Eau potable en France

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Article général Pour un article plus général, voir eau potable.
2006-02-13 Drop-impact.jpg

En France, la distribution d'eau potable est une compétence dévolue aux communes ou à leurs groupements en vertu de la loi sur l'eau du 3 janvier 1992. Pour pouvoir être qualifiée de potable et être distribuée à la population, l'eau doit satisfaire aux prescriptions de divers décrets[1] qui fixent, pour une longue liste de paramètres, les valeurs à ne pas dépasser. Par exemple, celui du 20 décembre 2001 ramène de 50 à 25 µg/l la teneur maximale en plomb à compter du 25 décembre 2003[2].

Au niveau européen, plusieurs conventions et directives (notamment la convention d’Aarhus du 25 juin 1998 et la directive cadre sur le bon état écologique et chimique des ressources en eau de 2000), font de l’information et de la participation du public un enjeu majeur[3].

Selon l'IFEN, en 2004 l'eau était plus chère dans les régions littorales du nord et de l'ouest de la France, et un Français dépensait en moyenne 177 euros par personne et par an en facture d'eau, pour une consommation domestique moyenne de 165 litres par habitant et par jour et un prix moyen de 3 €/m3, mais avec de fortes variations selon les communes et les familles (on consommme en moyenne deux fois plus d'eau en Provence-Alpes-Côte d'Azur qu'au Nord-Pas-de-Calais, et plus encore dans l'île de la Réunion)[4]. Elle était évaluée à 137L/J/foyer en 2006 (porté à 200L/personne en intégrant les autres usages (hors-foyer)[5] puis selon le SISPEA/DDT(M), 2009[6], en 2009 à 150 L/J, soit 198 € TTC/habitant ou un peu plus de 0,5 € TTC/j ou 54,7 m3/an/hbt[7]. À la consommation individuelle, il faut ajouter la consommation collective (écoles, hôpitaux, nettoyage de voirie, usages professionnels, restauration, etc, qui portent à environ 200 L/j/personne cette consommation[5].

Depuis une dizaine d’année, on observe toutefois une baisse de la consommation en eau qui peut être expliquée par différentes raisons[8] : le prix, des appareils plus économes, une meilleure sensibilité aux questions environnementales, les démarches entreprises par les collectivités locales pour inciter les ménages à économiser de l’eau, mais aussi peut être le développement des substituts au réseau, comme les forages privés ou la récupération des eaux de pluie[9]. On peut citer le cas de la ville de Sydney qui a mené une politique incitative d'économie d'eau[10]. Les collectivités locales doivent donc repenser leurs investissements dans les services d’eau potable et d’assainissement face à cette évolution inattendue. D'ailleurs pour comprendre ce phénomène de baisse de la consommation, une enquête d’ampleur nationale a été lancée le 20 juin 2013. Son accès est ouvert au public jusqu’au 31 décembre 2013. Ouvert à tous les ménages résidant en France, au grand comme au petit consommateur, sensible ou non aux problématiques environnementales, le questionnaire sur l'étude de la consommation d'eau des ménages[11] est accessible à cette adresse citée en référence[12].

Depuis le milieu des années 1970, les pays industrialisés connaissent des changements socio-économiques qui engendrent de nouvelles formes de précarité. Celles-ci se manifestent en particulier par une « pauvreté en eau ». La France et le Royaume-Uni, quand ils sont comparés, permettent bien d'évaluer la portée et les limites de l'énoncé du droit humain à l'eau proclamé par l'Organisation des Nations Unies puis le Conseil des droits de l'Homme en 2010[13].

La consommation d'eau potable compte pour une part importante de l'empreinte eau des français.

Économie[modifier | modifier le code]

La gestion du service de l'eau potable[modifier | modifier le code]

Fonctionnement[modifier | modifier le code]

Contrairement à d'autres services publics, la gestion de l'eau n'a jamais été centralisée en France. La Révolution de 1789 l'a confiée à l'échelon territorial le plus proche du public ; la commune qui a été responsable de l'approvisionnement en eau potable puis de l'assainissement. ce qui explique qu'environ 29 000 services des eaux, 12 300 services de distribution d’eau ainsi que 16 700 pour l’assainissement se partageaient cette compétence en France en 2008. La gestion de l’eau potable était (en 2008 toujours) prise en charge un groupements de communes pour 3/4 des communes. Les communes tendent à déléguer cette compétence au niveau intercommunal alors que l’assainissement est plus souvent encore assuré par la commune (seules 44 % des communes s'étaient groupées en 2008 pour ce service)[14].

