Château Grimaldi

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Château Grimaldi
Image illustrative de l'article Château Grimaldi
Type Château fort-donjon
Début construction 1309
Propriétaire initial Rainier Ier Grimaldi
Propriétaire actuel Cagnes-sur-Mer
Destination actuelle Musée d'art moderne et d'ethnographie
Protection Logo monument historique Classé MH (1948)
Coordonnées 43° 40′ 01″ N 7° 08′ 44″ E / 43.667083, 7.14555643° 40′ 01″ Nord 7° 08′ 44″ Est / 43.667083, 7.145556  
Pays Drapeau de la France France
Région historique Côte d'Azur
Commune Cagnes-sur-Mer

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Château Grimaldi

Géolocalisation sur la carte : Provence-Alpes-Côte d'Azur

(Voir situation sur carte : Provence-Alpes-Côte d'Azur)
Château Grimaldi

Géolocalisation sur la carte : Alpes-Maritimes

(Voir situation sur carte : Alpes-Maritimes)
Château Grimaldi

Le château Grimaldi est un château fort-donjon français du XIVe siècle à Cagnes-sur-Mer dans les Alpes-Maritimes sur la Côte d’Azur. C'est actuellement un musée depuis 1946 et un monument historique depuis 1948[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Un château devait exister à Cagnes car il est cité dans une charte de 1033. Il appartenait alors au vicomte de Nice Laugier de Nice et à son épouse Odile de Provence[2]. En 1220, à la suite des luttes qui opposèrent la noblesse de la Provence orientale au comte de Provence, Romée de Villeneuve s'est emparé du château. Celui-ci a prélevé une part des terres pour fonder Villeneuve. En 1250, le comte de Provence a acquis la terre de Cagnes des Villeneuve[3].

En 1309 le coseigneur de Monaco et amiral Rainier Ier Grimaldi (1267-1314) est devenu seigneur de Cagnes-sur-Mer cédé par le comte de Provence Robert d'Anjou[4]. Il fait bâtir ce château-fort sur des ruines grecques et romaines, uniquement destiné au gué et à la défense, et propriété des Grimaldi d’Antibes jusqu’à la Révolution française.

Vers 1620 Jean-Henri Grimaldi d’Antibes (marquis de Courbons et baron de Cagnes, en 1646[5], sous la protection du roi Louis XIII de France et de son ministre et cardinal Richelieu) transforme le château médiéval en une demeure seigneuriale confortable alliant le charme et la richesse d’un palais dans laquelle il mène une vie fastueuse[6]. Il a fait ajouter un escalier extérieur et restructurer l'intérieur par l'ajout de loggias superposées sur la cour intérieure. La salle des audiences conserve au plafond une des plus belles fresques de la Côte d'Azur, la chute de Phaéton, de Giulio Benso qui a aussi réalisé les fresques du palais Lascaris de Nice[7].

Entre 1707 et 1709, le marquis de Cagnes, Honoré III Grimaldi avait trouvé une solution pour avoir de l'argent, faire de la fausse monnaie[8]. Cette situation étant courante dans la région, l'intendant Cardin Lebret (1675-14 octobre 1734) décida d'intervenir avec l'aide du comte d'Artagnan, Joseph de Montesquiou, qui commandait les troupes du roi en Provence entre 1708 et 1710[9]. Le 5 avril 1710, le comte d'Artagnan a fait une perquisition dans le château de Cagnes où il a trouvé du matériel de faux-monnayage dans la cave.

A la Révolution française, la famille Grimaldi est chassée de la ville et se réfugie d'abord à Nice et le château est laissé à l’abandon. Sauveur Gaspard Grimaldi (1734-1816), fils d'Honoré IV Grimaldi (1701-1743), a été le dernier seigneur de Cagnes. Il s'est réfugié à Gênes.

En 1875 un particulier le rachète et le restaure puis la municipalité l’acquiert en 1939 et le transforme en musée en 1946.

Description[modifier | modifier le code]

Le donjon massif orné de créneaux et de mâchicoulis comporte deux étages de galeries à arcades avec un escalier monumental à double rampe. Les salles de réception et d’apparat témoignant d’une influence baroque lié au comté de Nice.

Au rez-de-chaussée, sept salles basses et voûtées donnent accès à un patio triangulaire.

Le sommet de la tour offre un très beau panorama sur Cagnes-sur-Mer, la mer Méditerranée et les Alpes

Musée d’art moderne et d’ethnographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Notice no PA00080687 », base Mérimée, ministère français de la Culture Château Grimaldi ou château de Cagnes : classé MH 15 avril et 5 mai 1948
  2. Medival Lands : Vence
  3. Charles-Laurent Salch, Dictionnaire des châteaux et des fortifications du moyen âge en France, p. 222, Éditions Publitotal, Strasbourg, 1979
  4. Saint-Laurent-du-Var : Les Grimaldi, seigneurs de Cagnes et Antibes
  5. Baron Du Roure, Les maintenues de noblesse en Provence, par Belleguise (1667-1669), Tome 1, p. 294-296), Impr. générale du Sud-Ouest, 1923
  6. Dominique Foussard, Georges Barbier, Baroque niçois et monégasque, p. 88-92, Picard éditeur, Paris, 1988 (ISBN 2-7084-0369-9)
  7. P. V. Belloni, Pittura Genovese del Seicento, tome 1 pour les fresques de Cagnes et tome 2 pour celles du palais Lascaris]
  8. Pays d'Azur : Honoré III Grimaldi, seigneur de Cagnes, marquis d'Antibes, et faux-monnayeur !
  9. Louis Moreri, Le grand dictionnaire historique ou le mélange curieux de l'histoire sacrée et profane, tome 5, p. 104-105, Paris, 1732 Texte

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]