
Mandat
Alain Galfione
2014-2020
Code postal 25330
Code commune 25155
Démographie
Population
municipale
314 hab. (2011)
Densité 22 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 05′ 16″ N 6° 03′ 43″ E / 47.0877777778, 6.0619444444447° 05′ 16″ Nord 6° 03′ 43″ Est / 47.0877777778, 6.06194444444  
Altitude Min. 295 m – Max. 563 m
Superficie 14,56 km2
Localisation

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Cléron est une commune française située dans le département du Doubs en région Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Cluruns en 1136 ; Clarons en 1275 ; Clairon en 1283[1].

Cléron, petit village du Doubs, est situé à environ 25 km au sud de Besançon et à 35 km de Pontarlier. Niché dans la vallée de la Loue, rivière à truite à 325 m d'altitude, il se trouve à la fin de la vallée appelée "Haute Loue". Cette vallée creusée par la rivière depuis des millénaires dans le plateau karstique, est faite de falaises et de rochers saillants; de flots tumultueux et d'eaux plus calmes. Cléron est particulièrement encaissé, entouré de plateaux, dans un environnement constitué de prairies et de forêts. Le climat y est plutôt agréable (la faible altitude n'en fait pas un lieu où la neige y est redoutée), le village est par contre soumis au désagrément des brouillards matinaux, dus à la Loue.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Cademène Scey-Maisières Rose des vents
N Chassagne-Saint-Denis
O    Cléron    E
S
Amondans Fertans Flagey

Histoire[modifier | modifier le code]

Cleron 01.jpg

D'après la légende, le nom de "Cléron" viendrait de l'instrument de musique appelé "Clairon". En effet, au IXe siècle, Charles le Chauve aurait donné le clairon en argent de Charlemagne, son Grand Père, à un jeune chevalier s'étant battu ardemment contre Charles de Roussillon. Celui-ci aurait octroyé à ce chevalier les terres sur lesquelles il se ferait entendre depuis les rives de la Loue, en soufflant dans le dit clairon.

La réalité est cependant tout autre : Dès l'époque gallo-romaine, un "castrum" aurait occupé cet emplacement, avec pour mission de contrôler ce passage. On sait également, qu'au XIIe siècle une famille de Cléron seconde les Scey pour le contrôle du gué, sur le tracé de la route reliant Besançon à Salins-les-Bains; cette route servant à acheminer le sel vers Pontarlier et la Suisse. Le château de Cléron aurait quant à lui, était construit par Humbert de Cléron en 1320. Ce château de forme rectangulaire et encadré par quatre tours avait la même utilité que le castrum gallo-romain.

Au XIIIe siècle, Jean de Chalons Arlay, seigneur de Montmahoux, convoite ce site stratégique. Mais la seigneurie lui échappe au profit des comtes de Bourgogne, qui récupérèrent également le château de Scey

Vers 1320, Humbert de Cléron fait reconstruire son château de Cléron, le premier pont en bois est édifié à la place du gué et permet ainsi de traverser la Loue.

Au XVe siècle, il existe un martinet sur le bief du ravin de Valbois au lieu dit le Grillet. Ce bâtiment malheureusement à l'abandon, menaçant ruines, est toujours existant. On peut y voir le bief ainsi que l'emplacement de la roue à aubes permettant de faire tourner le martinet.

À cette époque, l'élevage, la polyculture ainsi que la vigne sont les principales ressources. Le village souffre à plusieurs reprises des guerres incessantes. Pendant la guerre de 10 ans, le village est dévasté une première fois par les Suédois en 1639, puis une deuxième fois en 1641 par les Français.

En 1614, la population du village était de 150 âmes et de 350 en 1850. Elle avoisine les 300 âmes aujourd'hui.

Une dynamique artisanale s'est créée à la sortie du village, dans une zone d'activité souhaitée et développée par la municipalité vers la fin des années 1980. Cette zone artisanale regroupe plusieurs petits ateliers de fabrication de pièces ou d'artisanat, regroupés autour d'une laiterie offrant ainsi aux éleveurs locaux un débouché pour la vente de leur production. Cette fromagerie familiale, célèbre pour sa production de morbier et de comté l'est également par des fromages de fabrication "maison" : Edel de Cleron "le Fromager des clarines ; le Saint Vernier ; les exquis du Val de Loue ainsi qu'une large gamme de fromage à raclette nature et aromatisée". La production fromagère s'exporte en France et à l'étranger, et plus particulièrement aux États-Unis.