La gestion du service de l'eau potable peut être assurée directement par la collectivité (« régie », plutôt appelée gestion directe) ou déléguée à une société privée (concession, affermage, gérance, régie intéressée). La distribution se fait essentiellement en gestion déléguée : 39 % des services d’eau potable représentaient 72 % des usagers en 2007. L’assainissement collectif est également de plus en plus privatisé : en 2007 : 24 % des services d’assainissement représentaient 55 % des usagers (contre 35 % en 1997). Ce secteur représenterait 1 % du PIB, pour une facture atteignant 11 milliards d’euros en 2004, soit 177 € par personne et par an.

Les agences de l'eau ont été inventées en France : elles gèrent les ressources en eau à l'échelle des bassins versants ou groupement de bassins versants. Elles ne sont pas responsables pour l'approvisionnement en eau potable et l'assainissement. Les premières agences de l'eau ont été créées en 1964. Elles sont parfois citées pour le manque de transparence de leurs budgets (1,5 milliard d'euros/an), et sur la pertinence des aides distribuées.[réf. nécessaire]

Les Agences de l'Eau perçoivent des redevances gérée sur le mode d'une écotaxe, dont le mode de calcul est parfois très complexe, avec plus de 15 000 taxes différentes variant selon les régions et les activités... et rien n'est encore prévu pour rendre plus clair ce domaine qui semble mériter un volet spécifique du code général des impôts.[réf. nécessaire]

Le rapport de l'individu à l'eau, du fait de la prise de conscience écologique, a été profondément bouleversé. Les gestionnaires des services de l'eau sont donc confrontés à de nouveaux défis : ils doivent à la fois tendre vers un plus grand respect de l'environnement et y inciter leurs usagers tout en instaurant une relation de confiance avec eux, sur des bases nouvelles[15] . C'est pourquoi des ateliers comme l'atelier citoyen Dem'eau, sont mis en œuvre. Ce dernier se déroulait à Nantes Métropole[16] et avait pour but d'instaurer une interaction entre experts, élus, associations et citoyens les plus divers possibles sur le thème du service public de l'eau. Bien que la plupart de ces groupes aient de nombreux doutes et a priori au sujet de l'efficacité de ce projet, il a permis de mettre en lumière les rapports entre les différents acteurs de la gestion locale et, ainsi, des possibilités d'amélioration de ceux-ci pour l'avenir[17].

Acteurs[modifier | modifier le code]

Les services de gestion de l'eau potable en France se répartissent ainsi en 2008[18] :

  • Veolia Eau France : 39 % du marché en 2008 ;
  • Lyonnaise des Eaux, groupe Suez Environnement : 19 % ;
  • Saur : 11 % ;
  • Autres délégataires de service public : 3 % ;
  • opérateurs publics : 28 %.

Prix de l'eau potable[modifier | modifier le code]

Voir aussi : Prix de l'eau potable

Le prix varie fortement d'une région à l'autre, en fonction du bassin, du mode de gestion ou de la taille de la commune. Il n'y a pas de système général de péréquation pour compenser les différences de coût au niveau national.

D'après le rapport du député Yves Tavernier sur la gestion et le financement et la gestion de l'eau[19], le prix de l'eau était supérieur de 13 % environ dans les communes qui utilisent des services délégués, voire nettement plus dans les communes de petite taille.

D'après la loi sur l'eau du 3 janvier 1992, le prix facturé à l'usager doit comprendre deux parties (« tarification binôme ») :

  • un montant calculé en fonction du volume consommé par l'abonné
  • une partie fixe correspondant aux charges fixes du service et du mode de branchement.

Ainsi, les frais engagés par la collectivité sont couverts par une surtaxe perçue par l'intermédiaire de la facture d'eau. Celle-ci doit obligatoirement faire apparaître distinctement les différents termes qui la composent:

  • eau potable
    • les frais d'exploitation du service (s'il existe un délégataire de service public, cette partie lui est destinée),
    • la surtaxe qui couvre les coûts d'investissement,
    • les taxes au profit des organismes publics (dont la taxe de prélèvement de l'agence de l'eau),
  • assainissement
    • les frais d'exploitation du service (s'il existe un délégataire de service public, cette partie lui est destinée),
    • la redevance qui couvre les coûts d'investissement,
    • les taxes au profit des organismes publics (dont la taxe de pollution de l'agence de l'eau),
  • la TVA de 5,5 %.

