Le Rouret

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Le Rouret
L'église Saint-Pons du Rouret.
L'église Saint-Pons du Rouret.
Blason de Le Rouret
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Alpes-Maritimes
Arrondissement Grasse
Canton Bar-sur-Loup
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Sophia Antipolis
Maire
Mandat
Gérald Lombardo
2014-2020
Code postal 06650
Code commune 06112
Démographie
Gentilé Rouretans
Population
municipale
3 887 hab. (2011)
Densité 547 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 40′ 31″ N 7° 00′ 23″ E / 43.6752777778, 7.0063888888943° 40′ 31″ Nord 7° 00′ 23″ Est / 43.6752777778, 7.00638888889  
Altitude Min. 178 m – Max. 480 m
Superficie 7,1 km2
Localisation

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Le Rouret est une commune française située dans le département des Alpes-Maritimes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ses habitants sont appelés les Rouretans.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le Rouret est un village situé dans les Alpes-Maritimes (06), à mi-parcours entre les deux agglomérations de Cannes (26 km) et Nice (28 km). Grasse est distante d'une dizaine de kilomètres.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat du Rouret est pratiquement le même que celui de Grasse . C'est-à-dire des étés chauds et secs où la température dépasse très souvent 25 °C voire les 30 °C avec des températures nocturnes plus fraiches que les villes situées au bord de la mer. En hiver, le climat est plutôt doux mais plus frais que celui de Cannes ou de Nice et même de Grasse dû à son altitude de plus de 300m, entre décembre et février, avec en moyenne 2 ou 3°C pour le minimum et entre 10 et 11 °C pour le maximum. L'enneigement de la commune se produit en moyenne 2 voire 3 fois par an, le plus souvent aux alentours du mois de février.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Châteauneuf-Grasse, Le Bar-sur-Loup, Roquefort-les-Pins et Opio.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le Rouret avant Le Rouret (Protohistoire et Antiquité)[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune du Rouret a livré des traces d'occupation ancienne.

Deux sites ont retenu l'attention des érudits locaux et chercheurs dès la fin du XIXe siècle : le camp du bois du Rouret et le Castellaras.

Le camp du bois se situe au sommet d'une colline et est enfermé derrière une enceinte circulaire qui ceinture le sommet. Les fouilles de la fin du XIXe siècle, conduites par Paul Goby ont livré d'importantes quantités de céramiques modelées indigènes de la fin de l'âge du fer associées à des céramiques à vernis noir dites campaniennes qui indiquent que la période la plus intense de l'occupation du site est le IIe-Ier s. av. J.-C. comme la plupart des oppida de la région. On a aussi identifié quelques fragments d'amphores massaliètes et des céramiques grises monochromes qui semblent indiquer une occupation remontant au Ve s. av. J.-C.[1] À l'époque romaine, l'habitat glisse vers le bas de la colline où les restes d'une exploitation agricole antique ont été identifiés. Elle semble perdurer depuis l'époque d'Auguste jusqu'à l'Antiquité tardive.

L'histoire du Castellaras ressemble beaucoup à celle du camp du bois. Ici aussi, on trouve une enceinte au sommet d'une colline, mais la particularité est la présence d'un monolithe, de nos jours abattu. Celui-ci a été interprété comme une construction du Néolithique ou de l'âge du bronze. Pourtant aucune trace d'occupation de cette période n'est attestée sur le site. Si l'on peut attribuer l'enceinte à l'âge du fer, comme celle du camp du bois, on a en fait essentiellement identifié du mobilier des IIe et IIIe s. ap. J.-C. (siècle des Antonins et des Sévères) ainsi que de l'Antiquité tardive.

En 2007, une association[2] est créée pour sauver de la destruction le dolmen de Clamarquier, menacé par l'urbanisation et la construction d'une route. Cet ouvrage est a priori de l'époque chalcolithique. La démarche de sauvegarde est soutenue par le Cercle d'Histoire et d'Archéologie des Alpes-Maritimes.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Seigneurie des Grasse-Bar du XIVe siècle au XVIIe siècle, puis de Geoffroy du Rouret.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

  • Au début du XXe siècle : 604 habitants qui vivent du travail de la terre.
  • 1900 : arrivée du tram
  • Mai 1928 : arrêt du tram, plus de voyageurs.
  • 1945 : fin de la Deuxième Guerre mondiale, 545 habitants.
  • Début de la Ve République : une route reliant Grasse à Nice traverse le village.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Rouret (Le) Blason D’azur au chêne d’or senestré d’une tour d’argent, ouverte et ajourée de gueules, maçonnée de sable, le tout sur une terrasse de sinople.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1793 1797[3] Alexandre REINARD   Maire
1797 1801[3] Maximin REINARD   Maire
1801 1812[3] Trophime ROUX   Maire
1812 1815[3] Maximin REINARD   Maire
1816 1832[3] Pierre François RICORD   Maire
1832 1836[3] Auguste ROUX   Maire
1836 1840[3] Honoré ALLEGRE   Maire
1840 1843[3] Honoré RAYNARD   Maire
1843 1858[3] Marc Antoine BERTRAND   Maire
1858 1865[3] Honoré RAYNARD   Maire
1865 1888[3] Martin ALLEGRE   Maire
1888 1918[3] Josephin CIVATTE   Maire
1918 1919[3] Jean REINARD   Maire
1919 1926[3] Jean BERTRAND   Maire
1926 1929[3] Jacques ROUX   Maire
1929 1933[3] Désiré SAVARD   Maire
1933 1940[3] Jean BERTRAND   Maire
1940 1944[3] Denis GIRAUD   Maire
1944 1945[3] JM GUIRARD   Maire
1945 1948[3] Paul BARRIERE   Maire
1948 1971[3] Henri COMTE   Maire
1971 1977[3] George ISNARD   Maire
1977 1989[3] Jacques BENNE   Maire
1989 1995[3] Etienne BADER   Maire
1995 réélu en mars 2014[4] Gérald LOMBARDO   Maire et vice-président de la Communauté d'Agglomération Sophia Antipolis (CASA)

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 3 887 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
86 66 82 103 791 788 757 757 799
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
802 799 737 722 736 655 611 598 604
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
506 607 522 525 534 526 606 545 624
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
833 1 208 1 664 2 315 2 927 3 428 3 763 3 887 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Une route romaine en pente passant au bord d'une forêt et de plaines (connue sous l'appellation de « Camp Romain »), avec sur le bord les ruines d'un bâtiment en pierre (actuellement en rénovation 2006). Accessible par le chemin du Castellet.

Le Château du Rouret classé et inscrit au titre des Monuments historiques[7].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Lucien Aune, Le Rouret - Alpes-Maritimes, Serre éditeur (collection l'ancre solaire), Nice, 1993 (ISBN 2-86410-190-4) ; p. 72

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Le Camp du bois au Routet (06) : étude du matériel de la collection Paul Goby en dépôt au Musée de Grasse / Jean Latour. - In. : Mém. inst. préhist. archéol. Alpes Méditerranée, 2005, 47, p. 57-73
  2. Association pour la Protection du Dolmen de Clamarquier
  3. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t, u, v, w et x plaque en salle du conseil municipal
  4. Site national des élections, consulté le 29 mars 2014
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  7. « Notice no PA00080965 », base Mérimée, ministère français de la Culture