Arnold Schönberg

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Arnold Schönberg

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Los Angeles, 1948

Naissance 13 septembre 1874
Vienne, Drapeau de l'Autriche-Hongrie Autriche-Hongrie
Décès 13 juillet 1951 (à 76 ans)
Los Angeles, Drapeau des États-Unis États-Unis
Activité principale Compositeur, Théoricien
Activités annexes Peintre
Collaborations Seconde école de Vienne
Maîtres Alexander von Zemlinsky
Enseignement Malkin Conservatory
Élèves Anton Webern, Alban Berg, John Cage, Hanns Eisler, Egon Wellesz, Otto Klemperer, Theodor Adorno, Viktor Ullmann, Winfried Zillig, René Leibowitz, Nikos Skalkottas, Josef Rufer, Roberto Gerhard
Conjoint Mathilde Zemlinsky († 1923),
Gertrud Kolisch († 1967)
Descendants Randol Schönberg (petit-fils)
Famille Alexander von Zemlinsky (beau-frère),
Luigi Nono (beau-fils)

Arnold Schönberg[1] est un compositeur, peintre et théoricien autrichien né le 13 septembre 1874[2] à Vienne, et mort le 13 juillet 1951 à Los Angeles (États-Unis). Deux siècles après Jean-Sébastien Bach et Jean-Philippe Rameau, qui avaient posé les fondements de la musique tonale, il émancipa la musique de la tonalité et inventa le dodécaphonisme, qui aura une influence marquante sur la musique du XXe siècle.

Biographie[modifier | modifier le code]

Arnold Schönberg fut avant tout autodidacte. Il reçut uniquement des leçons de contrepoint de celui qui devint son premier beau-frère, le compositeur Alexander von Zemlinsky. Il fonda avec ses élèves Alban Berg et Anton Webern la seconde école de Vienne, avant de s'installer à Berlin pour y enseigner la musique. Pédagogue et théoricien de réputation mondiale, Schönberg eut pour autres élèves notamment Hanns Eisler, Egon Wellesz, Otto Klemperer, Theodor Adorno, Viktor Ullmann, Winfried Zillig, René Leibowitz, Nikos Skalkottas, Josef Rufer, Roberto Gerhard et John Cage avec lequel il entretenait une relation très amicale.

Après des œuvres qui procèdent de son admiration pour Richard Wagner et Richard Strauss, dont il a assimilé l'art avec une prodigieuse maîtrise (La Nuit transfigurée, sextuor à cordes, 1899 ; Gurrelieder, cantate profane en deux parties pour chœurs, solistes et grand orchestre, 1900-1911 ; Quatuor à cordes nº 1, 1905), il élimine au terme d'une profonde évolution (dont les étapes principales sont le Quatuor à cordes nº 2, 1908, avec sa partie pour soprano dans le dernier mouvement, sur un poème approprié de Stefan George affirmant « je respire l'air d'autres planètes » ; les Cinq Pièces pour orchestre, 1909 ; les six petites pièces pour piano, 1911) les relations tonales et élabore le mode de déclamation du « Sprechgesang » (« chant parlé ») avec Pierrot lunaire pour soprano et huit instruments solistes en 1912. Cette composition l'établit définitivement en tête des compositeurs les plus influents de son temps. Igor Stravinski (Trois poésies de la lyrique japonaise) et Maurice Ravel (Trois poèmes de Mallarmé) l'imitent, Darius Milhaud le fait jouer à Paris et Ernest Ansermet à Zurich, tandis que l'Europe musicale se divise en atonalistes et anti-atonalistes, ces derniers n'hésitant pas à perturber des concerts et à demander le renvoi de Schönberg de sa chaire de professeur.

La famille Schönberg (1907) par Richard Gerstl

Patriote autrichien dans l'âme (et plus tard nostalgique de l'empire des Habsbourg), il se porte, malgré son âge relativement avancé, volontaire durant la Première Guerre mondiale et sert à l'arrière. Cet engagement lui vaudra l'animosité de Claude Debussy, tout aussi patriote que lui, mais du bord opposé.

