Le Bar-sur-Loup

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Le Bar-sur-Loup
Le Bar-sur-Loup
Le Bar-sur-Loup
Blason de Le Bar-sur-Loup
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Alpes-Maritimes
Arrondissement Grasse
Canton Le Bar-sur-Loup (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Sophia Antipolis
Maire
Mandat
Richard Ribero
2014-2020
Code postal 06620
Code commune 06010
Démographie
Gentilé Aubarnais ou Barois
Population
municipale
2 860 hab. (2011)
Densité 198 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 42′ 08″ N 6° 59′ 23″ E / 43.7022222222, 6.9897222222243° 42′ 08″ Nord 6° 59′ 23″ Est / 43.7022222222, 6.98972222222  
Altitude Min. 100 m – Max. 1 312 m
Superficie 14,47 km2
Localisation

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Le Bar-sur-Loup est une commune française située dans le département des Alpes-Maritimes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Par décret du 27 mars 1961, Journal officiel du 1er avril 1961 avec effet au 2 avril 1961, Le Bar devient Le Bar-sur-Loup.

Ses habitants sont appelés les Aubarnais (Aubarnenc en occitan) ou les Barois.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune doit son nom au Loup, fleuve côtier qui la traverse, et qui se jette dans la mer près de Villeneuve-Loubet.

Économie[modifier | modifier le code]

L'entreprise de créations de parfums Mane a son siège social et ses usines installées dans cette ville située à proximité de Grasse.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Raimbaud de Grasse (?-av.1351) fut chevalier et seigneur de Bar. Il obtint des postes dans des grandes villes provençales. En 1328, il est allé servir en Campanie, Charles, fils du roi Robert, contre l'empereur Louis de Bavière[1]. En 1322, il acheta une partie de Mouans à dame Bora, femme de Raymond Cays, de Nice.

Lors de la crise ouverte par la mort de la reine Jeanne Ire, le seigneur de Bar, un écuyer de la famille de Grasse-Bar, soutient Charles de Duras contre Louis Ier d'Anjou. Le ralliement de Grasse à la cause angevine, en 1386, entraîne son changement d’engagement, et il prête hommage au jeune duc d’Anjou, Louis II[2].

La période contemporaine[modifier | modifier le code]

Dans un village proche du Bar-sur-Loup, on peut admirer les célèbres ruines du viaduc, détruit par les occupants allemands qui avaient envahi ce village lors de la seconde guerre mondiale. La construction de ce viaduc a duré deux ans, a commencé en 1940 et s'est achevée en 1942. Lors de la fin de la guerre, les Allemands ont fait évacuer le village et ont fait exploser le viaduc. Plus tard, la Compagnie des grands travaux de Marseille (société de construction à l'époque) ont ordonné la destruction totale des parcelles du viaduc qui menaçaient de s'écrouler. Par contre, les piliers considérés comme non dangereux, sont restés debout et ont laissé un fort souvenir pour les habitants.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Bar-sur-Loup (Le) Blason De gueules au lion d’or, au chef du même chargé d’une fleur de lys d’azur.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1790   Honoré-Joseph Flory    
1792   Charles-César Lautier    
1800   M. Pertuis    
1804   Pierre Giraud    
1808   Ciprien Consolat    
1814   Antoine Seytre    
1826   François Cavalier    
1830   Joseph Pertuis    
1835   Antoine-Joesph Euzière    
1846   Charles-Félix Giraud    
1848   Victor-Désiré Flory    
1861   Marius Euzière    
1866   Maximin Seytre    
1871   Joseph-Charles Maurel    
1873   Maximin Carlavan    
1881   Charles Maurel    
1882   Théophile Dubout    
1883   Eugène Agard    
1896   Henri Seytre    
1919   Hippolyte Maffet    
1964   Francis Paulet    
1966   Léon Barbier    
1968   Francis Paulet    
1971   Edmond Beghin    
1977   Robert Maffet    
mars 1989   Pierre Rossignol centre droit  
mars 2001 mars 2008 Bernard Arcioni DVD  
mars 2008 en cours Richard Ribéro[3] DVD  

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 860 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 206 1 143 1 149 1 315 1 504 1 680 1 626 1 603 1 629
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 557 1 629 1 579 1 452 1 414 1 360 1 370 1 800 1 253
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 294 1 335 1 406 1 185 1 306 1 403 1 421 1 222 1 308
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
1 501 1 647 1 691 2 043 2 465 2 543 2 726 2 778 2 860
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L’église Saint-Jacques-le-Majeur 
la porte sculptée est remarquable ; à l'intérieur, on peut voir un retable de Bréa (XVIe s) au maître-autel et des statues du XVIIe. Dans le fond de l'église, danse macabre sur bois du XVe. L'église a été inscrite en 1940 sur l'Inventaire supplémentaire des Monuments historiques[6]
Le château des comtes de Grasse 
il date du XIIIe siècle. C'est un bâtiment quadrangulaire construit sur des caves voûtées, avec deux tours au sud, et une petite au nord. Le château a été pillé en 1792 et vendu à des habitants du village en 1832. Restauré, il a été divisé en appartements. Il a vu naître l'amiral de Grasse, le 13 septembre 1722.
À l'entrée de la cour précédant le château, on peut voir une tour de plan carré à base élargie. C'est l'ancien donjon du château, recevant aujourd'hui l'office du tourisme. Avant son démantèlement en 1792 il avait 7 étage. Un musée a été installé au premier étage où est évoqué les personnages les plus illustres du village.
Statue en bronze 
de l'amiral François Joseph Paul comte de Grasse face à la mairie, contre le mur de l'église, due au sculpteur Cyril de La Patellière inaugurée le 10 octobre 1988 en présence de la municipalité Maffret, du maire de Grasse de l’époque, maître Hervé de Fontmichel et du comte Bruno Deydier de Pierrefeu. Il s'agit de l'exemplaire numéro 1, le numéro 2 se trouvant dans la ville de Grasse.
La porte Sarrasine 
Aussi appelée porte de l'Hôpital. C'est la seule porte dans les remparts conservée.
La légende 
Un comte de Bar ayant donné un bal en plein carême, les invités tombèrent morts. La danse macabre fut peinte pour commémorer ce châtiment céleste. On y voit la Mort, équipée en archer, tuer à coups de flèches les danseurs. Les âmes sortant de la bouche des cadavres sous la forme de petits personnages nus sont pesées dans la balance que tient saint Michel, aux pieds du Christ, et sont précipitées dans la gueule d'un monstre qui représente l'entrée de l'enfer.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Marquis de Grasse, Grasse, t.I, p. 30
  2. Geneviève Xhayet, « Partisans et adversaires de Louis d'Anjou pendant la guerre de l'Union d'Aix », Provence historique, Fédération historique de Provence, volume 40, no 162, « Autour de la guerre de l'Union d'Aix », 1990, p. 422.
  3. Site de la préfecture des Alpes-Maritimes, consulté le 20 juin 2008
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  6. « Église Saint-Jacques-le-Majeur », base Mérimée, ministère français de la Culture