Marc Cécillon

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Marc Cécillon

Pas d'image ? Cliquez ici

Fiche d'identité
Naissance 30 juillet 1959 (55 ans)
à Bourgoin-Jallieu (Drapeau de la France France)
Taille 1,92 m (6 4)
Surnom Marco
Position troisième ligne centre
troisième ligne aile
deuxième ligne
Carrière en junior
Période Équipe  
????-???? Saint-Savin
Carrière en senior
Période Équipe M (Pts)a
1970-1976
1976-1999
1999-2003
Saint-Savin
Bourgoin-Jallieu
Beaurepaire
? (?)
? (?)
? (?)
Carrière en équipe nationale
Période Équipe M (Pts)b
1988-1995 Drapeau : France France 47 (40)

a Compétitions nationales et continentales officielles uniquement.
b Matchs officiels uniquement.
Dernière mise à jour le 12 juillet 2011.

Marc Cécillon, né le 30 juillet 1959 à Bourgoin-Jallieu, est un joueur de rugby à XV international français évoluant au poste de troisième ligne centre, troisième ligne aile ou deuxième ligne. Il tue son épouse en 2004 et est condamné à 20 ans de réclusion criminelle en 2006. Sa peine est réduite en appel à 14 ans le 3 décembre 2008 et il sort de prison le 7 juillet 2011 bénéficiant d'une libération conditionnelle.

Biographie[modifier | modifier le code]

Carrière sportive[modifier | modifier le code]

Il se forme au métier de pâtissier mais, doté d'un gros gabarit (1,92 m, 112 kg[1]), il fait ses classes au club de Saint-Savin, avant de rejoindre celui de Bourgoin-Jallieu. Troisième ligne centre (ou aile) ou deuxième ligne, il compte 46 sélections en équipe de France de 1988 à 1995, dont il a été cinq fois le capitaine[2]. Il a participé aux tournées en Argentine en 1988 et 1992, en Nouvelle-Zélande en 1989, aux États-Unis en 1991, et en Afrique du Sud en 1993. Il est finaliste du championnat de France en 1997, de la Coupe de France en 1997 et 1999, du Challenge de l'Espérance en 1995, vainqueur du Challenge Armand Vaquerin en 1997 (finaliste en 1994), et vainqueur du Challenge européen 1996-1997 (plus finaliste en 1999).

Convivial, fêté pour ses exploits, il est celui qui « fait plus que la troisième mi-temps », et seul son père réussit à le calmer lorsqu'il dérape dans les boîtes de nuit de la région[réf. nécessaire].

En 1998, Guy Leduc lui consacre un livre intitulé Marc Cécillon, l'homme tranquille du rugby français. Il fait partie, selon The Times, des dix joueurs de rugby français les plus effrayants[3],[4].

Meurtre et procès[modifier | modifier le code]

Après sa retraite en 1999 (il est alors encore demi-finaliste du championnat au printemps), il devient entraîneur-joueur du club de l'US Beaurepaire en Nationale 2. Par la suite, il devient « ambassadeur » du CSBJ à la demande du président berjallien Pierre Martinet, mais l'inactivité le ronge. Il semble que peu à peu, l'ancien champion sombre dans la dépression, l'alcoolisme et les médicaments[5].

Le 7 août 2004, ivre, il tue sa compagne Chantal, secrétaire médicale avec qui il était marié depuis 24 ans, de cinq coups de feu au cours d'une soirée réunissant une soixantaine de personnes à Saint-Savin (38). Son épouse veut demander le divorce, ne supportant plus l'alcoolisme, la violence exacerbée et le harcèlement jaloux de son époux, par ailleurs fréquemment infidèle. Ne supportant pas la volonté de départ de son épouse, Marc Cécillon lui demande lors de cette soirée de revenir avec lui, ce qu'elle refuse. Il frappe alors une amie qui s'interpose et est chassé par leur hôte. Il part chercher son pistolet, une arme .357 Magnum, en voiture à son domicile, ce qui pour la justice constitue la préméditation, avant de revenir et d'assassiner son épouse. Les convives ont ensuite le plus grand mal à le maîtriser[6]. Son alcoolémie mesurée ensuite est de 2,65 grammes.

Le couple a eu deux filles, de 22 et 24 ans, Céline et Angélique, présentes lors du procès en 2006.

Le procès de Marc Cécillon devant la Cour d'assises de l'Isère commence le 6 novembre 2006. La défense porte surtout sur les difficultés de reconversion d'un ancien champion, laissé à lui-même après avoir connu la gloire, et sur ses difficultés à exprimer ses sentiments. Le vendredi 10 novembre, bien que le procureur n'ait requis que 15 ans, le jury le condamne à 20 ans de réclusion criminelle pour l'assassinat de son épouse[7]. La semaine suivante, Marc Cécillon fait appel de sa condamnation.

Le procès en appel se déroule du 1er décembre au 3 décembre 2008 à Nîmes. Les juges de la Cour d'appel ne retiennent pas la préméditation, et réduisent la peine de Marc Cécillon à 14 ans de réclusion criminelle. Il est assisté à ce procès par Maître Éric Dupond-Moretti[8].

Le 7 juillet 2011, il sort de prison bénéficiant d'une libération conditionnelle[5].

En janvier 2014, Marc Cécillon, qui a refait sa vie avec une nouvelle compagne dans les Pyrénées-Orientales, assigne en justice ses deux filles, estimant qu'elles ont mal géré les comptes de la famille pendant son incarcération ; le tribunal rendra sa décision le 20 mars 2014[9].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. AFP, « Procès Cécillon: "Par pitié, ne dites pas qu'il avait tout prévu" », sur www.google.com,‎ 30 novembre 2008 (consulté le 12 juillet 2011)
  2. (en) « Marc Cecillon », sur www.espnscrum.com, ESPN (consulté le 12 juillet 2011)
  3. Les autres étant Gérard Cholley, Alain Estève, Pascal Ondarts, Vincent Moscato, Armand Vaquerin, Laurent Seigne, Claude Dourthe, Fabien Pelous et Michel Palmié.
  4. (en) Stephen Jones, « The top 10 frightening Frenchmen », sur www.timesonline.co.uk, The Times,‎ 12 mars 2006 (consulté le 12 juillet 2011)
  5. a et b Pascale Robert-Diard, « Marc Cécillon en liberté conditionnelle », sur prdchroniques.blog.lemonde.fr, Le Monde,‎ 12 juillet 2011 (consulté le 16 décembre 2013)
  6. Stéphane Durand-Souffland, « Le rugbyman Cécillon jugé pour l'assassinat de sa femme », sur www.lefigaro.fr, Le Figaro,‎ 6 novembre 2006 (consulté le 12 juillet 2011)
  7. Alice Géraud, « Marc Cécillon en prend pour vingt ans », sur www.liberation.fr, Libération,‎ 11 novembre 2006 (consulté le 12 juillet 2011)
  8. Pascale Robert-Diard, « Cécillon, à « hauteur d’homme » », sur prdchroniques.blog.lemonde.fr, Le Monde,‎ 3 décembre 2008 (consulté le 12 juillet 2011)
  9. Marc Cécillon demande des comptes à ses filles, Le Parisien, 25 janvier 2014, Serge Pueyo

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Guy Leduc, Marc Cécillon, : l'homme tranquille du rugby français, Arts et Littérature,‎ 12 juin 1998, 189 p. (ISBN 978-2-912351-02-9)

Liens externes[modifier | modifier le code]