Recherchant de plus en plus le systématisme de la construction musicale dans l'esprit du classicisme du XVIIIe siècle tel que synthétisé par Johannes Brahms, mais dans une expression moderne — il s'agit donc d'une double transcendance de l'esprit bacho-mozartien, car c'est finalement dans le « conservateur » Brahms que Schönberg reconnaît le véritable novateur — il inaugure en 1923 une technique de composition fondée sur la notion de série qui le place à l’avant-garde du mouvement musical : Suite pour piano (1923), Quatuor à cordes nº 3 (1927), Variations pour orchestre (1928), Moses und Aron (Moïse et Aaron, opéra inachevé, 1930-1932).

Juif et membre d'un courant artistique que le régime nazi considérait comme « dégénéré », Schönberg est contraint de fuir son pays. En 1933, après un court séjour en France, il est à New York et Boston où il enseigne à la Malkin Conservatory. Une année plus tard il déménage et s'établit définitivement à Los Angeles où il développe un dodécaphonisme « classique » : Concerto pour violon (1936), Ode to Napoleon Bonaparte pour baryton, quatuor à cordes et piano (1942), Concerto pour piano (idem), Trio pour cordes (1946), Un Survivant de Varsovie (oratorio dramatique, 1947). En 1944 il est mis à la retraite par l'Université de Californie où il enseignait depuis 1936, ce qui le pousse à donner des cours particuliers. En parallèle, il écrit des œuvres qui démontrent son intérêt pour un retour à une forme de tonalité : achèvement de la Seconde « symphonie de chambre » (Kammersinfonie, commencée en 1906, terminée en 1939), composition d'œuvres vocales d'inspiration religieuse juive (Kol Nidre 1938, Psaume 130 et Psaume moderne — moderner Psalm — 1950). Le 2 aout 1946 le compositeur faillit mourir d'un arrêt cardiaque à la suite d'une violente crise d'asthme et s'en sort grâce à une injection médicamenteuse.

Vivant dans un certain dénuement, Schönberg continue d'enseigner jusqu'à sa mort. C'est à des mécènes comme Elizabeth Sprague Coolidge et à des musiciens comme Leopold Stokowski, le pianiste Eduard Steuermann ou encore le violoniste et beau-frère du compositeur Rudolf Kolisch que nous devons les commandes de la plupart de ses œuvres de la période américaine.

Bien qu'installé à seulement quelques pâtés de maisons de Stravinski, Schönberg, qui le détestait car il le jugeait futile, refusait obstinément de le voir ou même d'entendre parler de lui. Stravinski le lui rendait bien, mais ne s'opposa plus à ses théories après sa mort, et sut lui rendre hommage.

Arnold Schönberg se maria deux fois. En octobre 1901, il épousa Mathilde Zemlinsky, sœur d'Alexander von Zemlinsky, avec qui il eut deux enfants, Gertrud (1902–1947) et Georg (1906–1974). Le peintre et ami de Schönberg Richard Gerstl entretint une relation amoureuse avec Mathilde Schönberg. Après la découverte par Arnold Schönberg de la relation adultérine, Richard menace de se donner la mort. Le couple Schönberg décide de rester ensemble pour les enfants ; le 4 novembre 1908, Richard Gerstl se pend devant un miroir.

Mathilde Schönberg mourut en octobre 1923 ; en août 1924, Schönberg épousa Gertrud Kolisch (1898–1967), sœur de son élève, le violoniste Rudolf Kolisch. Ils eurent trois enfants : (Deborah) Nuria, Ronald (Ronny) et Lawrence (Larry), ce dernier conçu à l'âge de soixante-six ans. Nuria deviendra l'épouse du compositeur italien Luigi Nono. Randol Schönberg, l'un de ses petits-fils (notons les anagrammes - Ronald, ou Arnold - que forment son prénom) est, quant à lui, un important avocat américain, spécialiste du droit de succession et tout particulièrement des restitutions de biens spoliés par les nazis.

De la rupture avec le système tonal au dodécaphonisme[modifier | modifier le code]

Portrait d'Arnold Schönberg par Richard Gerstl (v. 1905-06)

C'est le musicologue et chef d'orchestre René Leibowitz qui a le plus fait pour introduire dans une France ravélienne et debussyste le système dit « de composition avec douze sons » (Schönberg refusait le terme « atonal »).

