Pussy Riot

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Pussy Riot

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Sept membres du groupe Pussy Riot

Informations générales
Pays d'origine Drapeau de la Russie Russie
Genre musical Punk rock
Années actives Depuis 2011
Labels Aucun
Site officiel pussy-riot.livejournal.com

Pussy Riot (signifiant littéralement « émeute de chattes », en anglais) est un groupe de punk-rock féministe russe, formé en 2011. Le collectif organise à Moscou des performances artistiques non autorisées pour promouvoir les droits des femmes en Russie et, en 2012, pour s’opposer à la campagne du Premier ministre Vladimir Poutine en vue de l’élection présidentielle. À la suite d'une exhibition jugée profanatoire (« prière punk ») dans une église orthodoxe, trois d'entre elles sont condamnées le 17 août 2012 à deux ans d'emprisonnement en camp de travail[1] pour « vandalisme » et « incitation à la haine religieuse ».

Sommaire

Spectacles et influences[modifier]

Concert sur la place Rouge le 20 janvier 2012

Leurs costumes habituels sont constitués de robes légères et de collants, même par grand froid, et leurs visages sont cachés par des cagoules colorées, à la fois pendant leurs concerts et pendant les entrevues. Le collectif est constitué d'une dizaine de chanteuses et d'une quinzaine de personnes qui s'occupent de l'aspect technique de production des vidéos qui sont publiées sur Internet. Le groupe dit s'inspirer du groupe de punk-rock américain Bikini Kill et du mouvement Riot Grrrl des années 1990.

Certains membres du groupe sont liés aux activistes du groupe Voïna dont Nadejda Tolokonnikova qui s'est déshabillée et a participé à une séance filmée de relations sexuelles réelles (non simulées) en groupe et en public à l'intérieur du musée zoologique de Moscou[2], dans le cadre d'une action anti-Medvedev[3]. L'activité de ce collectif résonne avec celle de l'actionnisme viennois, et plus particulièrement de Günter Brus. Mais c'est surtout dans l'idéologie d'Oleg Kulik que Voïna et Pussy Riot tirent l'essentiel de leur inspiration[4].

Protestation et condamnation[modifier]

Arrestation et procès[modifier]

Trois jeunes femmes de ce groupe sont placées en détention provisoire en mars 2012 pour avoir, selon la justice russe, profané l'autel de la cathédrale du Christ-Sauveur de Moscou le 21 février 2012[5], en exécutant, encagoulées, avec guitares et sonorisation, un « Te Deum punk » particulièrement iconoclaste[6], intitulé Marie mère de Dieu — chasse Poutine ![7]. Les paroles de la chanson sont entre autres « Sainte Marie mère de Dieu, deviens féministe », « merde, merde, merde du Seigneur », « la Gay Pride est envoyée en Sibérie » et « chasse Poutine »[8].

Cinq femmes du groupe ont participé à cette action, mais seules trois d’entre elles ont été arrêtées par la police (les deux autres étant toujours recherchées[note 1]) : Nadejda Tolokonnikova[9], Ekaterina Samoutsevitch et Maria Alekhina, âgées respectivement de 22, 29 et 24 ans au moment des faits[10]. Elles encouraient jusqu’à sept ans de détention pour « hooliganisme ». Le 17 août 2012, elles ont toutes les trois été condamnées à 2 ans de détention en camp[11] pour « vandalisme motivé par la haine religieuse »[12], le juge ayant conclu que « leurs actes étaient sacrilèges, blasphématoires[note 2], qu'ils avaient violé les règles de l'Église » et qu'ils avaient également été prémédités[13]. Garry Kasparov, membre de l'opposition au gouvernement, présent à l'extérieur du tribunal, a été arrêté par la police[14].

Les trois condamnées ont refusé de demander la grâce présidentielle[15] mais ont fait appel le 27 août 2012[16]. Au terme de cet appel, Ekaterina Samoutsevitch, dont la peine est transformée en condamnation avec sursis, est libérée, les deux autres femmes voient leur condamnation confirmée[17].

