Juillan

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Juillan
Mairie de Juillan
Mairie de Juillan
Blason de Juillan
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Hautes-Pyrénées
Arrondissement Arrondissement de Tarbes
Canton Canton d'Ossun
Intercommunalité Communauté de communes du Canton d'Ossun
Maire
Mandat
Fabrice Sayous
2014-2020
Code postal 65290
Code commune 65235
Démographie
Population
municipale
4 020 hab. (2011)
Densité 490 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 12′ 08″ N 0° 01′ 27″ E / 43.2022, 0.0242 ()43° 12′ 08″ Nord 0° 01′ 27″ Est / 43.2022, 0.0242 ()  
Altitude Min. 309 m – Max. 437 m
Superficie 8,2 km2
Localisation

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Site web Site officiel

Juillan est une commune française, située dans le département des Hautes-Pyrénées en région Midi-Pyrénées.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune du piémont pyrénéen située en Bigorre dans l'aire urbaine de Tarbes, à six kilomètres au sud-ouest de Tarbes, chef-lieu du département. La proximité de cette ville, relatif pôle d'emplois et de services, et la bonne desserte routière ont contribué au développement du village et lui confèrent une certaine attractivité.

Le village s'étend sur une plaine alluviale drainée par la Geune et l'Échez et est bordé au sud par les premières collines sous-pyrénéennes. Le relief est assez plat avec toutefois la subsistance d'îlots calcaires qui ont résisté à l'érosion. En effet, deux buttes se distinguent dans le paysage : une au sud-ouest de la commune au lieu-dit Turon ( alt: 379m) et l'autre au sud-est au lieu-dit Bellevue( alt: 437m).

Monographie faite en 1887 par l'instituteur de l'école de Juillan[modifier | modifier le code]

« La commune de Juillan a pour limites : à l’Est, la commune d’Odos, au Sud, celle de Louey, à l’Ouest, celle d’Azereix et au Nord, la ville de Tarbes. Le territoire communal mesure environ 3000 mètres du nord au sud et 2600 mètres de l’Est à l’Ouest et forme une figure très irrégulière dans laquelle une ligne menée du sud-ouest au nord-est aurait environ 4800 mètres. Juillan se trouve à 4 kilomètres d’Ossun, son chef-lieu de canton et à 6 kilomètres de Tarbes, le chef-lieu d’arrondissement et de département. Le sol communal est à peu près uni, sauf aux deux limites orientale et occidentale. Ici se trouve un léger relief du sol, atteignant au sud-ouest, à l’endroit appelé le TURON, une certaine hauteur. A l’est, vient prendre fin un des nombreux contreforts des Pyrénées dont les pentes de plus en plus douces viennent se fondre avec la plaine. Ces deux reliefs du sol tracent à l’Echez, ruisseau assez important, tributaire de l’Adour, la direction qu’il doit suivre. Resserré jusqu’à Juillan dans une gorge étroite, il profite de la liberté qui lui est momentanément acquise s’épand des deux côtés, arrosant de belles et grasses prairies. Les pluies abondantes et la fonte des neiges occasionnent des débordements assez fréquents.Alors il promène ses eaux bourbeuses à travers la campagne entraînant en quantité des débris végétaux. Il a comme affluent un autre petit ruisseau, la Geüne, né dans les marais de Louey et grossi en route du tribut de quelques fontaines abondantes. Son cours n’est pas supérieur à 3000 mètres, et le lit est à sec pendant les 4 ou 5 mois de grandes chaleurs. L’eau est abondante à Juillan. Aux nombreuses fontaines disséminées sur le territoire communal, il faut joindre les puits faciles à creuser et ne tarissant guère. Les unes et les autres fournissent une eau qui dissout le savon et cuit bien les légumes, ce qui indique qu’elle ne tient pas en dissolution. Ces sels calcaires ou du moins que ces sels s’y trouvent en fort petite proportion.

