Neuchâtel

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur les redirections Cet article concerne la ville de Neuchâtel. Pour les autres significations, voir Neuchâtel (homonymie).
Neuchâtel
Blason de Neuchâtel
Héraldique
Vue aérienne sur la ville de Neuchâtel.
Vue aérienne sur la ville de Neuchâtel.
Administration
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Canton Neuchâtel
District Neuchâtel[1]
communes limitrophes
(voir carte)
Hauterive, Saint-Blaise, Enges, Peseux, Milvignes, Valangin, Val-de-Ruz,
Président(e) Pascal Sandoz (depuis le 11.6.2012)
NPA 2000
N° OFS 6458
Démographie
Gentilé Neuchâtelois
Population 33 641 hab. (31 décembre 2013)
Densité 1 859 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 59′ 25″ N 6° 55′ 50″ E / 46.990281, 6.93056746° 59′ 25″ Nord 6° 55′ 50″ Est / 46.990281, 6.930567  
Altitude 725 m (min. : 427 m) (max. : 1 174 m)
Superficie 1 810 ha = 18,1 km2
Divers
Langue Français
Localisation

Géolocalisation sur la carte : canton de Neuchâtel

Voir sur la carte administrative du Canton de Neuchâtel
City locator 14.svg
Neuchâtel

Géolocalisation sur la carte : Suisse

Voir la carte administrative de Suisse
City locator 14.svg
Neuchâtel

Géolocalisation sur la carte : Suisse

Voir la carte topographique de Suisse
City locator 14.svg
Neuchâtel
Liens
Site web www.neuchatelville.ch
Sources
Référence population suisse[2]
Référence superficie suisse[3]

Neuchâtel est une ville de Suisse, chef-lieu du canton de Neuchâtel et du district de Neuchâtel. Située au bord du lac de Neuchâtel, sur le flanc sud du massif du Jura, elle fait face à la chaîne des Alpes.

Neuchâtel est citée pour la première fois en 1011. Elle est gérée par des comtes de Neuchâtel jusqu'en 1458, puis passe sous l'autorité de la famille d'Orléans-Longueville jusqu'en 1707. La ville est ensuite sous l'autorité des rois de Prusse jusqu'en 1848, tout en ayant dès 1814 adhéré à la Suisse en formant le canton de Neuchâtel.

L'économie de la ville a longtemps été liée à l'administration (ville la plus importante de la région) et à l'agriculture (vigne). Elle a été dominée par le commerce international au XVIIIe siècle, puis par les secteurs secondaire (horlogerie) et tertiaire. Au tournant des XIXe et XXe siècles, plusieurs hôtels sont construits pour soutenir le tourisme qui accompagne le développement du chemin de fer. La région est fortement industrielle avec la chocolaterie Suchard, les forges et scieries Martenet, l'horlogerie et la fabrication d'indiennes qui se développent durant le XIXe siècle et s'effondrent à la fin du XXe siècle. Elle se renouvelle aujourd'hui grâce aux technologies de pointe et développe un pôle de compétences autour du CSEM et d'une antenne de l'EPFL. La ville est également connue pour son université, son club de football, ses activités industrielles de hautes technologies et, sur le plan touristique, pour son bourg médiéval en zone piétonnière et sa situation en bord de lac avec une vue panoramique sur les Alpes. Elle a en outre été l'une des quatre villes organisatrices d'Expo.02.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la ville est attesté sous les formes latinisées : Novum Castellum, Novum Castrum (XIIe siècle), Neocomum (XVIe siècle, cacographie) et romanes : Nuefchastel, Neufchastel, Neufchatel avant d'être écrite Neuchâtel au milieu du XVIIIe siècle[4]. La signification est simplement « château neuf », en référence au château érigé à la fin du Xe siècle sur un promontoire rocheux. L'antéposition de l'adjectif est un phénomène largement attesté dans le Nord et l'Est de la France, ainsi qu'en Suisse romande. Son origine est controversée. Comme dans les différents Neufchâtel du nord de la France, il pourrait s'agir d'un phénomène caractérisant à l'origine le latin impérial de Trèves, ou d'une influence germanique. Dans le centre et le sud de la France, on trouve les formes issues du latin vulgaire Châteauneuf et Castelnau.

En allemand, la ville s'est appelée Nienburg, puis Nuvenburch, Nüwenburg et finalement Neuenburg à partir de 1725.

En francoprovençal, Neuchâtel s'écrit Ntchatí et se prononce [nt͡ʃa'ti] (Ntchatí)[5]; la graphie franco-provençale propose les formes Nœchâtél (en ORB serrée) ou Nôchâtél (en ORB large).

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La ville de Neuchâtel sous la neige et surplombée par le château.
Le château de Neuchâtel et la ville en contrebas, au lever du soleil.

La ville de Neuchâtel se situe à l'ouest de la Suisse, à environ vingt kilomètres à vol d'oiseau de la frontière française. Elle se trouve sur la rive gauche du lac de Neuchâtel, dans sa partie septentrionale.

Elle est à 40 kilomètres à l'ouest de Berne, à 106 kilomètres au nord-est de Genève et à 74 kilomètres à l'est de Besançon[6]. Elle fait partie de la métropole Rhin-Rhône en compagnie de l'Eurodistrict Trinational de Bâle et de huit villes françaises.

La commune comprend les localités de Chaumont, La Coudre, Serrières et Monruz. Elle est limitrophe de Valangin, Peseux, Milvignes, Hauterive, Saint-Blaise, Val-de-Ruz, Enges et Cressier.

Superficie[modifier | modifier le code]

Selon l'Office fédéral de la statistique, Neuchâtel mesure 18,1 km2[3]. 35,6 % de cette superficie correspond à des surfaces d'habitat ou d'infrastructure, 10,2 % à des surfaces agricoles, 54,0 % à des surfaces boisées et 0,3 % à des surfaces improductives.

Hydrographie et Géologie[modifier | modifier le code]

La rivière du Seyon traversait la ville de Neuchâtel, il est dérivé dans un tunnel depuis 1843[7]. Il se jette dans le lac de Neuchâtel, plus grand des lacs entièrement suisses avec 217 km2[8]. Il prend sa source à Villiers, traverse le Val de Ruz et les gorges du Seyon puis atteint Neuchâtel par le nord. Le centre historique se situe sur la rive droite de la rivière. La rivière n'est pas navigable mais elle a longtemps été un élément important de l'industrie neuchâteloise en apportant l'énergie nécessaire aux moulins de la ville.

Le Jura au pied duquel se trouve Neuchâtel est essentiellement constitué de calcaire jaune aussi appelé pierre d'Hauterive du nom du village voisin[9]. Cette pierre est exploitée dès l'époque romaine pour la construction, elle donne un aspect particulier aux bâtiments du lieu[10]. Le bas de la ville est en grande partie construit sur les alluvions déposés par le Seyon, les quartiers les plus récents sont bâtis sur les matériaux extraits lors de l'arasement des collines de la ville pour la pose des voies ferrées[11] et ceux extraits lors du percement des tunnels routiers. Le haut de la ville est couvert de forêts.

Climat[modifier | modifier le code]

La ville de Neuchâtel est soumise au climat océanique dégradé, climat qui a des saisons, un hiver froid sans être systématiquement glacial et un été chaud.

Relevé météorologique de Neuchâtel-altitude : 485 m (période 1961-1990)
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −1,4 −0,4 1,7 4,8 8,7 11,9 14,1 13,7 11,2 7,4 2,7 −0,3 6,2
Température moyenne (°C) 0,5 2 4,8 8,5 12,6 16 18,6 17,9 14,8 10 4,6 1,4 9,3
Température maximale moyenne (°C) 2,6 4,7 8,7 13,1 17,5 21 24 23,3 19,6 13,4 7,1 3,5 13,2
Précipitations (mm) 73 69 69 63 82 93 77 97 81 67 81 81 932
Nombre de jours avec précipitations 11 10 11 10 12 11 9 10 8 9 10 11 122
Source : MétéoSuisse[12]


La durée d'ensoleillement de la ville s'élève à 1641 heures par an[13].

Ville Ensoleillement
(h/an)
Pluie
(mm/an)
Neige
(j/an)
Température moyenne

(°C)

Neuchâtel 1 641 968 13 10
Zurich 1 531 1 054 20 9
Lausanne 1 872 1 153 10 11
Lugano 2 069 1 559 4 12
La Chaux-de-Fonds 1 710 1 441 45 6
Source : « Tableaux des normes 1981-2010 », MétéoSuisse


Transports et communications[modifier | modifier le code]

La physionomie actuelle de la ville est surtout marquée par l'évolution des moyens de transport, par les routes qui étaient initialement sur les flancs des collines[14] (la ville ancienne est sur une colline qui était découpée par la rivière du Seyon) puis sur les bords du lac quand le niveau du lac a été abaissé lors de la correction des eaux du Jura, par le train dès 1859[15], puis à nouveau par les routes quand l'autoroute du pied du Jura est ouverte en 1990 et traverse la ville en sous-sol, libérant la surface de la circulation en transit.

La ville gagne du terrain sur le lac d'abord en utilisant les alluvions du Seyon (Xe siècle - 1850) pour construire le quartier reliant la place Pury au port actuel au sud de la Rue de la Place d'Armes, lors des corrections du lac (surface entre le Faubourg du Lac et l'Avenue du Premier Mars), puis lors de l'arasement de la colline du Tertre pour la voie de chemin de fer (quartiers au sud de l'Avenue du Premier Mars)[16], et enfin avec les matériaux sortis de tunnels autoroutiers (région de la piscine au sud de la Route des Falaises).

Navigation[modifier | modifier le code]

Vue sur le lac de Neuchâtel

Le premier moyen de transport public « industriel » à se développer à Neuchâtel est la navigation qui concurrence les diligences sur les bords du lac dès le second quart du XIXe siècle.

