Venerque
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| Venerque | |
|---|---|
| Administration | |
| Pays | France |
| Région | Midi-Pyrénées |
| Département | Haute-Garonne |
| Arrondissement | Muret |
| Canton | Auterive |
| Code Insee abr. | 31572 |
| Code postal | 31810 |
| Maire Mandat en cours |
Michel Duviel 2008-2014 |
| Intercommunalité | Communauté de communes Lèze-Ariège-Garonne |
| Site internet | site officiel |
| Démographie | |
| Population | 2 328 hab. (1999) |
| Densité | 160 hab./km² |
| Gentilé | Venerquois, Venerquoises |
| Géographie | |
| Coordonnées géographiques |
|
| Altitudes | mini. 157 m — maxi. 272 m |
| Superficie | 14,57 km² |
Venerque est une commune française, située dans le département de la Haute-Garonne et la région Midi-Pyrénées.
Ses habitants sont appelés les Venerquois, Venerquoises.
Sommaire |
[modifier] Géographie
Commune de l'aire urbaine de Toulouse située à 20 km au sud de Toulouse et à 15 km au sud-est de Muret au confluent de l'Ariège et de la Hyse. Elle est la dernière commune du Lauragais avant la plaine de l'Ariège.
[modifier] Géologie
La rivière principale qui arrose Venerque est l'Ariège. C'est aussi dans le village à côté de la plaine sportive que l'autre rivière phare de la commune, l'Aïse ou Hyse, se jette dans l'Ariège. Juste avant ce confluent, la Hyse se trouve alimentée par le Pascahus et le Tédèlou.
Le Pech-David est le seul relief de la commune.
[modifier] Climat
Venerque connaît un climat tempéré océanique, à influences méditerranéenne et continentale, caractérisé par un été sec et chaud, un hiver doux et un printemps marqué par de fortes pluies et des orages violents. Les vents dominants sont, par ordre d'importance, le vent d'ouest (amenant généralement l'humidité de l'océan Atlantique), le vent de sud-est (aussi appelé vent d'autan, plutôt chaud et sec) et le vent du nord, nettement moins fréquent et généralement froid et sec (amenant l'air de masses anticycloniques froides placées sur le nord de l'Europe)[1].
| Ville | Ensoleillement | Pluie | Neige | Orage | Brouillard |
|---|---|---|---|---|---|
| Nice | 2 694 h / an | 767 mm / an | 1 j / an | 31 j / an | 1 j / an |
| Toulouse | 2 047 h/an | 655 mm/an | 7 j/an | 26 j/an | 44 j/an |
| Paris | 1 797 h/an | 642 mm/an | 15 j/an | 19 j/an | 13 j/an |
| Strasbourg | 1 637 h/an | 610 mm/an | 30 j/an | 29 j/an | 65 j/an |
| Moyenne nationale | 1 973 h/an | 770 mm/an | 14 j/an | 22 j/an | 40 j/an |
Venerque connait en moyenne 24 jours de fortes chaleurs et 33 jours de gel par an. Les mois les plus pluvieux sont les mois d'avril, mai et juin. Les températures normales minimales interviennent en janvier avec en moyenne 5°C, et les températures normales maximales en août avec 23°C.
- Températures relevées à Toulouse
| Mois | J | F | M | A | M | J | J | A | S | O | N | D | Année |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Températures (sous abri, normales 1961-1990) °C | 5,4 | 6,8 | 8,7 | 11,3 | 14,8 | 18,4 | 21,3 | 20,8 | 18,5 | 14,4 | 8,9 | 5,9 | 12,9 |
| Précipitations (hauteur moyenne en mm, période 1961-1990) | 55,1 | 55,2 | 57,5 | 64,4 | 73,1 | 57,8 | 41 | 47,4 | 47,7 | 51,5 | 48,8 | 55,9 | 655,7 |
| Source: Météo France | |||||||||||||
[modifier] Transport
Accès par la SNCF Gare de Venerque-Le Vernet sur la ligne Portet-Saint-Simon - Puigcerda, le réseau arc-en-ciel de Haute-Garonne et par autoroute française A66 sortie
1 .
[modifier] Histoire
Étymologie : Venerque = Venercha (1080), de Veneris (nom de la déesse romaine Vénus) + suff. - ica[2]. Cette étymologie est mise en concurrence avec une autre proposition couramment avancée par des historiens locaux[3], [4] où on parle plutôt d'une origine latine "Bona Arx" ou "Bene Arceo", lieu bien défendu. L'argument avancé contre la première hypothèse est l'absence de toute trace de monument dédié à Vénus.
