Belleville (Seine)

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Belleville est une ancienne commune française du département de la Seine faisant partie des onze communes dont le territoire a été entièrement annexé à Paris par la loi du 16 juin 1859 (parmi les autres : Auteuil, Batignolles-Monceau, Charonne, Grenelle, Montmartre, Passy, Vaugirard et La Villette).

Géographie[modifier | modifier le code]

Avec une altitude de 128 mètres, Belleville constitue le deuxième point le plus haut de la capitale, juste après Montmartre.

La commune, créée en 1789, était limitée, au nord, par les Buttes-Chaumont, au sud par l'écart de Ménilmontant, à l'ouest par le Mur des Fermiers généraux au niveau de La Courtille (actuel Boulevard de Belleville) et, à l'est, le château de Saint-Fargeau et la commune des Pré-Saint-Gervais.

En 1860, son territoire a été scindé en deux pour former, avec La Villette, le 19e arrondissement actuel, et, avec Charonne, le 20e arrondissement.

Histoire[modifier | modifier le code]

Belleville s’appelait au VIIe siècle Savies, ce nom en langue franque signifiant « montagne sauvage »[1]. Les rois mérovingiens y avaient une villa. Les premiers Capétiens, notamment Henri Ier y donnèrent des terres aux monastères parisiens ; le prieuré Saint-Martin-des-Champs notamment y possédait un territoire assez étendu[1]. La montagne de Savies est appelée Portronville[2] pendant le Moyen Âge, puis Belleville-sur-Sablon[1]. Une paroisse y est créée en 1543. Des moulins à vent y sont construits.

Érigée en municipalité à la Révolution, Belleville qui était un canton du district de Franciade, de 1790 à 1795, resta une commune autonome jusqu'en 1860.
Au cours de la Révolution française, la commune porte provisoirement le nom de Mont-Chalier[3].

Sa mairie était située dans l'ancienne guinguette de L'Île d'Amour, rue de Belleville (ancienne rue de Paris), en face de l'église Saint Jean-Baptiste de Belleville (actuel métro Jourdain). L'accroissement rapide de la population entre 1800 et 1859 (70 000 habitants en 1859) en fait la 13e ville de France et la deuxième du département de la Seine, juste après Paris. Suite à l'extension des limites de Paris par la loi du 16 juin 1859, la commune de Belleville disparaît pour être annexée administrativement et fiscalement à la capitale.

Époque contemporaine (jusqu'en 1859)[4][modifier | modifier le code]

Belleville était habitée tant par les ouvriers des carrières que par quelques vignerons, surtout dans le vieux hameau de Ménilmontant.

Jusque sous la Restauration, les bals, guinguettes et autres débits de boisson situés au pied de la colline, près des barrières de Paris, étaient très prisés des Parisiens. En effet, située en-dehors des limites fiscales de Paris, Belleville pouvait proposer des vins moins chers puisqu'ils n'avaient pas à supporter la taxe pesant sur les denrées entrant dans la capitale.

Ce quartier très populaire accueille de jeunes artistes qui ouvrent régulièrement leurs ateliers au mois de mai.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique
1793 1806 1836 1846 1856
2 864 1 724 10 705 27 556 57 699
Source : Cassini.ehess.fr[3]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Félix Rochegude, Promenades dans toutes les rues de Paris. XXe arrondissement, Librairie Hachette, Paris, 1910, page 30, consultable dans Wikisource http://fr.wikisource.org/wiki/Page:Rochegude_-_Promenades_dans_toutes_les_rues_de_Paris,_20.djvu/34
  2. Bernard Stéphane, Dictionnaire des noms de rues, Édition Mengès, 1977, rééd. 1981, 1984, 1986, page 59
  3. a et b Notice de Bellevile sur le site cassini.ehess.fr
  4. Voir les autres articles en annexe pour une période plus récente

Voir aussi[modifier | modifier le code]