Caussols

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Caussols
L'église Saint-Lambert
L'église Saint-Lambert
Blason de Caussols
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Alpes-Maritimes
Arrondissement Grasse
Canton Bar-sur-Loup
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Sophia Antipolis
Maire
Mandat
Juliette Giovannini
2008-2014
Code postal 06460
Code commune 06037
Démographie
Gentilé Caussolois
Population
municipale
248 hab. (2011)
Densité 9,1 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 44′ 33″ N 6° 54′ 01″ E / 43.7425, 6.9003 ()43° 44′ 33″ Nord 6° 54′ 01″ Est / 43.7425, 6.9003 ()  
Altitude Min. 895 m – Max. 1 458 m
Superficie 27,39 km2
Localisation

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Liens
Site web caussols.fr

Caussols (Caussòus en occitan provençal) est une commune française située dans le département des Alpes-Maritimes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ses habitants sont appelés les Caussolois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Caussols est une commune de l'arrière-pays grassois à 23 km de la Méditerranée à vol d'oiseau (40 km par la route). Son nom vient du latin "calx - calcis", la chaux, dont vient aussi le mot "causse".

Le centre du village se trouve à 1130 mètres d'altitude. Il se situe sur un plateau karstique creusé de nombreux avens et grottes (le plateau de Caussols). Ce plateau est surplombé au sud par la Colle des Maçons (1417 mètres) et le Haut-Montet (1335 mètres), lui-même surmonté par le radar de l'aviation civile visible depuis le bord de mer. Au nord se situe le plateau de Calern (1458 mètres au Signal de Calern) sur lequel se trouve l'Observatoire de Calern et à l'ouest le vallon de Nans où se situe le point bas de la commune (895 mètres).

Le plateau de Caussols en lui-même est constitué de la plaine de rochers au Sud (les Claps) et d'une plaine de prairies et de cultures au centre, traversée par un réseau de ruisseaux se déversant dans l'Embut de Caussols[1]. Les eaux disparues dans des avens ou "embuts" (qui signifie "entonnoir" en provençal) réapparaissent dans les gorges du Loup ou les fontaines de la région grassoise. L'exploration de ces avens prolongés de galeries et de bassins pouvant atteindre 450 mètres de profondeur sont parcourus par des spéléologues.

Caussols est entouré par les communes de Gourdon, Le Bar-sur-Loup, Saint-Vallier-de-Thiey, Andon (hameau de Canaux) et Cipières.

Le climat est contrasté : l'été est chaud et sec, l'hiver froid, sec mais régulièrement enneigé, le printemps humide et l'automne très humide grâce à quelques jours annuels de précipitations méditerranéennes très intenses qui résultent en un cumul annuel de 1 200 mm de précipitations.

Environnement[modifier | modifier le code]

Le plateau de Calern fait partie de la zone Natura 2000 des préalpes de Grasse regroupant 14 communes sur 190 km2. Cette zone assure la protection de 38 espèces végétales et 91 espèces animales avec 17 types de milieux classés d'intérêt communautaire.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le premier peuplement de Caussols daterait de la préhistoire. On compte une dizaine d'enceintes en pierre sèche que la tradition locale considère comme oppidums et fait remonter à l'âge du bronze : la Colle des Maçons, des Gleirettes, des Laves, de Ville-Vieille, de l'Adrech, de Basthiard, de Troubade, de Pierre-Haute. Malheureusement ces vestiges sont difficiles à dater précisément. L'on trouve des traces d'occupation d'époque romaine dans certaines de ces enceintes, comme au camp des Laves, au collet de l'Adrech. Les ramassages autour et dans le village médiéval de Villevielle ont donné des céramiques remontant à l'âge du bronze et à l'époque romaine outre celles du Moyen Âge et de l'époque moderne[2].

Les premiers écrits mentionnant Caussols remontent au XIIe siècle, époque où le village dépendait des Comtes de Provence. Le village dépendait de la commune de Cipières à partir du XIVe siècle et ne redevint indépendante qu'en 1790.

Le village est ensuite resté regroupé autour de l'église jusqu'en 1640, époque où il fut incendié. L'habitat s'est ensuite éparpillé sur le plateau en petites exploitations agricoles. Cet habitat dispersé prévaut encore aujourd'hui; les seuls regroupements d'habitations se situent dans un petit centre du village autour de l'église, l'école, la mairie et l'auberge et dans le hameau des Claps à l'Ouest du village.