En région parisienne, en 2005, environ 43 % de la facture d'eau correspond à la distribution, 31 % à l'assainissement et 26 % à diverses taxes et redevances.

En 2008, la répartition de la facture (pour une commune dotée d’un assainissement collectif) établie à 3,39 €/m3 était la suivante : 1,51 € pour la part eau potable, 1,35 € pour la part assainissement et 0,53 € pour les redevances. Le prix a ainsi augmenté de 29 % par rapport à l’année 1998, soit davantage que l’indice des prix à la consommation pour la même période (+ 19 %). Cette hausse est en particulier due à la part assainissement (+ 43 %), la part eau potable ne progressant que de 26 % et les redevances de 11 %[20].

D'après la Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes (DGCCRF) du Ministère de l'Économie, de l'Industrie et de l'Emploi[19], la facture moyenne en France est de 312,37 euros pour 120 m3 d'eau, dont 53 euros pour les agences de l'eau et 29,88 euros au titre de taxes diverses.

Les prélèvements d'eau potable[modifier | modifier le code]

En 2009, sur les 34 milliards de m3 prélevées au total en France, on dénombre[21] :

  • 64 % pour la production d’électricité (centrales thermiques et surtout nucléaires, avec 56 litres par kWh produit) ;
  • 17 % pour l’eau potable ;
  • 10 % pour les besoins de l’industrie ;
  • 9 % pour l’irrigation.

Sur les 34 milliards de m3 prélevés, 6 milliards ne retournent pas au milieu naturel, c'est la part que l'on appelle « consommation en eau ».

La consommation en eau[modifier | modifier le code]

L'eau en France est consommée à 50 % par l'agriculture, 20 % par l'industrie alors que 30 % est réservée pour l'eau potable[22].

À Paris en 2005, la consommation d'eau d'un ménage se répartit comme suit :

  • boisson : 1 %
  • préparation de la nourriture : 6 %
  • vaisselle : 10 %
  • lavage du linge : 12 %
  • toilette - hygiène : 39 %
  • sanitaires : 20 % (variable selon le nombre, l'âge et le sexe des occupants)
  • autres usages domestiques: 12 %

En règle générale, on estime que :

  • Un adulte consomme 2 litres/jour (moyenne pour 2004, selon IFEN, en augmentation régulière)
  • Une personne consomme annuellement 55 m3 dont 18 m3 d’eau chaude sanitaire
  • Deux personnes consomment annuellement 90 m3 dont 30 m3 d’eau chaude sanitaire
  • Trois personnes consomment annuellement 120 m3 dont 40 m3 d’eau chaude sanitaire
  • Quatre personnes consomment annuellement 150 m3 dont 50 m3 d’eau chaude sanitaire

Pendant de nombreuses années a prévalu dans la gestion de l’eau une logique d’offre mais cette logique a atteint ses limites[23]. Désormais, on cherche aussi à piloter la demande, en agissant sur les déterminants qui la façonnent[8] ou en ayant recours à des mesures plus ou moins coercitives. Pour faire évoluer les pratiques sociales et les mentalités, il est nécessaire de bien appréhender ce qui est le consommateur et ses relations complexes avec l'objet "eau"[24].Une fois ce consommateur d’eau mieux connu, il est possible de prévoir la demande en eau future en s'inspirant de celles d'autres régions du monde comme, par exemple, la Californie[25].

Le réseau d'assainissement et de distribution[modifier | modifier le code]

Le réseau français d'assainissement et de distribution d'eau potable s'étend sur près de 800 000 kilomètres. Selon une étude de l'Institut français de l'environnement (IFEN)[26], sur 29,3 millions de logements en 2001 :

  • 22,9 millions sont reliés à un réseau d'assainissement collectif relié à une station d'épuration.
  • 5 millions de logements assurent leur assainissement avec des équipements autonomes. 14 000 communes, pour la plupart des villages dans lesquels l'habitat est éparpillé, n'ont installé aucun réseau d'assainissement collectif.
  • 1,4 million de logements déversent directement leurs effluents dans la nature, sans aucun traitement. Soit ils sont reliés à un réseau collectif non équipé d'une station d'épuration, soit ils sont isolés et n'ont pas d'équipement d'assainissement autonome. Il s'agit en particulier d'habitations situées dans des zones au relief accidenté.
  • 16 100 stations d'épuration publiques ont traité 5,6 km3 d'effluents en 2001. Elles ont produit près d'un million de tonnes de boue, dont plus de la moitié est utilisée par l'agriculture.

