Carmen (opéra)

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Carmen
Image décrite ci-après
Affiche pour la création de Carmen (1875)

Nbre d'actes 4
Musique Georges Bizet
Livret Henri Meilhac et Ludovic Halévy
Langue
originale
Français
Sources
littéraires
Carmen, nouvelle de Prosper Mérimée
Durée
approximative
environ 160 minutes
Création 3 mars 1875
Opéra
Paris Drapeau de la France France
Personnages
  • Carmen, bohémienne et cigarière (mezzo-soprano)
  • Don José, brigadier (ténor)
  • Micaëla, jeune Navarraise (soprano)
  • Escamillo, torero (baryton ou baryton-basse)
  • Frasquita, bohémienne (soprano)
  • Mercédès, bohémienne (soprano ou mezzo-soprano)
  • Le Dancaïre, contrebandier (baryton ou trial)
  • Le Remendado, contrebandier (ténor)
  • Zuniga, lieutenant (basse)
  • Moralès, brigadier (baryton)
  • Lillas Pastia, aubergiste (rôle parlé)
  • Un guide (rôle parlé)

Carmen est un opéra-comique en quatre actes de Georges Bizet, sur un livret d'Henri Meilhac et Ludovic Halévy, d'après la nouvelle Carmen, de Prosper Mérimée. Créé le 3 mars 1875 à l'Opéra-Comique sous la direction d'Adolphe Deloffre, c'est l'un des opéras les plus joués au monde.

Personnages[modifier | modifier le code]

  • Carmen, bohémienne et cigarière (mezzo-soprano)
  • Don José, brigadier (ténor)
  • Micaëla, jeune Navarraise[1] (soprano)
  • Escamillo, toréador (baryton)
  • Frasquita, bohémienne (soprano)
  • Mercédès, bohémienne (soprano ou mezzo-soprano)
  • Le Dancaïre, contrebandier (baryton ou trial)
  • Le Remendado, contrebandier (ténor)
  • Zuniga, lieutenant (basse)
  • Moralès, brigadier (baryton)
  • Lillas Pastia, aubergiste (rôle parlé)
  • Un guide (rôle parlé)

Argument[modifier | modifier le code]

L'action se passe à Séville (ville du Sud de l'Espagne) et dans les environs, au début du XIXe siècle.

Acte I - La place[modifier | modifier le code]

Le prélude est l'un des plus célèbres de l'histoire de la musique : c'est un Allegro giocoso débordant au rythme joyeux et bondissant correspondant au motif de la corrida, entrecoupé d'abord par un petit thème du quatrième acte (où l'alguazil se fait copieusement huer) puis par le motif de la chanson d'Escamillo. Il est suivi immédiatement par un sombre Andante moderato dont le caractère inquiétant et frissonnant marque le thème du destin funeste, il sera joué aux moments clefs de l'opéra (Carmen jette la fleur à José, Micaëla convainc José de partir...) et résonnera à toute volée à la fin du duo final.

Une place à Séville, entre la caserne des dragons d'Alcala et une manufacture de tabac. Des soldats montent la garde. Leur brigadier, Moralès, voit arriver une jeune fille aux nattes blondes : c'est Micaëla qui cherche son fiancé, le brigadier Don José. Les sollicitations des dragons se faisant trop pressantes elle s'éclipse. On entend les clairons de la garde montante suivie d'un petit groupe de gamins qui jouent aux soldats : « avec la garde montante, nous arrivons, nous voilà... sonne, trompette éclatante, ta ra ta, ta ra ta ta ; nous marchons la tête haute, comme de petits soldats ». Moralès annonce à Don José qu'une « jolie fille est venue le demander », et qu'elle reviendrait... Don José lui répond que c'est sûrement Micaëla. Le capitaine Zuniga, nouveau dans la province, demande à Don José s'il sait ce qu'est ce bâtiment que l'on voit de l'autre côté de la place. C'est, répond le brigadier une manufacture de tabac, où ne travaillent que des femmes. Sont-elles jolies, demande le capitaine. Don José répond qu'il l'ignore car, navarrais, il estime que « ces Andalouses lui font peur », qu'il « préfère éviter le regard brûlant des Andalouses et de notre jouissante Carmen » et il raconte comment il est devenu soldat.