On ne trouve pas à Juillan de curiosités naturelles. La nature, à cet égard, s’est montrée parcimonieuse. C’est tout au plus si l’on peut parler d’un assez joli point de vue qu’offre le Turon. Placé à 337 mètres environ au-dessus du niveau de la mer, Juillan reçoit presque régulièrement le vent de l’Ouest. Le vent du sud-ouest amène la pluie. Le recensement de 1886 a accusé une population de 1644 habitants, soit, relativement à celui de 1881, une différence en moins de 30 habitants. La population tend donc à diminuer. En consultant les registres de l’état-civil, on constate que chaque année, le chiffre des naissances est moindre. La commune est partagée en six quartiers et comprend 389 ménages. Elle est administrée par un conseil municipal composé de seize membres. Un curé et un vicaire satisfont aux besoins du culte. Elle dépend de la perception d’Ossun et est desservie par le bureau de poste de Tarbes. Les ressources communales ne sont pas très élevées. On équilibre le budget tant bien que mal et encore n’y parviendrait-on pas sans une indemnité de 1200 francs servie par le ministère de la Guerre comme montant de la location d’un champ de tir pour les exercices à feu. Le sol est siliceux ou argilo-siliceux. La couche arable n’est pas très profonde, mais elle est fertile et produit en assez grande abondance du blé, du maïs, des pommes de terre, beaucoup de fourrage. L’agriculture est en honneur. On travaille et on fume bien. Mais les procédés sont absolument ceux des ancêtres : la routine règne en maîtresse. L’apparition de l’oïdium ver le milieu de ce siècle a fait prononcer la condamnation des vignes hautes qui ont été presque entièrement détruites. C’est à peine s’il en reste quelques-unes par-ci, par-là. On s’est mis depuis plusieurs années à planter des vignes basses. Malheureusement, tout semble conjuré pour anéantir ce précieux végétal. Si le phylloxéra n’a pas encore fait son apparition sur le territoire de Juillan, un ennemi, moins dangereux, il est vrai, mais terrible pourtant, le mildiew, est venu compromettre la récolte deux années de suite et porter atteinte à la vigueur du cep. Les vignes fournissent un petit vin agréable, mais peu alcoolique. L’élevage du bétail est une des principales ressources de Juillan. Les étables renferment de belles vaches de la race de Lourdes dont le lait est porté tous les matins à la ville ou sert à nourrir les veaux ; les bergeries sont peuplées d’animaux qu’on appelle vulgairement dans le pays : moutons de montagne.Enfin les écuries renferment de belles poulinières soit pour le mulet, soit pour le cheval. Les chasseurs sont assez nombreux dans la localité et certains d’entre eux ont acquis une réputation méritée d’adresse et de vigueur. Ils tuent en quantité des cailles, des râles, des lièvres, etc… Cachés dans des cabanes qu’ils construisent à la cime de certains arbres, ils chassent la palombe à l’aide d’appeaux, et en font de véritables hécatombes. Les eaux de l’Echez font tourner à Juillan les roues de quatre moulins et de deux scieries. Ces établissements donnent simplement satisfaction aux besoins locaux. Si les établissements industriels y sont rares, les rues sont nombreuses et sillonnent la commune en tous sens. La route nationale de Paris à Barèges la traverse à l’Est, tandis qu’une route départementale s’en détachant va dans la direction de l’Ouest et qu’une autre route d’intérêt commun passe à l’ouest du village parallèlement à la route nationale. La ligne de Toulouse à Bayonne dessert Juillan qui possède une gare. Ces diverses voies conduisent soit au chef-lieu de canton, soit, en sens contraire, au chef-lieu de département.