Réactions[modifier]

De l'Église orthodoxe russe[modifier]

Après ce qui est considéré par certains comme une profanation, des proches du pouvoir tels que Vladimir Loukine[10], délégué aux droits de l’homme auprès du Kremlin à l'époque de Medvedev, qualifient ses auteurs de « polissonnes » contre lesquelles il faut cependant réagir en chrétien. Mais c'est l'Église orthodoxe russe, directement concernée par cette provocation, qui a réagi le plus fermement[10]. Une pétition transmise aux paroissiens de Moscou a demandé la condamnation de Pussy Riot pour « incitation à la haine religieuse », en dénonçant également ceux qui ont diffusé des informations sur leur action : « Nous demandons l’arrestation de ceux qui ont, d'une manière ou d’une autre, organisé cette action, y ont participé ou encore ont relayé des informations aux médias la concernant, incitant à la haine religieuse et bafouant la dignité humaine garantie par la loi 282 du code pénal russe[18]. » La pétition a été critiquée par une partie des croyants qui considèrent que les membres de Pussy Riot doivent être jugées mais ne méritent pas une peine d'emprisonnement[18]. Le patriarche Kirill a qualifié leur action de « sacrilège » et le porte-parole du patriarcat, Vsevolod Tchapline (ru), a estimé que les jeunes femmes avaient commis un « crime pire qu'un meurtre » et devaient être « punies »[19].

Un sondage d'opinion russe au moment du procès[modifier]

Un sondage effectué au moment du procès et alors que le verdict n'était pas connu (entre le 10 et le 13 août 2012) par le Centre Levada indique que 44 % des russes interrogés considéraient ce procès comme étant juste, impartial et objectif, 17 % pensaient le contraire et 39 % ne se prononçaient pas[20],[21],[22].

Réactions diplomatiques[modifier]

Le département d’État américain s'est dit « préoccupé » pour la liberté d'expression en Russie. Les capitales européennes fustigent une sentence « particulièrement disproportionnée ». Angela Merkel a critiqué une peine de prison « démesurée » qui « n'est pas en harmonie avec les valeurs européennes d'État de droit et de démocratie pour lesquelles la Russie s'est prononcée en tant que membre du Conseil de l'Europe. »

Réactions politiques[modifier]

Elles ont aussi reçu le soutien du maire de Reykjavik Jón Gnarr[23], et Kerry McCarthy (en), un député britannique ayant assisté au procès, qui a affirmé qu'il faut continuer « le combat pour la liberté d'expression ».

Najat Vallaud-Belkacem, ministre des Droits des femmes et porte-parole du gouvernement français, a twitté que « l’impertinence ne devrait jamais amener en prison »[24]

Le 20 août 2012, le parti communiste français a fait part de sa « consternation face à une peine aussi lourde dont la vocation manifeste est de chercher à freiner un mouvement de protestation populaire et d’aspirations démocratiques qui grandit en Russie »[25],[26].

Le Premier ministre russe, Dmitri Medvedev, a déclaré, lors d'une rencontre avec les responsables de Russie unie le 12 septembre : « La punition qu'elles ont déjà subie, leur détention dans les conditions d'une prison pendant un temps significatif, est tout à fait suffisante pour qu'elles réfléchissent à ce qui s'est passé, par bêtise ou pour d'autres raisons. [..] Leur maintien en détention me paraît inutile »[27]. En revanche, le président russe Vladimir Poutine a approuvé la décision du tribunal et a déclaré sur la chaîne NTV le 7 octobre 2012 : « En fait, il est correct qu'elles aient été arrêtées et il est correct que le tribunal ait pris une telle décision. Car il ne faut pas saper les fondements de la morale, détruire le pays. Que nous reste-t-il, sinon[28] ? ». Il a également accusé l'une d'entre elles d'antisémitisme[29],[note 3].

Réactions de personnalités du monde artistique[modifier]

En juillet 2012, le sociologue Alek D. Epstein a publié un album de travaux artistiques créés par de nombreux artistes russes en soutien à Pussy Riot, intitulé L’art sur les barricades : « Pussy Riot », L’Expo Autobus et l’activisme artistique de protestation[32]. Elles ont été considérées comme des prisonnières d'opinion par Amnesty International[33]. Le 22 juillet 2012, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées sur la place Souvorov (ru) à Moscou pour défendre l'Église orthodoxe russe et condamner les actes de Pussy Riot[34].