Manuscrit de laHabanera

La cloche sonne. C'est l'heure de la pause pour les cigarières de la manufacture qui font l'éloge de la fumée du tabac :

« Dans l'air, nous suivons des yeux
la fumée
qui vers les cieux
monte, monte parfumée [...] »

Une ouvrière, la plus attendue de toutes ne tarde pas à apparaître, c'est Carmen. Les jeunes gens assemblés demandent à Carmen quand elle les aimera. En guise de réponse Carmen expose sa philosophie de l'amour, quelque peu pessimiste, dans la célébrissime habanera « L'amour est un oiseau rebelle », pour laquelle Bizet s'est fortement inspiré de la habanera El Arreglito (« Le petit arrangement ») du compositeur basque espagnol Sebastián Iradier :

« L'amour est un oiseau rebelle
que nul ne peut apprivoiser
et c'est bien en vain qu'on l'appelle
s'il lui convient de refuser
[...]
L'amour est enfant de bohème
Il n'a jamais jamais connu de loi
Si tu ne m'aimes pas je t'aime
si je t'aime prends garde à toi. »

Alors qu'elle chantait sa chanson, Carmen a repéré Don José, elle l'aborde et engage avec lui une conversation sur un ton un peu moqueur puis arrache de son corsage une fleur qu'elle lance au jeune homme. Cette fleur signifie qu'elle le choisit. « Quelle effronterie », dit le destinataire, qui après quelque hésitation ramasse la fleur qui est tombée à terre, il la respire mais dit : « certainement, s'il y a des sorcières, cette fille-là en est une ».

Arrive Micaëla qui annonce à Don José qu'elle vient de la part de sa mère, elle lui remet une lettre qui conseille au jeune homme d'épouser... la porteuse de la lettre, car « il n'y en a pas de plus sage et de plus gentille ». Don José relit la lettre : « il n'y en a pas de plus sage ni de plus gentille ».

Un vif tumulte se produit. On apprend que Carmen « railleuse à son ordinaire » s'est moquée d'une ouvrière, qu'il en est résulté une bagarre et que Carmen a marqué une croix de saint André au couteau sur le visage de son adversaire. Zuniga interroge Carmen, celle-ci fredonne pour toute réponse . Zuniga fait arrêter la bohémienne et lui promet la prison. Ce sera Don José qui sera chargé de l'y conduire. Carmen commence à embobiner son aimable gardien et chante la séguedille :

« Près des remparts de Séville
chez mon ami Lillas Pastia
j'irai danser la séguédille
et boire du Manzanilla
[...]
j'emmènerai mon amoureux
mon amoureux ? Il est au diable
je l'ai mis à la porte hier
mon pauvre cœur est très consolable
mon cœur est libre comme l'air
j'ai des galants à la douzaine
(...)
qui veut m'aimer, je l'aimerai. »

Et elle dit qu'elle pense à « certain officier qui n'est que brigadier ». Il n'en faut pas plus pour que le trop sensible geôlier délie la corde et laisse s'échapper sa prisonnière.

Acte II - La taverne[modifier | modifier le code]

Deux mois plus tard, des officiers se trouvent dans la taverne de Lillas Pastia, repaire notoire de contrebandiers.

Carmen chante la « chanson bohème », accompagnée des deux autres bohémiennes, ses amies Mercedes et Frasquita.

Lillas Pastia déclare que l'heure de la fermeture a sonné, le capitaine Zuniga lui répond qu'il n'est pas dupe de ce qui se passe dans l'établissement après la fermeture.

