Alixan

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Alixan
L'église Saint Didier
L'église Saint Didier
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Valence
Canton Bourg-de-Péage
Intercommunalité CA de Valence-Romans Sud Rhône-Alpes (siège)
Maire
Mandat
Aurélie Bichon Larroque
2014-2020
Code postal 26300
Code commune 26004
Démographie
Population
municipale
2 455 hab. (2011)
Densité 87 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 58′ 33″ N 5° 01′ 42″ E / 44.9758333333, 5.02833333333 ()44° 58′ 33″ Nord 5° 01′ 42″ Est / 44.9758333333, 5.02833333333 ()  
Altitude Min. 163 m – Max. 224 m
Superficie 28,28 km2
Localisation

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Alixan est une commune française située dans le département de la Drôme en région Rhône-Alpes.

Alixan est la capitale des villages circulaires de la Drôme. Le village s'enroule en trois anneaux autour d'un piton central en molasse.

Ses habitants sont appelés les Alixannais et les Alixannaises.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune d'Alixan est limitrophe de la ville de Valence, préfecture de la Drôme, se situant au nord-est de celle-ci.

La Gare de Valence-Rhône-Alpes-Sud TGV est située sur le territoire communal d'Alixan ainsi que le parc technologique et scientifique de Rovaltain.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Alixan
Châteauneuf-sur-Isère Bourg-de-Péage Chatuzange-le-Goubet
Saint-Marcel-lès-Valence Alixan Bésayes
Montélier Charpey

Histoire[modifier | modifier le code]

La première occupation attestée du terroir d'Alixan date de l'époque des Romains, comme en témoignent diverses découvertes effectuées au XIXe siècle (monnaies, tuiles). Suite à la Guerre des Gaules, la fondation de la colonie de Valence entraîne la distribution de terres aux anciens légionnaires dans la plaine de Valence.

Il n'y a pas d'informations sur Alixan pendant le Haut Moyen Âge. Le nom d'Alixan apparaît peu avant l'an mille, et on retrouve ensuite Alixan dans les possessions des évêques de Valence, à partir de 1067. Ces évêques sont eux-mêmes vassaux de l'empereur d'Allemagne, et non du roi de France, car la rive gauche du Rhône fait partie du Saint-Empire romain germanique jusqu'au passage du Dauphiné à la France au XIVe siècle.

Alixan est ensuite le témoin des querelles entre les comtes de Valentinois et les évêques de Valence, qui durent presque un siècle, du milieu du XIIIe siècle au milieu du XIVe siècle. À cette occasion, le village est détruit par un incendie provoqué par les troupes des comtes en 1357.

En 1448 et 1450, le château d'Alixan reçoit la visite du futur Louis XI de France, alors Dauphin de Viennois (voir Dauphiné).

À la fin du XVe siècle, Alixan, comme d'autres communes de la région, accueille des réfugiés de l'église évangélique vaudoise, courant religieux issu du catholicisme, mais précurseur de la Réforme protestante.

Le village subit au XVIe siècle les guerres de religion. Il fut pris et repris alternativement par les catholiques et les huguenots à diverses reprises. Ceci entraînera de nombreux dégâts, aussi bien pour les remparts, que pour l'église, le château ou le prieuré de Coussaud.

Les XVIIe siècle et XVIIIe siècle s'écoulent au rythme des saisons, mais aussi des épidémies, des catastrophes naturelles qui détruisent les récoltes, des loups qui dévorent des enfants en 1717.

Sous l'Ancien Régime, la communauté gérait ses affaires de manière autonome, tous les habitants ayant part à l'assemblée du village, mais elle était assez peu fréquentée[1].

Lors de la Révolution française, les évêques de Valence perdent leurs droits sur Alixan, et les terres détenues par des institutions religieuses, comme l'abbaye de Léoncel ou le prieuré de Coussaud, sont vendues comme biens nationaux, et acquises par des familles alixanaises.

