Dancer in the Dark

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Dancer in the Dark

Réalisation Lars von Trier
Scénario Lars von Trier
Acteurs principaux
Sociétés de production Zentropa
Pays d’origine Drapeau de la Suède Suède
Drapeau du Danemark Danemark
Drapeau de la Finlande Finlande
Drapeau de l'Islande Islande
Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Drapeau de la France France
Drapeau des États-Unis États-Unis
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Drapeau de la Norvège Norvège
Genre Drame
Sortie 2000
Durée 140 min.

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Dancer in the Dark est un film coproduit internationalement, réalisé par Lars von Trier et sorti en salles en 2000. Ce film a remporté la Palme d'or et a valu à Björk le Prix d'interprétation féminine lors du 53e Festival de Cannes.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Dans les années 1960, Selma, immigrée tchécoslovaque, s'installe dans une petite ville industrielle des États-Unis, avec son fils Gene, âgé de douze ans.

Atteinte d'une maladie héréditaire qui menace de la rendre aveugle, Selma travaille à l'usine métallurgique au-delà de ses capacités et au mépris des règles de sécurité.

Elle tente de réunir assez d'argent pour pouvoir payer l'opération qui devrait préserver son fils de la même maladie et de la cécité.

Fuyant ses préoccupations quotidiennes grâce à la musique et à la danse, elle participe à une comédie musicale montée par la chorale amateur de son quartier.

Un jour, Selma se fait voler ses économies qui devaient servir à sauver son fils, une série d'évènements désastreux s'ensuit alors.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Autour du film[modifier | modifier le code]

Style[modifier | modifier le code]

Ce film est une comédie musicale dramatique, toujours aux limites du mélodrame. L'ambiance générale est lourde mais les passages musicaux agissent comme des pauses poétiques à l'atmosphère plus douce ou joyeuse. La mort de deux personnages y est montrée, à chaque fois, avec une grande brutalité.

Le réalisateur danois a voulu, avec ce film, sortir des règles du Dogme95 qu'il avait initiées avec Thomas Vinterberg (10 règles très strictes qui donnent un cinéma épuré sans aucun artifice et sans meurtre) car il les trouvait déjà dépassées. Néanmoins, il tient à conserver un style quasi-documentaire (caméra portée notamment). Dans ce film plus que dans d'autres, le cinéaste danois concilie le naturalisme de la forme et des thèmes traités (séquences improvisées, illustration du milieu ouvrier, évocation du déterminisme social, des maladies génétiques etc.) au symbolisme, présent notamment dans les scènes dansées et chantées. Ce symbolisme très prononcé s'accentue clairement dans ses œuvres suivantes (la figure christique et la vengeance divine dans Dogville, la féminité, la nature et la sorcellerie dans Antichrist, la dépression, le désespoir et la mort dans Melancholia...).

Précisions techniques[modifier | modifier le code]

Pour filmer les séquences dansées et chantées, Lars von Trier a utilisé simultanément cent petites caméras numériques, dans le but de donner aux numéros musicaux le style d'une véritable retransmission en direct. La plupart étaient cachées dans le décor, d'autres ont été effacées numériquement à l'image, et quelques-unes étaient maniées par différents opérateurs, notamment pour les gros plans de Björk, difficiles à réaliser au vu de la grande taille des différents décors. Ce système, qui a permis de tourner chacune de ces scènes en deux jours au lieu d'un mois, amène naturellement à un découpage très haché aux plans courts et fixes, ce qui va à l'encontre des règles traditionnelles de la comédie musicale, plus habituée aux amples mouvements de caméra.

Les rapports tendus entre Björk et Lars von Trier[modifier | modifier le code]

Les divergences de vue entre Björk et Lars von Trier ont souvent influencé le film durant le tournage. Lars von Trier aurait continuellement maintenu son actrice en état de faiblesse, comme l'avait fait Stanley Kubrick avec sa comédienne Shelley Duvall sur Shining. Björk, apparemment très impliquée dans son rôle au point de le ressentir plus que de le jouer, se serait conduite de façon névrosée et excessive, quittant même le plateau pour quelques jours en plein milieu du tournage. Cette constante confrontation, très visible à l'écran, vient nourrir l'opposition violente entre l'idéalisme de Selma et le pathétique appuyé du récit qui amène l'héroïne de catastrophe en catastrophe ; pour beaucoup de critiques, cet affrontement a néanmoins nui au film. Le réalisateur avoue qu'il n'est jamais allé le voir en salle, quand bien même s'agirait-il de l'un de ses plus grands succès.

Thèmes abordés[modifier | modifier le code]

La symbolique du sacrifice de la femme est sans doute moins riche que dans Breaking the Waves, mais reste pourtant très poignante. Björk effectue un jeu d'acteur époustouflant, et sait se montrer attachante et tragique. Le film constitue de plus une critique virulente des conditions de travail dans l'Amérique libérale des années 1960 et surtout, à la fin, un très fort réquisitoire contre la peine de mort aux États-Unis et ses injustices sociales.

Exploitation du film[modifier | modifier le code]

Au Royaume-Uni, le distributeur Film Four a réagi aux critiques mitigées en annonçant le remboursement des places aux spectateurs quittant la salle en moins de 30 minutes[1].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Autour du film[modifier | modifier le code]

  • La projection du film est précédée d'une ouverture musicale, reprenant un des thèmes musicaux du film et interprétée par un orchestre symphonique, à la suite de laquelle les lumières de la salle s'éteignent et le générique commence.
  • Le film, censé se passer aux États-Unis, a été tourné en extérieur en Suède.
  • La comédie musicale que la troupe amateure répète dans le film est La Mélodie du bonheur.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Flash-back - Ça s'est passé le mois dernier », Studio, no 161,‎ novembre 2000, p. 64