Zuniga invite les bohémiennes au théâtre,le beau père crie, elles refusent. Il invite Carmen qui refuse également ; il lui demande si c'est parce qu'elle lui en veut de l'avoir envoyé en prison. Mais Carmen feint de ne pas s'en souvenir. Et Zuniga lui annonce que le jeune brigadier chargé de la conduire s'est fait dégrader et emprisonner pour l'avoir laissé échapper. Mais le soldat vient de terminer de purger sa peine.

On entend des exclamations qui viennent de l'extérieur de la taverne : « Vivat le torero, vivat Escamillo. »

Le chœur loue l'intrépidité d'Escamillo qui s'est couvert de gloire aux dernières courses de Grenade. À l'invite de Moralès, il entre dans l'auberge et aussitôt s'adresse aux officiers :

« Votre toast, je veux vous le rendre
Señors, car avec les soldats
oui les toreros peuvent s'entendre,
pour plaisirs, ils ont les combats
(...)
Allons, en garde, allons, ah !
Toréador, en garde !
Toréador ! et songe bien, oui,
et songe en combattant
qu'un œil noir te regarde
et que l'amour t'attend. »

Escamillo aperçoit Carmen et lui fait des avances, qu'elle rejette avec une certaine coquetterie.

Les contrebandiers Le Dancaïre et Le Remendado essayent d'embringuer Carmen et ses deux amies dans une opération de déchargement de marchandise sur la côte. Carmen refuse de les accompagner. La raison ? « Je suis amoureuse ». Le Dancaïre : « Voyons, Carmen sois sérieuse ».

De qui Carmen est-elle amoureuse ? Certainement, dit Frasquita, de ce prisonnier à qui Carmen a fait remettre une lime et une pièce d'or pour qu'il puisse s'échapper, mais il ne s'en est pas servi. Don José tout juste sorti de prison fait son entrée au moment où tous les autres, sauf Carmen, partent. Carmen lui demande pourquoi il ne s'est pas servi de cette lime. Le brigadier répond que son honneur de soldat lui interdit de déserter et proclame son amour à celle qu'il retrouve.

Carmen s'amuse à rendre jaloux son amoureux en disant qu'elle a dansé pour les soldats puis elle le calme en disant qu'elle dansera pour lui seul cette fois, ce qu'elle fait au cours d'une danse très suggestive et ensorcelante. Cependant le clairon sonne et Don José doit rejoindre son unité, ce que n'accepte pas Carmen qui le chasse avec mépris :

« Il court, il perd la tête
et voilà son amour. »
Don José proteste de toute sa force :
« la fleur que tu m'avais jetée
dans la prison était restée
flétrie et sèche
cette fleur gardait toujours sa douce odeur. »

Carmen demande à Don José, pour lui prouver son amour, de le suivre dans la montagne « là-bas si tu m'aimais » avec les contrebandiers. Mais pour Don José, c'est la honte et l'infamie que de déserter. « Non, je ne t'aime plus » lui dit Carmen « Adieu, adieu pour toujours » dit Don José.

Survient le capitaine Zuniga qui entre en faisant sauter la porte et qui prétend user de l'autorité que lui confère son grade pour chasser le brigadier et courtiser Carmen. Don José saute sur son sabre, les contrebandiers désarment le capitaine et le retiennent quelque temps. Zuniga admet son impuissance et tient des propos menaçants à l'égard de Don José.

« Es-tu des nôtres maintenant ? », demande Carmen à Don José, qui piteusement répond : « il le faut bien ». Carmen, les bohémiennes et les contrebandiers promettent à Don José : « Pour pays l'univers et pour loi ta volonté ! Et surtout, la chose enivrante : la liberté ! »

Acte III - La montagne[modifier | modifier le code]

Un site pittoresque et sauvage dans la montagne, c'est le repaire des contrebandiers.