La navigation a longtemps été le moyen de transport le plus rapide le long des lacs suisses. On trouve des restes préhistoriques de grandes barques utilisées pour transporter des matériaux et des passagers à plusieurs endroits autour du lac de Neuchâtel. De 1826 à 1828, l'Union est le premier bateau à vapeur de transport public du lac[17]. Il est remplacé de 1834 à 1851 par l'Industriel, financé par Philippe Suchard[18].

La navigation devient essentiellement touristique quand les lignes ferroviaires s'ouvrent [19], en 1860 sur la ligne Bienne-Yverdon puis en 1902 sur la ligne Neuchâtel-Morat.

Chemin de fer[modifier | modifier le code]

Les lignes ferroviaires s'ouvrent en même temps que dans le reste de la Suisse romande. Elles sont rapidement complétées par des lignes régionales malgré la forte déclivité de la ville[20],[21],[22].

Le train arrive en Suisse en 1844[23]. La première ligne du canton de Neuchâtel est établie en 1857 entre Le Locle et La Chaux-de-Fonds[24].

La ligne Neuchâtel - Yverdon est inaugurée en 1859, rapidement suivie des lignes Neuchâtel - Pontarlier, Neuchâtel - La Chaux-de-Fonds et Neuchâtel - Bienne en 1860. La ligne Paris - Neuchâtel est développée en 1890 par la compagnie Paris-Lyon-Méditerranée[25]. La ligne directe Neuchâtel - Berne n'est ouverte que le 1er juillet 1901.

Depuis 1987, la gare de Neuchâtel accueille le TGV de la ligne Berne - Paris[26].

En 2013, par voie ferrée, Neuchâtel est à 34 min de Berne, 1 h 14 de l'aéroport international de Genève, 1 h 29 de Bâle, 1 h 53 de l'aéroport international de Zurich, 4 h 02 de Milan et 4 h 01 de Paris[27].

Transports publics[modifier | modifier le code]

La place Pury, centre névralgique de la ville
Trolleybus de Neuchâtel

La ville de Neuchâtel étant construite au pied du Jura sur un terrain en pente parallèle au bord du lac, les transports se développent sur de longs axes est-ouest plus ou moins plats, avec des funiculaires à câble qui permettent de relier les différents niveaux par de plus petites lignes perpendiculaires.

À l'exception de la ligne vers Boudry (train) les autres lignes de tram sont à cheval jusqu'à environ 1897 quand la ville s'électrifie. La première construction est le funiculaire l'Écluse - Plan (1890) qui relie la vieille ville installée dans l'ancien lit du Seyon aux quartiers du haut[28]. En 1892, le funiculaire de Serrières relie le fond de la Serrières où se trouvent les usines Suchard au pont routier et à la gare ferroviaire. Il sera démonté en 1953 et pas remplacé.

La première longue ligne est tracée à l'ouest de la ville avec la ligne de train Boudry - Neuchâtel - Gare ouverte en 1892[28]. Elle utilise le nouveau quai qui relie Neuchâtel à Serrières par le bord du lac. En 1964, le raidillon final qui relie le centre-ville à la gare est remplacé par un service de bus. Le train à vapeur est remplacé par un tramway en 1902[29]. De l'autre côté de la ville, des tramways à gaz sont essayés dès 1892 avec une station au Bas du Mail, à proximité de l'usine à gaz de Neuchâtel. L'usine a depuis disparu, mais le bâtiment de la station de tram existe encore en 2007 et abrite un petit garage le long de la rue des Saars. En 1894, les tramways hippomobiles sont introduits sur la ligne Neuchâtel - St-Blaise[28], ils sont remplacés par un trolleybus en 1957.

Une seconde ligne de tramways est tracée à l'ouest en 1899 avec Neuchâtel - Serrières[28], ils sont remplacés par des trolleybus en 1940, et deux ans plus tard (1901) c'est une troisième ligne de tramways à l'ouest qui est créée reliant Neuchâtel à Corcelles, remplacés par des trolleybus en 1976. La même année une ligne de tramways va longer le Seyon jusqu'à Valangin, dont une longue partie hors du paysage urbain est remplacée par une ligne d'autobus en 1949.

Ce n'est qu'en 1910 que Neuchâtel est relié à La Coudre par une ligne de tramways et La Coudre à Chaumont par un funiculaire[30]. La ligne de La Coudre est remplacée par un service de trolleybus en 1964[31].

Enfin, en 2001, un funiculaire en tracé couvert est inauguré ; il relie l'université à la gare (ouvert pour Expo.02, surnommé le Fun'ambule).

L'autorité qui gère les transports publics à Neuchâtel est dénommée Transports Publics Neuchâtelois, ou transN.

Site[modifier | modifier le code]

L'évolution de la ville et de son relief au fil des siècles, d'un rocher imprenable à un delta habité[32]

La ville de Neuchâtel a été construite sur la colline découpée et protégée par le Seyon, puis elle a commencé à s'étendre sur la berge nord-est de la rivière. Elle s'étale aujourd'hui à flanc de coteau le long des berges du lac.

La superficie de la commune est fort peu utilisée par l'habitat et les infrastructures (33 %). 11 % de cette superficie est utilisée pour l'agriculture (surtout la vigne) et les 55 % restants sont boisés car en forte pente[33].

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Quartiers[modifier | modifier le code]

On différencie six grands secteurs contigus en ville de Neuchâtel et un village (Chaumont) qui se trouve sur le haut de la colline et qui n'est relié à la ville que par une route et un funiculaire.

Ouest de la ville, Serrières

Serrières a quatre identités bien distinctes : une ancienne localité sur la rive ouest de la Serrière, une friche industrielle (les anciennes unités de production Suchard) au fond de la vallée creusée par la rivière, une rangée de petites maisons au bord du lac (habitations des ouvriers Suchard) et une zone d'habitation dense au nord de la voie de chemin de fer.

Nord de la voie ferrée

Au nord du Seyon et des voies de chemin de fer, on trouve les quartiers de Vauseyon, du Chanet, de Maujobia, des Parcs, des Fahys et des Portes-Rouges. Ces quartiers ont en commun une forte déclivité. On y trouve en général des habitations denses en bas de la pente et des villas disposant d'une vue parfaite sur le plateau et les Alpes plus haut.

Sur le flanc de la colline de Chaumont

Au-dessus des quartiers de Maujobiat et des Parcs, on trouve les Cadolles[34], Denis-de-Rougemont, Puits-Godet et évidemment Chaumont. Les Cadolles réunissent quelques habitats denses, un groupe de villas et une tour dite « des infirmières » autour de l'ancien hôpital des Cadolles. La tour des infirmières est depuis 2007 propriété de Cité Al'FEN pour servir de logements d'étudiants. Denis-de-Rougemont est un nouveau quartier partiellement HLM construit par la commune sur décision du corps électoral. La plaine de Puits-Godet réunit des habitations à moyenne densité et des industries de haute technologie. Enfin Chaumont est un village situé à 1 000 mètres d'altitude avec des activités touristiques et agricoles.

La Croix-du-Marché
La ville ancienne

Le quartier de la Collégiale est situé sur l'éperon rocheux qui était isolé par le Seyon. Il est caractérisé par un habitat ancien, la dernière grande série de reconstruction ayant eu lieu après l'incendie de 1714. Le quartier de la ville basse a été construit d'abord sur les alluvions du Seyon puis sur les matériaux arrachés aux collines de la ville lors de la construction de la voie de chemin de fer et des tunnels routiers. On y trouve les zones commerciales et administratives de la ville, ainsi que des habitats denses. Le centre-ville est piétonnier et sert de plaque tournante pour les transports publics. Il réunit l'essentiel de la capacité hôtelière de la ville. Vers l'est, les habitations les plus anciennes sont essentiellement de belles demeures et des hôtels particuliers. Elles sont complétées par de l'habitat dense et la Cité Universitaire.

La colline du Mail

Les quartiers de la Maladière, du Mail[35] et de l'Observatoire comprennent les installations sportives (stade de football, patinoire et piscine), de formation (école, lycée, HES et université) et un centre commercial. L'habitat y est essentiellement de faible et moyenne densité.

Est de la ville

Tout à l'est sur le flanc de la colline on trouve le quartier de la Coudre[36] qui est constitué d'un village viticole et d'une zone d'habitat groupé (on y trouve la Maison de Champréveyres, foyer pour jeunes en formation). La Coudre est reliée à Chaumont par un funiculaire. Le quartier de Monruz au bord du lac est assez peu dense à l'exception d'une tour et fait la transition avec une zone de vignobles qui va jusqu'à Hauterive.

Les automobilistes traversent la ville sur deux principaux axes parallèles au lac, l'un longeant l'ancienne rive du lac, l'autre juste au-dessus de la voie de chemin de fer. Un axe autoroutier passe sous la ville en tunnel. Les niveaux sont reliés par des routes qui traversent la ville en diagonales.

Tissu urbain[modifier | modifier le code]

Xe à XVe siècle

La ville a initialement été construite sur la rue du Château qui descendait sur le flanc sud de l'éperon rocheux et remontait sur une centaine de mètres le long du Seyon sur le tracé actuel de la rue des Moulins puis sur la rue des Chavannes. L'alignement de la rue du Château ayant été revu à l'occasion des multiples incendies, la rue des Chavannes est la plus ancienne de la ville.

XVIe à XVIIIe siècle

La ville s'étend ensuite le long des rues du Petit Pontarlier à l'ouest et de l'Hôpital à l'est par de grands hôtels particuliers qui s'alignent au bord du lac. En même temps, le centre de la ville gagne sur les alluvions du Seyon jusqu'à la dérivation de cette rivière.

XIXe siècle

Les villages d'abord agricoles de Serrières et de la Coudre évoluent de manière indépendante de la ville. Serrières s'industrialise au XIXe siècle avec la création de l'industrie alimentaire Suchard, elle héberge maintenant les usines de Philip Morris. Un autre quartier s'industrialise à l'opposé de la ville à la Maladière avec une usine à gaz et une tuilerie à la fin du siècle.

