Bresse

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46° 25′ N 5° 15′ E / 46.417, 5.25

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Bresse
Image illustrative de l'article Bresse
Paysage bressan
(Montpont-en-Bresse, Saône-et-Loire)

Subdivision administrative Bourgogne, Rhône-Alpes,
Franche-Comté
Subdivision administrative Ain, Saône-et-Loire et Jura
Ville(s) principale(s) Bletterans
Bourg-en-Bresse
Louhans,
Coordonnées 46° 25′ N 5° 15′ E / 46.41666667, 5.2546° 25′ Nord 5° 15′ Est / 46.41666667, 5.25  
Superficie approximative ~4 000 km2
Géologie marnes, sables et argiles plio-quaternaires
Relief plaine vallonnée, entre 180 et 240 m
Production(s) Volailles
Maïs
Région(s) naturelle(s)
voisine(s)
Revermont
Dombes
Bugey
Mâconnais
Chalonnais
Région(s) et espace(s) connexe(s) Bresse jurassienne et Pays dolois, Bresse bourguignonne, Bresse savoyarde

Image illustrative de l'article Bresse
Localisation

La Bresse est une région naturelle et ancienne province de France, située dans les régions Rhône-Alpes, Bourgogne et Franche-Comté. L'adjectif se rapportant à la est bressan et les habitants de la Bresse sont les Bressans.

Géographie[modifier | modifier le code]

La Bresse occupe une superficie de près de 4 000 km2. Elle est délimitée à l'ouest par la Saône, au nord par le Doubs, à l'est par les premiers contreforts du massif du Jura, essentiellement avec le Revermont (Coligny et Saint-Amour se situent sur cette limite), tandis qu'au sud, sa limite, avec la Dombes, est floue. Ici, la plus communément admise part de la confluence de la Chalaronne avec la Saône à l'ouest et finit dans la commune de Saint-Martin-du-Mont à l'est[1].

L'expression géographique Bresse est composée de trois parties différentes :

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire de la Bresse.

La Bresse, de 1272 jusqu'au Traité de Lyon du 17 janvier 1601, fit partie des États de Savoie.

La Bresse est acquise par la Savoie lorsque Sibylle de Bâgé, seule héritière, l'apporte en dot lors de son mariage avec Amédée de Savoie. Bâgé en sera la capitale jusqu'à cette date avant que Bourg devenu depuis Bourg-en-Bresse, place également fortifié de 3 400 habitants, lui ravit le rôle de centre administratif.

À partir du 15 juin 1322[2], la Bresse sera remis en apanage aux héritiers du comté de Savoie.

Après 1350, en l’absence des comtes de Savoie et de leurs enfants, la Bresse et le Bugey sont administrés par des gouverneurs et lieutenants généraux, qui y commandent en temps de guerre et de paix. Ceux-ci devaient rendre compte de leurs actions au chancelier et au conseil de Savoie. Leurs charges étaient révocable au bon vouloir du prince. Parmi eux on compte un Jacques de La Baume, lieutenant général de Bresse de 1438 à 1440[3] et un Jean de La Baume en 1536[4].

La situation de la plaine de Bresse était difficile à garder. Finalement, les souverains de Savoie acceptèrent de se recentrer sur la partie alpine du Duché et d'abandonner la Bresse et le Bugey en échange de Saluzzo ou Saluces en Piémont lors du traité de 1601.

Économie et agriculture[modifier | modifier le code]

Grâce à une situation géographique privilégiée ses 4 000 entreprises sont très dynamiques. Leur activité est principalement centrée sur les domaines suivants : l'agroalimentaire, la métallurgie, la carrosserie industrielle, la mécanique, le transport et la santé.

Elle est réputée pour les 1,2 million de volailles de Bresse élevées chaque année en plein air par 330 éleveurs.

Culture bressane[modifier | modifier le code]

Aperçu sociologique[modifier | modifier le code]

Pays essentiellement rural, la société bressane, par le passé, était organisée au rythme de l'activité agricole. L'habitat en Bresse est dispersé, de type bocager, soucieux d'individualisme au sein de la communauté organisée autour de la paroisse et de la commune. La structure sociale se définit donc par un mélange de conservatisme, d'attachement aux valeurs ancestrales et de participation démocratique directe à la vie communautaire.

Les bressans étaient surnommés par leurs voisins les ventres jaunes :

  • d'après une version, ceci proviendrait du fait qu'ils fixaient à leur ceinture les pièces d'or provenant de la vente de la Volaille de Bresse ;
  • selon une autre version, les Bressans ont été les premiers à manger du maïs à la place du blé sous la forme de gaudes, par exemple. Pour cela, leurs voisins comtois ou bugistes pensaient que l'intérieur de leur ventre devait être jaune - la farine de maïs était torréfiée, et incluait la peau pigmentée des grains, contrairement à la plupart des farines de maïs trouvées dans le commerce au XXIesiècle.