Les contrebandiers évoquent la grandeur de leur métier, font une halte et discutent des détails de l'opération. Carmen et Don José se querellent, Carmen dit que son amour n'est plus ce qu'il était, Don José pense à sa vieille mère, Carmen lui conseille d'aller la retrouver, car « décidément, tu n'es pas fait pour vivre avec nous, chiens et loups ne font pas longtemps bon ménage ».

Frasquita et Mercédès tirent les cartes et y lisent un avenir très prometteur, amour, châteaux, bijoux, la bohémienne n'y voit que la mort, toujours la mort, pour elle et pour son amant. Carmen dit qu'elle est sûre d'obtenir la bienveillance d'un douanier, ce qui suscite chez Don José une vive réaction de jalousie. Les trois bohémiennes n'ont pas le moindre doute sur les chances qu'elles ont de faire passer la marchandise :

« S'il faut aller jusqu'au sourire
que voulez-vous, on sourira,
et d'avance, je puis vous le dire,
La contrebande passera. »

Accompagnée d'un guide, Micaëla pénètre dans le camp. Elle dit qu'elle n'a pas peur, mais en fait, « j'ai beau faire la vaillante au fond du cœur, je meurs d'effroi. »

Don José, qui surveille le camp, tire sur un inconnu mais le manque. Cet inconnu n'est autre qu'Escamillo qui explique à l'apprenti contrebandier les raisons de sa venue. C'est pour obtenir les faveurs d'une belle bohémienne du nom de Carmen, car, il le suppose, elle n'aime plus le soldat qui avait déserté pour elle. « Les amours de Carmen ne durent pas six mois ». Les deux hommes ne tardent pas à s'affronter, Escamillo, un professionnel est sûr de l'emporter, il l'emporte effectivement mais comme il a pour habitude de tuer les taureaux mais pas les hommes, il épargne son rival mais glisse et tombe. Don José veut le frapper, à ce moment, entre Carmen qui l'en empêche. Escamillo invite Carmen aux courses de Séville et quand il est parti, Don José lance à Carmen : « prends garde à toi, Carmen, je suis las de souffrir ».

Les contrebandiers découvrent Micaëla qui est venue chercher Don José. Sa mère dit-elle, est au désespoir. Carmen encourage Don José à partir, mais l'idée de laisser la place à un nouvel amant est insupportable à Don José. Micaëla annonce : « Ta mère se meurt, et ne voudrait pas mourir sans t'avoir pardonné. »

Au moment de partir, Don José s'adresse à Carmen : « sois contente, je pars, mais nous nous reverrons. » On entend au loin Escamillo entonner son chant de combat. Il est sûr maintenant de sa victoire amoureuse.

Acte IV - La corrida[modifier | modifier le code]

Une place à Séville, devant les murs et l'entrée des arènes. Les marchands s'affairent et proposent eau, éventails, lorgnettes, oranges, vin, cigarettes, etc. Le capitaine Zuniga s'étonne de ne pas voir la Carmencita. Frasquita lui dit qu'elle ne doit pas être bien loin, car elle n'est jamais bien loin d'Escamillo. Frasquita s'enquiert de Don José, il a été vu dans son village et a disparu. Frasquita dit qu'à la place de Carmen, elle ne serait pas tranquille du tout.

Avant le combat,Carmen dit à Escamillo que s'il gagne, elle se livrera a lui.

Entrée de la quadrille des toreros, entrée des chulos et des banderilleros, entrée des picadors, paraît enfin Escamillo accompagné de Carmen, radieuse dans un costume éclatant. Il rentre dans l'arène après avoir chanté avec elle un bref mais magnifique duetto d'amour.

Frasquita et Mercédès enjoignent Carmen de ne pas rester ici. Don José est là. Carmen, leur répond : « Je ne suis pas femme à trembler devant lui ». Toute la foule rentre dans l'amphithéâtre. Carmen reste seule tandis que la foule rentre dans l'arène.