XXe siècle

Le début du XXe siècle voit la création des quartiers plus denses du bas de la ville, de Serrières à la Maladière. Les denses quartiers du nord de la voie ferrée marquent la seconde partie de ce siècle. Enfin au tournant du XXIe siècle une nouvelle zone industrielle est créée dans le vallon de Puits Godet.

Architecture[modifier | modifier le code]

La Place des Halles à Neuchâtel

Le matériau de construction le plus reconnaissable de Neuchâtel est la pierre d'Hauterive, pierre calcaire jaune extraite dans la région. Les soubassements et les fondations des bâtiments sont souvent réalisés en roc gris ou blanc provenant des carrières du Plan et de Tête-Plumée sur la colline de Chaumont[37]. Les toits sont soit couverts de tuiles rouges, soit de plaques d'ardoise.

La vieille ville est d'architecture burgonde classique avec des rangées d'habitations contiguës étroites sur trois ou quatre étages et des couloirs traversants. Les plus grands bâtiments construits du XVIIe au XVIIIe siècle comme la maison des Halles et la maison du Trésor sont caractérisées par de multiples escaliers en tourelles qui leur donnent une apparence de petits châteaux. Les grands bâtiments officiels majestueux construits entre le milieu du XVIIIe et du XIXe siècle (hôtel de ville, hôtel communal) sont décorés d'éléments Louis XVI. L'avenue du Premier Mars ainsi que les immeubles construits au sud de la ville après le détournement du Seyon et certains immeubles transformés durant le XIXe siècle sont de style Hausmann, donnant parfois un petit air parisien.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

En 2000, Neuchâtel compte 15 447 logements dont 11,2 % sont occupés par leur propriétaire[38]. Ces logements sont répartis sur 3 159 bâtiments d'habitation dont 963 maisons individuelles.

La surface moyenne par habitant est de 41,3 m2[38].

Le loyer le plus fréquent sur les logements libres d'une pièce[39] est de 500 à 750 francs suisses (soit 319 à 478 euros) au 1er juin 2007 dans le district de Neuchâtel, sur un deux pièces il est de 750 à 1 000 francs suisses (soit 478 à 638 euros), sur un trois pièces de 750 à 1 500 francs suisses (soit 478 à 957 euros). Il y a à cette date moins de 35 quatre pièces ou plus de vacants à louer sur le district de Neuchâtel, de tels logements se proposant surtout entre 1 251 et 1 750 francs suisses (soit 798 à 1 116 euros)[40].

Projets d'aménagement[modifier | modifier le code]

Une importante série d'aménagements a été effectuée de 1995 à 2005 à la suite de l'ouverture du tunnel autoroutier sous la ville, avec une modification du trafic routier sur l'axe est-ouest permettant de fluidifier les déplacements en transports publics et cyclistes par des couloirs réservés, la construction d'un nouveau théâtre, d'un nouvel hôpital et d'aménagements sportifs et un nouveau dessin des rives[41].

Habitat

L'essentiel de la surface libre de la commune ne peut être habitée parce qu'elle est en forêt protégée. L'effort principal du conseil communal se porte sur une densification modérée des zones d'habitation actuelle par quelques corrections de routes et l'aménagement de certains terrains périphériques.

Zones industrielles

Les zones industrielles (Serrières, la Maladière, Puits-Godet) sont modernisées et préparées pour l'accueil de nouvelles sociétés endogènes (comme les spin-off issues de CSEM et de l'université) ou exogènes.

Zones commerciales
Le nouveau bâtiment de la Maladière qui abrite à la fois un parking, un centre commercial, une caserne de pompier et un stade de football.

Le centre-ville est piétonnier et le sol des rues a été refait pour être plus accueillant. Le rez-de-chaussée de la grande majorité des immeubles est doté de vitrines et abrite un commerce. Certains anciens bâtiments ont été transformés en centres commerciaux sur plusieurs étages dans la basse ville.

Dans le quartier de la Maladière, le stade de football a été reconstruit en 2006 à l'intérieur d'un nouveau centre commercial, à proximité des écoles de la ville et des autres installations sportives.

Rives du lac

Plusieurs projets d'aménagement ont été refusés sur les Jeunes Rives, le stationnement en ville reste problématique. Un hôtel construit partiellement sur le lac, créé pour l'expo.02, revalorise la surface d'une ancienne piscine et patinoire. Les rives en général sont accessibles à pied et à vélo de Serrières à Hauterive sous forme d'une promenade presque continue.
2,5 millions de m3 de déchets d'excavation routière provenant de la N5 ont été immergés dans le lac pour combler des fosses de dragage désaffectées (17 ha de fosses atteignant 40 m environ de profondeur, comblées sur 7 m de hauteur environ au moyen d'un tube vertical télescopique installé sur un ponton, de manière à limiter les émissions de particules dans la colonne d'eau du lac)[42]

Transports en commun

Les transports en commun s'adaptent aux nouvelles constructions par des modifications de lignes, prolongeant les lignes parallèles au lac et exploitant la plaque tournante qu'est la gare en plus du nœud des trams et bus de la Place-Pury[41].

Chaumont

De par sa vocation touristique et sa localisation particulière, Chaumont doit être rendu plus accessible, tout en étant protégé d'un excès de circulation automobile. Il a été envisagé de prolonger le funiculaire La Coudre-Chaumont jusqu'à Monruz.

Démographie[modifier | modifier le code]

Commune[modifier | modifier le code]

L'évolution de la population résidente de la ville
Source : Neuchâtel statistique[43],[33]
Évolution démographique

Selon l'Office fédéral de la statistique, Neuchâtel possède 33 641 habitants en 2013[2]. Sa densité de population atteint 1 858,6 hab./km².

Le chef-lieu de canton n'arrive qu'au deuxième rang des villes les plus peuplées du canton derrière La Chaux-de-Fonds (38 694 habitants en 2013[2]).

Il n'y a pas de recensement connu de Neuchâtel avant la période prussienne[43]. La population de la ville a ensuite explosé entre 1800 et 1950, passant de 4 017 à 27 998, soit une multiplication par 7 de la population. Elle connaît un pic en 1970 avant la crise horlogère avec 38 784 habitants, pour se situer en 2000 à 32 914, soit une baisse de 15 % en 30 ans. Dans le même temps, la population suisse a crû de 15,7 %, et celle du canton a baissé de 1 %[44]. En 2005, alors que la population du canton retrouve son niveau de 1970, celui de la ville demeure stable[45].

Population étrangère résidente

En revanche, la population étrangère n'a cessé de croître. De 1 693 habitants (6 % de la population total) en 1950, elle passe à 7 193 (20,9 %) en 1980, à 9 329 (27,8 %) en 1990, puis 10 113 (30,7 %) en 2000. En 2005, elle décroît légèrement, mais moins vite que l'ensemble de la population neuchâteloise, pour se situer 10 007 habitants (31,2 %)[46]. Sa proportion est donc plus élevée que dans le canton, qui compte 23,2 % de résidents étrangers en 2005.

Religion

Sur le plan religieux, la communauté catholique est la plus importante en 2006, avec 38,7 % de la population, suivi des protestants avec 32,3 %, 19 % se déclare sans appartenance confessionnelle, 3,2 % sont musulmans, les 6,6 % restants appartiennent à d'autres communautés ou n'indiquent pas leur préférence[47].

Agglomération[modifier | modifier le code]

La population de l'agglomération de Neuchâtel qui comprend les communes de Milvignes, Bevaix, Bôle, Boudry, Colombier, Corcelles-Cormondrèche, Cortaillod, Peseux, Rochefort, Cornaux, Hauterive, La Tène, Neuchâtel, Saint-Blaise, Fenin-Vilars-Saules et Savagnier s'élevait en 2000 à 77 832 habitants. C'est la 17e agglomération du pays en termes de population.

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire du canton de Neuchâtel.
Évolution du rivage de la ville de Neuchâtel avec les siècles

L'histoire de la ville de Neuchâtel[48],[20],[14] se confond en bonne partie avec celle du Canton de Neuchâtel. La ville de Neuchâtel étant établie au bord du lac, elle a connu du passage depuis la plus profonde Préhistoire[49],[50],[51]. La ville est le principal centre décisionnel du canton dès l'unification avec Valangin (environ 1575)[52], et ce jusqu'à l'industrialisation des communes du Haut à la fin du XVIIIe siècle. La révolution neuchâteloise du 1er mars 1848 partit du Haut pour finir au château de Neuchâtel.

Période romaine et Haut Moyen Âge[modifier | modifier le code]

On connaît peu de traces romaines en ville de Neuchâtel, à l'exception de la Vy d'Etra qui longe le lac sur le flanc du Jura[14]. Elle traverse la ville d'ouest en est approximativement sur le tracé des rues actuelles des Parcs, des Sablons, du faubourg de la Gare, rue de Fontaine-André, de l'Orée, et elle garde son nom Vy d'Etra à la Coudre.

La région de Neuchâtel fait partie de la Burgondie durant le Haut Moyen Âge comme la France limitrophe et le plateau suisse, puis de la Haute-Bourgogne ou Bourgogne transjurane de 888 à 934 et enfin du royaume d'Arles ou des deux Bourgognes de 934 à 1032. Sous ce dernier royaume, Neuchâtel appartient au Saint-Empire romain germanique, dont la Bourgogne est vassale.

Les comtes de Neuchâtel (1011 - 1458)[modifier | modifier le code]

Dates importantes
  • 1011 première mention de la ville dans un document écrit
  • 1214 mention de la bourgeoisie locale et de ses franchises
  • 1457 décès de Jean de Fribourg sans successeur mâle
Cénotaphe des comtes de Neuchâtel dans la Collégiale

Le plus ancien document écrit mentionnant la ville de Neuchâtel (plus précisément Novum Castellum) est daté de 1011. Il s'agit d'un acte du roi de Bourgogne Rodolphe III qui offre ainsi la région à sa femme Irmengarde[14],[48],[20].

En 1032 Neuchâtel passe sous le contrôle direct de l'Empereur germanique Conrad II le Salique qui hérite de la couronne de Bourgogne, sans successeur. Eudes, Comte de Blois et de Champagne[14],[20], qui revendique le trône bourguignon prend part à la guerre de succession de Bourgogne, prend le château de Neuchâtel en 1033 et assiège la ville en 1034.