Présence attestée d'habitat dès le néolithique. On peut imaginer à cette époque que Venerque est coincé entre une vaste étéendue d'eau au pied du Pech et d'Espeyrouzes d'un côté et d'une forêt impénétrable sur le coteau. Ce qui est aujourd'hui le quartier Rive d'eau serait l'habitat le plus ancien. Il aurait été traversé par un chemin qui aurait continué sa route sur le chemin de crête du Pech-David. Aujourd'hui on y trouve le "sentier de l'Europe". C'est dans le ravin du Pas-Cahus que le Professeur Jean-Baptiste Noulet découvrira une molaire de mammouth. Ce site est l'un des gisements majeurs du village qui lui permettront d'alimenter ses recherches sur l'homme préhistorique. Ce qui est aujourd'hui la rue Guillaume de Falgar, le ravin du Pujal et l'Houmenet sont les autres.
Une nécropole des VIe-VIIe siècles a été découverte près du domaine de Rivel. Il s'agit de combattants enterrés à l'époque mérovingienne.
On a aussi les traces de l'existence d'une abbaye bénédictine en 817, aujourd'hui disparue.
Beaucoup plus près de nous, les plus anciens se souviennent d'anecdotes. Notamment, le restaurant "Le Duc" qui à son époque de gloire accueillait stars (Bourvil, ...), pilotes célèbres (comme Léopold Galy et Marcel Doret qui venait en voisin depuis le village voisin du Vernet) ou présidents Vincent Auriol. "Mémé zizi" Fontecave était alors un des plus fins cordons bleus de la région.
En 1993, le réalisateur André Téchiné viendra tourner une scène de son film Ma saison préférée au restaurant "La Plage" alors tenu Mme Carol. Elle apparait d'ailleurs avec son équipe à côté des deux vedettes Daniel Auteuil et Catherine Deneuve[5].
[modifier] Blason
Blason : D'argent au pairle d'azur
[modifier] Administration
| Liste des maires successifs | ||||
| Période | Identité | Parti | Qualité | |
|---|---|---|---|---|
| 1896 | 1911 | Jean-Marie Bergeaud | - | - |
| 1911 | 1912 | Auguste Guilhem | - | - |
| 1912 | 1923 | Eugène Gineste | - | - |
| 1923 | 194? | Auguste Pourciel | - | - |
| 1944 | 1953 | Germain Méric | - | - |
| 1953 | 1971 | Roger Francazal | - | - |
| 1971 | 1977 | Jean Desclaux | - | - |
| 1977 | 1989 | Jean Arnaud | PS | - |
| 1989 | 2008 | Hélène Breton | PS | Vice-présidente du Conseil régional |
| 2008 | 2014 | Michel Duviel | PS | |
| Toutes les données ne sont pas encore connues. | ||||
Commune faisant partie de la septième circonscription de la Haute-Garonne
Les élections municipales de 1977, voient la "politisation" du scrutin. En effet, la gauche conduite par le tandem socialiste Jean Arnaud-Marcel Rives aidé par leur allié communiste Édouard Monténégro vont vaincre de haute lutte la droite. Une victoire qui fera que la mairie demeurera à gauche jusqu'à nos jours.
[modifier] Démographie
[modifier] Économie
- Commune de tradition commerçante, elle abritait autrefois de grandes foires les jeudis, dont il ne subsiste aujourd'hui qu'un microscopique marché place Saint-Pierre. Elle ne s'est toutefois pas tenue à l'écart de la modernité à ce niveau, puisqu'un Intermarché s'est ouvert il y a quelques années.
Les petits commerçants et artisans demeurent toujours vivants. Certains ont été distingués comme René Caucal, le pâtissier et Marcel Maurat, l'ancien charcutier, qui tous deux ont reçu le Mercure d'Or. Plus récemment, un autre charcutier, Patrick Brugnara, a reçu le deuxième prix de la saucisse de Toulouse.
- La briquetterie Nicoloso a longtemps été un des principaux employeurs du village. Depuis qu'elle a fermé ses portes suites à l'épuisement du gisement d'argile, le site abrite le lac de la société de pêche.
- Des restaurants ont aussi fait la réputation de Venerque comme "Le Duc" avec la famille Fontecave, l'ancienne guinguette "La Plage" où a exercé Jean Seval, plus connu sous le nom de Raoul ou encore "Le tournebride" dirigé à l'époque par Jean-Louis Anderloni.
