Gréolières

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Gréolières
Gréolières
Gréolières
Blason de Gréolières
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Alpes-Maritimes
Arrondissement Arrondissement de Grasse
Canton Canton de Coursegoules
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Sophia Antipolis
Maire
Mandat
Roger Cresp
2014-2020
Code postal 06620
Code commune 06070
Démographie
Gentilé Gréolois
Population
municipale
574 hab. (2011)
Densité 11 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 47′ 48″ N 6° 56′ 39″ E / 43.7966666667, 6.94416666667 ()43° 47′ 48″ Nord 6° 56′ 39″ Est / 43.7966666667, 6.94416666667 ()  
Altitude Min. 492 m – Max. 1 778 m
Superficie 52,67 km2
Localisation

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Liens
Site web Site officiel

Gréolières est une commune française située dans le département des Alpes-Maritimes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ses habitants sont appelés les Gréolois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village de Gréolières est situé sur le versant sud de la montagne du Cheiron et surplombe la rivière du Loup.

Outre le village la commune de Gréolières comporte deux hameaux :

L'exposition plein sud fait de Gréolières un lieu propice à la pratique du parapente tout au long de l'année.

Économie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Durant les guerres de religion, la ville est attaquée par les protestants en 1574[1].

La vallée du Loup est chargée d'histoire car elle était traversée par la principale voie romaine reliant VENCE à CASTELLANE en passant par Gréolières.

Pour ce que l'on sait sur l'histoire du château, celle-ci paraît quelque peu agitée.

Selon certains historiens, ses fondations datent du Ve siècle et fût pendant de nombreux siècles la propriété de la puissante famille des Villeneuve-Vence et connu son premier revers sérieux en 1592 lorsque les troupes du Duc de Savoie envoya 200 boulets de canon qui le détruisirent partiellement. Le château fut restauré au cours du XVIIe et XVIIIe siècle. En 1838, la famille de Vence cède le château à un habitant du village, Jacques Flory pour la somme de 17 000 francs en pièces d'or.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Gréolières Blason D’azur au château d’argent maçonné de sable surmonté d’une fleurs de lys d’or.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie et l'agence postale
Liste des maires depuis la Libération
Période Identité Étiquette Qualité
1935 1959 Bernard Gibelin    
1959 1971 Emile Bovis    
1971 1977 Marcel Barcelon    
1977 1995 Jean Mane    
1995 mars 2001 René Cresp    
mars 2001 mars 2008 Yolande Bugeia    
mars 2008   Marc Malfatto[2]    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 574 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
612 796 746 749 809 709 713 696 652
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
635 581 594 582 550 516 526 505 508
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
466 441 533 293 304 268 280 183 161
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
196 250 292 311 380 455 525 535 574
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Étienne (Hautes Gréolières)

Le territoire de la commune est riche en monuments :