En 1180 on retrouve Ulrich II, probable descendant d'Ulrich de Fenis, à la tête de la région. Ulrich II est le premier seigneur de Neuchâtel, il lance le chantier de la Collégiale (dédicacée en 1276[53]). Il instaure (ou conforte) une bourgeoisie locale par la charte de 1214 qui liste les franchises de la ville de Neuchâtel.

Les terres de l'Évêché de Bâle s'étant enrichies de terres enclavées dans celle du comté de Neuchâtel, des altercations déchirent la région. En 1249, l'évêque de Bâle parvient à incendier la ville de Neuchâtel. C'est à cette date que Berthold, comte de Neuchâtel, fait bâtir les murs de la basse ville[54].

Durant les XIIIe et XIVe siècles, la ville s'étend à l'est du Seyon.

En 1400 les bourgeois de la ville fomentent des troubles dans le comté de Neuchâtel[14]. En 1450 un incendie ravage à nouveau la ville, partant de l'hôpital (situé alors dans le bloc délimité actuellement par la rue du Concert et la rue de l'Hôpital) et se dirigeant vers l'ouest sous l'effet de la bise, détruisant l'Hôtel de Ville et l'acte de franchise de 1214[55]. Une nouvelle franchise est alors écrite qui précise les privilèges des bourgeois.

Le dernier descendant direct des comtes de Neuchâtel, Jean de Fribourg, décède en 1457 sans successeur mâle, déclenchant une seconde guerre de succession.

Famille d'Orléans-Longueville (1458 - 1707)[modifier | modifier le code]

L'une des premières vues connues de Neuchâtel, 1642, avec tout à gauche la tour de l'Oriette devant la tour des Prisons. À droite on voit la sortie du Seyon et tout à droite la tour Salanchon.
Dates importantes

Rodolphe de Hochberg, de la Maison de Bade, et Louis de Châlon, prince d'Orange, dit Louis le bon, se disputent l'autorité sur le comté de Neuchâtel. Le prince d'Orange considère que le comté doit lui revenir car celui-ci était allemand deux siècles plus tôt et qu'en l'absence d'hoirs[56] mâles il revient à son seigneur, d'autant plus que Jean de Fribourg avait épousé Marie de Châlon, sa sœur, en 1416. Rodolphe de Hochberg lui se réclame de la descendance directe (mais par une fille) du grand-père de Jean de Fribourg[57], du testament écrit par Jean de Fribourg et est soutenu par les bourgeois de la ville. En 1458 Rodolphe de Hochberg succède finalement à Jean de Fribourg[14],[58],[20].

Le fils de Rodolphe, Philippe de Hochberg, est le comte le plus riche de Neuchâtel. Il prend possession du comté en 1487. Il avait auparavant épousé Marie de Savoie (nièce de Louis XI)[59] et continua à lier des alliances durant tout son règne, en particulier avec Berne et Fribourg. Il conclut en particulier un accord avec son cousin Christophe de Baden par lequel ils se donnent réciproquement, à défaut d'enfants mâles, leurs seigneuries allemandes[60]. Philippe décède en 1503 et laisse une seule héritière, sa fille Jeanne. En 1504 Louis Ier d'Orléans-Longueville épouse Jeanne de Hochberg et devient comte de Neuchâtel[14],[48],[20]. Mais entretemps la famille de Hochberg a perdu le contrôle des terres allemandes et est presque ruinée. En novembre 1530, Neuchâtel est convertie par Guillaume Farel à la Réforme protestante à la suite d'un vote de bourgeois laïques et devient ainsi la première capitale protestante de langue française, bien avant Genève, Lyon ou Nîmes[61]. En 1540, sous le règne de Jeanne et Louis, Guillaume Farel s'installe à Neuchâtel et convertit la région à la Réforme[14]. La famille d'Orléans se succède à la tête de la ville jusqu'à la mort de Marie de Nemours, née d'Orléans-Longueville, qui décède en 1707 sans héritiers directs[14],[20].

En 1579, une crue du Seyon détruit l'Hôtel de Ville et disperse ses archives[14].

Rois de Prusse (1707 - 1848)[modifier | modifier le code]

Généalogie établie en 1707 pour déterminer la succession de Marie de Nemours
Dates importantes
  • 1707 Neuchâtel devient propriété personnelle du roi de Prusse
  • 1806 Neuchâtel est confiée par Napoléon au maréchal Berthier

La succession de Marie de Nemours attire une quinzaine de prétendants dans des manœuvres politiques homériques. Le Tribunal des Trois-États, composé de douze juges neuchâtelois, a la compétence de statuer sur la succession de la principauté. Écartant le prince de Conti, le tribunal des Trois-États attribue la souveraineté au roi de Prusse, moins pour des raisons généalogiques que pour des considérations géopolitiques. Frédéric Ier de Prusse[14],[20] a l'avantage d'être de confession réformée et de pouvoir protéger Neuchâtel des appétits français. De plus, l'éloignement géographique du roi permet aux Neuchâtelois de conserver une large autonomie[62].

En 1714 un incendie détruit tous les bâtiments sis au pied du château[14],[43]. La rue du Pommier et de la tour de Diesse sont reconstruites et modernisées[63], les rues étant élargies et les maisons étroites alignées et regroupées derrière de plus larges façades[64].

La Ville de Neuchâtel s'enrichit considérablement durant la période prussienne, en particulier grâce à David de Pury (1709-1786), commerçant et banquier neuchâtelois exerçant au Portugal, qui lègue à sa mort en 1786 toute sa fortune à la Ville et Bourgeoisie de Neuchâtel[65],[66]. Cette somme considérable permettra de construire plusieurs bâtiments publics (Hôtel de Ville, Collège Latin, Collège de la Promenade) et de mener à bien des travaux d'utilité publique (détournement du Seyon). Plusieurs Neuchâtelois ayant fait fortune dans le commerce ou la banque en feront profiter leur ville natale. Jacques-Louis de Pourtalès fonde ainsi en 1808 l'hôpital qui porte aujourd'hui encore son nom[67],[68].

Neuchâtel n'échappe pas aux bouleversements européens sous l'Empire napoléonien. En 1806 le roi de Prusse Frédéric-Guillaume III cède la principauté contre la région du Hanovre à Napoléon. Ce dernier la donne en fief d'empire au Maréchal Berthier qui prend le titre de « Prince de Neuchâtel et Valangin »[14]. Le mardi 18 novembre 1806, au Temple du Bas, les autorités neuchâteloises prêtent serment au nouveau prince, représenté par le gouverneur François de Lespérut (1772-1848). Neuchâtel reste dans le giron français jusqu'à la chute de Napoléon qui provoque l'abdication d'Alexandre Berthier le 3 juin 1814[69].

Canton suisse (dès 1814)[modifier | modifier le code]

Dates importantes
  • 1815 signature du pacte fédéral
  • 1848 révolution neuchâteloise

Neuchâtel entre dans la Confédération suisse avec Genève et le Valais en 1814[14],[20] et signe le Pacte fédéral le 20 mai 1815, tout en restant propriété du roi de Prusse[14],[20] jusqu'à la révolution neuchâteloise de 1848.

La situation politique locale reste instable à l'image de celle de l'Europe, la potence de Neuchâtel est sabotée en 1829[14].

Grâce à un important legs de David de Pury, le Seyon peut être détourné en 1843. Ce nouveau tracé de la rivière transfigure la ville avec la construction des rues de l'Écluse et du Seyon durant les années qui suivent. Le stand de tir qui était au-dessus de l'ancien Seyon est déplacé sur la colline du Mail en 1882[70] où il reste jusqu'en 1955.

Les révolutionnaires neuchâtelois partent le 29 février 1848 au soir du Locle (un odonyme : Place du 29 février rappelle cet évènement), descendent de la Chaux-de-Fonds par le col de la Vue des Alpes après s'être fait remettre les clefs de la ville. Ils prennent des canons à l'arsenal et tirent des coups de semonce sur le château de Valangin, entraînant la reddition sans heurts des gardes royalistes. Ils arrivent au petit matin du 1er mars au château de Neuchâtel où ils déclarent la république[14],[20]. Les troubles se poursuivent durant encore une dizaine d'années, avec en particulier une tentative avortée de contre-révolution en 1856 marquée par le sac de l'imprimerie Wolfrath[71]. Après une médiation européenne, Neuchâtel est maintenue définitivement dans la Confédération en tant que république.

Économie[modifier | modifier le code]

Histoire économique de la ville[modifier | modifier le code]

Dans l'Antiquité, la région était peuplée de chasseurs et de cultivateurs. On en trouve des traces sur toute la berge nord du lac. Neuchâtel n'a probablement pas eu de fonction importante durant la période romaine[14].

La ville de Neuchâtel en 1642. On aperçoit un verger au premier plan à gauche du cimetière (actuellement : collège des Terreaux), sinon la ville est entourée du lac et de vignes[72].

Une ancienne ferme (La Favarge) existe encore à l'est de la ville. Des gravures du XVIIe siècle montrent des vergers et de la vigne sur les flancs du Jura[73].

Plusieurs moulins étaient disposés le long du Seyon et de la Serrières, les soubassements du moulin situé au nord de la Maison du Prussien sont toujours visibles (1537 - 1937)[74], les autres ont été détruits lors des inondations ou après le détournement du Seyon en 1845, le plus ancien pourrait avoir été bâti avant 1214[75]. La ville avait un monopole sur la farine, qui avait valeur de taxe. Des brasseries ont été fondées à Neuchâtel, dont la brasserie Müller en 1862 sur le cours détourné du Seyon[22]. On trouvait aussi à Neuchâtel, au pied de la colline du Mail, une usine à gaz (1859 - 1967) et une tuillerie (1825 - 1948). Mais la plus importante industrie a été la Chocolaterie Suchard établie au pied de la Serrières au milieu du XIXe siècle, là aussi pour profiter de l'énergie hydraulique.

