Victor-Edmond Leharivel-Durocher

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Victor-Edmond Leharivel-Durocher
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Amédée Hédin, Victor Le Harivel-Durocher,
musée du château de Flers.
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 61 ans)
ChanuVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Distinction

Victor-Edmond Leharivel-Durocher est un sculpteur français né le à Chanu (Orne) et mort dans la même commune le .

Biographie[modifier | modifier le code]

Victor-Edmond Leharivel-Durocher découvre sa vocation artistique dans l'atelier Baudoin à Rouen. Il suit les cours du soir d'un frère des écoles chrétiennes puis, à Paris, les cours de l'école municipale de dessin du 11e arrondissement. Élève subventionné par le département de l'Orne, il entre à l'École des beaux-arts de Paris en 1838 dans les ateliers de Jean-Baptiste Belloc, Jules Ramey et Auguste Dumont, et remporte en 1844 le prix de la tête d'expression (La Douleur).

Il débute au Salon de 1846 par un groupe d'anges pour le tombeau de M. de Pierre, curé de l'église Saint-Sulpice de Paris. Il obtient une médaille de troisième classe au Salon de 1849, une mention honorable à l'Exposition universelle de 1855, une médaille de deuxième classe au Salon de 1857, un rappel de médaille au Salon de 1861. Il reçoit les insignes de chevalier de la Légion d'honneur en 1878.

Leharivel-Durocher travaille en collaboration avec Louis Visconti, architecte au palais du Louvre. Après la mort de Visconti, il réalise la statue de l'architecte sur son tombeau[1],[2].

Il figure parmi les 300 personnages les plus en vue de l'époque dans le premier album publicitaire édité par les grands magasins du Printemps vers 1865[3].

En 1873, son fonds d'atelier comprenant la plupart de ses plâtres est reçu par donation au musée des Beaux-Arts et de la Dentelle d'Alençon[4]

Il meurt à Chanu le [5].

Œuvres[modifier | modifier le code]

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Salons[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. E. de Ribillard de Beaurepaire, « Le Harvel-Durocher », Bulletin Monumental,‎ , p. 541-544 (lire en ligne).
  2. Gustave Le Vavasseur, « Le Harivel-Durocher », Annuaire des cinq départements de la Normandie,‎ , p. 463-500 (lire en ligne).
  3. Justin Lallier, Album contemporain : Sculpteurs, 18 rue Vivienne, Paris, , 114 p. (lire en ligne), p. 177.
  4. Musée des beaux-arts et de la dentelle d'Alençon, « Fond d'atelier Le Harivel-Durocher », sur Musée des beaux-arts et de la dentelle d'Alançon (consulté le 24 juillet 2019).
  5. Archives départementales de l'Orne acte de décès no 44 dressé le 10/10/1878, vue 167 / 233
  6. Cette statue a été inaugurée dans la cour de l'hôtel de ville au cours de fêtes qui se sont déroulées le 12-15 juillet 1876 (Annuaire de l'archéologue français, 1877, p. 39)

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Gustave Le Vavasseur, « Le Harivel-Durocher », Annuaire des cinq départements de la Normandie,‎ , p. 463-500 (lire en ligne).
  • E. De Robillard de Beaurepaire, Notice biographique sur Le Harivel-Durocher, F. Le Blanc-Hardel, 1879, 45 p.
  • E. de Ribillard de Beaurepaire, « Le Harvel-Durocher », Bulletin Monumental,‎ , p. 541-544 (lire en ligne).
  • Ph. de Chennevières, V. Le Harivel-Durocher, G. Levayer imp., 1898, 72 p.
  • Inventaire général des œuvres d'art appartenant à la ville de Paris, édifices religieux, Tome 1, p. 122 ; Tome 2, pp. 294 et 458 ; Tome 3, pp. 338-339.

Iconographie[modifier | modifier le code]

  • Anonyme, Le Harivel du Rocher, photographie, Recueil Portraits d'Artistes, école française (1860-1870) (en ligne sur Gallica).
  • Justin Lallier, Album contemporain : Sculpteurs, 18 rue Vivienne, Paris, , 114 p. (lire en ligne), p. 177.

Liens externes[modifier | modifier le code]