Don José apparaît. Ils vont à l'entrée et il commence à supplier Carmen de commencer une autre vie, proclame son amour. Carmen lui répond : « Jamais Carmen ne cédera : Libre elle est née, libre elle mourra. »

Retentissent les cris de joie qui saluent le triomphe d'Escamillo. Pour mettre fin aux supplications de Don José, Carmen lui jette la bague que celui-ci lui avait donnée. Don José, fou de passion, la frappe à mort. Mais c'est Carmen, elle-même, maîtresse de tout du début jusqu'à la fin, qui en lançant la phrase-sentence : « Non, je ne t'aime plus » a prononcé sa propre condamnation.

La partition[modifier | modifier le code]

Après la mort de Bizet, son ami le compositeur Ernest Guiraud a remplacé les passages parlés originaux, caractéristiques de l'opéra-comique, par des récitatifs. Cette révision a peut-être contribué au succès de l'œuvre en facilitant sa diffusion, notamment dans certains théâtres étrangers, peu habitués à pratiquer l'alternance entre dialogues et musique dans une œuvre lyrique. Cependant, cette adaptation est souvent contestée par les musicologues, et de nos jours, les deux versions sont jouées.

Quoi qu'il en soit, cet opéra a rapidement bénéficié d'une très grande popularité qui ne s'est jamais démentie. Il est généralement considéré comme l'opéra français le plus joué dans le monde.

Ceci peut s'expliquer, en partie, par les nombreuses oppositions qui jalonnent le livret, les scènes tragiques contrastant avec des passages plus légers, voire comiques (rôles de Frasquita, de Mercédès, du Dancaïre, du Remendado, etc.), équilibre entre scènes de foule et scènes plus intimes dans lesquelles les solistes passent au premier plan. Mais la musique de Bizet, expressive et colorée, son orchestration souvent raffinée, ses mélodies faciles à mémoriser, ne sont certainement pas étrangères à ce succès.

Parmi les plus belles pages de Carmen, on peut citer :

  • le prélude
  • à l’acte I : le chœur des gamins « Avec la garde montante » ; le chœur des cigarières « Dans l'air, nous suivons des yeux » ; la habanera « L'amour est un oiseau rebelle » ; le duo « Parle-moi de ma mère » ; la séguedille « Près des remparts de Séville » ;
  • à l’acte II : la chanson bohème « Les tringles des sistres tintaient » ; les couplets du toréador ; le quintette « Nous avons en tête une affaire » ; l'air « La fleur que tu m'avais jetée » ;
  • Le prélude de l'acte III, un élégiaque duo pour flûte et harpe, un des sommets de la poésie du compositeur, et évoquant le paysage des hautes montagnes.
  • à l’acte III : le sextuor avec chœur « Écoute, compagnon, écoute » ; le trio des cartes ; l'air de Micaëla « Je dis que rien ne m'épouvante » ;
  • l'intermezzo entre les actes III et IV ;
  • à l’acte IV : la quadrille des toreros ; le bref duo Escamillo-Carmen « Si tu m'aimes Carmen », le duo avec chœur final « C'est toi ? — C'est moi ».

Bizet et Guiraud ont composé deux suites pour orchestre à partir des thèmes principaux.

Le chœur à bouche fermée[Lequel ?] est souvent supprimé de l'orchestration dans les créations modernes.

Numéros musicaux (version avec récitatifs)[modifier | modifier le code]

  • 1. Prélude (orchestre)

Acte 1 :