Folklore bressan[modifier | modifier le code]

Costume traditionnel[modifier | modifier le code]

Le costume traditionnel de fête de la Bresse, est conservé par des associations folkloriques. Il comporte, pour les femmes, un chapeau large, en forme de plateau, surmonté d'un cône noir. Pour les hommes, il s'agit d'une tunique bleue, d'un bonnet long, de culottes longues et de sabots. À Coligny, limite de l'Ain et du Jura, est organisée le premier mardi d'août de chaque année une foire bressane à l'ancienne où tout le monde est en costume bressan. Les bressans suspendent des épis de maïs aux poutres des avant-toits des fermes bressanes, ils appellent cela des « panouilles ».

La fête des conscrits[modifier | modifier le code]

La fête des conscrits très ancrée dans cette région concerne les jeunes gens de 20 ans, puisant ses racines dans la période de la « conscription » instaurée par le général Jourdan en 1798 et qui imposait que chaque homme âgé de 20 à 25 ans pouvait être appelé au service de la nation. Les jeunes paysans, pour beaucoup, remplaçaient contre certains avantages matériels les jeunes gens plus huppés. Avant leur départ, de grandes fêtes s'organisaient alors. Elles existent aujourd'hui encore, après la fin du service militaire obligatoire, et sont très prisées des populations locales qui voient là un maintien du lien social très fort.

Ces fêtes se déroulent en général entre janvier et mars de l'année. Elles permettent aux personnes du village dont l'âge correspond à une décennie de se rassembler autour d'un grand banquet au cours duquel se joue « le rigodon », musique traditionnelle jouée par deux musiciens, un à la clarinette, l'autre au tambour. L'organisation de ce banquet incombe en totalité aux jeunes gens âgés de 20 ans qui mettent un point d'honneur à inviter personnellement chaque convive lors d'une visite à leur domicile (les habitudes ont changé dans certaines communes, un courrier remplaçant la visite domiciliaire). C'est alors l'occasion de leur remettre une cocarde, signe distinctif correspondant à leur âge.

  • Les fêtes de conscrits coïncident souvent avec les fêtes patronales lorsque celles-ci se situent entre janvier et mars. Elles sont l'occasion de la venue de la vogue pour la durée d'une fin de semaine. Le banquet des conscrits est suivi le lendemain ou la semaine suivante des matefaims : les conscrits invitant la population du village et des environs à déguster des crêpes et à danser.

Le dialecte bressan[modifier | modifier le code]

Le dialecte bressan de la langue francoprovençale ou patois bressan, qui n'est plus guère pratiqué au-delà des cercles « patoisants », fut la langue principale de communication informelle jusqu'aux années 1970 dans les campagnes bressanes.[réf. nécessaire]

Il ne faut pas confondre le bressan du domaine francoprovençal et du domaine oïlitan[6].

Mobilier bressan[modifier | modifier le code]

La Bresse possède son propre style en termes de mobilier. Issu d'un habitat rural, les meubles que l'on retrouvait dans les fermes étaient souvent composés d'un ensemble type : une armoire bressane (la pièce la plus célèbre et la plus recherchée), une horloge, un vaisselier, un lit à baldaquin. Ces pièces sont caractérisées par le style bressan largement défini dans bon nombre d'ouvrages[réf. souhaitée]. Les meubles étaient bâtis par des « huchers », souvent adroits, et bénéficiant d'une large gamme d'essences de bois dans la région. D'autres éléments sont aussi répertoriés : le berceau, la chaise à sel, tables et bancs. Souvent accommodés dans une pièce unique, l'hutau, le mobilier rural d'antan a connu un vif renouveau et les prix, pour les pièces d'époque, ont connu une courbe ascendante fulgurante. Ces pièces, autrefois délaissées au profit de meubles "modernes", ont retrouvé de nos jours leur place, de choix, dans les salons, chambres et cuisines, autour de Louhans ou de Bourg-en-Bresse[réf. souhaitée].

Spécialités culinaires[modifier | modifier le code]

Voir la catégorie : Gastronomie bressane.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le château de Montcony d'architecture typiquement bressane, à Montcony, Saône-et-Loire.
  • Apothicairerie de l'hôtel-Dieu à Bourg-en-Bresse

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Limites géographiques de la Bresse » (consulté le 16 octobre 2010).
  2. Alain Kersuzan, Défendre la Bresse et le Bugey - Les châteaux savoyards dans la guerre contre le Dauphiné (1282 - 1355), collection d'histoire et d'archéologie médiévales, Presse Universitaire de Lyon, Lyon, 2005, (ISBN 272970762X), p. 63.
  3. Samuel Guichenon, Histoire de Bresse et de Bugey. Partie 2.,‎ Jean Antoine Huguetan & Marc Antoine Ravaud, Lyon, 1650, p. 24 disponible en ligne sur Gallica.
  4. Guichenon, op. cit, p. 25.
  5. Marie-Claude Guigue, Topographie historique du département de l'Ain,‎ Bourg-en-Bresse et Lyon, A. Brun, 1873, p. 227 disponible en ligne sur Gallica.
  6. Bressan
  7. « Notice no PA00125332 », base Mérimée, ministère français de la Culture

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Voir la catégorie : Bresse.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]