La chanteuse française Mireille Mathieu, qui était invitée du Festival international de musique militaire de Moscou, s'est démarquée des soutiens occidentaux au groupe des Pussy Riot en adoptant un point de vue critique. Elle a dit lors d’une interview à la chaîne russe TV Tsentr – et dont une partie a été coupée « par erreur » selon la chaîne – : « Je pense que ces jeunes filles ont été un peu inconscientes, car choisir une église n’est pas un lieu pour pouvoir manifester, on peut toujours manifester autrement, une église étant un lieu de recueillement, c’est un sacrilège. En tant que femme, artiste et chrétienne, je demande l’indulgence pour ces trois jeunes filles »[35].

Soutiens internationaux[modifier]

Manifestations de juin 2012 à Moscou, Russie.

Les accusées ont reçu de nombreux encouragements et soutiens de la part de musiciens internationaux principalement anglo-saxons, tels que Serj Tankian, Kate Nash[36], Red Hot Chili Peppers[37], Sting[37], Peter Gabriel[38], Cornershop[36], Faith No More[39], Alex Kapranos du groupe Franz Ferdinand[36], Neil Tennant du groupe Pet Shop Boys[36], Patti Smith[40], The Beastie Boys[41], Refused, Zola Jesus (en)[41], Die Antwoord[41], Jarvis Cocker[36], Pete Townshend[36], The Joy Formidable[36], Peaches[39], Madonna[42], Genesis[43], Tegan and Sara[44], Johnny Marr[36], Courtney Love[45], Iiro Rantala (en)[43], Propagandhi[46], Anti-Flag[47], Rise Against[43], Corinne Bailey Rae[36], Peter Hammill[48], Kathleen Hanna[49], Björk[50], Paul McCartney[51], Yoko Ono[38], Warren Kinsella[52], Kiss (dont le chanteur estime cependant que Pussy Riot « n'est pas un bon groupe »)[53], ainsi que du comédien britannique Stephen Fry[54].

Réactions de différents mouvements protestataires et ONG internationales[modifier]

Le 5 août 2012, Teivo Teivainen (en), professeur à l'Université d'Helsinki, a tenté d'imiter l'action des Pussy Riot à la Cathédrale Ouspenski, en amenant d'abord un bidon rempli d'urine pour le déverser à l'intérieur du lieu de culte, mais l'entrée lui a été interdite et il a alors organisé une manifestation dans la rue aux abords de l'édifice avec des Finnoises masquées, ce qui lui vaudra d'être poursuivi en justice par des défenseurs des droits de l'homme et des personnalités publiques[55], tandis que le recteur de l'université Thomas Wilhelmsson (fi) demandera sa démission[56].

Le 17 août 2012, à Marseille, des manifestants pro-Pussy Riot ont été interpellés et verbalisés par la police pour avoir masqué leurs visages[57],[58], en application de la loi anti-burqa et du décret anti-cagoule[59].

Le 18 août 2012 à Kiev, une militante féministe ukrainienne de FEMEN, Inna Chevtchenko, voulant protester contre la décision du tribunal, a scié à la tronçonneuse une croix catholique érigée en mémoire des victimes du stalinisme[60] jusqu'à la faire tomber[61],[62]. Le 26 juillet, une militante de ce mouvement, seins nus et avec les mots « Kill Kirill » (Tuez Kirill) écrits en lettres noires sur son dos, s'était jetée sur le patriarche orthodoxe en visite en Ukraine[63]. Par la suite, de nombreuses églises ont été vandalisées et des croix ont été coupées en Russie[64].

Le 19 août 2012, deux hommes et une femme portant des cagoules colorées ont été arrêtés pour avoir perturbé une messe dans la cathédrale de Cologne en criant « Libérez les Pussy Riot »[65]. L'Église catholique a porté plainte contre elles pour « trouble à l'ordre public » et « atteinte à la liberté de culte ». Elles risquent une peine maximale de trois ans d'emprisonnement. Un des cadres de l'Église catholique à Cologne a déclaré que « le droit de manifester ne pouvait se placer au-dessus du droit à la liberté de culte »[66].