L'imprimerie momentanément arrive à Neuchâtel dans la foulée de la réforme en 1533[76] lorsque Pierre de Vingle imprime la Bible d’Olivétan, première bible protestante en langue française. Antoine Marcourt, quant à lui, y imprima les célèbres placards de 1534. À la suite de la révocation de l'édit de Nantes en 1685, les Huguenots se réfugient dans le canton de Neuchâtel et y ramènent des savoirs tels que l'imprimerie. Neuchâtel ayant appartenu à la Prusse de 1707 à 1848, l'imprimerie et la presse ont pu s'y développer à l'abri de la censure qui a sévi en France et dans d'autres régions de Suisse romande. Neuchâtel était jadis le lieu où l'on imprimait les ouvrages politiques et philosophiques les plus hardis[77]. La Feuille d'Avis de Neuchâtel, plus ancien journal de la francophonie encore publié aujourd'hui, a été lancée en 1738 par François-Louis Liechtenhan[78]. L'imprimerie Attinger a été fondée en 1831.

Structure de l'économie neuchâteloise[modifier | modifier le code]

La ville de Neuchâtel compte 2 230 entreprises représentant 26 176 emplois (2008).

Répartition des activités par secteur (2001)
Primaire Secondaire Tertiaire
Entreprises 26 (1,13 %) 291 (12,64 %) 1 984 (86,22 %)
Emplois 162 (0,64 %) 5 613 (22,21 %) 19 488 (77,14 %)

Cette relative faiblesse du poids de la ville de Neuchâtel dans l'économie cantonale, alors qu'elle en est la capitale, est le reflet d'une répartition territoriale équilibrée des activités dans le canton entre La Chaux-de-Fonds, Boudry et Le Locle. Seule La Chaux-de-Fonds a une importance économique équivalente à celle de Neuchâtel.

La ville compte 732 demandeurs d'emploi en décembre 2007, ce qui correspond à un taux de chômage de 4,2 %, contre 3,4 % dans le district, 3,6 % dans le canton et 2,7 % dans l'ensemble de la Suisse[79].

Parmi les principaux employeurs de la ville, l'industriel du tabac Philip Morris (anciennement Fabriques de Tabacs Réunies) à Serrières compte 1 200 employés dans son usine de fabrication de cigarettes et dans son centre international de recherche et développement, l'Office fédéral de la statistique (OFS) a 565 employés, la société de biotechnologies Baxter Bioscience, 440 employés, la société horlogère Bulgari, 400 employés, la société de chimie et de métallurgie Metalor, 397 employés, le centre technologique Centre suisse d'électronique et de microtechnique (CSEM), 272 employés et la société de logiciel Autodesk, 220 employés[80]. Enfin, la producteur suisse d'électricité Alpiq y a établi son siège après la fusion lui ayant donné naissance.

Industrie[modifier | modifier le code]

Renommé pour son industrie horlogère, Neuchâtel a réussi à devenir un centre de la microtechnologie et de l'industrie high-tech [81]. Cette mutation a été soutenue par les industriels de l'horlogerie et plus tard par la Confédération via l'arrêté Bonny. En 1962 plusieurs horlogers décident de lancer un programme commun pour le développement de la montre du futur et fondent le Centre Électronique Horloger (CEH) à Neuchâtel. Le CEH fera certifier la première montre à quartz en 1967[82].

En 1975, l'Université de Neuchâtel crée l'Institut de microtechnique (IMT). En 1984, le CEH et deux autres sociétés de recherches en technologies basées à Neuchâtel (le LSRH et la FSRM) forment le Centre Suisse d'Électronique et de Microtechnique avec le soutien de la Confédération. En 1984 également, l'arrêté Bonny est révisé pour cibler les entreprises de haute technologie[83]. L'IMT et le CSEM vont durant les 20 années qui suivent leur création lancer plus de 20 nouvelles entreprises (spin-off) de technologie[84].

La promotion économique neuchâteloise s'appuie sur cet arrêté, la formation horlogère des employés de la région et les multiples nouvelles sociétés issues du CSEM et de l'IMT pour attirer des sociétés de haute technologie étrangères, tels que la technologie médicale, la microtechnologie, la biotechnologie, les machines et les équipements, les technologies de l'information et les technologies de nettoyage en microélectronique[85].

Politique[modifier | modifier le code]

Évolution du Conseil général de la ville de Neuchâtel
Source : site officiel de la ville de Neuchâtel[86]

Municipalité[modifier | modifier le code]

La ville de Neuchâtel est dirigée par un Conseil général (législatif) de 41 membres et un Conseil communal (exécutif) de 5 membres élus tous les quatre ans au système proportionnel.

Conseil général[modifier | modifier le code]

Le Conseil général est l'autorité législative[87]. Le rôle du Conseil général consiste-entre autres- à adopter le budget et les comptes. Il a aussi la responsabilité de voter les crédits proposés par le Conseil communal.

À la suite des élections communales du 13 mai 2012, les divers partis politiques se répartissent les sièges de la façon suivante:

  • Parti PLR: 15 membres
  • Parti socialiste: 14 membres
  • Parti PopVertsSol: 11 membres
  • Parti PDC: 1 membre
Conseil Général (dès le 23 juin 2014):

Composition du bureau pour année 2014-2015

  • Présidence (PopVertsSol): M. Dimitri Paratte
  • 1re vice-présidence(PLR) : Mme Amelie Blohm Gueissaz
  • 2e vice-présidence(socialiste) : Mme Anne-Françoise Loup
  • Secrétaire(PLR) : M. Alexandre Brodard
  • Secrétaire suppléant(socialiste) : M. Jonathan Gretillat
  • Questeur(PLR) : M. Jean Dessoulavy
  • Questeur(PopVertsSol) : Mme Nicole Baur

Présidence des groupes

  • Groupe Socialiste : Mmes Natacha Erard & Anne-Françoise Loup
  • Groupe PLR  : M. Julien Spacio
  • Groupe PopVertsSol : Mme Catherine Loetscher Schneider

Conseil communal[modifier | modifier le code]

Le Conseil communal, qui est aussi une autorité, est l'Exécutif de la commune[88]. Le Conseil communal se compose de 3, 5 ou 7 membres, nombre qui est fixé par le règlement communal, soit à 5 membres élus par le peuple pour Neuchâtel. Le président du Conseil communal est élu par le Conseil pour une année. La ville n'a pas de maire. En outre, un chancelier est nommé par le Conseil communal[89].

À la suite du renouvellement des autorités, en date du 13 mai 2012, pour la législature 2012-2016, le Conseil communal a procédé à sa constitution le 11 juin 2012. Il se compose de 5 membres :

  • Christine Gaillard[90], Les Verts, Présidente : Santé et affaires sociales.
  • Thomas Facchinetti[91], PS, Vice-président : Sports, Culture et Tourisme.
  • Pascal Sandoz[92], PLR, Conseiller communal, Sécurité, Infrastructures et Énergie, Politique d'agglomération.
  • Fabio Bongiovanni, PLR, Conseiller communal, Finances, Ressources humaines et Action sociale.
  • Olivier Arni[93], PS, Conseiller communal : Environnement, Transports et Développement durable.

Le Conseil est assisté d'un chancelier, ainsi que d'un vice-chancelier.

Parlement des Jeunes et Conseil des Jeunes[modifier | modifier le code]

Le Parlement des Jeunes[94] et le Conseil des Jeunes existent depuis 1992 afin de maintenir un dialogue constructif entre la jeunesse et les Autorités communales.

Le Parlement des Jeunes se constitue de jeunes gens âgés de 16 à 25 ans représentant les écoles situées sur le territoire communal, des associations diverses et des clubs de sports, ainsi que les sections «jeunesse» de divers partis politiques[95].

Le bureau du Parlement des Jeunes pour l'année 2014 est constitué de Christine Perrin, Présidente, Inès Herrera, Vice-Présidente & Antoine Willemin, Trésorier[96].

Le Conseil des Jeunes diffère du Parlement des Jeunes, car il se compose exclusivement de jeunes de 12‑15 ans. Parmi eux, deux étudiants de l'École secondaire régionale de Neuchâtel, qui représentent les intérêts de leurs camarades.

Parlement cantonal[modifier | modifier le code]

Le parlement cantonal se nomme le Grand Conseil, c'est l'autorité législative du canton[97]. Sur les 115 sièges à pourvoir au Grand Conseil, le district de Neuchâtel est le plus représenté, avec 35 sièges[98].

Depuis 1848, le Grand Conseil a été présidé 32 fois par un représentant de Neuchâtel[99] (mandat d'une année depuis 1860).

Confédération[modifier | modifier le code]

Max Petitpierre, homme politique neuchâtelois, Conseiller fédéral chargé des affaires étrangères

Depuis 1848, trois conseillers fédéraux (membres du gouvernement) étaient originaires de la ville et représentants du canton, tous issus de la famille radicale : Eugène Borel (1873-1875), Louis Perrier (1912-1913) et Max Petitpierre (1945-1961)[100]. Le quatrième, le radical Didier Burkhalter, entra en fonction le 1er novembre 2009.

Culture[modifier | modifier le code]

Monuments[modifier | modifier le code]

L'Hôtel de Ville

Les plus anciens bâtiments de la ville sont très sobres, marqués par la tradition protestante. Neuchâtel comprend quantité de bâtiments typiques du XIXe siècle dus à la richesse de la ville durant la période prussienne. De cette période datent aussi les fontaines de la ville qui étaient utilisées par la population avant que l'eau courante ne soit généralisée. À l'exception de celles qui ornent les fontaines, il y a peu de statues en ville de Neuchâtel, la tradition locale ne valorisant pas la démonstration de la réussite personnelle. En revanche, on trouve des statues abstraites d'artistes neuchâtelois plus récents.

