Citadelle de Belfort

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Citadelle de Belfort
Image illustrative de l'article Citadelle de Belfort
Les enceintes et murailles sont hautes rendant le lieu presque imprenable.
Période ou style XVIIe siècle
Type Citadelle
Début construction XIIIe siècle
Destination actuelle Monument, Musée
Protection Logo monument historique Classé MH (1907, 1913)
Logo monument historique Classé MH (1923, 1997)
 Inscrit MH (1993)
Coordonnées 47° 38′ 13″ N 6° 51′ 56″ E / 47.6369258, 6.8655753 ()47° 38′ 13″ Nord 6° 51′ 56″ Est / 47.6369258, 6.8655753 ()  
Pays Drapeau de la France France
Anciennes provinces de France Alsace
Région Franche-Comté
Département Territoire de Belfort
Commune Belfort

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Citadelle de Belfort

Géolocalisation sur la carte : Territoire de Belfort

(Voir situation sur carte : Territoire de Belfort)
Citadelle de Belfort

Géolocalisation sur la carte : Belfort

(Voir situation sur carte : Belfort)
Citadelle de Belfort

La citadelle de Belfort actuelle est une fortification commencée par Vauban, réalisée après 1687. Du fait de l'évolution des pièces d'artillerie au XVIIIe siècle, une partie des ouvrages de Vauban a été très remaniée par le général Haxo : c'est le cas en particulier de l'actuel château, caserne qui a remplacé purement et simplement la caserne créée par Vauban, car celle-ci n'avait pas été conçue et construite pour résister aux bombardements.

La citadelle surplombe la ville depuis un promontoire rocheux calcaire dressé au milieu de la trouée de Belfort. Elle comprend, outre l'ensemble des fortifications et des fossés, une œuvre magistrale sur le flanc Ouest de la caserne Haxo : le Lion de Belfort édifié par Bartholdi en 1880.

On peut se promener gratuitement dans le quatrième fossé ou sur la terrasse panoramique au sommet de l'édifice, ou encore dans l'enceinte de la Tour des Bourgeois, seul vestige du Château médiéval.

La citadelle fait l’objet de multiples protections au titre des monuments historiques : un classement le 23 octobre 1907 (porte Brisach) modifié par un classement le 20 août 1913, un classement le 6 mars 1923 (Ouvrages avancés : bastion avancé B, murs extérieurs et couverture du bastion, mur du rempart et sa couverture allant du bastion B à la porte de Brisach, mur du rempart et sa couverture allant de la porte de Brisach au château, fossés qui complètent le système de défense du XVIIe siècle), une inscription le 13 août 1993 (canal usinier recouvert) et d'un classement le 29 avril 1997 (Ensemble des ouvrages constituant le château et ses fortifications)[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Une des imposantes falaises se dressant face à Belfort.

En 1226, le site actuel était déjà occupé par un château fort : le château de Belfort-sur-la-Roche qui faisait face à un second château situé sur la colline de la Miotte : le château de Montfort qui fut par la suite abandonné.

Ce château fort a été modifié en citadelle par Gaspard de Champagne, comte de la Suze, en 1636 puis par Vauban et Jacques Tarade entre 1687 et 1703.

Les fortifications ont encore été modifiées par le général Haxo dans les années 1820 ainsi que par Denfert-Rochereau en 1870 puis par Séré de Rivières après le traité de Francfort. C'est ainsi un témoignage des multiples évolutions de la conception d'un ouvrage défensif, un autre exemple en Franche-Comté étant le Fort de Joux.

La citadelle doit sa renommée à la résistance héroïque des Belfortains, menés par le colonel Denfert-Rochereau, durant la guerre franco-prussienne de 1870.

C'est dans le quatrième fossé qu'a été prise la photo dite du fusillé souriant, qui est en réalité un simulacre d'exécution destiné à faire parler le résistant.

L'endroit où a été prise la photo du « fusillé souriant ».

Tourisme[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :