Montbenoît

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Montbenoît
Église et abbaye de Montbenoît
Église et abbaye de Montbenoît
Blason de Montbenoît
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Franche-Comté
Département Doubs
Arrondissement Pontarlier
Canton Montbenoît
Intercommunalité Communauté de communes du canton de Montbenoît
Maire
Mandat
Gilles Magnin-Feysot
2014-2020
Code postal 25650
Code commune 25390
Démographie
Gentilé Saugets
Population
municipale
393 hab. (2011)
Densité 78 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 59′ 37″ N 6° 27′ 46″ E / 46.9936111111, 6.4627777777846° 59′ 37″ Nord 6° 27′ 46″ Est / 46.9936111111, 6.46277777778  
Altitude Min. 762 m – Max. 1 125 m
Superficie 5,03 km2
Localisation

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Liens
Site web www.montbenoit.fr

Montbenoît (L'Abbaye en arpitan / dialecte sauget) est une commune française située dans le département du Doubs en région Franche-Comté.

Ses habitants s'appellent les Saugettes et les Saugets.

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Abbatia Montis Benedicti en 1150 ; Montbenoît en 1338 ; Montbenoy en 1485[1].

Montbenoît est chef-lieu de canton de l'arrondissement de Pontarlier. Siège de la Communauté de communes du canton de Montbenoît, Montbenoît fait partie du Pays du Saugeais. En 1947, le Saugeais s'est constitué en « République » autoproclamée.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents La Longeville Rose des vents
Montflovin
Maisons-du-Bois-Lièvremont
N Ville-du-Pont
O    Montbenoît    E
S
Hauterive-la-Fresse

Située à 783 m d'altitude en aval (au niveau de la départementale qui relie Pontarlier à Morteau), à 850 m au niveau de sa partie Nord et à 14 km au Nord-Est de la ville de Pontarlier, le village est situé sur la rive gauche du Doubs, au creux du Val du Sauget. La commune occupe 5,1 km2 (503 ha dont 338 ha de bois) et compte un peu plus de 200 habitants.

La partie historique du village, en fond de vallée, est traversée par la rivière du Doubs. La commune est bordée, au Nord par la bordure étagée d'une douce montagne, au Sud par le prolongement d'un anticlinal aplani du Larmont, fortement boisé, qui monte à 1 020 mètres. Son école primaire, intercommunale, est située sur la commune limitrophe de La Longeville.

Histoire[modifier | modifier le code]

Monbenoît s'est développé autour d'une abbaye qui occupa un rôle local important. Vers 1050, un ermite du nom de Benoît vient s'installer sur un territoire alors inhabité et couvert de forêts. Il y fonde une abbaye avec l'aide de Landry de Joux, cette maison participait par ses donations à l'enrichissement de l'abbaye. Une communauté de chanoines réguliers placés sous la règle de Saint Augustin, issue de l'Abbaye territoriale de Saint-Maurice d'Agaune, vient au XIIe siècle s'y installer et agrandit l'abbaye à partir de 1141, qui devient par la suite une seigneurie ecclésiastique, jusqu'à la Révolution.

Cette communauté importe dans la vallée, en plusieurs vagues, des colons venus de Savoie, des cantons des Grisons et surtout du Valais (déjà appelés Saugets), qui se répartissent sur tout le territoire ainsi nommé Saugeais autour de Montbenoît, centre historique et religieux. Ces apports et un relatif isolement favorisent à partir du XVe siècle la constitution d'un patois local issu des haute-vallées suisses, très longtemps parlé, et une tradition conservatrice.

L'abbaye, édifiée du XIe siècle jusqu'au XXe siècle (clocher, voûte en bois, parties attenantes), est remarquable par l'évolution architecturale qu'elle présente (cloître des XIIe-XVe siècle siècles, chœur gothique flamboyant du XVIe siècle, stalles sculptées Renaissance tardive, peintures, deux chapelles, voûtes en croisée d'ogives et en berceau, cuisine voûtée...) L'intérieur fut vandalisé au XVIe siècle par les armées de Bernard de Saxe-Weimar (appelées les Suédois en fait des recrues allemandes), mobilisées par Richelieu pour tenter de s'emparer de la Bourgogne. En raison de guerres et d'incendies, c'est le seul ensemble religieux médiéval conservé dans le Doubs.

Article détaillé : Abbaye de Montbenoît.

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Montbenoît a été déclaré capitale de la République libre du Saugeais.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Frédéric Bourdin[2] DVD  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 393 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
113 85 97 109 121 154 150 150 150
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
199 203 221 182 238 238 283 248 252
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
220 217 196 153 173 174 169 174 190
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
180 205 182 163 238 219 282 329 383
2011 - - - - - - - -
393 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Banc du chœur de l'abbaye représentant Samson et Dalila
  • L'abbaye de Montbenoît est le monument le plus remarquable de Montbenoît, commencée en 1141, la construction de l'édifice fut poursuivie grâce aux donations des seigneurs de Joux jusqu'au XVIe siècle. Le clocher fut élevé plus tardivement, en 1903. Le cloître fait l'objet d'un classement au titre des Monuments historiques depuis 1846 et l'église abbatiale de même depuis le 7 novembre 1922[5].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

En 1974, les abords de l'ancienne gare située sur la ligne Pontarlier-Gilley sont utilisés comme décors du film Le Crime de l'Orient-Express.

En 2001, un lieu de la commune avec la fameuse cabane servant notamment d'abri aux rouge-gorges et autre oiseaux situé au bord de la rivière du Doubs, sert de décors pour une séquence d'ouverture du film documentaire Le Peuple migrateur. On peut apercevoir en arrière-plan l'abbaye de Montbenoît.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean Courtieu, Dictionnaire des communes du département du Doubs, t. 4, Besançon, Cêtre,‎ 1985
  2. [PDF] Site officiel de la préfecture du Doubs - liste des maires
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  5. « Notice no PA00101685 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  6. Château de Morand Val

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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