Au début de sa carrière, Schönberg est un compositeur très romantique, dépositaire d'une tradition musicale essentiellement germanique. C'est un admirateur inconditionnel de Wagner et de Brahms, de Mozart, de Beethoven et de Bach. Personne n'a peut-être mieux compris Brahms et Wagner que lui, deux prédécesseurs desquels il arrive à concilier les influences, ce qui semble à l'époque contradictoire.

Schönberg en est arrivé à créer son système au terme d'une analyse très personnelle de l'évolution de l'harmonie à la fin du romantisme où il voyait à l'œuvre des forces irrépressibles de désagrégation de la tonalité. Selon Schönberg, l'accumulation des modulations se succédant de plus en plus vite, l'usage croissant des appoggiatures, des notes de passage, des échappées, des broderies et autres notes étrangères à l'accord habituent l'auditeur à « supporter » des dissonances de plus en plus audacieuses.

Et de fait les premières œuvres de Schönberg, à savoir ses premiers lieder (évoquant Hugo Wolf, « La Nuit transfigurée » poignante, inquiétante et « Tristanienne » ainsi que les gigantesques « Gurrelieder » et le déjà ambigu « Pelleas und Melisande »), comportent des passages très chromatiques où la tonalité semble déjà plus ou moins suspendue.

Le processus se poursuit avec le premier quatuor (1905), déjà « atonal » à l'oreille non exercée. La suspension des fonctions tonales est complète dans le second quatuor, op. 10 (1908).

Il semble que Schönberg se soit alors trouvé à cette époque face à un redoutable problème artistique. La suspension de la tonalité avait déjà été tentée (même si Schönberg l'ignorait) par d'autres compositeurs (« Bagatelle sans tonalité », de Franz Liszt (1885) n'est que semi-atonale), mais Schönberg était arrivé à ce stade non par tâtonnements mais par un processus compositionnel très progressif et très contrôlé. Il ne pouvait plus reculer mais, en même temps, abolissant toutes les règles de l'écriture, il venait d'anéantir à la fois le contrepoint, l'harmonie et la mélodie, sans système « organiseur » alternatif. Que faire ?

Sans tonalité, les douze sons qui constituent notre système musical occidental n'ont plus de fonction définie : plus de degrés, donc plus de dominante, de sous-dominante, etc. Schönberg mit donc au point un système qu'il baptisa « Reihenkomposition », ou « composition sérielle », destiné, en fait, à organiser le chaos sonore qu'il redoutait de voir se substituer à la tonalité. Il décréta ainsi que tout morceau devrait être basé sur une « série » de douze sons, les douze sons de l'échelle chromatique: do, do dièse, ré, ré dièse, etc., jusqu'à si. L'on peut donc faire se succéder ces douze sons dans l'ordre que l'on veut (au gré de l'inspiration « sérielle »), et l'on ne doit pas répéter deux fois le même son. La série peut ensuite être utilisée par mouvement inverse, puis par miroir, être transposée, puis par fragment, et enfin sous forme d'agrégation. Tout le morceau découle donc d'une série préalablement établie, ce qui donne donc un cadre formel substitutif de la tonalité.

La première œuvre de Schönberg rigoureusement écrite selon ce principe est le prélude de la Suite pour piano opus 25 écrit en juillet 1921 et non comme il est coutume de l'annoncer la valse (dernière des Cinq pièces pour piano op. 23 écrite elle en février 1923). La série du prélude est: mi, fa, sol, ré bémol, sol bémol, mi bémol, la bémol, ré, si, do, la et si bémol.

Schönberg et Hauer[modifier | modifier le code]

La question de la paternité de la dodécaphonie en tant que composition avec douze sons a longtemps été le sujet d'âpres disputes. Un contemporain et compatriote viennois de Schönberg, le compositeur Josef Matthias Hauer (1883-1959), avait en effet développé, à la même époque que lui, un système dont le rigorisme et le concept de base semblait en tous points similaire. Schönberg et Hauer se connaissaient, se fréquentaient et, au début, s'estimaient assez pour tenter de concilier leurs deux méthodes qui se distinguaient tout de même par certains aspects (le système de Schönberg est plus flexible que celui de Hauer, qui, lui, ne permet la répétition de la série de base que dans le sens où celle-ci est écrite, et non pas également à l'envers — en crabe (Krebs) —, transposée d'un ton, etc.) Mais peu à peu, l'intransigeance méthodologique de Hauer, combinée au manque de reconnaissance qu'il expérimentait par rapport à son rival et aux élèves de celui-ci, le rendit assez amer pour que les deux hommes se séparassent. Hauer a longtemps revendiqué pour lui-même le rôle du garant d'un dodécaphonisme (Hauer n'utilisant pas de séries au sens strict) réellement orthodoxe. Alors que Schönberg n'avait jamais cessé de se tourner, dans l'image qu'il se faisait du rôle du compositeur, vers un passé qu'il idéalisait, Hauer annonce dans son radicalisme novateur certaines écoles « anti-Schönbergiennes » des années 1970, notamment le minimalisme.