L'agriculture et l'élevage, qui prévalaient largement jusqu'en 1950 ont fortement régressé depuis, et il ne reste que quelques élevages d'ovins et de caprins, qui limitent la recolonisation du plateau par les pins.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1959 1981 Maurice Deregnaucourt    
1981 1995 Jean Pomero    
1995 2001 Henri Cadet    
2001 mars 2008 Philippe Prins    
mars 2008 en cours Juliette Giovannini[3]    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 248 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
19 17 15 15 32 33 38 87 104
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
107 111 109 110 112 150 167 143 20
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
97 91 83 78 87 71 110 35 29
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
43 60 61 99 117 150 219 229 248
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5])
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'observatoire de Calern
Le radar de l'aviation civile sur le Haut-Montet
  • L'édifice le plus connu de Caussols est l'observatoire de Calern, créé en 1974 et situé sur le plateau de Calern. Anciennement Centre d'Études et de Recherches Géodynamiques et Astronomiques (CERGA), il fait maintenant partie de l'Observatoire de la Côte d'Azur[6].
  • L'église Saint-Lambert date du XIIIe siècle et possède un retable représentant le Christ entouré de saint Lambert et de saint Pons (XVe siècle).
  • La chapelle Saint-Maurice.
  • Les vestiges de l'ancien château-fort médiéval sur une butte au nord de Saint-Lambert.
  • Les Claps, au sud du plateau, plaine karstique recouverte de rochers sculptés par l'érosion, sont parsemés de dolines et de plus de 400 gouffres et grottes. De nombreuses bories y ont été construites aux XVIIIe siècle et XIXe siècle comme habitat temporaire pour les agriculteurs et bergers.
  • Le plateau est traversé par le GR 4, qui relie Royan (Charente-Maritime) à Grasse (Alpes-Maritimes). Caussols est le dernier village avant Grasse sur cet itinéraire. De nombreuses promenades balisées parcourent les plateaux de Caussols et Calern.
  • Caussols est traversé par une voie dite romaine dont on peut encore voir certaines portions (plus vraisemblablement un chemin de bergers datant du Moyen Âge).
  • L'embut de Caussols est une cavité naturelle qui absorbe les eaux de surface de la plaine. Lors de pluies très intenses, il se forme un lac temporaire, rapidement vidangé par l'embut. La visite de l'embut de Caussols est à la portée de spéléologues débutants mais avertis.
  • Le climat très particulier, entre Méditerranéen et montagnard, a favorisé le développement d'une faune et d'une flore abondantes et variées. Le vertébré le plus spécifique au plateau de Caussols est la vipère d'Orsini, qui n'est présente ailleurs en France que sur le Mont Ventoux et quelques massifs des Alpes-de-Haute-Provence et pour laquelle le plateau de Caussols est un "Site Remarquable" (selon la classification Natura 2000)[7]; peu agressive et peu venimeuse, son habitat est menacé par la reforestation du plateau et elle bénéficie d'un programme de conservation LIFE NATURE[8] de l'Union Européenne qui agit par la restauration de son habitat. De nombreux rapaces peuvent également être observés: circaète Jean-le-Blanc, busard, faucon, aigle,... Les cervidés, renards, sangliers,... sont abondants.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Antoine Labeyrie, astonome français, professeur au collège de France, officier de la légion d'honneur.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Caussols Blason De gueules à l’étoile rayonnante d’argent accompagnée de trois fleurs de lys d’or
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Philippe de Beauchamp, Caussols: Territoire insolite, Serre Editeur, Nice, 2006.Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Bulletin Hors-série du GRHP - CAUSSOLS avec une bibliographie sur la commune de Caussols) - Octobre 1998[9]Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Nouvel aperçu sur la grotte protohistorique du Gouffre-Faille (Caussols, Alpes-Maritimes) Laurent Del Fabbro, Eric couillerot. Article revu et augmenté extrait du bull. N°3 du GRHP.
  • Un ensemble protohistorique en bordure orientale du Plateau de Caussols : Troubade. Laurent Del Fabbro. Article rédigé pour les Mémoires de L'institut de Préhistoire et d'Archéologie Alpes-Méditerranée, t. XL, 1999.
  • Troubade : Essai sur sa signification. Daniel Thiery. Article extrait du Bull. N°6 du GRHP.
  • Les chemins de Grasse à Entrevaux : Chapitre 1, la traversée de Caussols. Daniel Thiery . article extrait du Bull. N°14 du GRHP.
  • Caussols en 1834 : étude du milieu rural et des constructions en pierres sèches. Daniel Thiery. Article rédigé pour les Mémoires de L'institut de Préhistoire et d'Archéologie Alpes-Méditerranée, t. XXXVI, 1994.
  • Grotte du Gouffre-Faille, gisement du bronze final (Caussols, Alpes-Maritimes) / par Georges Merlin. Bulletin de la Société Préhistorique Française, 1974, C.R.S.M. Tome 71, n° 2.
  • Histoire d'une première spéléologique : L'embut de Caussols par A. Janet en 1892. Laurent Del Fabbro. Article extrait du Bull. N°12 du GRHP. [1]
  • Sylvain Gagnière, Caussols (Alpes-Maritimes), Gallia Préhistoire, II, 1959, pp. 248–249.
  • TENNEVIN G., 2011. L’embut et les inondations du poljé de Caussols. Annales du Muséum d’Histoire Naturelle de Nice, XXVI : 165-187. [2]
  • TENNEVIN G., 2011. L’embut de Caussols. Article de vulgarisation scientifique. [3]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. L'embut de Caussols est une perte ([avi] « Perte de ruisseau dans l'embut de Caussols (Alpes-Maritimes) », Bureau d'études H2EA, Nice,‎ 2010)
  2. Enceintes et habitats perchés des Alpes -Maritimes / sous la dir. de Michiel Gazenbeek. - Antibes : APDCA, 2004. - 149 p.
  3. Site de la préfecture des Alpes-Maritimes, consulté le 20 juin 2008
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  6. Observatoire de la Côte d'Azur
  7. Natura 2000
  8. LIFE NATURE
  9. Articles en consultation sur le site Archeoprovence.com