En 2002, 40 % des dépenses d'environnement des communes et de leurs regroupements, soit 8 milliards d'euros, ont été consacrés à la gestion, la distribution et l'assainissement de l'eau[27], ce qui reste insuffisant selon le ministère de l'environnement. Les canalisations seraient globalement en bon état, et avec 20 %, le taux de fuites est l'une des meilleures performances au monde, et loin devant les États-Unis où il avoisine les 50 % selon certaines sources.[réf. nécessaire]

Concernant l'état du réseau, les points de vue divergent :

  • Selon l'Association scientifique et technique pour l'eau et l'environnement (ASTEE), 6 milliards de m3 d'eau potable dont 22 % en moyenne (1,3 milliard de m3) sont perdus à cause des fuites de canalisation (et jusqu'à 40 % localement) ; Ce sont 190 000 litres d'eau qui sont ainsi perdus toutes les 30 secondes[28] !
  • En 2002, 50 % du réseau de distribution était antérieur à 1972[29]. L'acier, la fonte grise, le PVC et l'amiante lié constituent 60 % de la valeur du patrimoine à remplacer (51 milliards d'euros) selon Canalisateurs de France. Une autre enquête « Eau et assainissement » du ministère de l'Agriculture estime que seuls 5 041 km par an sont à remplacer (ce qui impliquerait selon Jacques Dolmazon (que pour 906 000 km de réseaux d'eau potable existants en France, à ce rythme « une canalisation d'eau potable ne serait changée qu'au bout de 170 années ».
  • Une étude européenne a estimé l'efficacité des réseaux français à 26 %, contre 7 % en Allemagne[30], 19 % en Angleterre/Pays de Galles et 29 % en Italie[31],[32].
  • Le projet de décret d'application est attendu pour l'automne 2011, qui pourrait imposer un taux de perte de 15 % à ne pas dépasser en milieu urbain et 20 % en milieu rural, ce qui devrait entrainer une « augmentation raisonnable du prix de l'eau » (Selon Alain Grizaud, « les économies réalisées en réduisant les pertes (2,4 milliards d'euros/an) permettraient d'accélérer le renouvellement des réseaux[33] » ; De 1 500 à 6 000 km supplémentaires de réseaux pourraient ainsi être réparés chaque année[33]. (Rappel : en 2011, en France un m3 coute 3,39 € en moy. pour une consommation annuelle de 120 m3, soit le 6e prix le moins cher en Europe)[33].

Pollutions de l'eau[modifier | modifier le code]

Pollutions industrielles[modifier | modifier le code]

Ces dernières années des incidents graves de pollutions industrielles ont montré que le risque était relativement mal maîtrisé en France ; dans plusieurs cas, comme dans l'affaire de l'usine Synthron[réf. nécessaire] (près de Tours), les enquêtes montrent que les investissements sur les infrastructures de sécurité et les contrôles des services de l'État (DRIRE) sont faits. Une réflexion est donc en cours afin de durcir la réglementation, d'intégrer plus rapidement les nouvelles données scientifiques et pour mieux légiférer sur les rejets de certaines professions libérales les plus polluantes comme les pressings, les dentistes... qui actuellement rejettent leurs eaux usées vers les réseaux publics, lorsqu'ils existent, alors qu'ils devraient utiliser des solutions spécifiques de traitement.

Pollutions agricoles[modifier | modifier le code]

La France est le plus important consommateur d'herbicides, et plus généralement de produits phytosanitaires, en Europe avec annuellement 95 000 tonnes de produits répandus chaque année, mais elle est dans la moyenne pour la consommation par hectare comme le montre le tableau ci-après (Source UIPP 2001, extrait d'un rapport du Sénat) :

Consommation de substances actives phytosanitaires dans les pays de l'Union européenne

(en kg/ha de surface agricole)

La tendance est à la réduction sensible des doses utilisées. Selon l'UIPP, les doses moyennes ont été réduites d'un facteur 10 entre 1950 et 2000 et devraient être encore divisées par 10 dans les dix ans à venir.