Le 21 août 2012, des pirates se revendicant du collectif Anonymous ont réalisé un défacement du site web du tribunal russe où le jugement a été prononcé[67],[68],[69].

Réactions de la presse internationale[modifier]

En France, le 17 août 2012, un article de Libération titre « Les artistes français aphones », regrettant que, « mis à part une pâle pétition[70], le milieu culturel ne réagi[sse] pas à l’affaire »[71]. Le 28 août 2012, 15 célébrités françaises, sollicitées par un journal, apportent leur soutien[72].

La presse européenne critique ce qu'elle estime être une dérive du gouvernement russe. Dans un article paru le 18 août 2012, le journal français Le Monde, condamnant sans détour le verdict, écrit : « Au XXIe siècle, la Russie de Poutine renoue avec l'Inquisition »[73].

La presse russe, de son côté, a rappelé que des peines équivalentes voire supérieures sont également prévues pour des actions similaires en Occident. Ainsi, en France, le fait de dégrader un lieu de culte en groupe peut être puni de dix ans d'emprisonnement et de 150 000 euros d'amende[74]. Mais à ce jour, aucune dégradation n’a été constatée lors de leur intervention, et il est plausible que les Pussy Riot aient été en fait condamnées à 2 ans de camp pour dédommager uniquement « les profondes blessures morales infligées à des chrétiens orthodoxes »[75].

Une conspiration ?[modifier]

Pour Alexandre Douguine, théoricien politique russe, les Pussy Riot ne sont que les « idiotes utiles » d'une guerre d'information dans le but de miner, déstabiliser et décrédibiliser le pouvoir russe en le soumettant à des pressions extérieures. Pour lui, c'est une réelle situation d'ingérence où les États occidentaux se donnent le droit de se mêler des affaires russes[76].

L'économiste et journaliste Paul Craig Roberts, quant à lui, estime que les Pussy Riot ont été utilisées par des ONG financées par des Américains pour déstabiliser la Russie [77].

D'après Alexandre Latsa, journaliste au Ria novosti, cette affaire, montée par un oligarque en exil, a servi à attaquer le Kremlin ; les prises de positions en faveur des Pussy Riot auraient été payées[78].

Affaires collatérales[modifier]

Le 29 août 2012, deux femmes, une mère de 76 ans et sa fille de 38 ans, portant « de nombreuses traces de blessures au couteau » sont découvertes mortes dans un appartement à Kazan, la capitale du Tatarstan, avec, écrit en anglais sur un mur avec du sang[79] : « Free Pussy Riot » (« Libérez les Pussy Riot »). L’avocat du groupe, Nikolaï Polozov, a déclaré à l’agence Interfax, « Ce qui s’est passé à Kazan est une triste et honteuse provocation. C’est bien dommage que des dégénérés utilisent le nom des Pussy Riot pour de tels faits », espérant que la police retrouverait rapidement « ces monstres »[80].

Films documentaires[modifier]

Pussy Riot - Une prière punk[modifier]

La chaine américaine HBO achète les droits de télévision pour un film nommé Pussy Riot - Une prière punk au festival de Sundance. Le film, réalisé et produit par Mike Lerner et Maxim Pozdorovkin, a fait sa première mondiale le 18 janvier 2013. Lerner déclare : « C'est l'une des histoires de la décennie », « C'est le féminisme à l'essai »[81]. Le film reçoit le prix spécial du jury au festival du film de Sundance[82].

Winter, Go Away![modifier]

Les Pussy Riot apparaissent dans le film documentaire russe de 2012 Winter, Go Away![83] (en russe : Zima, ukhodi!, Зима, уходи!). Le film, tourné par dix étudiants sous la direction de la réalisatrice Marina Razbejkina, présente les événements qui se produits en 2012 lors des élections présidentielles. Une des séquences concernant les Pussy Riot montre leur interpellation lors de leur mouvement de protestation dans la cathédrale du Saint-Sauveur à Moscou. Le 29 mai 2013, à l'issue de la projection du film présenté en compétition au Parlement européen à Bruxelles lors du festival One World[note 4], deux membres des Pussy Riot ont participé au débat portant sur les droits de l'homme en Russie, débat auquel participait Martin Schulz, président du Parlement européen.

