Lacroix-Falgarde

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Lacroix-Falgarde
Image illustrative de l'article Lacroix-Falgarde
Blason de Lacroix-Falgarde
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Haute-Garonne
Arrondissement Toulouse
Canton Castanet-Tolosan
Intercommunalité Sicoval
Maire
Mandat
Christophe Laverty
2008 - 2014
Code postal 31120
Code commune 31259
Démographie
Gentilé Crucifalgardiens, Crucifalgardiennes
Population
municipale
2 041 hab. (2011)
Densité 335 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 30′ 00″ N 1° 24′ 37″ E / 43.5, 1.41027777778 ()43° 30′ 00″ Nord 1° 24′ 37″ Est / 43.5, 1.41027777778 ()  
Altitude Min. 146 m – Max. 254 m
Superficie 6,09 km2
Localisation

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Lacroix-Falgarde

Lacroix-Falgarde est une commune française située dans le département de la Haute-Garonne et la région Midi-Pyrénées. Lacroix-Falgarde fait partie de la communauté d'agglomération du Sicoval.

Ses habitants sont appelés les Crucifalgardiens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune de l'aire urbaine de Toulouse située dans son pôle urbain à 14 km au sud de Toulouse au bord de l'Ariège, à proximité de son confluent avec la Garonne

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Lacroix-Falgarde
Pinsaguel Portet-sur-Garonne Vigoulet-Auzil
Pinsaguel Lacroix-Falgarde Vigoulet-Auzil
Pins-Justaret Goyrans Aureville

Lacroix-Falgarde est le regroupement de deux hameaux : Falgarde bâti sur la vallée du ruisseau Cossignol, et Lacroix situé sur les berges de l'Ariège.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme de Falgarde viendrait pour certains du hêtre, fau, fag en occitan, il peut aussi venir de la fougère, soit un lieu planté de fougères, falguièra, faugièra en occitan. Lacroix vient d'une ancienne coutume qui consistait jadis à planter des croix à la croisée des chemins.

Histoire[modifier | modifier le code]

La commune est composée de deux hameaux, Falgarde le plus ancien et Lacroix. L'acte le plus ancien connu est un acte d'arpentage daté du (archives départementales E90). Lacroix-Falgarde possédait trois églises, Sainte-Christine construite sur un coteau, près d'une source qui lui a donné son nom, Notre-Dame de la Piété située sur la place qui porte aujourd'hui le nom de place de la vieille église et Notre-Dame du Ciel qui fut bâtie après les guerres de religions. En 1830 le conseil municipal décida que Notre-Dame du Ciel soit démolie et transformée en chapelle funéraire pour dire l'absoute aux morts que l'on porte au cimetière, cette chapelle (près du cimetière) porte aujourd'hui le nom de gleyzette. Sainte-Christine sera, elle, abandonnée au début du XIXe siècle. Quant à Notre-Dame de la Piété, elle sera démolie après la donation de l'église actuelle par l'abbé Olivier à la commune. L'église actuelle a été bâtie par l'Abbé Olivier sur un terrain offert par Bruno-Victor de Lacroix en 1875.

Les seigneurs de Lacroix-Falgarde[modifier | modifier le code]

  • Les Delpuech

François Delpuech : il épouse en premières noces Catherine de Custos, veuf, il épouse en secondes noces Jacquette de Roguier.
Pierre : il hérite de la seigneurie en 1596, cette même année il épouse Jeanne de Lézat. Il rédige son testament le et demande à être enseveli à Sainte-Christine.
François : épouse Eléonore de la Roque, il décède en 1660.
Étienne : sans descendance et ruiné, il laisse la seigneurie à sa sœur Catherine qui la vend aux Tournemire.

  • Les Tournemire

François : achète la seigneurie vers 1680, il aura comme héritière une fille qui épouse en 1689 Jean Baptiste Martin.

  • Les Martin Lacroix

Jean Baptiste : ancien capitoul, il succède à François Tournemire vers 1750.
Jean Bruno : il ajoute à son nom celui de Lacroix. C'est lui qui remplira pour les villageois le cahier de doléance. Malgré ses idées démocratiques, il est arrêté durant l'été 1793, motif de l'arrestation aristocrate enragé. Son épouse, Anne-Jeanne Robert de Lavalette est, elle aussi, arrêtée et détenue à Saint Sernin d'où elle s'évadera le 15 messidor de l'an trois. Les Cruci-falgardiens rédigent une pétition afin d'obtenir la libération de leur seigneur. Grâce à cette démarche particulière, Jean Bruno Martin Lacroix est libéré.
Marie Xavier Léopold : né en 1779, il sera maire de la commune de 1815 à 1830, il décède le dans son château de Lacroix.
Bruno Victor Léopold : né en 1809, il épouse Élisabeth d'Hémeric dont il aura cinq filles.

Vers la fin du XIXe siècle le château est vendu à Antoine Labit.

Le bac[modifier | modifier le code]

Faute de pont pour passer l'Ariège ou la Garonne, l'utilisation de bac était indispensable. Assujetti à un droit de fermage, la première demande d'établissement de bac en amont de la chaussée du moulin émanant du chapitre de St Étienne remonte à 1394. Ce mode de franchissement très aléatoire, dépendait de la volonté du passeur et de l'étiage de la rivière.