Vers la fin des années 1990, il a été créé par la famille Perrin, (propriétaire de la fromagerie), un restaurant ainsi qu'un musée du fromage expliquant aux touristes de passage l'histoire ainsi que la fabrication du comté.

Dans la même zone, est installé dans un ancien atelier de menuiserie, le musée du "Tacot", train régional à voie métrique exploité par la Compagnie des Chemins de fer du Doubs ayant fonctionné dans la première moitié du XXe siècle et reliant Cléron à Besançon (la ligne continuait jusqu'à Amathay-Vésigneux). Ce chemin de fer régional a été démantelé vers la fin des années 1950 du fait de la "démocratisation" de l'automobile, cette ligne n'étant plus rentable[2],[3].

Dans l'ancien presbytère du village, l'association Cléron Accueil gère un gîte d'étape et de séjour de 29 places. Situé dans un bâtiment de la fin du XVIIe siècle, le gîte se trouve dans un cadre pittoresque, à proximité de la Loue, de l'église et du château. Dans le cadre de ses activités, Cléron Accueil propose de la documentation sur les sites et balades de la région, ainsi que des dégustations et ventes de produits locaux.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1964 mars 2001 Claude Lornet    
mars 2001 mars 2008 Robert Galli    
mars 2008 mars 2014 Chantal Guet-Guillaume [4]    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 314 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
532 516 536 486 522 533 500 497 487
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
502 477 453 427 425 471 470 397 367
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
355 344 342 325 287 288 277 275 220
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
209 188 182 235 266 294 304 307 314
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le château de Cléron[modifier | modifier le code]

Cleron 02.jpg

Construit au XIVe siècle (1320) par Humbert de Cléron sur l'emplacement d'un ancien castrum Gallo-Romain, le château de Cléron a été fortement remanié au XVIIIe siècle. Ce château, malgré sa restauration, a conservé son aspect défensif, typique de l'architecture militaire moyenâgeuse. Il a entre autres conservé ses défenses, donjon, mâchicoulis, meurtrières et assommoirs soigneusement restaurés.

Plusieurs fois ruinés au cours des siècles, le château a été remanié à maintes reprises. Le corps de logis perpendiculaire à la Loue date du XVe siècle. Il est flanqué d'une tour carrée dite « tour de l'horloge » datant du XIXe siècle. Sur le corps de bâtiment parallèle à la Loue, existent deux autres tours : la plus grande, carrée, le donjon servait également à défendre la tour ronde située un peu plus loin et appelée « tour de la Folle ». Une « viorbe » (escalier à vis d'une centaine de marches permet d'accéder au sommet de la tour de guet.

Ce château, propriété de la famille de Montrichard, ne se visite pas, à l'exception des jardins pendant la période estivale.

Plusieurs sites géologiques intéressants se situent sur le territoire de la commune de Cléron :

Le rocher du Moine[modifier | modifier le code]

Appelé aussi « Toum Tatre », ce monolithe de 39 mètres de haut se situe en bordure de falaise dans la reculée de Norvaux. De par sa forme, il ressemble à un moine avec sa tonsure[7].

La Pierre-qui-vire[modifier | modifier le code]

Appelée également « Roche-qui-tourne », ce monolithe d'une dizaine de mètres de hauteur se situe sur la rive gauche de la Loue, à la sortie de Cléron en allant vers Ornans. Cette pierre aurait la particularité de tourner sur elle-même une fois par siècle[7]. La pratique druidique utilisait ce genre de création naturelle géologique pour effectuer des divinations et des sacrifices. Ces pierres faisaient l'objet d'un culte comme à l'abbaye de la Pierre-qui-Vire dans le Morvan. Elles étaient le centre de lieux cultuels qui ont été repris par l'église catholique.

La Réserve naturelle nationale du ravin de Valbois[modifier | modifier le code]

Espace naturel abritant la majorité des milieux naturels des hautes vallées de la Loue et du Lison. La forêt de ravin côtoie falaises et pelouses calcaires. Un ruisseau et des prairies complètent la diversité d’habitats de cette reculée jurassienne en formation depuis 90 millions d’années. Le Conservatoire d'espaces naturels de Franche-Comté en est le gestionnaire depuis le 1er janvier 2014.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean COURTIEU, Dictionnaire des communes du département du Doubs, t. 2, BESANÇON, CÊTRE,‎ 1983
  2. Guide des communes du Doubs - Éditions Flohic
  3. Bourgs et villages du Doubs - Éric Coulon - Éditions Cabédita 2005
  4. [PDF] Site officiel de la préfecture du Doubs - liste des maires
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  7. a et b Guide des communes du Doubs - Édition Cerex, 1972