Économie de la Franche-Comté
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Cet article présente les caractéristiques de l'économie de la Franche-Comté.
Sommaire |
[modifier] Agriculture
La production agricole s’appuie sur l’élevage bovin (Montbéliarde) et la production de fromages (le Comté, le Mont d'Or, le Morbier, le bleu de Gex, la Cancoillotte). Parmi ces fromages, quatre sont des AOC.
La culture de céréales et d’oléagineux est significative.
La région possède également des vignobles qui produisent des vins d’exception. La Franche-Comté est la seule région viticole du monde à produire cinq sortes de vins bien distinctes: les rouges, les blancs, les rosés, les jaunes et les vins de paille.
Enfin, la forêt comtoise qui recouvre 42 % du territoire génère de nombreux emplois.
[modifier] Industrie
La Franche-Comté est, proportionnellement à sa population, la première région industrielle de France, 6 emplois sur 10 sont dans le tertiaire et le taux de chômage s'élevait à 8,5 %. Le PIB par habitant en 2002 y était de 21 897 €. Elle est également la plus exportatrice de France. En 2003, le PIB franc-comtois s'élevait à 25,6 milliards d'€[1] soit 1,6 % du PIB français. Le PIB de la région croît à un rythme moyen de 2 % par an, ce qui classe la Franche-Comté parmi les régions les plus dynamiques de France. Ce dynamisme est notamment dû à un domaine industriel conséquent.
Le pôle urbain Montbéliard-Belfort est le centre économique de la région, essentiellement dédié à l'automobile et au TGV. Le site industriel Peugeot - Citroën Sochaux est le premier de France avec 13 841 salariés en septembre 2006. Il produit actuellement la Peugeot 308, Peugeot 3008, Peugeot 5008, Citroën C4 et la Citroën DS4. Il est aussi le premier employeur de la région. L'automobile se voit être le fleuron de l'industrie, Peugeot et ses autres filiales y représentent jusqu'à 10 % de la production de France.
À Belfort se situent les usines Alstom spécialisées dans la production ferroviaire, notamment pour les TGV, ainsi que dans les générateurs et turbines industriels.
La ville de Besançon est un véritable centre pour les secteurs de la mécanique. Elle est un pôle d'excellence historique des microtechniques, du temps fréquence et du génie biomédical, ainsi que le premier centre européen du découpage de haute précision. En juin 2005, la ville s'est vu décerner un label de pôle de compétitivité national dans le domaine des microtechniques. La région possède aussi un potentiel dans le secteur de la recherche. On trouve à Besançon l'ENSMM, l'École nationale supérieure de mécanique et des microtechniques ou encore l'UTBM, l'Université de technologie de Belfort-Montbéliard.
| Région | PIB* (2003) | Part dans le PIB national (en %) | Taux de croissance annuel moyen du PIB en volume (en %) | Rang selon la croissance en volume |
|---|---|---|---|---|
| Pays de la Loire | 78 522 | 5,0 | 2,8 | 1 |
| Île-de-France | 448 933 | 28,3 | 1,8 | 11 |
| Alsace | 44 187 | 2,6 | 1,8 | 10 |
| Franche-Comté | 25 584 | 1,6 | 2,0 | 8 |
| Nord-Pas-de-Calais | 81 532 | 5,1 | 1,6 | 16 |
| France | 1 585 172 | 100 | 1,9 |
* en millions d'€
[modifier] Tourisme
Durant la saison hivernale, les séjours se concentrent dans les massifs montagneux (stations des Rousses et de Métabief principalement). La place du ski alpin est assez réduite, en revanche, le ski de fond est pratiqué en de nombreux endroits.
L’été, la Franche-Comté offre aux amateurs de randonnées, de cyclisme sur route (notamment grâce au ballon d'Alsace) et de VTT de nombreuses activités. On pratique également la pêche au bord des rivières et des lacs de la région, ainsi que le tourisme fluvial dans la vallée de la Saône. L’hôtellerie de plein air concentre près de 40 % de ses nuitées dans le pays des Lacs avec la présence de campings de taille relativement importante. Tous hébergements confondus, près des 2/3 de la consommation touristique est faite d'avril à septembre.
La Franche-Comté accueille environ 1,7 % des séjours français[2], aussi bien pour les séjours courts que les longs. Malgré la position frontalière de la région, entre 1 et 2 % seulement des touristes séjournant en France viennent en Franche-Comté.