Monuments neuchâtelois
Bâtiments remarquables Statues et fontaines[101]
  • La Collégiale de Neuchâtel est construite au XIIe siècle et dédicacée en 1276. Elle est le témoin du passage à la Réforme en 1530. Elle abrite le tombeau des comtes de Neuchâtel, monument polychrome de la fin du Moyen Âge constitué de 15 statues grandeur nature représentant les comtes et leurs épouses.
  • Le Château de Neuchâtel abrite aujourd'hui le Conseil d'État (gouvernement du canton).
  • La Tour des prisons est construite sur des bases d'avant l'an mil. Elle est modifiée à plusieurs reprises, servant momentanément de porte ouest de la ville avant l'ouverture de la route de l'Évole.
  • L'Hôtel de Ville 1790 (2, rue de l'Hôtel de Ville) est construit sur l'emplacement de l'ancien hôpital et de la porte de l'Hôpital.
  • Le bâtiments des services industriels (2, Faubourg de l'Hôpital) a été construit comme hôpital en 1783, sa fonction jusqu'à la construction de l'hôpital des Cadolles 1915.
  • Le collège latin (3, place Numa-Droz) est construit sur un ancien banc de sable formé par les alluvions du Seyon en 1835. Il abrite dès son ouverture la bibliothèque publique (première bibliothèque publique de Suisse) et des classes (aujourd'hui une partie du Lycée Jean Piaget). Il abrite également le musée d'histoire naturelle de 1840 à 1983.
  • Le Temple du Bas ou Temple Neuf, sur plans de Joseph Humbert-Droz, dédicacé en 1696.
  • La chapelle de la Maladière, construite en 1828 sur plans de Frédéric de Morel.
  • Basilique Notre-Dame de l'Assomption (Église Rouge), style néo-gothique, consacré en 1906, élevé au titre de Basilique mineure par le pape Benoît XVI et célébré par Mgr Bernard Genoud le 29 juin 2008. Lieu de célébration catholique principal du canton.
  • On relève plusieurs hôtels privés et autres grandes demeures d'une richesse étonnante pour une ville de la taille de Neuchâtel. Sont en particulier remarquables la Grande Rochette (14, rue de la Gare), la Petite Rochette (17, rue de la Gare), les hôtels du Peyrou (3, avenue Jean-Jacques Rousseau), de Pourtalès (8, faubourg de l'Hôpital) et l'ancien hôtel de Pury (4, Chemin du Petit Pontarlier, maintenant siège du musée d'éthnographie).
  • Statue de David de Pury sur la place homonyme
  • Statue de la République construite le 1er mars 1898
  • Statues de André Ramseyer, artiste abstrait neuchâtelois, une devant le bâtiment de l'Institut de physique de l'université, une devant le CSEM
  • Statue de Victor Vasarely sur la Place du Mont-Blanc
  • La fontaine de la Justice 1547 au croisement de la Grand Rue et de la rue de l'Hôpital
  • La fontaine du Griffon à la rue du Pommier 1664
  • La fontaine du Lion devant le Temple-du-Bas 1664
  • La fontaine de la rue du Château au-dessous de l'esplanade de la Collégiale 1784
  • La fontaine du Banneret 1584 au pied de la rue homonyme
  • La fontaine de la rue des Moulins 1584
  • La fontaine du Neuburg 1608
  • La fontaine de l'Hôpital entre l'Hôtel de Ville et le bâtiment communal 1790
  • Le puits des Halles est ouvert en 1681. Il est fermé en 1875 et devient fontaine. Elle sera déplacée à plusieurs reprises sur la place des Halles.

Musées[modifier | modifier le code]

Le dessinateur, un des trois automates de Jaquet-Droz
  • Le Musée d'art et d'histoire & Automates Jaquet-Droz, situé dans un bâtiment construit pour abriter le Musée des beaux-arts ou Musée de peinture par Léo Chatelain en 1885[22],[102], offre à ses visiteurs plus de vingt salles d’expositions permanentes ou temporaires et présente des collections d’art neuchâtelois, suisse et français dont des automates Jaquet-Droz ou trois androïdes datant du XVIIIe siècle. Des maquettes historiques de la ville de Neuchâtel de l'an mil à ce jour sont exposées de manière permanente aux « Galeries de l'histoire », antenne du Musée d'art et d'histoire.
  • Le Muséum d'histoire naturelle, qui habite l'ancien Collège de jeunes filles dessiné par Rychner et terminé en 1853[73], présente une exposition permanente des mammifères et oiseaux de Suisse dans leur milieu (dioramas sonorisés pour les oiseaux).

Théâtres et autres scènes[modifier | modifier le code]

Le Théâtre du Passage

Inauguré en 2000, le Théâtre du Passage dispose de deux salles de spectacle, d'un restaurant et d'un appartement[103].

La Maison du Concert

Ancien théâtre de la ville dont la première construction date de 1766 - 1769[104].

Le théâtre du Pommier

Petite salle située dans la ville médiévale, abrite le Centre Culturel Neuchâtel et son école de théâtre.

La Case à Choc

Salle de concert et d'événements variés, du punk au reggae, de l'electro au jazz ou encore du hip-hop

Festivals et événements[modifier | modifier le code]

La ville de Neuchâtel accueille une variété de festivals et événements culturels. La fête des vendanges est la plus populaire des fêtes de la ville, elle attire des touristes de toute la Suisse et de la France limitrophe.

Principaux festivals de Neuchâtel
  • Fête de l'Uni
  • Festival de Courgemétrage (films)
  • Festival de danse contemporaine (ADN)
  • Festival international du film à thématique religieuse (prix Farel), festival bisannuel
  • Festival Médecins du Monde, musique rock et électronique
  • Festival Horizon, musique rock
  • La Superette, festival de musique électronique
  • Festisub, festival de l'image sous-marine de Neuchâtel

Tourisme[modifier | modifier le code]

Les Alpes vues de Neuchâtel par un soir d'automne

Si certains notables connaissent déjà la principauté à la fin du XVIIIe siècle et s'arrêtent à Neuchâtel[111], le tourisme arrive dans la région (comme dans une bonne partie de l'Europe) avec l'avènement du train dans la seconde moitié du XIXe siècle[112].

Les thèmes horlogers

Neuchâtel fait partie de la destination touristique Jura & Trois-Lacs, qui représente 10 % du territoire suisse. La destination est reconnue par Swiss tourism depuis 2010[113].

Neuchâtel est une ville étape de la Route de l'horlogerie qui va de Genève à Bâle, via le Jura bernois et le canton du Jura, et de la Route des microtechniques qui va de Berne à Besançon en passant par les trois principales villes du canton de Neuchâtel.

Les grands hôtels

Les deux hôtels cinq-étoiles de l'Arc jurassien se trouvent à Neuchâtel :

  • L'hôtel Beau-Rivage, sur la Place du Mont-Blanc, dans un bâtiment datant de 1863[73];
  • L'hôtel Palafitte, construit sur pilotis au-dessus du lac en 2001 pour l'Expo.02.

Enseignement supérieur et recherche[modifier | modifier le code]

La Faculté des Lettres et Sciences humaines de l'Université de Neuchâtel

Le canton de Neuchâtel est un canton universitaire, il possède donc une université et logiquement aussi nombres d'autres filières de formation supérieure et de centres de recherches qui forment tout un écosystème dont un des centres est la ville de Neuchâtel.

L'Université de Neuchâtel

L'activité scientifique a été motivée dans le canton dès 1832 par Louis Agassiz qui organise la Société neuchâteloise des sciences naturelles[114]. L'Académie est fondée en 1838 et devient Université en 1909. L'Université de Neuchâtel réunit aujourd'hui cinq facultés : lettres et sciences humaines, sciences, droit, sciences économiques et théologie. La section de microtechnique de l'Université de Neuchâtel est rattachée à l'EPFL en 2009. En 2013, l'EPFL ouvre une nouvelle structure Microcity en ville de Neuchâtel qui abritera des étudiants en deuxième cycle et de jeunes entreprises technologiques.

Les Hautes Écoles Spécialisées (HES)
  • La Haute école spécialisée de Suisse occidentale (HES-SO) est une école professionnelle formant aux métiers techniques.
  • La Haute école Arc Berne Jura Neuchâtel (BeJuNe) - Gestion[115] forme au bachelor en économie d'entreprise et en informatique de gestion.
  • La Haute école Arc Berne Jura Neuchâtel (BeJuNe) - Santé[115] est une école d'infirmières et infirmiers (enseignement en partenariat avec Delémont).
  • L'École Supérieure du canton de Neuchâtel (ESNE) offre des formations à temps complets vers les métiers techniques et des formations en cours d'emploi[116].
Centre de recherche

L'industrie horlogère crée à Neuchâtel le Laboratoire Suisse de Recherche Horlogère (LSRH) dans l'entre-deux-guerres[117]. Durant les années 60, le LSRH va collaborer avec l'université de Neuchâtel et le nouvellement crée Centre Electronique Horloger (CEH) pour apporter à l'horlogerie les nouvelles technologies dont elle a besoin. En 1983, le LSRH, le CEH et la FSRM réunissent leurs forces pour devenir le Centre suisse d'électronique et de microtechnique (CSEM), une société privée soutenue par la Confédération via des projets de recherche, dont l'objectif est d'amener à maturité de nouvelles technologies puis de les transférer à l'industrie soit directement, soit par essaimage de nouvelles sociétés.

Sport[modifier | modifier le code]

Clubs
Manifestations

Jumelages[modifier | modifier le code]

La ville de Neuchâtel est jumelée avec [118]:

Annexes[modifier | modifier le code]

Personnalités[modifier | modifier le code]

Artistes Politiciens, hommes d'affaires Scientifiques, théologiens
Les comtes de Neuchâtel,
personnalités actives avant 1707
  • Comte Rodolph II de Neuchâtel (1196 ?- ?), ménestrel[119].
Période prussienne,
personnalités actives de 1707 à 1814
Neuchâtel, canton suisse,
personnalités actives de 1815 à 1945
Personnalités contemporaines,
actives dès 1945

Notes[modifier | modifier le code]

Voir les sources ci-dessous pour le détail des références.