  • 2. Scène et chœur « Sur la place chacun passe » (Moralès, chœur d'hommes puis Micaëla)
  • 3. Chœur des gamins « Avec la garde montante » (José, Moralès, chœur d'enfants)
  • 3bis. Récit (José, Zuniga)
  • 4. Chœur des cigarières « La cloche a sonné » (chœur puis Carmen)
  • 5. Habanera « L'amour est un oiseau rebelle » (Carmen, chœur)
  • 6. Scène « Carmen ! Sur tes pas, nous nous pressons ! » (chœur)
  • 6bis. Récit (José puis Micaëla)
  • 7. Duo « Parle-moi de ma mère » (Micaëla, José)
  • 7bis. Récit (Micaëla, José)
  • 8. Chœur « Que se passe-t-il donc là-bas ?... Au secours ! Au secours ! » (Zuniga, chœur)
  • 9. Chanson et mélodrame « Tra-la-la... Coupe-moi, brûle-moi » (Carmen, José, Zuniga, chœur de femmes)
  • 10. Séguédille et duo « Près des remparts de Séville » (Carmen, José)
  • 11. Final « Voici l'ordre, partez » (Carmen, Zuniga)
  • Entr'acte (orchestre)

Acte 2 :

  • 12. Chanson bohême « Les tringles des sistres tintaient » (Frasquita, Mercédès, Carmen)
  • 12bis. Récit (Frasquita, Mercédès, Carmen, Zuniga)
  • 13. Chœur « Vivat ! Vivat le toréro ! » (Frasquita, Mercédès, Carmen, Moralès, Zuniga, Lillas Pastia, chœur d'hommes)
  • 14. Couplets « Votre toast, je peux vous le rendre » (Frasquita, Mercédès, Carmen, Escamillo, Moralès, Zuniga, Lillas Pastia, chœur d'hommes)
  • 14bis. Récit (Carmen, Escamillo, Zuniga)
  • 14ter. Sortie d'Escamillo
  • 14quat. Récit (Frasquita, Mercédès, Carmen, le Dancaïre)
  • 15. Quintette « Nous avons en tête une affaire ! » (Frasquita, Mercédès, Carmen, le Remendado, le Dancaïre)
  • 15bis. Récit (Carmen, le Remendado, le Dancaïre)
  • 16. Chanson « Halte-là ! Qui va là ? » (Frasquita, Mercédès, Carmen, José, le Remendado, le Dancaïre)
  • 16bis. Récit (Carmen, José)
  • 17. Duo « Je vais danser en votre honneur... La fleur que tu m'avais jetée... Non ! Tu ne m'aimes pas ! » (Carmen, José)
  • 18. Final « Holà ! Carmen ! Holà ! » (Frasquita, Mercédès, Carmen, José, le Remendado, le Dancaïre, Zuniga, chœur)
  • Entr'acte (orchestre)

Acte 3 :

  • 19. Sextuor et chœur « Écoute, compagnon » (Frasquita, Mercédès, Carmen, José, le Remendado, le Dancaïre, chœur)
  • 19bis. Récit (Carmen, José, le Dancaïre)
  • 20. Trio des cartes « Mêlons ! – Coupons ! » (Frasquita, Mercédès, Carmen)
  • 20bis. Récit (Frasquita, Carmen, le Dancaïre)
  • 21. Morceau d'ensemble « Quant au douanier, c'est notre affaire » (Frasquita, Mercédès, Carmen, le Remendado, le Dancaïre, chœur)
  • 22. Air « C'est des contrebandiers le refuge ordinaire... Je dis que rien ne m'épouvante » (Micaëla)
  • 22bis. Récit (Micaëla puis José, Escamillo)
  • 23. Duo « Je suis Escamillo, toréro de Grenade ! » (José, Escamillo)
  • 24. Final « Holà, holà, José ! » (Frasquita, Mercédès, Carmen, José, le Remendado, le Dancaïre, Escamillo, chœur puis Micaëla)
  • Entr'acte (orchestre)

Acte 4 :

  • 25. Chœur « À deux cuartos ! » (chœur puis Zuniga)
  • 26. Marche et chœur « Les voici, voici la quadrille... Si tu m'aimes, Carmen » (chœur puis Frasquita, Mercédès, Carmen, Escamillo)
  • 27. Duo et chœur final « C'est toi ! – C'est moi ! » (Carmen, José, chœur)

Quelques interprètes du rôle de Carmen[modifier | modifier le code]

Célestine Galli-Marié qui créa le rôle en 1875 (Bibliothèque-Musée de l'Opéra de Paris).