Discographie[modifier]

Notes et références[modifier]

Notes[modifier]

  1. Le groupe des Pussy Riot a plus tard annoncé que ses deux autres membres recherchés par la police avaient fui la Russie afin d'échapper à des poursuites judiciaires.
  2. Le journal Le Monde fait remarquer que la Russie est un État laïque, et que le blasphème n'y est pas considéré comme un acte pénalement répréhensible en tant que tel[12].
  3. Le dimanche 7 septembre 2008, Nadejda Tolokonnikova a participé à une action dans un supermarché Auchan de la banlieue de Moscou, au cours de laquelle a eu lieu un simulacre de pendaison de trois travailleurs immigrés, et de deux homosexuels dont l'un représentait un Juif[30],[31].
  4. One World est un festival de films documentaires sur les droits de l'homme.

Références[modifier]

  1. À quoi ressemble un camp de travail russe ?, sur Quoi.info. Mis en ligne le 23 août 2012, consulté le 25 août 2012
  2. http://www.aljazeera.com/indepth/opinion/2012/08/2012823795897200.html
  3. (ru) Жуткая вакханалия в Биологическом музее. 29 февраля 2008 г. Новая акция арт-группы Война., 2 mars 2008. Consulté le 18 août 2012
  4. Aurélie Champagne, « Russie : « Les Pussy Riot condamnées, mais le pouvoir a perdu la bataille » ». Consulté le 27 août 2012
  5. http://pussy-riot.livejournal.com/12442.html
  6. http://www.rfi.fr/europe/20120323-pussy-riot-russie-poutine-putin-punk
  7. AFP : Des punk anti-Poutine en grève de la faim après une décision de justice
  8. Paroles des chansons des Pussy Riot sur le site officiel de soutien au groupe
  9. [vidéo] Толоконникова и ее преступления!!!, sur YouTube. Consulté le 18 août 2012
  10. a, b et c Rue89, « Les Pussy Riots, ces punkettes que Poutine veut garder en prison »
  11. Les Pussy Riot condamnées à deux ans de prison (17 août 2012), Éditorial.
  12. a et b Le Monde du 18.08.2012, Vladimir Poutine et les sorcières des Pussy Riot
  13. http://fr.ria.ru/russia/20120916/196058942.html
  14. Russie: emballement répressif autour des Pussy Riot L'Humanité 20 août 2012
  15. http://www.humanite.fr/monde/russie-les-pussy-riot-continuent-le-combat-502549
  16. http://tempsreel.nouvelobs.com/topnews/20120827.REU4504/les-pussy-riot-font-appel-de-leur-condamnation-en-russie.html
  17. http://www.lesoir.be/96733/article/actualite/monde/2012-10-10/justice-russe-ne-lib%C3%A8re-qu%E2%80%99une-seule-pussy-riot
  18. a et b Le Courrier de Russie, « Pussy Riot, l'Église contre-attaque »
  19. L'Église orthodoxe russe éclaboussée par le procès des Pussy Riot, sur L'Express, 14 août 2012. Consulté le 15 août 2012
  20. http://www.atimes.com/atimes/Central_Asia/NH23Ag01.html
  21. http://www.levada.ru/17-08-2012/tret-rossiyan-verit-v-chestnyi-sud-nad-pussy-riot
  22. Das Modell Putin - stabiler Stillstand, Viktor Funk, Frankfurter Rundschau, 19 août 2012
  23. (en) Reykjavik Mayor Supports Jailed Pussy Riot, sur RIA Novosti, 11 août 2012. Consulté le 11 août 2012
  24. Belkacem a une «pensée» pour les Pussy Riot, sur liberation.fr. Mis en ligne le 17 août 2012, consulté le 22 août 2012
  25. Russie : les Pussy Riot expédiées au bagne, L'Humanité. Mis en ligne le 20 août 2012, consulté le 25 août 2012
  26. Russie: le PCF condamne ce qui apparait comme un procès politique contre les Pussy Riot, PCF. Mis en ligne le 18 août 2012, consulté le 25 août 2012
  27. « Les Pussy Riot donnent la "nausée" à Medvedev, mais la peine est "sévère" », Le Monde, 12 septembre 2012 [texte intégral (page consultée le 15 septembre 2012)] 