Quant au terme « dodécaphonisme », il a été utilisé pour la première fois par René Leibowitz.

Schönberg et le judaïsme[modifier | modifier le code]

Converti au protestantisme en 1898 comme de nombreux juifs « arrivés » ayant choisi à l'époque l'assimilation, gage d'une certaine respectabilité, Schönberg dut néanmoins se préoccuper de l'antisémitisme, ce qui l'amena à repenser sa propre religion. À priori, l'origine de Schönberg, compositeur on ne peut plus germanique de tradition, n'a pas d'intérêt musical. Or il est clair que des œuvres comme l'oratorio inachevé Die Jakobsleiter (l'échelle de Jacob), l'opéra inachevé (coïncidence?), Moses und Aron (Moïse et Aaron) – également superstitieux, Schönberg élimina le second a d'A(a)ron afin de ne pas se retrouver avec un titre de treize lettres – et la pièce de théâtre Der biblische Weg (le chemin biblique) marquent l'évolution et l'approfondissement de son interrogation. Face à la montée de l'antisémitisme, qu'il subit lui-même, bien que converti, lors d'un séjour en vacances à Mattsee en 1921, il devient, surtout à partir de 1923, de plus en plus amer et virulent. En 1933, il se reconvertit au judaïsme à la synagogue de la rue Copernic, à Paris. Aux États-Unis, il esquissera même un projet de sauvetage des juifs d'Europe et pour le réaliser, évoquera même la possibilité d'abandonner la musique; mais ce projet ne se réalisera pas. Au cours de la dernière décennie de sa vie, il tentera de proposer un nouveau type de liturgie juive, et même une reformulation complète de certaines prières (le Kol Nidré, prière qui ouvre le Yom Kippour). Il sera très enthousiaste lors de la création de l'État d'Israël en 1948, composant pour la circonstance: Dreimal tausend Jahre opus 50a (Trois fois mille ans) et une cantate qui restera inachevée Israël exists again (Israël existe à nouveau).

Autres centres d'intérêt[modifier | modifier le code]

Outre ses œuvres et essais portant sur la situation sociale et historique du peuple juif, Schönberg écrivit de nombreux ouvrages : des pièces de théâtre, de la poésie, des ouvrages théoriques sur la musique (le célèbre Traité d'Harmonie). Il entretenait également une abondante correspondance, dont le ton désarçonne quelquefois par sa méfiance ou sa virulence.

Schönberg fut aussi un peintre suffisamment accompli pour que ses œuvres soient présentées aux côtés de peintures de Franz Marc et de Vassily Kandinsky. Il peignit en particulier de nombreux autoportraits, dont un, assez étonnant, de dos.

Enfin, Schönberg fut un joueur de tennis amateur passionné. Voisin de George Gershwin, il aimait à aller le défier sur son court.

Docteur Faustus[modifier | modifier le code]

La méthode de composition développée par Schönberg servit d'ailleurs, par le truchement d'Adorno, d'inspiration à celle inventée par Adrian Leverkühn, le héros du roman Le Docteur Faustus de Thomas Mann, écrit à l'époque où tous les trois vivaient en relatif voisinage dans l'exil californien. Le compositeur poursuivra le romancier et le philosophe de sa vindicte, accusant l'un comme l'autre de l'avoir « pillé », de « s'être accaparé indûment » son invention. Les tentatives de conciliation de Mann, notamment une dédicace explicite dès le second tirage, s'avérèrent infructueuses. À la question de savoir pourquoi il n'avait pas crédité également Hauer de l'invention de la méthode de composition à douze tons, Mann répondra en substance : « Il ne fallait pas faire mourir le vieux colérique ».