Le rôle de Carmen est ambigu dans sa tessiture : en effet, il présente des exigences de mezzo-soprano autant que de soprano dramatique. De ce fait, de nombreuses sopranos comme des mezzos se sont attaquées à ce rôle très célèbre.

Ainsi, Maria Callas, dont la tessiture réelle suscite encore des doutes, a chanté le rôle ; des sopranos dramatiques ou lirico spinto ont également chanté Carmen, comme Victoria de los Angeles, Leontyne Price ou Julia Migenes-Johnson (qui a joué le rôle au cinéma, aux côtés de Placido Domingo[2]).

Enfin, quelques-unes des plus grandes Carmen étaient des mezzos-sopranos, comme Teresa Berganza, Elīna Garanča, Marilyn Horne ou Béatrice Uria Monzon.

Nietzsche et Carmen[modifier | modifier le code]

À la fin de sa vie, Friedrich Nietzsche s'éloigne de Richard Wagner, dont il considère les idées politiques bien trop arrêtées, lui préférant l'opéra Carmen[8].

Nietzsche ouvre son ouvrage Le Cas Wagner par une lettre de mai 1888. Il y loue Carmen, qu'il a écouté « pour la vingtième fois », l'écoute de l’œuvre de Bizet le rendant « plus philosophe, meilleur philosophe ». Il livre un commentaire très personnel de Carmen, et se montre très sensible à la partition. Ses éloges se font nombreux. Il écrit : « Cette musique de Bizet me paraît parfaite. Elle approche avec légèreté, avec souplesse, avec politesse. […] Cette musique est cruelle, raffinée, fataliste : elle demeure quand même populaire ». Son aveu « Bizet me rend fécond. Le Beau me rend toujours fécond » constitue peut-être l'un des plus vibrants compliments faits à l’œuvre de Bizet.

Adaptations[modifier | modifier le code]

Musique instruentale[modifier | modifier le code]

Ballets[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Carmen (film).

Films adaptant l'opéra et/ou la nouvelle :

Anecdotes[modifier | modifier le code]

  • Dans son film Les Chinois à Paris Jean Yanne s'amuse a détourner Carmen en Carmeng, une version marxiste-léniniste de l'œuvre de Georges Bizet dans laquelle la troublante dissidente Carmeng séduit Don Cho Ze.
  • Le passage « Ma mère, je la vois » du duo Micaëla/Don José était l'un des favoris de Richard Wagner.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Personnage qui n'existe pas dans l'œuvre originale de Prosper Mérimée et qui est destiné à faire contraste avec la sulfureuse Carmen vis-à-vis de la censure.
  2. [1]
  3. Elle a enregistré mais n'a jamais chanté le rôle sur scène.
  4. Elle a notamment participé à la production de Franco Zeffirelli aux arènes de Vérone en 2003.
  5. (en) « Elina Garanca stars in Richard Eyre's new production of Bizet's Carmen at the Metropolitan Opera », décembre 2009.
  6. Mathieu Gorse, « Scala: l'interprète de Carmen ovationnée, mais des sifflets pour la mise en scène », sur lepoint.fr,‎ 2009 (consulté le 10 janvier 2013)
  7. Enregistré en 1928 avec Georges Thill dans le rôle de Don José
  8. Le Cas Wagner (lire sur Wikisource), partie 1.
  9. « Carmen 63 », sur Internet Movie Database (consulté le 21 janvier 2013)
  10. « Carmen », sur Internet Movie Database (consulté le 21 janvier 2013)
  11. « Carmen », sur Internet Movie Database (consulté le 21 janvier 2013)
  12. « Carmen », sur Internet Movie Database (consulté le 21 janvier 2013)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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