Jean Leonetti

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Jean Leonetti
Jean Leonetti, en 2009.
Jean Leonetti, en 2009.
Fonctions
Député de la 7e circonscription des Alpes-Maritimes
En fonction depuis le
Prédécesseur Michel Rossi
Prédécesseur Pierre Merli
Successeur Michel Rossi
Vice-président de l'UMP
En fonction depuis le
Président Jean-François Copé
Ministre chargé des Affaires européennes
auprès du ministre d'État, ministre des Affaires étrangères et européennes
Président Nicolas Sarkozy
Gouvernement François Fillon III
Prédécesseur Laurent Wauquiez
Successeur Bernard Cazeneuve
Maire d'Antibes
En fonction depuis le
Prédécesseur Pierre Merli
Biographie
Nom de naissance Jean Antoine Leonetti
Date de naissance (65 ans)
Lieu de naissance Marseille (Bouches-du-Rhône)
Nationalité Drapeau de la France Française
Parti politique UDF puis UMP-Parti radical
Profession Praticien hospitalier

Signature

Jean Leonetti, né le à Marseille (Bouches-du-Rhône), est un homme politique français, membre du Parti radical valoisien et de l'UMP[1],[2].

Maire d'Antibes depuis 1995 et député des Alpes-Maritimes depuis 1997[3], il est ministre chargé des Affaires européennes du au . Depuis février 2013, il est vice-président de l’UMP.

Biographie[modifier | modifier le code]

Médecin cardiologue de formation toujours en exercice, Jean Leonetti est élu maire de la ville d'Antibes à l'issue des élections municipales de 1995. Il devient député de la 7e circonscription des Alpes-Maritimes lors des élections législatives de 1997, recueillant au deuxième tour 72,96 % des suffrages exprimés dans un duel face au candidat du Front national Robert Crépin (27,04 %)[4]. Il est réélu député de la 7e circonscription des Alpes-Maritimes au premier tour lors des législatives de 2002 avec 53,1 %[5], des législatives de 2007 avec 63,99 % des voix[6], et des législatives de 2012 avec 51,10 %[7].

Il est l'un des vice-présidents du groupe UMP de l'Assemblée nationale au cours de la XIIIe législature de la Cinquième République[8]. Il est reconduit à ce poste le 26 juin 2012, pour la XIVe législature, avec huit autres députés[9]. Sur les douze députés du Parti radical valoisien, il fait partie des sept qui siègent dans le groupe UMP plutôt que dans le groupe de l'Union des démocrates et indépendants présidé par Jean-Louis Borloo.

Longtemps vice-président du Parti radical, il démissionne de ce poste le 4 juillet 2012, n'étant plus en accord avec la ligne du parti qui revendique son autonomie vis-à-vis de l'UMP[10],[11]. Jean Leonetti est en effet partisan du maintien du PR dans l'UMP[10]. Il reste membre du Parti radical[10].

Du printemps 2010 jusqu'en juin 2011, il préside la Fédération hospitalière de France.

Le 29 juin 2011, il est nommé ministre chargé des Affaires européennes, auprès du ministre d'État, ministre des Affaires étrangères et européennes, dans le troisième gouvernement François Fillon. Il est remplacé à l'Assemblée nationale par son suppléant Michel Rossi.

Le 20 août 2012, il annonce qu'il soutient François Fillon lors du congrès pour la présidence de l'UMP[12]. Par ailleurs, il dépose avec d'autres personnalités la déclaration de principe du mouvement France moderne et humaniste[13]. Le 3 février 2013, il est nommé vice-président de l'UMP (au titre des « mouvements ») et membre de la commission de révision des statuts du parti[14].

Travaux parlementaires[modifier | modifier le code]

Très impliqué dans les questions d'éthique, notamment médicales, Jean Leonetti a présidé la « Mission parlementaire sur l’accompagnement de la fin de vie » en 2004, qui a conduit à la rédaction d'un rapport Léonetti 1, le 30 juin 2004. Ce rapport contient entre autres les besoins des professionnels de santé et de la population concernant la fin de vie.

