Les Ferres

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Les Ferres
Les Ferres
Les Ferres
Blason de Les Ferres
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Alpes-Maritimes
Arrondissement Arrondissement de Grasse
Canton Canton de Coursegoules
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Sophia Antipolis
Maire
Mandat
Claude Bérenger
2014-2020
Code postal 06510
Code commune 06061
Démographie
Gentilé Ferrois
Population
municipale
100 hab. (2011)
Densité 7,3 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 50′ 52″ N 7° 05′ 41″ E / 43.8478, 7.094743° 50′ 52″ Nord 7° 05′ 41″ Est / 43.8478, 7.0947  
Altitude Min. 180 m – Max. 1 278 m
Superficie 13,7 km2
Localisation

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Les Ferres

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Les Ferres

Les Ferres (Lei Fèrras en occitan) est une commune française située dans le département des Alpes-Maritimes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ses habitants sont appelés les Ferrois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

  • Cité au XIIe siècle "Castrum de Ferris". L'origine du nom est peut-être à rechercher dans le latin "ferrum" qui désigne un lieu sauvage isolé.
  • En 1325, le prieuré des Ferres est joint à celui de la Rocca, Roquestéron.
  • La seigneurie passe de la Provence au comté de Nice en 1388,
  • Seigneurie de Les Ferees appartient d'abord aux Laugier, vieille famille du comté de Nice ayant eu parmi ses membre un évêque de Nice, Raimond Laugier (1164-1182). La reine Jeanne concède la haute justice dans ses seigneurie des Ferres et de Conségudes à Pons Laugier le 14 septembre 1352.
  • En 1526, Honoré Laugier, seigneur des Ferres et de Gilette, dénonce Jean-Baptiste Grimaldi, seigneur d'Ascros, et son frère René, seigneur de Massoins, de la famille Grimaldi de Beuil, pour leur complot avec le roi de France pour lui livrer Nice. Les deux frères se vengent en mettant le siège devant le château de Gilette où se trouve Honoré Laugier qui ne réussit à se sauver qu'en se déguisant en mendiant avant sa prise en août 1527. Le duc de Savoie les fait condamner et ils doivent s’enfuir en France. Honoré Laugier se venge en 1528 en attaquant leurs seigneuries, dont Rigaud.
  • La seigneurie appartient aux Drago jusqu'au 18ème ; ensuite aux mains des Balbis et des Ricci.
  • En 1747, pendant la guerre de Succession d'Autriche, des volontaires français stationnent dans le village.
  • La seigneurie revient à la France avec le traité de Turin de 1760 qui fait de l'Estéron la frontière entre la France et le comté de Nice.
  • Avant la bataille de Gilette, en 1793, 1 500 hommes des gardes nationales de Grasse et de Saint-Paul stationnent dans le village.
  • Le village comptait 302 habitants au recensement de 1856 et 4 000 oliviers.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Ferres (Les) Blason D’azur à la fasce d’argent accompagnée en chef d’un dragon d’or et en pointe d’une châtaigne hérissonnée du même.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours M. Claude Guy Berenger    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 100 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
292 272 305 286 296 371 349 343 335
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
302 281 236 229 215 197 195 180 149
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
129 129 115 101 111 84 77 60 81
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
78 71 35 40 36 59 90 89 97
2011 - - - - - - - -
100 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


La population du village à plus que doublé depuis 1990, grâce à l'arrivée de nombreux habitants travaillant dans les villes côtières et à Carros.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Architecture civile[modifier | modifier le code]

  • Petit village perdu, accroché au flanc d'une montagne rocheuse au-dessus d'un petit col ; architecture rurale ancienne.
  • Ruines de l'ancien château rectangulaire dominant sur un éperon.
  • Moulin Saint-Pierre au nord.
  • Pont de la Cerise.

Architecture sacrée[modifier | modifier le code]

  • Église paroissiale Saint-Jacques 16e, désorientée : nef unique, abside semi-circulaire, haut et fort clocher carré antérieur à 3 étages qui semble inachevé ; décor intérieur Directoire.
  • Petite chapelle-oratoire Sainte-Julie communément appelée Chapelle Sainte-Julie, patronne du village ; chapelle rurale Saint-Valentin.
  • Oratoire Notre-Dame-du-Broc.

Sites[modifier | modifier le code]

  • Territoire de moyenne montagne.
  • Le sud de la commune culmine à 1278 m à la Crête de Perrière; le relief s'abaisse vers le nord et se stabilise au centre à 600 m, remonte au-dessus du village à la Barre de Saint-Michel (Mont Saint-Michel, 792 m), puis redescend à 235 m jusqu'à l'Estéron, formant la limite nord.
  • Versants au nord boisés de pins sylvestres.
  • Jolie vallée de l'Estéron*; quelques vallons affluents, dont les Roubines et la Péguière qui forme une belle clue* peu avant le confluent.
  • Aven de l'Infernet, au sud (- 25 m et petit lac).
  • Site du village isolé, dans un environnement rocheux sévère, bien exposé au sud.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Yves Bernard, Annuaire touristique et culturel des Alpes-Maritimes et de la principauté de Monaco, p. 195-196, Éditions Campanile, 1997, (ISBN 2912366-003)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011