Quelques œuvres notables[modifier | modifier le code]

Opéras[modifier | modifier le code]

  • Erwartung, opéra en un acte, opus 17 (1909)
  • Die glückliche Hand, opéra en un acte, opus 18 (1910-13)
  • Von heute auf morgen, opéra en un acte, opus 32 (1928-29), sur un livret de Max Blonda, pseudonyme de la seconde femme de Scönberg, Gertrud.
  • Moses und Aron, opéra en trois actes, (1930-1932, inachevé)

Œuvres pour piano[modifier | modifier le code]

  • Trois pièces (op.11) Comp. février-août 1909. Pub. 1910 ; nº 3 révisé en 1924
  • Six petites pièces (op.19) Comp. 1911. Pub. 1913
  • Cinq pièces (op.23) Comp. 1920-1923. Pub. 1923
  • Suite (op.25) Comp. 1924. Pub 1925
  • Deux pièces (op. 33a et 33b) Comp. 1928-1929 et 1931. Pub. 1929 et 1932

Liste des compositions de Schönberg[modifier | modifier le code]

  • 2 Gesänge pour baryton, Op. 1 (1898)
  • 4 Lieder Op. 2 (1899)
  • 6 Lieder Op. 3 (1899/1903)
  • Verklärte Nacht, Op. 4 (1899)
  • Pelleas und Melisande, Op. 5 (1902/03)
  • 8 Lieder pour soprano, Op. 6 (1903/05)
  • Quatuor à cordes no. 1, en ré mineur, Op. 7 (1904/05)
  • 6 Lieder avec orchestre, Op. 8 (1903/05)
  • Kammersymphonie no. 1, en mi majeur Op. 9 (1906)
  • Quatuor à cordes no. 2 en fa diese majeur Op. 10 (1907/08)
  • Drei Klavierstücke, Op. 11 (1909)
  • 2 Balladen Op. 12 (1906)
  • Friede auf Erden Op. 13 (1907)
  • 2 Lieder Op. 14 (1907/08)
  • 15 Gedichte aus Das Buch der hängenden Gärten de Stefan George, Op. 15 (1908/09)
  • Fünf Orchesterstücke, Op. 16 (1909)
  • Erwartung, monodrame en un acte, (pour soprano et orchestre], Op. 17 (1909)
  • Die glückliche Hand drame avec musique, pour voix et orchestre, Op. 18 (1910/13)
  • Sechs kleine Klavierstücke Op. 19 (1911)
  • Herzgewächse pour soprano, Op. 20 (1911)
  • Pierrot lunaire, Op. 21 (1912)
  • Gurre-Lieder sans numéro d'opus (1900-1913)
  • Funf lieder für orchester, Op. 22 (1913/16)
  • L'échelle de Jacob oratorio inachevé (1917-1922)
  • 5 Stück Op. 23 (1920/23)
  • Serenade, Op. 24 (1920/23)
  • Suite pour piano, Op. 25 (1921/23)
  • Quintette pour vents, Op. 26 (1924)
  • 4 Stücke op. 27 (1925)
  • 3 Satiren , Op. 28 (1925/26)
  • Suite, pour septette, Op. 29 (1925)
  • Quatuor à cordes nº 3, Op. 30 (1927)
  • Variations pour orchestre, Op. 31 (1926/28)
  • Von heute auf morgen opéra en un acte, Op. 32 (1928)
  • 2 Stücke für piano, Op. 33a (1928) & 33b (1931)
  • Begleitmusik zu einer Lichtspielszene Op. 34 (1930)
  • 6 Stücke pour chœur d'hommes, Op. 35 (1930)
  • Moses und Aron sans numéro d'opus (1930-32)
  • Suite , en sol majeur pour orchestre à cordes (1934)
  • Concerto pour violon, Op. 36 (1934/36)
  • Quatuor à cordes no. 4 Op. 37 (1936)
  • Kammersymphonie no. 2, mi bémol mineur, Op. 38 (1906/39)
  • Kol nidre pour chœur et orchestre, Op. 39 (1938)
  • Variations sur un récitatif pour orgue, Op. 40 (1941)
  • Ode pour Napoléon Bonaparte pour voix, piano et quatuor à cordes, Op. 41 (1942).
  • Concerto pour piano, Op. 42 (1942)
  • Thème et variations pour orchestre, Op. 43a (1943)
  • Prélude à la Genèse, Suite pour chœur et orchestre Op. 44 (1945)
  • Trio à cordes, Op. 45 (1946)
  • Un survivant de Varsovie , Op. 46 (1947)
  • Fantaisie pour violon et piano, Op. 47 (1949)
  • Drei lieder, Op. 48 (1933)
  • Drei lieder, Op. 49 (1948)
  • Dreimal tausend Jahre , Op. 50a (1949)
  • Psaume 130 « De profundis », Op. 50b (1950)
  • Psaume moderne, Op. 50c (1950, inachevé)

