Saint-Pons-de-Thomières

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Saint-Pons-de-Thomières
Vue générale sur la ville et la cathédrale.
Vue générale sur la ville et la cathédrale.
Blason de Saint-Pons-de-Thomières
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Hérault
Arrondissement Béziers
Canton Saint-Pons-de-Thomières
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du Pays Saint-Ponais
Maire
Mandat
Christian Auzias
2008-2014
Code postal 34220
Code commune 34284
Démographie
Gentilé Saint-Ponais
Population
municipale
2 061 hab. (2011)
Densité 50 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 29′ 22″ N 2° 45′ 39″ E / 43.4894, 2.7608 ()43° 29′ 22″ Nord 2° 45′ 39″ Est / 43.4894, 2.7608 ()  
Altitude Min. 273 m – Max. 1 026 m
Superficie 40,99 km2
Localisation

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Saint-Pons-de-Thomières

Saint-Pons-de-Thomières (en occitan Sant Ponç de Tomièiras), est une commune française, située dans le département de l'Hérault en région Languedoc-Roussillon.

Ses habitants sont appelés les Saint-Ponais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte
Communes limitrophes de Rouairoux
Le Soulié
Courniou Rouairoux Riols
Verreries-de-Moussans Rieussec Pardailhan, Saint-Jean-de-Minervois

Climat[modifier | modifier le code]

Diagramme ombrothermique de la ville de saint-Pons-de-Thomières

Saint-Pons-de-Thomières possède selon la classification de Köppen un climat méditerranéen à étés chauds. Ce climat méditerranéen possède deux caractéristiques qui rappellent l’influence océanique et montagnarde, typique des Cévennes :

  • Des précipitations assez importantes
  • Un écart entre les températures estivales et hivernales très significatif.

En effet, en automne, les épisodes cévenols permettent aux précipitations annuelles de dépasser le mètre et en hiver, on observe régulièrement des abaissements de température soudains et violents, provoqués par la tramontane.

Toponymie[modifier | modifier le code]

À l'origine, Saint-Pons-de-Thomières n'était pas une seule et même ville.

Au temps de la préhistoire, au IVe millénaire av. J.-C., des hommes se sont installés autour de la source du Jaur : c'est la naissance de Thomières. L'étymologie de Thomières est le mot occitan, mais aussi d'origine celte qui signifie "source abondante", et d'origine pré-latine tomièra qui désigne un clayon de laiterie[1]. Dans l'Histoire générale du Languedoc, on trouve les mentions : en 939 «monasterium...nomine Tomerias»[2], et en 940 «monasterii S. Poncii Tomeriensis»[3].

En 936, le comte Pons de Toulouse fait construire une abbaye de l'autre côté de la rivière Jaur, c'est la naissance de Saint-Pons.

Thomières était dit "ville moindre", "ville des pauvres", alors que Saint-Pons avec son abbaye et ses maisons de maîtres était dite "ville mage".

La commune de Saint-Pons a pris le nom de Saint-Pons-de-Thomières par le décret du 11 juin 1979 publié au Journal officiel de la République française (JORF) du 14 juin 1979 avec effet au 15 juin 1979[4].

Aujourd'hui les deux villes sont regroupées.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'abbaye de Saint-Pons-de-Thomières a été fondée par Raymond III Pons, comte de Toulouse, en l'honneur du saint martyr Pons de Cimiez.

Le diocèse de Saint-Pons-de-Thomières créé en 1318, a vécu jusqu'en 1790. Son territoire faisait partie auparavant du diocèse de Narbonne.

Façade néoclassique est de la cathédrale, reconstruite au XVIIIe siècle

Lors de la Révolution française, les citoyens de la commune se réunissent au sein de la société révolutionnaire, baptisée « société républicaine » et créée avant juillet 1791[5].
Durant cette période, La commune porte le nom de Thomières[6].

Dans le contexte de la fin de la guerre d’Algérie, un hameau de forestage a été construit à destination de familles de harkis sur le lieu-dit « Plô de Mailhac », isolé du centre de la commune; le hameau de forestage a été utilisé de 1963 à 1974. Les familles ont ensuite été relogées lors de la construction des HLM des Marbrières, à 3 km du centre de Saint-Pons-de-Thomières [7].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-Pons-de-Thomières Blason D'argent à un arbre de sinople fûté de sable, accompagné de deux lettres capitales du même, S à dextre et P à senestre.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
juin 1995 octobre 2012 Kléber Mesquida PS Député
démissionne après son élection au mandat de député
octobre 2012 mars 2014 Christian Auzias[8] PS  
mars 2014   Georges Cèbe[9] DVG  

Saint-Pons-de-Thomières est le siège d'un tribunal d'instance.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 061 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
4 457 4 506 4 990 5 529 6 267 6 995 7 128 7 271 7 056
1856 1861 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
6 652 6 497 5 832 5 809 5 687 3 562 3 247 3 049 3 040
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
2 950 2 738 2 638 3 137 3 157 2 917 2 649 3 083 2 900
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010 2011
3 267 3 117 2 733 2 566 2 287 2 195 2 157 2 062 2 061
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[10])
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

La commune possède une antenne de la Chambre de commerce et d'industrie de Béziers Saint-Pons.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • La cathédrale Saint-Pons était à l'origine une abbatiale fondée en 936 et érigée en cathédrale en 1317, l'église fut construite vers 1100. Fortifiée au XIIIe siècle puis remaniée et transformée au XVIIIe siècle après le pillage huguenot de 1567. Seule la face nord conserve le crènelage et les meurtrières des deux tours de l'époque de fortification de l'édifice.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Frank Hamlin, Les noms de lieux du département de l'Hérault, 1983.
  2. HGL tome V, c 183
  3. HGL tome V, c 185
  4. Code officiel géographique 1999 (COG), Paris, Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), 13e édition, 1999, pagination multiple, 30 cm, ISBN 2-11-066875-X, page 34-7.
  5. Jean-François Dubost, « Le réseau des Sociétés Politiques dans le département de l'Hérault pendant la Révolution Française (1789-1795) », Annales historiques de la Révolution française, no 278, 1989. p. 416.
  6. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Journal « La Dépêche du midi » du 18 juin 2011 (selon cette même source, depuis juin 2011, une stèle de marbre porte les noms des 140 chefs de famille ayant successivement habité dans ce hameau de forestage)
  8. Christian Auzias succède à Kléber Mesquida à la tête de la mairie, Midi libre, 23 octobre 2012.
  9. [1], Midi libre, 1er avril 2014.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011