  1. [xls] « Liste officielle des communes de la Suisse - 01.01.2008 », sur Office fédéral de la statistique (consulté le 13/01/2009)
  2. a, b et c « Population résidante permanente et non permanente selon les niveaux géographiques institutionnels, le sexe, l'état civil et le lieu de naissance, en 2013 », sur Office fédéral de la Statistique.
  3. a et b « Statistique de la superficie 2004/09 : Données communales », sur Office fédéral de la Statistique (consulté le 23 septembre 2010)
  4. Site officiel de la ville
  5. Dictionnaire francoprovençal-français, Le patois neuchâtelois et Dictionnaire toponymique des communes suisses
  6. Distances à vol d'oiseau calculées grâce au site lexilogos
  7. Neuchâtel et le Seyon, plan entre pages 164 et 165
  8. Géographie du canton de Neuchâtel, p.15
  9. Géographie du canton de Neuchâtel, p. 24
  10. Les monuments d'art de d'histoire de la Suisse, pp. 187 .. 222
  11. Neuchâtel ... il y a 100 ans, p. 96
  12. « Valeurs normes », sur MétéoSuisse, Autorités fédérales de la Confédération suisse (consulté le 26 juillet 2011)
  13. « Normes 1981-2010: Durée d'ensoleillement absolu, Météo Suisse » (consulté le 5 avril 2014)
  14. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s et t Histoire du Pays de Neuchâtel
  15. Au temps des trains à vapeur
  16. Neuchâtel ... il y a 100 ans
  17. Les temps des bateaux à vapeur, p. 9
  18. Les temps des bateaux à vapeur, p. 29
  19. Le tourisme à la belle époque, p. 47
  20. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k Neuchâtel, histoire d'une cité
  21. Le pays de Neuchâtel, hier et avant-hier
  22. a, b et c Neuchâtel ... il y a 100 ans
  23. Au temps des trains à vapeur, p. 9
  24. Au temps des trains à vapeur, p. 20
  25. Le tourisme à la belle époque, p. 43
  26. Bulletin de l'office du tourisme du Val de Travers
  27. http://www.cff.ch Horaire des CFF
  28. a, b, c et d L'émergence des transports publics en ville de Neuchâtel - Urbanisation et mobilité (1890 - 1922), p. 25
  29. Neuchâtel... belle époque, p. 68
  30. Neuchâtel ... il y a 100 ans, p. 212
  31. Neuchâtel... il y a 100 ans, p. 213
  32. Les antiquités de Neuchâtel
  33. a et b NEuchâtel statistique, p. 1
  34. La cadolle est en français du XIXe siècle soit une cabane, soit un abri de jardin. Information issue du Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales. http://www.cnrtl.fr/lexicographie/cadolle?
  35. Le mail est en français du XIXe siècle soit un marteau, soit un jeu dans lequel on utilise un tel marteau, soit une allée bordée d'arbres propice à ce jeu. Information issue du Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales. http://www.cnrtl.fr/lexicographie/mail?
  36. Le coudre est en français du XIXe siècle le bois du noisetier (dit coudrier). Information issue du Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales. http://www.cnrtl.fr/lexicographie/coudre?
  37. Les monuments d'art et d'histoire de la Suisse, p. 16
  38. a et b NEuchâtel statistique, p. 4
  39. Dans le canton de Neuchâtel, la cuisine n'est pas comptée comme une pièce dans la description des logements. Un deux pièces comprend dont un salon, une chambre et une cuisine.
  40. Nombre de logements vacants à louer au 1er juin 2007 selon la classe du loyer, Office cantonal de la statistique, 27 août 2007
  41. a et b Objectifs d'aménagement, plan directeur de la ville de Neuchâtel
  42. Dr. Zaugg, Blaise (2001) Restauration de la zone littorale neuchâteloise par noyage de matériaux d'excavation provenant de la construction de la N5, Aquarius, Environnement & sciences aquatiques ; mai 2001, Neuchâtel
  43. a, b et c Nouvelle Revue Neuchâteloise, 1998
  44. Office cantonal de la statistique, recensement cantonal de la population, « population résidence du canton de Neuchâtel, 1950-2005 », Site officiel du Canton et République de Neuchâtel,‎ 2006
  45. Office cantonal de la statistique, recensement cantonal de la population, « Population résidente, par commune, 1950 à 2005 », Site officiel du Canton et République de Neuchâtel,‎ 2006
  46. Office cantonal de la statistique, recensement cantonal de la population, « Population résidente, selon l'origine et le sexe, par district et commune, au 31.12.2005 », Site officiel du Canton et République de Neuchâtel,‎ 2006
  47. « Population résidente selon la religion », Site officiel du Canton et République de Neuchâtel,‎ 2007
  48. a, b et c Histoire de Neuchâtel et Valangin jusqu'à l'avènement de la Maison de Prusse
  49. Histoire de Neuchâtel et Valangin jusqu'à l'avènement de la Maison de Prusse, p. 5
  50. Neuchâtel, histoire d'une cité, p. 13
  51. Histoire du Pays de Neuchâtel, Tome 1
  52. Histoire de Neuchâtel et Valangin jusqu'à l'avènement de la Maison de Prusse, pp. 364 - 386
  53. Les monuments d'art et d'histoire de la Suisse, p. 77
  54. Histoire de Neuchâtel et Valangin jusqu'à l'avènement de la Maison de Prusse, p. 38
  55. Histoire de Neuchâtel et Valangin jusqu'à l'avènement de la Maison de Prusse, p. 158
  56. hoir: héritier. Voir aussi: http://fr.wiktionary.org/wiki/hoir
  57. Histoire de Neuchâtel et Valangin jusqu'à l'avènement de la Maison de Prusse, p. 513
  58. Histoire de Neuchâtel et Valangin jusqu'à l'avènement de la Maison de Prusse, pp. 173-177
  59. Histoire de Neuchâtel et Valangin jusqu'à l'avènement de la Maison de Prusse, p. 200
  60. Histoire de Neuchâtel et Valangin jusqu'à l'avènement de la Maison de Prusse, p. 236
  61. Olivier Christin, « Comment Neuchâtel a choisi son dieu », L'Histoire, 24 octobre 2013
  62. Philippe Henry, Histoire du Pays de Neuchâtel, tome 2, Neuchâtel: Éditions Alphil, 2011, p. 39-43.
  63. Le château de Neuchâtel
  64. La maison bourgeoise en Suisse
  65. Jeanneret, Maurice, « La succession Purry », Musée neuchâtelois, 1956, p. 72-90.
  66. V. Callet-Molin, "Un legs pour embellir la ville", in : ImagesdupatrimoiNE
  67. Allanfranchini, Patrice, Pourtalès, une fondation au service d’un hôpital, Hauterive, Ed. Gilles Attinger, 2008.
  68. V. Callet-Molin, "Création de l'hôpital Pourtalès", in : ImagesdupatrimoiNE.
  69. Courvoisier, Jean, Le maréchal Berthier et sa principauté de Neuchâtel, Neuchâtel : SHAN, 1959.
  70. Neuchâtel et le Seyon
  71. Autour d'une place
  72. Gravure de Matthäus Mérian (1593-1650), 1642
  73. a, b, c et d Neuchâtel, 1642-1942
  74. Neuchâtel et le Seyon, p.55
  75. Neuchâtel et le Seyon, p.56
  76. Les temps des bateaux à vapeur
  77. Jacques-Pierre Brissot, le Patriote français, 28 octobre 1790, citation reprise du Colloque de la Société Française d'Étude du 18e siècle, 2002
  78. Quotidien conservés ou consultables dans les bibliothèques patrimoniales du RERO
  79. « Le chômage dans le canton de Neuchâtel », Site officiel de la République et canton de Neuchâtel,‎ 7 janvier 2008
  80. Liste des plus grands employeurs du canton sur le site de l'Observatoire de l'économie Neuchâteloise
  81. Le défi de la micro-électronique
  82. The First Quartz Electronic Watch
  83. Globalization, Institutions, and Regional Development in Europe
  84. Technology Transfer Practice in Switzerland: the Case of CSEM
  85. Recensement des entreprises, Structure économique, catégorie 33: Fabrication d'instruments médicaux, de précision et d'optique, horlogerie
  86. [PDF]« Membres du Conseil général », site officiel de la ville de Neuchâtel
  87. Composition du Conseil général
  88. Composition du Conseil communal
  89. [html] « Organisation du pouvoir politique de la ville » Site de la ville de Neuchâtel
  90. Christine Gaillard : ses objectifs 2012
  91. Thomas Facchinetti
  92. Pascal Sandoz : informations. Source : site de la Ville.
  93. Olivier Arni : biographie. Source: site PS Neuchâtel
  94. Parlement des Jeunes
  95. http://www.pjne.ch/soulien/kes2presoff.htm
  96. http://www.pjne.ch/kesako2.htm
  97. Grand Conseil. Source : site officiel ne.ch
  98. répartition des sièges. Source : site officiel ne.ch
  99. Service du Grand conseil, « Présidents du Grand Conseil neuchâtelois », Site officiel de la République et canton de Neuchâtel (consulté le 2 décembre 2013)
  100. « Liste chronologique des membres du Conseil fédéral depuis 1848 », Confédération suisse
  101. Voir les images dans la galerie sur Wikipedia Commons http://commons.wikimedia.org/wiki/Neuchâtel
  102. a et b Neuchâtel, l'esprit - la pierre - l'histoire
  103. Théâtre du Passage
  104. Neuchâtel, 1642-1942, p. 39
  105. La fête des vendanges de Neuchâtel des origines à l'an 2000
  106. « Das Räderwerk der Rache », De Bund, 30 juin 2007
  107. « Bol d'air pour le ciné fantastique », Le Courrier, 15 juin 2007
  108. « Cinéma fantastique, Neuchâtel à l'heure du NIFFF », Sortir, Le Temps, 28 juin 2007
  109. « NIFFF 2007 », MAD movies, n. 200, septembre 2007
  110. « Festival mit Biss: NIFFF 2007 », MovieStar, n. 106, novembre/décembre 2007
  111. Neuchâtel, Pays de tourisme
  112. Le tourisme à la belle époque
  113. « Page d’accueil », sur Le site touristique de Jura & Trois-Lacs (consulté le 26 juillet 2011)
  114. Histoire du Pays de Neuchâtel, Tome 1, p 263
  115. a et b Haute école Neuchâtel Berne Jura
  116. École Supérieure du canton de Neuchâtel
  117. Histoire du Pays de Neuchâtel, Tome 1, p 271
  118. Jumelages
  119. Rodolphe, comte de Neuchâtel et poète
  120. Biographies neuchâteloises, tome 1, p. 251
  121. Biographies neuchâteloises, tome 1, p. 221
  122. « Devain, Henri (1912-1998) », Dictionnaire du Jura.ch
  123. Victor Attinger
  124. « Daniel Bovet », Encyclopédie Universalis
  125. Introduction à la systémique, Prof François Golay, EPFL, 1999