En 1851, un membre du Conseil municipal se plaint du passeur du bac de Portet : « Dans l'intérêt général des habitants, il convient de se plaindre à qui de droit du mauvais service que fait depuis longtemps le fermier du port de Portet. Il a été observé à ce sujet que le fermier du dit port est presque octogénaire et que sa qualité d'ancien maçon le rend entièrement étranger à la navigation. Il est tellement incapable de remplir sa fonction que le maire de Portet lui a défendu de passer le bac. Mais cet homme à moitié fou à tenu peu compte d'une semblable interdiction, plusieurs fois il a mis en danger la vie des personnes qu'il passait. Il a fallu aussi courir à son secours pour l'empêcher de s'engloutir avec son bateau. En outre, il est grossier, coléreux et impertinent, insultant ceux qui passent, exigeant tantôt des prix ridicules, tantôt s'amusant à faire attendre les gens plus ou moins longtemps sur le rivage, tantôt refusant de les passer. Aussi la plupart des propriétaires ayant des voitures ou des charrettes ont-ils dû renoncer au passage du port de Portet et remonter à celui de Lacroix malgré la longueur et le mauvais état de la route, ce qui est préjudiciables à leurs intérêts. » (délibération du Conseil municipal de mai 1851).

L'électrification[modifier | modifier le code]

C'est le qu'est envisagée la création d'un réseau électrique. Le , le choix du constructeur est arrêté. Considérant que la Société d'électrification générale est la maison qui propose les prix les plus avantageux, le conseil municipal décide de confier l'exécution des travaux à cette société. Le le prix fixé pour l'installation de l'électricité est de 60 à 75 F pour les installations de deux à trois lampes. Le , la taxe municipale pour la distribution de l'énergie est fixée à 0,25 F par kWh pour l'éclairage et à 0,10 F par kWh pour les autres usages[1].

Été 1944[modifier | modifier le code]

Georges Bondant
Le matin du 13 juin 1944, alors qu'il circule à vélo sur la commune, il est arrêté par les Allemands. Il est d'abord emmené devant la grande maison de Capus où logent les Allemands puis ramené devant le no 23 de l'Avenue des Pyrénées (face à la mairie) où il passera le reste de la journée, gardé par une sentinelle. Amené le soir au bord de l'Ariège, il y est froidement abattu de trois balles de révolver. Il venait tout juste d'avoir 18 ans.

Julien Loupiac
Aspirant des Forces françaises de l'intérieur, Julien Loupiac faisait partie d'un réseau de résistance. Le 20 août, il est sur les rives de l'Ariège où se trouve aussi un pêcheur accompagné de son fils. Une colonne allemande arrive sur le pont en fer, les armes crépitent, les balles tracent sur l'eau, le pêcheur et son fils s'enfuient et regagnent, à travers champs, leur domicile. Julien Loupiac lui sera atteint et son corps sera retrouvé au bord de l'eau par un habitant du village.

François Thomas
Aidant la Résistance, le 20 août, il monte la garde armé d'un fusil de chasse sur le petit pont du ruisseau de Lavelanet, le drapeau français y a même été hissé. Une colonne allemande accompagnée de chars en repli arrive de Pinsaguel. Une avant-garde constituée de deux Allemands en side-car se présente face à lui. François Thomas essaye de les intercepter, le combat est inégal, il est abattu et tombe pour la France[2].

En leur mémoire une stèle est érigée chemin de Castelvieil, et trois rues de la commune portent leurs noms.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Lacroix-Falgarde

Son blasonnement est : D'argent au sautoir de sable.

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 en cours Christophe Laverty Divers Gauche  
1989 2001 Rosendo Caubet PS  
1971 1989 Aignan Serres    
1965 1971 Laurent Ruffié    
1959 1965 Jean Croux SFIO maire-adjoint (26/04/1953-22/03/1959), candidat elections cantonales 1960

Commune faisant partie de la troisième circonscription de la Haute-Garonne

La mairie actuelle a été construite sur un terrain appartenant à un nommé M. Lafforgue. La construction débute en novembre 1881 et durera deux ans. L'aile gauche du bâtiment servira de mairie, la droite de salle de classe, le haut étant réservé au logement de l'instituteur.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 041 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
341 376 421 386 442 445 404 421 422
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
400 395 390 348 342 360 370 355 326
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
294 295 270 269 248 245 251 282 306
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
370 415 625 1 148 1 478 1 485 1 873 1 928 2 041
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4])
Histogramme de l'évolution démographique


Chômage : 4,8 % des 15 à 64 ans en 2008

Densité : 322,8 hab./km² en 2008

Revenu par ménage : 25 614 €/an

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le château de Lacroix :

François Delpuech seigneur de la commune fait par acte du 26 janvier 1574 entreprendre la construction du château. Les travaux débuteront le 26 juillet 1574. La construction fut confiée à deux maîtres maçons, Raymon Huffernec et Raymond de Vaulx.En août 1580 l'édifice est habitable. Au premier étage dans la grande salle se trouve une magnifique cheminée à briques moulurées. De par sa facture elle serait l'œuvre de Dominique Bachelier.

