Azur et Asmar
Azur et Asmar
Logo-titre d’Azur et Asmar.
| Titre original | Azur et Asmar |
|---|---|
| Réalisation | Michel Ocelot |
| Scénario | Michel Ocelot |
| Sociétés de production | Nord-Ouest Production |
| Pays d’origine | |
| Genre | Aventure |
| Sortie | 2006 |
| Durée | 99 minutes |
Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution
Azur et Asmar est un long métrage d'animation français de Michel Ocelot sorti en 2006.
Pour la première fois dans sa carrière, Ocelot réalise un film en images de synthèse. Il est l'occasion pour lui d'aborder le sujet de la tolérance et de la différence de l'autre.
Sommaire |
Synopsis[modifier]
Dans l'Europe médiévale, une nourrice venue de l'autre côté de la mer élève son fils Asmar, brun aux yeux noirs, et le fils de son maître, Azur, petit garçon blond aux yeux bleus. Arrivés à l'âge où ils se jalousent l'amour maternel, Azur est envoyé en ville par son père pour vivre avec un précepteur. Le père chasse ensuite la nourrice et son fils...
Dix ans plus tard, Azur décide de partir dans le pays de l'autre côté de la mer pour, comme son frère de lait, retrouver et épouser la fée des djinns, dont sa nourrice leur racontait jadis l'histoire. Une vague le fait tomber par-dessus bord et il échoue sur une plage d'un pays inconnu, dont il ne reconnaît qu'à peine la langue de sa nourrice et fuit des habitants qui craignent la « malédiction des yeux bleus ». Il erre en se faisant passer pour aveugle, guidé par Crapoux, un mendiant qui parle sa langue, en recherchant les trois clés nécessaires pour accéder à la fée des djinns.
En ville, il retrouve sa nourrice, devenue riche marchande. Malgré la rancœur d'Asmar d'avoir été chassé par le père d'Azur, Jenane décide de soutenir équitablement ses deux fils dans leur quête de la fée des djinns.
Fiche technique[modifier]
- Titre : Azur et Asmar
- Réalisation, scénario et dialogues : Michel Ocelot
- Musique : Gabriel Yared
- Production : Nord-Ouest Production
- Budget : 9 470 000 euros[1]
- Langues : arabe classique et français
- Durée : 1h39 (99 minutes)
- Dates de sortie :
France : 21 mai 2006 au Festival de Cannes, La Quinzaine des réalisateurs
France : 25 octobre 2006 (Sortie nationale)
Box-office[modifier]
| Pays | Box-office | Nbre de sem. | Classement TLT[2] | Date |
| Box-office |
1.433.112 entrées | 8 sem. | - | au 19/12/06 |
| Box-office Paris | 249.093 entrées | 8 sem. | - | au 19/12/06 |
Distribution (voix)[modifier]
- Cyril Mourali : Azur
- Karim M'Ribah : Asmar
- Hiam Abbass : Jenane, la nourrice
- Patrick Timsit : Crapoux
- Rayan Maoub : Azur (enfant)
- Abdelsselem Ben Amar : Asmar (enfant)
- Fatma ben Khelil : la princesse Chamsous Sabah
- Tissa Bensalah D'Avila : la fée des djinns
- Sofia Boutella : la fée des elfes
- Olivier Claverie : le sage Yadoa
- Jacques Pater : le père
- Tayeb Belmihoub
- Franck-Olivier Bonnet
- Carlos Chahime
- Mohamed Damraoui
- Michel Élias
- Bouchra En Nasser
- Nicolas Lormeau
- Tassadit Mandi
- Sonia Mankaï
- Hamid Nasser
- Mohamed Ourdache
- Al Pariente
- Lahcen Razzougui
- Hichem Rostom
- Mahmoud Saïd
- Myriam Tekaïa
- Djemal Touidjine
- Hichem Yacoubi
- Omar Yami
Production[modifier]
Conception[modifier]
Le film est entièrement réalisé par ordinateur[3].
Comme l'explique Michel Ocelot dans les suppléments du DVD du film, Crapoux est le personnage qui montre la difficulté d'intégration du réalisateur à son arrivée en France dans les années 1950. C'est pour cela que les dialogues en arabe du film ne sont ni doublés, ni sous-titrés.
La Chanson d'Azur et Asmar (adaptée en français par Philippe Latger et Michel Ocelot) a été écrite et interprétée par Souad Massi.
Financement[modifier]
Pour réaliser et achever Azur et Asmar, la maison de production Nord-Ouest Production des producteurs Christophe Rossignon et Philip Boëffard a rassemblé dix millions d'euros, dont un million d'euros sous la forme de crédit d'impôt accordé par le ministère des Finances français car le film a été réalisé en France[4].
Cette somme, plus importante que pour un long-métrage avec acteurs réels, explique le nombre important de financiers présents dans le générique de début : deux chaînes de télévision (France 3 et Canal+), les régions Île-de-France et Rhône-Alpes, le distributeur en salles et en DVD Diaphana, et des coproducteurs et institutions européens[4].
Ces apports sont complétés par les préventes pour l'exploitation du film dans 35 pays signées après l'avant-première au Festival de Cannes 2006 où le film est présenté pendant la Quinzaine des réalisateurs[4]. Au Japon, le film est ainsi distribué par le studio Ghibli.
Exploitation à l'étranger[modifier]
Le film a du mal à trouver un distributeur aux États-Unis à cause de la scène d'allaitement des deux bébés par Jenane au début du film, qui est considérée comme « inmontrable » par les distributeurs américains[4].
En Allemagne, on a proposé à Michel Ocelot de doubler tous les dialogues du film en allemand, alors qu'une grande partie du travail a été faite en arabe classique dans la version originale. Michel Ocelot a préféré perdre un gros distributeur allemand pour un plus modeste plutôt que mutiler son œuvre.
Jeu vidéo[modifier]
Le film a fait l'objet d'une adaptation en jeu vidéo, également intitulée Azur et Asmar.
Notes et références[modifier]
- Azur et Asmar, sur AlloCiné. Consulté le 25 janvier 2012
- Tous les temps - All Time
- Interview de Michel Ocelot pour le film "Azur et Asmar", sur abusdecine.com, 2006. Consulté le 25 janvier 2012
- Léna Lutaud, « Le vrai pari financier d’Azur et Asmar », Le Figaro, 4 novembre 2006, p. 27 [texte intégral]
Liens externes[modifier]
- Site officiel du film
- (en) Azur et Asmar sur l’Internet Movie Database
- Azur et Asmar sur AlloCiné
- (fr) Interview de Michel Ocelot (article dans l'Humanité du 25 octobre 2006, pour la sortie de Azur et Asmar)