Ce premier rapport conduit à la « Loi relative aux droits des malades et à la fin de vie » n° 2005-370 du dont il était le rapporteur au Parlement[15]. Cette mission lui avait été confiée par le président Jacques Chirac et le gouvernement Raffarin à la suite de l'affaire Vincent Humbert de 2003.

Le 5 mars 2003, il est à l'origine d'une proposition, non discutée à l'époque, de reconnaître « l'œuvre positive de l'ensemble de nos citoyens qui ont vécu en Algérie pendant la période de présence française », cosignée par 107 autres députés[16].

En 2008, suite à l'affaire Chantal Sébire, Jean Léonetti rédige un deuxième rapport pour évaluer la loi du 22 avril 2005.

Détail des fonctions et des mandats[modifier | modifier le code]

Mandats locaux
Mandats parlementaires
Fonction ministérielle
  • -  : ministre auprès du ministre d'État, ministre des Affaires étrangères et européennes, chargé des Affaires européennes
Autres

Publications[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Sophie Rambure, « Pourquoi Leonetti n’est plus vice-président du Parti radical », Nice-Matin, .
  2. Bien que le contrat liant les membres du Parti radical à l'UMP ait pris fin le 31 décembre 2011 (voir « Le parti radical vote son indépendance vis-à-vis de l'UMP », LeMonde.fr avec AFP, ), les deux partis continuent de tolérer la double appartenance (voir Laurent de Boissieu, « Bilan des candidatures soutenues par l'UMP aux élections législatives », sur ipolitique.fr, ).
  3. JDD, « Luca et Leonetti confortablement réélus », sur www.lejdd.fr,‎ 11 juin 2012 (consulté le 13 juin 2012)
  4. Résultats des élections législatives de 1997 - Antibes (7e circonscription) Alpes-Maritimes (6), sur assemblee-nationale.fr, le site de l'Assemblée nationale. Consulté le 30 juin 2012.
  5. Résultats des élections législatives 2002 - Antibes (7e circonscription) Alpes-Maritimes (6), sur assemblee-nationale.fr, le site de l'Assemblée nationale. Consulté le 30 juin 2012.
  6. Résultats des élections législatives 2007 - Alpes-Maritimes (06) - 7e circonscription, sur interieur.gouv.fr, le site du ministère de l'Intérieur. Consulté le 30 juin 2012.
  7. Résultats des élections législatives 2012 - Alpes-Maritimes (06) - 7e circonscription, sur interieur.gouv.fr, le site du ministère de l'Intérieur. Consulté le 11 juin 2012.
  8. Jean-Baptiste Garat, « Borloo mesure ses soutiens », Le Figaro, .
  9. « Assemblée nationale : Philippe Vitel vice-président du groupe UMP », Nice-Matin, . Consulté le 30 juin 2012.
  10. a, b et c « Leonetti quitte la vice-président du Parti radical à la demande de Borloo », AFP, sur leparisien.fr, le site du Parisien, . Consulté le 30 juin 2012.
  11. « Leonetti n'est plus vice-président du PR », AFP sur lefigaro.fr, . Consulté le 5 juillet 2012.
  12. Leonetti : "Je soutiendrai François Fillon", Le Figaro, 20 août 2012.
  13. « Congrès UMP : 7 "mouvements" soumettront une motion », sur www.bfmtv.com, BFM TV,‎ 18 septembre 2012 (consulté le 5 février 2013)
  14. « Nouvelles nominations dans l’équipe dirigeante », sur www.u-m-p.org, site officiel de l'UMP,‎ 3 février 2013 (consulté le 5 février 2013)
  15. Proposition de loi relative aux droits des malades et à la fin de vie nº1882 du 26 octobre 2004 sur le site officiel de l'Assemblée nationale.
  16. http://www.assemblee-nationale.fr/12/propositions/pion0667.asp

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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