  • Église Notre-Dame-de-Verdelaye (ruines) dont on retrouve mention en l'an 1047. Elle est donnée à cette date à l'abbaye Saint-Victor de Marseille dont elle devient un prieuré par trois frères, Étienne, Guillaume et Inguilran. Ces ruines sont situées en contrebas du village. L'église était déjà ruinée au XVIIe siècle comme le signalait l'évêque Antoine Godeau dans ses procès-verbaux de visite en 1654 et 1664[5]. Elle possédait une nef de trois travées dont il n'en reste que deux. L'abside et une partie de la voûte se sont effondrées. C'était un lieu de pèlerinage important De cette église provenait la Vierge à l'Enfant conservée à l'église Saint-Pierre[6]
  • Deux châteaux en ruines :
- Le château de Basses-Gréolières, château des barons de Gréolières-Vence, est situé dans le cœur du village et dont il est fait mention dès 1079. Il a été construit en 1070 par Rostang, seigneur de Gréolières appartenant à la famille des vicomtes de Nice. Ce château remplaçait un castel de Majone, situé au Baou Saint-Jean, construit en 1047. Le comte Raimond Bérenger IV de Provence entreprend de prendre le contrôle de la haute vallée du Loup et de mâter la noblesse locale. Le fief de Gréolières qui était tenu par Bertrand d'Aiguines est pris, vers 1230. Le 3 septembre 1235 le comte de Provence remet le château de Basses-Gréolières à Romée de Villeneuve, premier baron de Vence, contre des biens qu'il avait acquis à Nice. Le château de Basses-Gréolières est alors remis en état, mais sans but défensif, car la défense est assurée par le château de Hautes-Gréolières. Le comte de Provence garde le château de Hautes-Gréolières, puis le transmet à la famille d'Agoult. En 1251, à la mort de Romée de Villeneuve, sa belle-mère, Astruge, achète le fief.
Le fief reste dans la famille de Villeneuve, barons de Vence, jusqu'à la Révolution. On note dans la généalogie des Villeneuve de Vence, que Giraud de Villeneuve, baron de Vence, seigneur de Gréolières, Saint-Jeannet, Le Castellet, Thorenc, et autres lieux, mort en 1408, s'est marié vers 1360, avec Bourgette d'Agoult (1310-1384), dame de Gréolières-Hautes, fille de Raymond d'Agoult, grand sénéchal de Provence, et qu'il en a eu François de Villeneuve, baron de Vence, et Raymond de Villeneuve, baron de Gréolières. Pierre de Villeneuve, baron de Vence, n'ayant pas eu d'enfant de son mariage avec Françoise de Grasse, il a appelé à lui succéder, dans son testament de 1518, son cousin, Antoine de Villeneuve, baron de Gréolières. Les baronnies de Vence et de Gréolières sont de nouveau séparées au profit de César de Villeneuve, un de ses petits-fils, qui est baron de Gréolières et seigneur de Coursegoules. Son fils Claude de Villeneuve, à la mort de son oncle Gaspard de Villeneuve, en 1657, hérite de la baronnie de Vence. Son fils Alexandre est le premier marquis de Vence. Dans les lettres patentes du 24 juillet 1783 faites par le roi pour Pierre Paul Ours Hélion de Villeneuve (29 juin 1759-9 septembre 1819), marquis de Vence, il est qualifié de très haut et très puissant seigneur, baron et marquis de Vence, marquis de la Garde Adhémar, baron de Gréolières, seigneur du Puget, Saint-Étienne des Forts, Chalençon, les Vignaux et autres lieux. Il est créé pair de France en 1815. Son fils, Clément Louis Hélion de Villeneuve est le dernier descendant mâle en ligne directe de Romée de Villeneuve.
Le château a été dévasté, ainsi que le village entre 1382 et 1388 par les attaques et l'occupation de Basses-Gréolières par la bande de routiers commandée par Vita de Blois qui était installé au château de Thorenc.
En 1400, le château est renforcé. Une enceinte polygonale est construite et des talus protégeant la base rocheuse sont réalisés.
À l'été 1574, pendant les guerres de religion, le baron Claude de Villeneuve, baron de Vence, marié à Françoise Grimaldi, est protestant. Il est attaqué dans son château par une bande de "rasats" protestants de Grasse. Il est délivré par une expédition montée par les habitants de Vence pour éviter qu'il prenne la tête d'une troupe de protestants et fasse de Vence une cité protestante [7].
En 1592, le château reçoit 200 boulets de canons tirés par les troupes du duc de Savoie pendant la guerre commandée par le duc de Lesdiguières contre le duc de Savoie. L'enceinte du château est abattue.
Il est reconstruit vers 1600. Une nouvelle restauration est entreprise en 1712.
En 1747, pendant la guerre de Succession d'Autriche, le comté de Nice est attaqué par les troupes françaises et espagnoles commandées par le duc de Belle-Isle, mais sont bloquées par le fort de Saorge. Les victoires des troupes autrichiennes et sardes dans le Briançonnais vont leur permettre d'attaquer dans le Comté de Nice. Le château est de nouveau bombardé par les troupes Austro-Sardes[8].