Cela fait néanmoins autant de résidus qui, après infiltration dans le sol, se retrouvent dans la nappe phréatique, ce qui a pour effet de rendre plus complexe et plus coûteuses les opérations devenues nécessaires pour rendre l'eau potable avant de la livrer à la consommation.

En 2003, la Commission européenne a de nouveau condamné la France pour le mauvais état des ressources aquifères en Bretagne, particulièrement polluée par les épandages de lisier de porc et par les engrais employés par les agriculteurs, or :

  • Les agriculteurs ne participent que pour 1 % des redevances aux taxes qui alimentent les budgets des agences de l'eau, alors que l'industrie y participe pour 14 %, et que les 85 % restants sont donc à la charge des particuliers.
  • Selon le ministère de l'Agriculture, ils reçoivent au total sept fois plus d'aides à la dépollution qu'ils ne versent de redevance, or selon Suez Environnement : « Il est normal que les agriculteurs paient moins que les usagers pour l'eau, puisque les redevances ne rétribuent pas le même service. Le consommateur paie pour le pompage, la potabilisation, la distribution, et le traitement des eaux usées. L'agriculteur paie une redevance sur les prélèvements qu'il effectue. »

Malgré la puissance de leurs groupes de pression, les agriculteurs n'ont pu empêcher qu'une mesure parmi les plus contraignantes de la politique agricole commune, puisse être adoptée ; celle qui conditionne le versement des aides au respect de 19 directives dont celle qui limite l'utilisation du nitrate à 170 kg par hectare. Les agriculteurs ne sont pas les seuls concernés, car des quantités non négligeables de pesticides sont utilisés par les particuliers dans leurs jardins, par les services des espaces verts des collectivités locales, et par les gestionnaires de réseaux de transport (autoroutes, RFF)

Micropollutions[modifier | modifier le code]

Il existe aussi des pollutions moins connues comme celle causée par les contraceptifs humains (pilule) évacués dans les eaux usées, qui passent souvent les barrières de l'assainissement et se retrouvent dans la chair des poissons où l'on relève des modifications endocriniennes.

Histoire de la distribution d'eau ; distribution d'eau à très basse pression[modifier | modifier le code]

Cette section ne cite pas suffisamment ses sources. Pour l'améliorer, ajouter en note des références vérifiables ou les modèles {{Référence nécessaire}} ou {{Référence souhaitée}} sur les passages nécessitant une source.