La ferme de Aymar :

Située sur le chemin de Ladevant, cette ferme appartient en 1751 à l'un des quinze plus gros contribuables de la commune : Claude Aymar. Après son décès, ce bâtiment gardera son nom jusqu'à nos jours. Cette propriété a été judicieusement restaurée par son propriétaire actuel Paul Gisquet.

Le pont en fer :

Comme les communications sont rompues faute de pont lorsque les eaux atteignent deux mètres au-dessus de l'étiage du port, le conseil municipal envisage en 1858 le projet d'un ouvrage sur l'Ariège. La construction ne sera décidée qu'en 1900, le pont sera à une voie et à deux traversées solidaires et d'une longueur de 473 mètres. Ce pont sera inauguré le .

La plage de Lacroix :

C'est un jour de Pentecôte, le que la STCRT (Société de transport collectif de la région toulousaine) met en service un autobus pour conduire les Toulousains à la plage de Lacroix. Au service d'été la STCRT met un bus à disposition des voyageurs toutes les heures, terminus "place de la Vieille Église". Ainsi pendant une trentaine d'années les Toulousains vont se baigner dans l'Ariège. Le lundi de pentecôte de 1954, le vingtième anniversaire de la première mise en circulation de la ligne d'autobus est fêtée comme il se doit dans le village, chants et danses folkloriques font partie des animations. Mais ce qu'un grand nombre de nageurs ignoraient c'est qu'en fait la plage de Lacroix se trouvait sur les rives de Pinsaguel.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Antoine Labit :

Marié à Marie Claué il aura deux enfants Georges né le 12 février 1862 et Louis né en 1867. Veuf il se remarie avec sa belle-sœur Hélène Claué de cette union naîtra Marguerite. Antoine propriétaire à Toulouse du Bazard Labit ouvre en 1878 rue Alsace Lorraine le premier grand magasin de la ville La Maison universelle. Son fils Georges grand voyageur sera aussi un collectionneur averti. Georges fera construire, rue du Japon, par l'architecte Jules Calbairac un curieux bâtiment de style mauresque. Ce bâtiment est aujourd'hui le Musée Georges-Labit. Antoine léguera le château de Lacroix à sa petite nièce Caroline de Lafage épouse Touzeau.

L'abbé Olivier :

L'abbé Olivier curé de la paroisse, homme de caractère et animé d'une grande énergie n'avait qu'une idée en tête bâtir sa propre église. Un magistrat, M. Bruno Léopold Martin Lacroix, descendant des seigneurs de Lacroix fera don à l'abbé Olivier d'un terrain. Le curé confie alors les travaux, pour un montant d'environ 40 000 F, à l'architecte Raynaud.

Le 22 avril 1876, alors que l'édifice est bien loin d'être terminé, le prêtre décide de faire don de la construction au conseil de fabrique. Le conseil municipal se réunit et rejette purement et simplement cette donation. Malgré tout, le curé ouvre les portes de son église en janvier 1880. Celui-ci de son propre chef a déménagé les objets du culte. Le préfet indique alors au maire que le desservant de sa commune ne doit pas célébrer d'offices dans son église, mais l'abbé Olivier ne tient compte d'aucun rappel à l'ordre. Le 5 septembre 1881 le préfet prend la décision de fermer l'église neuve, des scellés sont posés sur les portes. Pour pouvoir obtenir la réouverture de son bâtiment le curé déclare que son l'immeuble ne sera plus consacré au culte et qu'il s'engage de l'utiliser à d'autres fins. Désormais son église servira uniquement de magasin de décharge pour y tenir du bois, des barriques et autres objets matériels.

Après plusieurs années de polémiques, Lacroix-Falgarde est la seule commune de la région à posséder une église servant d'entrepôt. Pour mettre un terme à cette situation le maire et le prêtre trouvent un compromis leur permettant de sortir de cette affaire la tête haute. L'abbé Olivier fait don à la commune de son église, reste au maire à accepter ce don en le justifiant. C'est ce qu'il fait lors de la séance du conseil municipal du 29 mars 1885 où il prend la parole : « Il est juste de reconnaître que l'église neuve est un monument complet dont l'architecture à bien la grandeur et le caractère qui convient à sa destination. Le principal avantage pour la commune c'est d'éviter la dépense importante résultant des réparations à l'église vieille pour assurer sa conservation. Enfin la démolition de cette dernière permettra de faire disparaitre l'étranglement dangereux pour la circulation qui existe à l'intersection de la route de Toulouse à Lacroix et du chemin de Goyrans. » (cette église dont il s'agit est bien entendu l'église actuelle).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Monographie communale, par A. Dumas - Archives communales : Série D, Registres des délibérations ; Série E, Contributions, cadastre, compoix - Lacroix-Falgarde : tranches d'histoire, par M. Chalié, Thierry David - Annuaire général de la Haute-Garonne de 1960
  2. Municipalité de Lacroix-Falgarde et l'ONAC (Office national des anciens combattants et victimes de guerres).
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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