Juillan ne paraît pas avoir joué un grand rôle ni dans le Moyen Âge ni dans les temps modernes. Les secousses qui avaient agité ses voisines, Tarbes et Ibos, semblent lui avoir été épargnées. Du reste, d’une enquête faite en 1300 par ordre de Philippe le Bel pour faire valoir ses droits sur le Comté de Bigorre, il résulte que Juillan était une petite localité ne comprenant que 26 hommes feu allumant. La richesse de son sol, sa situation heureuse aux portes de Tarbes, la facilité des voies de communication expliquent l’importance que le village a acquise depuis. La fécondité de son sol ne s’est pas étendue aux hommes. On aura tout dit, si l’on cite Colomès de Juillan, excellent ingénieur à qui l’on doit la première idée de la dérivation du gave de Pau pour arroser la partie occidentale du bassin de l’Adour, très déshéritée sous le rapport hydrographique. Le langage des Juillanais est à peu près le même que celui qu’on parle dans les environs de Tarbes. Il y a pourtant une nuance provenant surtout de la façon de prononcer. Ainsi, dans beaucoup de mots, l’A sonne presque comme l’O (ès cas, les chiens, qu’on prononce presque és cos) Les habitants de Juillan sont presque tous adonnés à l’agriculture ou à la garde des troupeaux. Ils sont simples, d’un abord facile, et ouvert. En général, la laine de leurs moutons fournit leur habillement quotidien. Leur nourriture consiste surtout en pain fabriqué avec la farine de méteil et en pâte faite avec la farine de maïs. Le mistra même n’a pas totalement disparu. Ils ne font usage, à de rares occasions à près, que de viande de porc ou d’oie salée et confite. Tous sans exception sont catholiques et en général catholiques fervents. Pour eux, la voix du prêtre est bien la voix de Dieu. Juillan ne présente pas de monuments antiques. L’église et la mairie ne datent que de quelques années. Au moment où l’administration de l’Instruction publique songea à envoyer un instituteur public à Juillan, quatre instituteurs se partageaient la population scolaire. Ces maîtres ne tardèrent pas à disparaître en présence des résultats magnifiques obtenus par l’envoyé de l’administration. La classe acquit donc de l’importance. Aussi de bonne heure envoya t-on un adjoint et quelques années après un second. La maison d’école fait face à la place publique, la façade principale regardant l’orient. La salle de classe forme un carré de 9m,10. Elle renferme environ 310 mètres cubes d’air, c’est-à-dire ce qu’il faudrait pour 80 élèves à peu près. Or le nombre des inscriptions annuelles a atteint et même dépassé deux cents. En moyenne le nombre des élèves qui fréquentent est de 150. Les locaux scolaires sont donc insuffisants. Il y aurait urgence à procéder à des améliorations. Mais le mauvais état des finances communales sera fort longtemps encore un obstacle à ces améliorations. La fréquentation sans être irréprochable, est pourtant assez bonne. Aussi le nombre des illettrés est-il très petit. Tous les conscrits de la dernière année ont signé leurs noms de même que les conjoints. La commune possède une bibliothèque scolaire qui a été créée en 1865. Elle ne renferme pas un grand nombre de volumes et les habitants n’ont guère l’habitude de les demander. Ces ouvrages sont lus par les élèves du cours supérieur. Il n’existe pas à Juillan de caisse des écoles. Mais la caisse d’épargne est en activité. Le nombre des déposants est de 49. Le Directeur de l’école reçoit un traitement de 12000 frs, les deux instituteurs stagiaires, chacun 700 frs, somme à laquelle vient s’ajouter 80 frs d’indemnité de logement. »

Histoire[modifier | modifier le code]

Le nom de Juillan viendrait de Campus Juillanus, Lieutenant qui aurait servi dans la légion romaine.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'azur à un quart de besant ailé d'or mouvant du canton dextre du chef et à une chaîne de montagne d'argent chargée d'une roue dentée de gueules mouvant de la pointe à senestre et surchargée aussi à senestre d'un épi de blé d'or brochant sur la montagne et le champ.
Commentaires : Blason validé par la mairie

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2014 ... Fabrice SAYOUS Sans étiquette Chef d'entreprise
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Juillan appartient à la communauté de communes du Canton d'Ossun.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 4 020 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
804 1 129 1 242 1 428 1 514 1 691 1 673 1 682 1 727
1856 1861 1866 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 746 1 607 1 607 1 617 1 674 1 644 1 602 1 507 1 511
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
1 537 1 535 1 354 1 387 1 412 1 406 1 396 1 633 1 991
1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009 2011
2 115 2 420 3 175 3 483 3 506 3 716 3 760 3 931 4 020
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Juillan comptait, au dernier recensement officiel de 1999, 3506 habitants soit près de 1500 foyers répartis ainsi :

  • 0 % de personnes seules,
  • 20 % de ménages constitués de deux personnes,
  • 10 % de ménages constitué de trois personnes,
  • 60 % de ménages constitué de quatre personnes,
  • 5 % de ménages constitué de cinq personnes,
  • 5 % de ménages constitué de six personnes et plus

30 % des habitants de Juillan, ont entre 40 à 59 ans, 8,5 % ont 75 ans ou plus[réf. souhaitée].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Pierre de Juillan

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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