Camille Enlart

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Camille Enlart

Naissance 22 novembre 1862
Boulogne-sur-Mer
Décès 14 février 1927
Paris
Nationalité française
Pays de résidence France
Diplôme
Profession Historien
Autres activités
enseignant, photographe
Formation

Camille Enlart, né le 22 novembre 1862 à Boulogne-sur-Mer dans une famille de magistrats et mort le 14 février 1927 à Paris, est un archéologue et historien de l'art français. Il s'est intéressé au Moyen Âge et a pratiqué la photographie.

Biographie[modifier | modifier le code]

Après avoir appris le dessin à l'École des beaux-arts (atelier de Bouguereau), il se tourne vers le droit, puis entre à l'École des chartes en 1885 d'où il sort major en 1889 avec une thèse intitulée Monuments religieux de l'architecture romane dans les diocèses d'Amiens, d'Arras et de Thérouanne. Il est membre de l'École française de Rome et de la Société des antiquaires de France dont il devient président en 1917.

En 1893, il est nommé sous-bibliothécaire à l'École des beaux-arts après un voyage de deux ans en Italie. Entre 1894 et 1899, il est suppléant de Robert Charles de Lasteyrie à l'École des chartes. Il enseigne l'archéologie médiévale à l'École spéciale d'architecture et à l'École du Louvre. En 1903, il devient directeur du musée de sculpture comparée ; il occupe ce poste jusqu'à sa mort. En 1910, il est fait chevalier de la Légion d'honneur. Il est entré à l'Académie des inscriptions et belles-lettres le 6 février 1925.

Il a pratiqué la photographie, en particulier lors de ses nombreux voyages en Espagne, Portugal, Scandinavie, Syrie et Chypre, où il étudie le rayonnement de l'art gothique hors de France. Durant sa carrière, il milite pour l'abandon du terme "gothique" au profit du terme art français, traduction du terme latin opus francigenum utilisé au Moyen Âge : pour lui, la désignation "gothique" renvoyait au monde germanique, dans le contexte de l'après guerre franco-allemande de 1870[1].

Au cours de ses deux principales missions en Chypre, en 1896 et 1901, il rapporte des œuvres achetées ou trouvées sur place ; il offre au Musée du Louvre le fragment du tombeau d'un prince Lusignan et légue la quasi-totalité de ses collections, chypriotes ou non, à la bibliothèque et au musée de Boulogne de Boulogne-sur-Mer[1].

Publications[modifier | modifier le code]

  • Monuments religieux de l'architecture romane dans les diocèses d'Amiens, d'Arras et de Thérouanne. Positions de thèse. Paris : École des chartes, 1889.
  • Origines de l'architecture gothique en Italie. Paris : Bibliothèque des Écoles françaises d'Athènes et de Rome, 1894.
  • L'art gothique et la renaissance en Chypre : illustré de 34 planches et de 421 figures, t. 1, Paris, E. Leroux,‎ 1899, 416 p. (lire en ligne)
  • Manuel d'archéologie française, depuis les temps reculés jusqu'à la Renaissance. T. I : Architecture religieuse. Paris : Picard, 1902, 816 p. 2e éd. augm. : Paris, 1919-1920, 938 p. ; t. II : Architecture civile et militaire. Paris : Picard, 1904, 856 p. 2e éd. augm. : Architecture civile. Paris : Picard, 1929. Architecture militaire, Paris : Picard, 1932 ; t. III : Costumes. Paris : Picard, 1916, 856 p.
  • Hôtel et beffrois du nord de la France : Moyen Âge et Renaissance. Paris : H. Laurens, 1919, 64 p.
  • Villes mortes du Moyen Âge. Paris : É. de Boccard, 1920, 164 p.
  • Les Monuments des Croisés dans le Royaume de Jérusalem ; préf. de Paul Léon. Paris, 1925-1929, 2 vol.
  • Manuel d'archéologie : la Renaissance en France, architecture et sculpture. Paris, ouvrage posthume, 1928.
  • Histoire de l'art depuis les premiers temps chrétiens jusqu'à nos jours. Collab. de Camille Enlart et al., André Michel, dir., ouvrage posthume. Paris : A. Colin, 1929.

Photographies[modifier | modifier le code]

La vasque de l'abbaye de Daoulas au début du XXe siècle (photo de Camille Enlart)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Pierre-Yves Le Pogam, Camille Enlart (1862-1927), un Français en Chypre, Département des Sculptures du Musée du Louvre, (Dépliant consacré à l'exposition sur le rôle des Français en Chypre, notamment à travers la personnalité de Camille Enlart), octobre 2012.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Claude Seiller, Jacques Thiébaut, Collection Camille Enlart : Boulogne-sur-Mer, musée des Beaux-Arts et d'Archéologie, Exposition du 26 juin au 30 octobre 1977, Ed. Boulogne-sur-Mer, Musée des Beaux-Arts et d'Archéologie , 1977.

Sources[modifier | modifier le code]

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