Écrits[modifier | modifier le code]

  • Le style et l’idée, Éd. Buchet-Chastel, 1977 ;
  • (en) Structural functions of harmony, Éd.Williams & Norgate, 1954 ;
  • (en) Preliminary exercises in counterpoint, Éd. Faber & Faber, 1963 ;
  • (en) Fundamentals of musical composition, Éd. Faber & Faber, 1967 ;
  • (en) Coherence, Counterpoint, Instrumentation, Instruction in Form, Séverine Neff ;
  • (en) Arnold Schœnberg: letters, Éd. Erwin Stein ;
  • Traité d'harmonie (traduit de l'allemand et présenté par Gérard Gubish), Éd. Mediamusique, 2008.
  • Fondements de la composition musicale (manuel de composition musicale). Traduit de l'américain par Dennis Collins et annoté par Jean-Loup Cataldo, Éd. Mediamusique, 2013.

Citations[modifier | modifier le code]

  • (à propos du dodécaphonisme) : « Mon invention assurera la suprématie de la musique allemande pour les cent ans à venir ».
  • (à propos de l'antisémitisme, lettre à Kandinsky datée du 20 avril 1923) : « Ce que j'ai été forcé d'apprendre l'année dernière, je l'ai enfin pigé, et je ne l'oublierai jamais. À savoir que je ne suis pas un Allemand, ni un Européen, pas même un humain peut-être (en tout cas, les Européens me préfèrent la pire de leurs races), mais que je suis Juif... J'ai entendu dire que même un Kandinsky ne voyait dans les actions des Juifs que ce qu'il y a de mauvais, et dans leurs mauvaises actions que ce qu'il y a de juif, et là, je renonce à tout espoir de compréhension. C'était un rêve. Nous sommes deux types d'hommes. À tout jamais ! »[3] Il faut noter que les propos antisémites de Kandinsky, n'étaient que des ragots rapportés par Alma Mahler, qui était elle-même antisémite. Elle a donc été à l'origine de la rupture entre les deux artistes.
  • (à propos de son retour à une tonalité maîtrisée) : « Il y a encore tant de belles choses à écrire en ut majeur »
  • « Si c'est de l'art, ce n'est pas pour tout le monde. Si c'est pour tout le monde, ce n'est pas de l'art. »

Discographie sélective[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Les cinéastes Danièle Huillet et Jean-Marie Straub ont porté à l'écran trois pièces de Schönberg :

  • Einleitung zu Arnold Schoenbergs „Begleitmusik zu einer Lichtspielscene“ (Introduction à la « Musique d’accompagnement pour une scène de film » d'Arnold Schoenberg, d'après Schönberg et Brecht, 16 mm, couleur & noir et blanc, 15 min, 1973 ;
  • Moïse et Aaron (Moses und Aron), 35 mm et 16 mm, couleur, 105 min, 1975 ;
  • Du jour au lendemain (Von heute auf morgen), 35 mm, noir et blanc, 62 min, 1997.

Sources et références[modifier | modifier le code]

  1. L'orthographe Schoenberg est également courante, notamment dans la littérature savante. Le compositeur a lui-même opté pour le remplacement du ö par oe quand il s'est installé aux États-Unis, ainsi qu'on peut le lire dans sa correspondance (JC Lattès). En allemand, le ö (o avec umlaut) représente une ligature verticale entre un o et un e. L'orthographe oe est donc une alternative courante, notamment quand le signe ö n'est pas disponible.
  2. Né (et, ironiquement, mort) un 13, il conserva toujours une horreur superstitieuse de ce chiffre et du vendredi, allant jusqu'à numéroter les mesures de ses partitions avec un 12 bis.
  3. Arnold Schoenberg : letters, University of California Press, 1987, p. 88

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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