Il a été vendu comme bien national pendant le Révolution à plusieurs familles qui le laissent tomber en ruines. Il est racheté à la fin du XXe siècle par un particulier Le château a été inscrit sur l'Inventaire supplémentaire des Monuments historiques en 1976[9],[10].
- Le château de Hautes-Gréolières domine le village, placé sur un éperon rocheux et dont il est fait mention dès 1232. Le village de Hautes-Gréolières s'est formé au IXe siècle sur une butte pour protéger les habitants des invasions sarrasines. Le château de Hautes-Gréolières actuel a été construit par le comte de Provence après la prise de Gréolières. Le fief de Gréolières est alors partagé. Hautes-Gréolières, conservé quelque temps par les comtes de Provence, est donné à la famille d'Agoult. En 1307, Raibaude de Caussols s'étant mariée à Réforciat d’Agoult y a résidé. Vers 1360, le fief de Hautes-Gréolières est réuni à la suite du mariage à de Bourgette d'Agoult, dame de Gréolières-Hautes, avec celui de Basses-Gréolières appartenant à Giraud de Villeneuve, baron de Vence. Hautes-Gréolières n'est plus une paroisse après 1787 mais a été habitée jusqu'à la fin du XIXe siècle. Le château de Hautes-Gréolières n'a pas été restauré à la suite des destructions faites à la fin du XVIe siècle.
  • Église Saint-Pierre mentionnée dès 1312 située au cœur du village, où l'on trouve un triptyque provençal de la fin du XVe siècle ainsi qu'une Vierge à l'Enfant médiévale. L'église a été inscrite sur l'Inventaire supplémentaire des Monuments historiques en 1984[11].
  • Église Saint-Étienne, ancienne église paroissiale de Hautes-Gréolières, classée Monument historique en 1983[12]. Elle est a été probablement construite dans la seconde moitié du XIIIe siècle par le comte de Provence Raimond-Béranger pour être l'église paroissiale du Castro de Gravellis Superiobus. Sa dédicace à saint Étienne est connue depuis le XIVe siècle. L'église possédait un retable dédié à saint Éienne, maintenant à l'église Saint-Pierre de Gréolières. Il a été réalisé vers 1480 par un religieux de l'école de Bréa ou de l'école provençale. Un autre retable, perdu, attesté par le procès-verbal de visite de l'évêque de Vence, en 1617, décorait le maître autel et représentait saint Jean l'Évangéliste et saint Antoine[13].
  • Chapelle Sainte-Pétronille, construite au XVIIe siècle à Hautes-Gréolières.
  • Borne milliaire, inscrite sur l'Inventaire supplémentaire des Monuments historiques en 1935[14]
  • Une fontaine.
  • Voie romaine Ventiana reliant Vence à Castellane.
  • Hameau de Saint-Pons, situé à 5 km à l'est de Gréolières, sur la route allant à Coursegoules.
  • Gréolières-les-Neiges, station de ski.
  • le site des Baous. Le Baou Saint-Jean, au sud du hameau de Saint-Pons, possède des vestiges des constructions de l'habitat de Majone qui était cité en 1047.
  • La clue de Gréolières, taillée dans la montagne du Cheiron par un affluent du Loup, le Peyron. On peut y voir des marmites de géants et des rochers dolomitiques.
  • Les avens. La montagne du Cheiron a été creusée par l'eau pour en faire un réservoir. L'aven de Degouttaire se développe sur 650 m.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Famille de Villeneuve, barons de Vence
  • Max Maurel, berger conduisant ses troupeaux de moutons sur les pentes du Cheiron, fut aussi un peintre protégé par Matisse. Il a inspiré à Jacques Prévert un poème, Le Cœur de la peinture... ("Soleil de Nuit", publié par Gallimard), à la gloire des sonnailles du Cheiron.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Sylvain Gagnière, Gréolières (Alpes-Maritimes), Gallia Préhistoire, IV, 1961, p. 380.
  • Yves Bernard, L'annuaire Touristique et Culturel des Alpes-Maritimes et de Monaco, p. 131-133, Éditions Campanile, 1997 (ISBN 2912366-003)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jacques Cru, Histoire des Gorges du Verdon jusqu’à la Révolution, coédition Édisud et Parc naturel régional du Verdon, 2001, ISBN 2-7449-0139-3, p. 200
  2. Site de la préfecture des Alpes-Maritimes, consulté le 20 juin 2008
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  5. Jacques Thirion, Alpes romanes, p. 53, Zodiaque (collection la nuit des temps no 54), La Pierre-qui-Vire, 1980
  6. Philippe de Beauchamp, L'art religieux dans les Alpes-Maritimes, p. 122, Édisud, Aix-en-Provence, 1993 (ISBN 2-85744-485-0)
  7. Wiki-Protestants : Vence, église Réformée
  8. Archeo Alpi Maritimi : Historique des guerres du XVIIIe siècle
  9. « Château de Gréolières », base Mérimée, ministère français de la Culture
  10. Voir panneau d'information sur le château.
  11. « Église », base Mérimée, ministère français de la Culture
  12. « Chapelle Saint-Étienne », base Mérimée, ministère français de la Culture
  13. Panneau d'information devant l'église
  14. « Borne milliaire », base Mérimée, ministère français de la Culture