  28. Le Monde, 7 octobre 2012, Poutine soutient la décision de condamner à deux ans de camp les Pussy Riot.
  29. http://fr.rian.ru/politique/20121116/196641781.html
  30. http://publish.indymedia.org/en/2008/09/913428.shtml
  31. http://plucer.livejournal.com/97416.html
  32. Борьба продолжается! | Артхроника - журнал No.1 об искусстве в России l.
  33. (en) Russia: Release punk singers held after performance in church, Amnesty International, April 3, 2012. Consulté le 13 août 2012
  34. Moscou: rassemblement pour défendre l'Eglise orthodoxe russe. Consulté le 22 août 2012
  35. Pierre Avril, Mathilde Cesbron, « Pussy Riot : la TV russe avoue avoir coupé Mireille Mathieu », sur figaro.fr, 6 septembre 2012. Consulté le 6 septembre 2012
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  58. Des Anonymous et des soutiens des Pussy Riot verbalisés en France, pour anonymat, Numerama. Mis en ligne le 20 août 2012, consulté le 25 août 2012
  59. http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/06/20/le-decret-anti-cagoule-officiellement-publie_1209177_3224.html
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  61. Les militants du FEMEN ont scié la croix catholique à Kiev, 18 août 2012. Consulté le 27 août 2012
  62. (ru) Киевская милиция ищет активистку движения FEMEN, спилившую поклонный крест, 18 août 2012. Consulté le 27 août 2012
  63. http://www.franceinfo.fr/monde/ukraine-une-militante-du-femen-se-jette-seins-nus-sur-le-patriarche-russe-687587-2012-07-26?comment_type=normal
  64. http://fr.rian.ru/tribune/20120829/195814901.html
  65. http://www.fait-religieux.com/l_archidiocese_de_cologne_porte_plainte_contre_des_militants_pro_pussy_riot
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  67. Pussy Riot : le site du tribunal à l'origine du verdict a été piraté, Numerama. Mis en ligne le 21 août 2012, consulté le 27 septembre 2012
  68. Pussy Riot : le site Web d’un tribunal russe piraté, ZDNet. Mis en ligne le 21 août 2012, consulté le 25 août 2012
  69. Anonymous hackers attack Pussy Riot trial website., PussyRiotEng. Mis en ligne le 21 août 2012, consulté le 25 août 2012
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  72. Solidaires des Pussy Riot Nous refusons le bâillon à la libre expression, L'Humanité. Mis en ligne le 28 août 2012, consulté le 27 septembre 2012
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  74. Articles 322-3-1 et 322-3 du code pénal. Voir aussi Pussy Riot : pourquoi une telle médiatisation?, Ria Novosti
  75. Alexandre Latsa, Pussy Riot : pourquoi une telle médiatisation?, Ria Novosti
  76. P-U-S-S-Y -- R-I-O-T par Alexandre Douguine, Dailymotion. Mis en ligne le 26 août 2012, consulté le 28 août 2012
  77. Pussy Riot, The Unfortunate Dupes of Amerikan Hegemony, 22 août 2012
  78. Ria Novosti, 22 septembre 2012
  79. http://rapsinews.ru/judicial_news/20120903/264560700.html
  80. Le Monde avec AFP, « «Free Pussy Riot» écrit avec du sang sur le lieu d'un double meurtre en Russie », sur Le Monde, 30 août 2012. Consulté le 30 août 2012
  81. (en) HBO Buys Pussy Riot Documentary at Sundance. Mis en ligne le 21 janvier 2013, consulté le 24 mai 2013
  82. (en) 2013 Sundance Film Festival Announces Feature Film Awards. Mis en ligne le 26 janvier 2013, consulté le 24 mai 2013
  83. (en) Winter, Go Away! sur l’Internet Movie Database

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