- Au début du XXe siècle le village était réputé pour ses fabriques de sabots.
[modifier] Lieux et monuments
- Église Saint-Pierre-et-Saint-Phébade fortifiée au chœur du XIIe siècle, classée monument historique en 1840[8].
Il s'agit sans doute de l'ancienne abbatiale, sa construction commence au XIIIe siècle, à partir du chœur du XIe siècle. Elle est fortifiée au XVe siècle, restaurée XIXe siècle. Ses caractéristiques principales sont : un portail gothique de brique rouge, une abside de pierre romane surélevée, des gargouilles gothiques, un fameux clocher-mur à 4 baies, des voûtes d'ogives, des chapiteaux romans à base de colonnes néo-romanes, la grille des fonts baptismaux, plusieurs peintures murales XIXe siècle.
Elle contient un trésor religieux qui est le reliquaire de Saint Phébade datant du XIIIe siècle et celui de Sainte Alberte[9]. Saint Phébade était évêque d'Agen et il subit le martyre en même temps que sainte Foy, dont Alberte était la sœur. Les reliques, volées à Agen, se retrouvèrent à Venerque.
Une légende faisait état du départ de souterrains depuis le chœur ancien. Si ceux-ci ont bien été trouvés lors de la construction du tout à l'égout, les fouilles menées dans l'église lors de la destruction de l'ancien autel n'ont rien donné.
- La Halle. Elle est devenue la salle des fêtes après une complète réhabilitation dans les années 1970 par l'entreprise de maçonnerie Pavan. Jusque dans les années 1980 s'y tenait le marché à la volaille. Les restrictions européennes ayant eu raison des ventes d'animaux vivants, il a disparu. Rifles, réceptions, conférences, concerts et mêmes défilés de mode s'y succèdent.
- La maison de la Culture ou ancienne mairie. Local récupéré suite au déménagement de la mairie sous le mandat de Jean Arnaud, elle est le lieu où se sont concentrées quelques associations. Ce n'est qu'Hélène Breton qui décidera de la baptiser Maison de la Culture lors d'un discours public, provocant alors l'agenouillement du président de l'ACLSV de l'époque.
- La mairie : devenue propriété communale lors du second mandat de Jean Arnaud. Il s'agit d'un maison bourgeoise de style Second Empire.
[modifier] Vues de Venerque
[modifier] Personnalités liées à la commune
- Yolande de Polastron
- Jean-Baptiste Noulet, savant qui a prouvé l'existence de l'homme fossile. Contemporain de Boucher de Perthes qui est resté à la postérité comme l'inventeur de la préhistoire scientifique, il a longtemps été oublié des l'histoire des sciences, alors que ses travaux sont remarquables de rigueur. Ce n'est qu'en 2006 qu'une publication scientifique dans une revue de niveau international lui rendra l'hommage qu'il mérite[10].
- Alex Coutet, écrivain
- Marcel Doret, pilote d'essai de la maison Dewoitine, résistant, résidant au village voisin de Le Vernet, il faisait régulièrement ses courses à Venerque notamment à l'épicerie Boulbès.
- Édouard Lacombe, auteur-compositeur d'un hymne au village "Salut a tu Benerquo"
- Famille de Polastron
- Famille de Rémusat qui était propriétaire d'une forêt dont il a été fait don aux pauvres de la commune. C'est pourquoi la rue principale du village porte son nom.
- Henri de Lévis, duc de Ventadour.
- Famille Lancefoc
- Abbé Jean Barthès, curé et poète.
- Abbé Philippe Melet, curé et inventeur du trésor de l'église de Venerque.
- Hugues de Saint-Martial.
- Jean de Mansencal.
- Jules Mulle, ancien officier des Grenadiers de le Garde en 1812.
- Cathy Moncassin, cycliste et plusieurs fois championne de France.
[modifier] Vie locale
[modifier] Sports
- Son club de football, l'US Venerque, est bien connu pour le qualité de son école. L'équipe fanion a même atteint le niveau Promotion Honneur dans les années 90 sous présidence de Simon Sié lorsque les anciens ayant évolué en troisième division à l'AS Muret sont revenus au club. Il a eu la particularité d'accueillir dans les années 70-80, un ancien international junior, Jean Escat, alors sociétaire du Football Club de Martigues. C'est aussi sur l'ancien terrain d'honneur Georges Caucal, saccagé aujourd'hui, que terminera sa carrière Just Fontaine suite à une fracture de la jambe.