Sources bibliographiques[modifier | modifier le code]

Histoire

  • Frédéric-Alexandre de Chambrier, Histoire de Neuchâtel et Valangin jusqu'à l'avènement de la Maison de Prusse, Neuchâtel, Imprimerie de Charles Attinger,‎ 1840
    Histoire du canton écrite pour le prince de Prusse
  • Charly Guyot, Neuchâtel, histoire d'une cité, Neuchâtel, Imprimerie de Paul Attinger,‎ 1946
  • Maurice Evard, Histoire du Canton de Neuchâtel, Neuchâtel, Office du matériel scolaire,‎ 2002 (ISBN 2-88356-038-2)
    Tome rouge de la trilogie tricolore de l'instruction publique neuchâteloise
  • Ouvrage collectif, Histoire du Pays de Neuchâtel, Neuchâtel, Éditions Gilles Attinger,‎ 1989 - 1993 (ISBN 2-88256-035-4)
    Ouvrage de référence en trois tomes
  • Ouvrage collectif, Neuchâtel et le Seyon, Neuchâtel, Éditions de la Baconnière,‎ 1943
    Première partie historique, seconde partie technique sur le percement du tunnel de déviation du Seyon
  • Ouvrage collectif, Biographies neuchâteloises, Neuchâtel, Éditions Gilles Attinger,‎ 1996-2008
    Biographies de personnalités neuchâteloises
  • Jean Courvoisier, Panorama de l'histoire neuchâteloise, Neuchâtel, A la Baconnière,‎ 1972
    Ouvrage synthéthique
  • Jean Courvoisier, Le maréchal Berthier et sa principauté de Neuchâtel (1806-1814), Neuchâtel, Société d'histoire et d'archéologie,‎ 1959
    Ouvrage de référence concernant le régime Berthier à Neuchâtel

Architecture - Urbanisme

  • Eddy Bauer, Autour d'une place, Neuchâtel, Imprimerie Centrale,‎ 1969
    La Place Pury et David de Pury
  • Jacques Béguin, Le château de Neuchâtel, Neuchâtel, La Baconnière,‎ 1948
    L'archéologue expose le résultat des fouilles sur le château et sur la colline du château
  • Frédéric Dubois de Montpéreux, Antiquités de Neuchâtel, Neuchâtel, Compte d'auteur,‎ 1852
    Ouvrage posthume réunissant un bref historique de la région et de grandes planches des bâtiments de Neuchâtel
  • Jean Courvoisier, Les monuments d'art et d'histoire de la Suisse, vol. XXXIII : Canton de Neuchâtel - I - ville, Bâle, Éditions Birkäuser,‎ 1955
    Description détaillée des bâtiments de la ville et de la région
  • Jean-Pierre Jelmini et Pierre Bickel, Le pays de Neuchâtel hier et avant-hier: 213 photographies anciennes, Payot,‎ 1977, 208 p. (ISBN 2601002379)
  • Jelmini, Neuchâtel, l'esprit - la pierre - l'histoire,‎ 1994
  • NRN, Neuchâtel, histoire d'un paysage urbain, Nouvelle Revue neuchâteloise, automne, 1998
  • Jürg Schetty, Neuchâtel ... il y a 100 ans, Auvernier, édition d'auteur,‎ 1994
    Collection d'images et cartes postales du début du siècle commentées
  • Jürg Schetty, Neuchâtel ... belle époque, Auvernier, édition d'auteur,‎ 1974
    Collection d'images et cartes postales du début du siècle commentées
  • Ouvrage collectif, La maison bourgeoise en Suisse, vol. XXIV : le canton de Neuchâtel, Zürich, Orell Füssli,‎ 1932
    Description des bâtiments historiques de la ville avec plusieurs planches
  • Ouvrage collectif, Neuchâtel à l'avenir, Neuchâtel, Direction de l'urbanisme,‎ 1994
    Plan directeur de la ville de Neuchâtel

Tourisme

  • Patrice Allanfranchini, La fête des vendanges de Neuchâtel des origines à l'an 2000, Neuchâtel, Éditions de la fête des vendanges,‎ 2000
    Histoire de la fête des vendanges
  • Charly Guyot, Neuchâtel, Pays de tourisme, Neuchâtel, Imprimerie Paul Attinger,‎ 1948
    Éléments touristiques de la ville de Neuchâtel
  • Sandrine Zaslawsky-Perret, Le tourisme à la belle époque, Neuchâtel, Éditions Gilles Attinger,‎ 1998 (ISBN 2-88256-097-4)
    Histoire du tourisme au tournant du XXe siècle

Économie

  • (en) Ash Amin and Nigel Thrift, Globalization, Institutions, and Regional Development in Europe, Oxford, Oxford University Press,‎ 1994
    Étude des effets de l'arrêté Bonny sur le développement des régions périphériques
  • Jean-Pierre Ghelfi, Le défi de la micro-électronique, Neuchâtel, FTMH,‎ 1980
    Histoire de la mutation de l'industrie horlogère vers la micro-électronique dans la région neuchâteloise
  • Dr. Yuko Harayama, Technology Transfer Practice in Switzerland: the Case of CSEM, Global Emerging Technology Institute,‎ 2003
    Étude de la création en série de jeunes sociétés par le centre de recherche CSEM
  • (en) Christian Piguet, Lecture Notes in Computer Science - The First Quartz Electronic Watch, Berlin - Heidelberg, Springer Verlag,‎ 2002
    Histoire de la création de la première montre électronique à la fin des années 60
  • Office fédéral de la statistique OFS, Recensement des entreprises, Structure économique, catégorie 33: Fabrication d'instruments médicaux, de précision et d'optique, horlogerie, Neuchâtel, OFS,‎ 2007
  • Office cantonal de la statistique, Neuchâtel statistique, Neuchâtel, Office cantonal de la statistique,‎ 2007 (lire en ligne)
    Résumé des statistiques de la ville

Linguistique

  • D. Stich, Dictionnaire francoprovençal-français, Thonon-les-Bains, éditions Le Carré,‎ 2003
  • Ouvrage collectif, Le patois neuchâtelois, Neuchâtel, Imprimerie Wolfrath et Cie,‎ 1895
    Recueil de dictions et de morceaux en prose et en vers écrits par divers auteurs du pays

Transports

  • Régis Huguenin, L'émergence des transports publics en ville de Neuchâtel - Urbanisation et mobilité (1890 - 1922), Neuchâtel, Éditions Alphil,‎ 2007 (ISBN 978-2-940235-37-7)
    Étude très détaillée des débuts des transports publics en ville de Neuchâtel
  • Sébastien Jacobi, Au temps des trains à vapeur, Neuchâtel, Éditions Gilles Attinger,‎ 2007 (ISBN 2-88256-187-3)
    Histoire illustrée et parsemée d'anecdotes par l'ancien porte-parole des chemins de fer fédéraux helvétiques
  • Michel Schlup, Le temps des bateaux à vapeur, Neuchâtel, Éditions Gilles Attinger,‎ 1986
    Brève histoire illustrée du transport maritime à vapeur sur le lac

Art - Culture

  • Lionel Bartolini, Jean-Daniel Morerod, Anton Näf et Christian de Reynier, Rodolphe, comte de Neuchâtel et poète, Neuchâtel, Éditions Alphil (ISBN 2-940235-25-2)
    Collection presque exhaustive et documentée des gravures de la ville
  • Patrice Allanfranchini, Neuchâtel, 1642-1942, trois siècles d'iconographie, Chézard-Saint-Martin, Éditions de la Chatière,‎ 2005 (ISBN 2-940239-07-X)
    Collection presque exhaustive et documentée des gravures de la ville
  • Claude Attinger, Christoph Brandt, Jean Courvoisier et Jean-Pierre Jelmini, Victor Attinger photographe, Neuchâtel, Éditions Gilles Attinger,‎ 1989
    Vie et œuvre de Victor Attinger
  • Rychner et Schulp, Aspects du livre neuchâtelois, Neuchâtel, Bibliothèque publique universitaire,‎ 1986

Divers

  • Ouvrage collectif, Dictionnaire toponymique des communes suisses, Éditions Payot, Lausanne,‎ 2005 (ISBN 2-601-03336-3)
  • RBS, Quotidiens conservés ou consultables dans les bibliothèques patrimoniales du RERO, annuaire commenté du Réseau des bibliothèques de Suisse orientale
  • Frédéric Cuche, Nature du Canton de Neuchâtel, Neuchâtel, Office du matériel scolaire,‎ 1998 (ISBN 2-88356-040-4)
    Tome vert de la trilogie tricolore de l'instruction publique neuchâteloise
  • Marcel Garin, Géographie du Canton de Neuchâtel, Neuchâtel, Office du matériel scolaire,‎ 1998 (ISBN 2-88356-039-0)
    Tome blanc de la trilogie tricolore de l'instruction publique neuchâteloise

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Cet article est reconnu comme « bon article » depuis sa version du 5 avril 2008 (comparer avec la version actuelle).
Pour toute information complémentaire, consulter sa page de discussion et le vote l'ayant promu.