Entre 1850 et 1950, la distribution d'eau dans les villes se faisait à pression très faible avec des châteaux d'eau de faible débit. Pour avoir de l'eau chez soi, on avait des réservoirs ouverts dans les étages (même hauteur d'eau que le château-d'eau) : la pile. C'était donc un château d'eau privatif qui se remplissait doucement. On disait aussi « la caisse à eau » (très souvent rectangulaire, grande mais très peu haute, en zinc). Vu les débits faibles, cela permettait de puiser la quantité d'eau plus bas dans les étages inférieurs sans attendre trop longtemps. Les châteaux-d’eau donnaient souvent des pressions inférieures à un bar (aujourd'hui on tourne entre 3 et 4). La pression était limitée par des bassins intermédiaires réglant la pression du quartier. Les matériaux employés résistaient peu à la pression (Plomb, zinc, tuyaux céramique). Ceux qui puisaient beaucoup provoquaient la colère des voisins qui devaient parfois attendre très longtemps la recharge de la pile pour disposer d'eau! Les femmes se levaient la nuit, ou très tôt pour remplir leur bacs à lessives. Comme un château-d’eau, cette pile disposait d'un trop-plein (souvent légèrement réglable en fonction de la saison). Son débordement alimentait un bassin de jardin profond ou l'on puisait pour remplir l'arrosoir. Les maisons trop hautes par rapport au château-d’eau avait une pile-bassin et une autre pile pour la hauteur d'eau correcte. Cette dernière était alors rempli par une pompe à bras. Souvent un « syndicat des eaux » réglait l'administration des bassins et piles. Il se chargeait du réglage des « modules » (dispositif de limitation pour répartition entre abonnés).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Par exemple le décret no 89-3 du 3 janvier 1989.
  2. et à 10µg/l à partir de fin 2013. « Décret n° 2001-1220 du 20 décembre 2001 relatif aux eaux destinées à la consommation humaine, à l'exclusion des eaux minérales naturalines » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 2013-03-30.
  3. http://www.set-revue.fr/droit-l-eau-de-l-assujetti-au-consommateur-eco-citoyen/texte
  4. (en) « La facture d'eau domestique en 2004 - 177 euros par personne et par an », institut français de l'environnement,‎ Mars 2007
  5. a et b Données : Enquête C.I.EAU, 2006 / Source : L’eau du robinet dans notre quotidien, C.I.EAU, 2006
  6. Source : Zoom sur la gestion patrimoniale des services publics d’eau et d’assainissement collectif, Onema, 2012
  7. Portail Eau France/ ONEMA (2012)
  8. a et b http://www.set-revue.fr/la-consommation-d-eau-en-france-historique-tendances-contemporaines-determinants
  9. http://www.set-revue.fr/les-substituts-au-reseau-arbitrages-des-consommateurs-et-consequences-pour-le-gestionnaire-reflexion
  10. http://www.set-revue.fr/sydney-une-ville-ayant-choisi-deconomiser-leau/texte
  11. http://sondage.irstea.fr/index.php/87317?lang=fr
  12. http://sondage.irstea.fr
  13. http://www.set-revue.fr/la-difficile-emergence-du-droit-l-eau-de-sa-reconnaissance-internationale-sa-mise-en-oeuvre-l-echell/texte
  14. Source : Plaquette consacrée aux services publics d’eau potable et d’assainissement en France, publiée par l’Office international de l’eau (OIEau) et le Meeddat le 2 avril 2009.
  15. http://www.set-revue.fr/l-eau-courante-et-le-consommateur-comprendre-les-defis-pour-le-gestionnaire-de-services-au-regard-de
  16. http://www.set-revue.fr/focus-le-cas-de-nantes-metropole-un-cas-part
  17. http://www.set-revue.fr/focus-un-essai-de-mise-en-politique-de-l-eau-potable-l-atelier-citoyen-dem-eau/texte
  18. Les Echos, 25 novembre 2008, page une, se référant à l'étude Bipe/FP2E de janvier 2008
  19. a et b Rapport d'information no 3081, Assemblée nationale, 22 mai 2001.
  20. http://www.set-revue.fr/focus-la-facture-d-eau-ses-composantes-sa-structure/texte
  21. http://www.eaufrance.fr/spip.php?rubrique187&id_article=449
  22. Marielle Court, « La France n'est pas à l'abri des problèmes d'eau », sur lefigaro.fr,‎ 14 mars 2012
  23. « Sydney, une ville ayant choisi d'économiser l'eau », sur set-revue.fr, Sciences eaux & Territoires
  24. http://www.set-revue.fr/le-consommateur-d-eau-esquisse-de-portrait/texte
  25. RINAUDO, Jean-Daniel, « Prévoir la demande en eau potable : une comparaison des méthodes utilisées en France et en Californie », sur set-revue.fr, Sciences eaux & Territoires
  26. L'assainissement en France en 1998 et 2001, IFEN, février 2006.
  27. Le rôle majeur de l'intercommunalité dans la gestion publique de l'environnement, IFEN, février 2005.
  28. selon l'association Canalisateurs de France qui estime que 120 litres sont perdus par abonné et par jour et qu'il est urgent de restaurer ce réseau.
  29. Selon l'enquête Cador de 2002 sur le patrimoine des canalisations d'alimentation en eau potable.
  30. Branchenbild, p. 24
  31. Metropolitan Consulting Group: VEWA - Vergleich europaeischer Wasser- und Abwasserpreise, p. 4 du "executive summary" [1]. Voir aussi VEWA study
  32. International Benchmarking Network
  33. a, b et c Laurent Radisson, Eau et assainissement : rénover les réseaux et… augmenter la facture ? ; 07 juillet 2011 Actu-Environnement lien

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Patrick Philipon, La Crise de l'eau, Perrin, 2008, 178 pages.
  • Béatrice Giblin, « L’eau : une question géopolitique, en France aussi », Hérodote, no 110 2003/3, p. 9 à 28. [lire en ligne] [PDF]

Documentaires[modifier | modifier le code]

Pour comprendre le fonctionnement du traitement de l'eau : le reportage Water Makes Money réalisé en 2010 par Herdolor Lorenz (documentaire allemand diffusé sur ARTE en février 2013) dont le sujet principal est de savoir comment les multinationales transforment l'eau en argent. Enquête sur les enjeux liés à l'eau et à son mode de gestion. Enquête rigoureuse effectuée en partenariat par les associations reconnues d'utilité publique. Durée 1h15.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]