- Mais c'est surtout la pêche qui a fait la réputation du village avec la célèbre histoire "Le pescayre de Venerquo" immortalisée par Piroulet.
- La pétanque est aussi bien implantée. L'un des ses présidents les plus mythiques fut Marius Médale.
- La chasse est aussi dynamique. L'un des principaux problèmes qui se pose aujourd'hui est la diminution des zones de chasses à cause de l'urbanisation.
[modifier] Culture
- L'ACLSV, est une association cultuelle fondée à la fin des années 70 sous l'impulsion de la municipalité. Si un élu en fut le premier président, ce fut son successeur immédiat, Jean Nicolle, qui la développa et lui donna sa stature actuelle. C'est dans les années 80, sous l'impulsion de Gérard Roussel, qu'un club informatique sera créé. Il fut pilote dans la région. Parmi ses animateurs alors simples étudiants, 2 deviendront Docteurs en Informatique, un Docteur en Physique et un autre Ingénieur en Informatique.
- Les Échos de la Hyse, les musiciens maniant avec talent la trompe de chasse, participent régulièrement aux Championnats de France et ont obtenu de nombreux titres tant nationaux qu'internationaux.
- L'harmonie musicale est aussi une tradition dans le village. De l'ancienne clique aux allures martiales, il reste aujourd'hui une troupe musicale qui interprète plusieurs types de musique, même si l'orientation devient très jazz.
[modifier] Enseignement
- Le seul établissement est l'école primaire publique de Venerque. Elle est située rue Jean-Baptiste Noulet depuis les années 60. Aujourd'hui elle est un peu saturée. Jean Lestrade en a été un des instituteurs emblématiques. Laïque républicain par excellence, il sera à sa retraite élu plusieurs mandats au Conseil Municipal. Dans sa jeunesse, il fut aussi un joueur et entraîneur du club de foot qu'il a contribué à développer.
- A côté de celle-ci, une école maternelle a fait son apparition au début des années 80.
- Le centre Guilhem accueille des jeunes handicapés.
[modifier] Loisirs
- La fête locale a lieu le dernier dimanche d'août. Traditionnellement, un feu d'artifice est tiré le lundi soir. C'est l'un des plus beaux de la région. Celui qui a eu lieu lors des commémorations du bicentenaire de la Révolution française en 1989 est resté dans les mémoires avec notamment un laser placé sur le sommet l'église qui illuminait toute la plaine sportive. Autre tradition la course cycliste du dimanche après-midi qui a vu son apogée dans les années 70 quand le Vélo Club de Montastruc
en était le partenaire. On y a vu notamment la victoire de Jacques Esclassan qui gagnera par la suite le maillot vert du Tour de France 1977. Toujours à la même époque, les plus anciens ont gardé en mémoire les bals animés par l'orchestre Jo Sony. Quelques années plus tard, la fête accueillera des stars de l'époque comme Michèle Torr qui laissera une souvenir impérissable et Patrick Sébastien. Puis le mauvais temps et des choix moins heureux feront que cette tradition disparaitra. Le dernier groupe à se produire sera Chagrin d'amour.
[modifier] Jumelages
[modifier] Notes et références
- ↑ CAPITOUL, Météorologie de Toulouse, Météo France. Consulté le 09/09/2007
- ↑ Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Éd. Larousse, 1968, p. 1949.
- ↑ Maurice Tufféry, Documents sur Venerque, 1989.
- ↑ Colonel Jaubart, Histoire de Venerque, Années 40.
- ↑ http://www.mairie-venerque.fr/articles.asp?idrubrique=94&idpage=179
- ↑ Venerque sur le site de l'Insee
- ↑ Venerque sur le site de Cassini
- ↑ Notice no PA00094653, sur la base Mérimée, ministère de la Culture.
- ↑ Abbé Philippe Melet, Le Trésor de l'église de Venerque, Éd. Imprimerie Catholique Saint-Cyprien, 1885.
- ↑ Documents originaux inédits de Jean-Baptiste Noulet (1802-1890) relatifs au site archéologique de l'Infernet (commune de Clermont-le-Fort, Haute-Garonne, France), BILOTTE Michel et DURANTHON Francis, Comptes rendus Palevol., 2006 , vol. 5, n° 5, pp. 757 - 766.

