Fondue au fromage

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : Navigation, rechercher
Fondue au fromage
Image illustrative de l'article Fondue au fromage
Service à fondue suisse

Lieu d'origine Suisse[1]
Date années 1850
Place dans le service plat principal
Température de service chaude
Ingrédients Fromages fondus dans du vin blanc
Accompagnement vin blanc

La fondue au fromage est un plat de fromages à pâte dure, tel que du gruyère pour la recette originale suisse. En France, on utilise du beaufort ou du comté. Plat national de Suisse, il est également connu depuis les années 1950 en Savoie, en Franche-Comté dans le Val d'Aoste et dans le Piémont [réf. nécessaire].

Sommaire

[modifier] Histoire

En Suisse, avant le XVIIIe siècle, le fromage n'était consommé que dans les Alpes et les Préalpes[2]. Dans les régions de plaines, la culture céréalière prédominait et seuls les riches citadins et quelques paysans aisés consommaient du fromage à pâte dure. À l'apparition des fromageries villageoises, les agriculteurs ont commencé à y livrer tout leur lait. Ainsi, à partir de la seconde moitié du XVIIIe siècle, le fromage se popularisa dans tous les milieux. La fondue et la raclette se sont popularisés depuis les années 1950[2].

La fondue au fromage décrite pour la première fois en 1669 dans un manuscrit zurichois édité par Albert Hauser et intitulé Pour cuire le fromage avec du vin ressemble à la recette d'aujourd'hui[3]. La recette actuelle est pour la première fois décrite dans un livre de cuisine de l'École ménagère de Zurich en 1885. Les fondues sous leurs formes actuelles avec du fromage et du vin datent d'avant 1885 et ne sont pas d'origine alpine mais citadine[4]. Dans certaines localités du canton de Fribourg, la fondue fribourgeoise ou « moitié-moitié » est préparée avec de l'eau et non du vin.[réf. nécessaire]

[modifier] Présentation

Un caquelon de fondue au fromage sur son réchaud

À table, la fondue se présente dans un caquelon (sorte de casserole émaillée, en fonte ou en terre cuite) dans lequel chaque convive trempe son morceau de pain à l’aide d’une fourchette particulière (longue fourchette avec trois dents. Il en existe aussi avec deux dents, mais ces dernières sont réservées à la fondue bourguignonne, bressanne, chinoise). Le caquelon repose sur un support métallique (généralement en fer forgé), à la base duquel se trouve la source de chaleur (réchaud, ou bougies — source de chaleur idéale pour la fondue fribourgeoise, au vacherin, qui se mange tiède) qui maintient la fondue à température désirée tout au long du repas.

Pour déguster la fondue, on dispose d’une fourchette très allongée dont le manche est rond. On y pique un morceau de pain (plus rarement de pomme de terre, utilisée en particulier pour la fondue fribourgeoise) qu’on trempe ensuite dans le fromage fondu. En ressortant la fourchette du caquelon, on lui imprime un mouvement rotatif continuel afin de ne pas faire tomber de fromage hors du caquelon ; lorsque la température est jugée idéale, on peut mettre en bouche le morceau enduit de fromage et en apprécier toute sa saveur.

En règle générale, les fromagers vendent également des mélanges déjà prêts, ce qui évite le difficile choix des fromages pour les non-spécialistes.

[modifier] Différentes variétés

Il existe différentes variétés régionales de fondues. Les différences portent sur les fromages utilisés, chaque région utilisant son fromage. En Savoie, il a été mis à la mode dans les années 1950 pour devenir un classique du tourisme régional.

[modifier] Principales fondues suisses et françaises

Les principales spécialités de fondue
Les fromages Les fondues
100 % Gruyère vaudoise
100 % Vacherin fribourgeois fribourgeoise
50 % Gruyère et 50 % Vacherin moitié-moitié
50 % Gruyère et 50 % Emmental neuchâteloise
100 % Appenzeller appenzelloise
1/3 Gruyère, 1/3 Emmental et 1/3 Sbrinz suisse centrale
1/3 Emmental, 1/3 Beaufort et 1/3 Comté savoyarde
100 % Comté jurassienne (F)

[modifier] Autres fondues suisses et françaises

[modifier] Fondues italiennes

[modifier] Accord mets/vin

[modifier] Gages

  • Dans les stations de montagne françaises la mode est de donner un gage à quiconque laisse tomber son bout de pain dans le caquelon. Cette manie a été reprise dans certaines publicités et reprise humoristiquement notamment dans la bande dessinée d'Astérix chez les Helvètes[réf. nécessaire] où l'on voit les romains imposer un gage lorsque l'un d'eux fait tomber son bout de pain dans la fondue.

[modifier] Notes et références

  1. Fondue, Dictionnaire Larousse en ligne.
  2. a et b « Le fromage dans les habitudes alimentaires suisses » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne
  3. [1], François de Capitani, La cuisine vaudoise sous l'Ancien Régime, 2002
  4. La cuisine pratique, livre de cuisine ayant reçu la mention honorable à l'exposition culinaire suisse à Zurich en 1885.
  5. Fondue à la provençale
  6. « Fondue à la tomate, rouge comme la passion », dans Coopération, no 7, 10 février 2009, p. 17 
  7. Fondue valdotaine
  8. Fondue piémontaise

[modifier] Bibliographie

  • François de Capitani, La cuisine vaudoise sous l'Ancien Régime, 2002, en ligne
  • « La fondue : un coup marketing de 1930 ! », Le Matin, 28 mars 2007.

[modifier] Voir aussi

Sur les autres projets Wikimedia :

[modifier] Articles connexes


Outils personnels
Espaces de noms

Variantes
Actions
Navigation
Contribuer
Imprimer / exporter
Boîte à outils
Autres langues