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[modifier] Salaires en Franche-Comté
Une étude de l'Insee portant sur l'année 2003 fait le point sur les salaires des francs-comtois du secteur privé et semi-public. La Franche Comté se situait en 2003 au dixième rang des 22 régions métropolitaines avec un salaire horaire moyen de 10,3 €. L'écart entre les différentes catégories socio professionnelles va de 1 pour les ouvriers non qualifiés à 2,9 pour les cadres.
En effet, un ouvrier non qualifié gagne en moyenne 7,7 € net de l'heure, alors qu'un cadre touchera en moyenne 20,2 €
Toujours en 2003 le salaire annuel médian est de :
- 14 276 € en Haute-Saône ;
- 14 898 € dans le Jura ;
- 15 585 € dans le Doubs ;
- 15 735 € dans le Territoire de Belfort.
[modifier] Transports
[modifier] Réseau routier
Le réseau routier comtois est assez développé, l'A36 (la Comtoise) est sur l'axe reliant l'Allemagne et l'Alsace avec Lyon et plus loin Marseille. Cette autoroute dessert Belfort, Montbéliard, Besançon et Dole, les villes les plus importantes de la région. L'A39 relie Dijon à Bourg-en-Bresse via Lons-le-Saunier.
[modifier] Réseau ferroviaire
Le réseau ferré est également structuré suivant un axe comparable (ligne Mulhouse - Dijon ou Strasbourg - Lyon), voir TER Franche-Comté. Le reste du territoire bénéficie d'une offre de transport en commun plus faible ou parfois inexistante.
Quelques gares de la région :
Gares en construction :
Avec l'arrivée en 2011 du TGV en Franche-Comté, de nombreuses gares sont en construction. Voici une listes des principales :
- Gare de Belfort - Montbéliard TGV sur la commune de Meroux, pour la desserte des agglomérations de Belfort et Montbéliard.
- Gare de Besançon-TGV sur les communes d'Auxon-Dessus et d'Auxon-Dessous.
[modifier] Réseau fluvial
Le réseau fluvial est lui aussi orienté sur un axe comparable (du nord-est à l'ouest de la région) avec le canal Rhin-Rhône.
[modifier] Réseau aérien
La région Franche-Comté est desservie par plusieurs petits aérodromes dont le principal est l'Aéroport de Dole - Tavaux. Principaux aérodromes :
- Aéroport de Dole - Tavaux : principal aéroport de la région, il est ouvert au trafic national et international commercial non régulier, aux avions privés. De plus, le fret postal constitue une part importante de l'activité de l'aéroport avec 1 487 tonnes de courrier transportées en 2007.
- Aéroport de Besançon - La Vèze.
- Aérodrome de Besançon-Thise.
- Aéroport de Montbéliard - Courcelles.
- Base aérienne (militaire) de Luxeuil - Saint-Sauveur.
- Aéroport de Belfort - Chaux.
Le nord de la région Franche-Comté est également desservi par l'Aéroport international Basel-Mulhouse-Freiburg, situé à environ 65 km de Belfort et l'aéroport international de Genève-Cointrin n'est qu'à une cinquantaine de kilomètres de Morez.
[modifier] Chiffres Clés
Infrastructures franc-comtoises: Quelques points clés.
| Superficie - km² | 16 202 |
| Routes départementales | 10 749 |
| Autoroutes | 214 |
| Routes nationales | 799 |
| Total route | 11 622 |
| Voies navigables | 181 |
| Voies ferrées exploitées | 770 |
| Type | Échanges terrestre internationaux en valeur | Échanges terrestre internationaux en tonnage |
|---|---|---|
| Bois | 0 % | 7 % |
| Produits agricoles | 1 % | 4 % |
| Denrées alimentaires | 4 % | 8 % |
| Minerais & déchets métallurgie | 0 % | 1 % |
| Produits pétroliers | 0 % | 1 % |
| Charbon | 0 % | 1 % |
| Produits métallurgiques | 5 % | 15 % |
| Engrais | 0 % | 2 % |
| Matériaux de construction | 1 % | 20 % |
| Produits chimiques | 8 % | 18 % |
| Divers objets manufacturés | 81 %* | 23 %** |
* Dont industrie automobile 43 %
** Dont industrie automobile 8 %
[modifier] Références
- Le PIB Franc-comtois en 2003 INSEE, 2006
- L'attractivité de la Franche-Comté INSEE, mai 2006