Au XIXe siècle, Alixan reste une commune agricole. Elle perd une partie de son territoire en 1850 lors de la création de la commune de Saint-Marcel-lès-Valence.

Au début du XXe siècle, les habitants d'Alixan subissent les méfaits des bandits surnommés chauffeurs de la Drôme, notamment à la ferme des Blancs, où deux personnes de la famille Dorier sont assassinées en 1908.

À la fin de la Seconde Guerre mondiale, le village est placé sous haute surveillance par les forces d'occupation à cause de la proximité du Vercors. Il subit quelques dégâts suite aux brefs combats qui ont lieu lors de la remontée de la vallée du Rhône par les armées alliées.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
1852 1860 Jean Antoine Alexis Trouiller    
1860 1870 Ennemond Drevet    
1870 1874 Pierre Rozeron    
1874 1876 Jean Antoine Alexis Trouiller    
1876 1876 Pierre Rozeron    
1876 1878 Hyppolite Gilibert    
1878 1886 Pierre Rozeron    
1886 1904 Jacques Gilibert    
1904 1904 Lucien Junillon    
1904 1911 Homère Barbier    
1911 1912 Jean Merle    
1912 1919 Paul Faibie    
1919 1942 Homère Barbier    
1942 1945 Henry Lacour    
1945 1965 Georges Barbier    
1965 1977 Emile Descombes    
1977 1983 Marc Lafont    
1983 1997 Albert Merle    
1997 2008 Yves Dufaud    
2008 en cours Josette Lefort DVD  

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune d’Alixan comptait 2455 habitants. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (2006, 2011, 2016 pour Alixan). Les autres chiffres sont des estimations.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 808 1 952 1 921 2 195 2 429 2 434 2 489 2 551 1 951
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 056 1 988 1 952 1 855 1 751 1 619 1 661 1 591 1 540
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 480 1 473 1 490 1 223 1 208 1 173 1 182 1 095 1 208
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
1 142 1 149 1 099 1 335 1 703 2 080 2 217 2 455 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique

Les registres paroissiaux d'Alixan les plus anciens datent de 1553. Ils sont accessibles sur le site web des Archives départementales de la Drôme. L'acte le plus ancien concerne la naissance d'Antoine Gonin, fils de Jean, né le 8 août 1553.

Économie[modifier | modifier le code]

Une partie du parc technologique et scientifique Rovaltain est située sur le Nord-Ouest de la commune. Elle est dénommée quartier de la Gare.

Transports[modifier | modifier le code]

La commune d'Alixan est desservie par le réseau de bus Citéa.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Clos Saint-Georges du XIXe siècle
  • Ferme fortifiée de Beaulieu du XVIe siècle
  • Église Saint Didier du XIIe siècle typiquement romane, ancienne chapelle du château
  • château du Xe siècle (actuelle mairie). Il ne reste qu'une tour et des souterrains (pour extraire la pierre de molasse qui a servi à construire les maisons du village).
  • château de Feraillon, XVIe siècle
  • château de Vaugelas, bâtiment d'époque moderne.
  • Église gothique : appareil de galets, escalier monumental.
  • L'intersection du 45e parallèle nord et du 5e méridien à l'est de Greenwich se trouve sur le territoire de la commune (voir aussi le Degree Confluence Project).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Michèle Bois et Chrystèle Burgard, Fortifications et châteaux dans la Drôme, éditions Créaphis, 192 p, 2004
  • Notice historique sur Alixan par l'abbbé Vincent, Valence, 1854
  • Alixan histoire et tourisme par Jean-Noël Couriol, Les Amis du Vieil Alixan, 1990
  • Une histoire d'Alixan en mots et en images, Le Passé Licorne, 2007

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Roger Pierre, « Libertés et contraintes des communautés villageoises dans les pays de la Drôme à la veille de la Révolution », Études drômoises, (no)64, mars 1985, p. 21.
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011