La Ferrière-aux-Étangs

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La Ferrière-aux-Étangs
L'étang de La Ferrière.
L'étang de La Ferrière.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Orne
Arrondissement Argentan
Canton La Ferté-Macé
Intercommunalité Pays de Flers
Maire
Mandat
Vincent Beaumont
2014-2020
Code postal 61450
Code commune 61163
Démographie
Gentilé Ferrièrois
Population
municipale
1 495 hab. (2013)
Densité 137 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 39′ 46″ Nord 0° 31′ 08″ Ouest / 48.662778, -0.518889
Altitude Min. 187 m – Max. 312 m
Superficie 10,93 km2
Localisation

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La Ferrière-aux-Étangs

La Ferrière-aux-Étangs est une commune française, située dans le département de l'Orne en région Normandie, peuplée de 1 495 habitants[Note 1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de La Ferrière-aux-Étangs[1]
Saint-André-de-Messei,
Banvou
Saint-André-de-Messei Saires-la-Verrerie,
Bellou-en-Houlme
Banvou La Ferrière-aux-Étangs[1] La Coulonche
Dompierre Champsecret La Coulonche

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le gentilé est Ferrièrois.

Histoire[modifier | modifier le code]

De fin octobre 1939 à août 1940, La Ferrière-aux-Étangs accueille des réfugiés de Volmerange-les-Mines, et d'Ottange, villages lorrains situé entre la ligne Maginot et la frontière luxembourgeoise. Les hommes sont affectés dans les mines locales et logent au Gué-Plat[réf. nécessaire].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Ferrière-aux-Étangs (La) Blason D'or à six fers à cheval d'azur, 3, 2 et 1[2].
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
         
1878 1902 Pierre Guérin    
1902 1919 Paul Lebossé    
1919 1937 René Bertrand    
1937 novembre 1947 Léon Olivier    
novembre 1947 juillet 1948 Albert Gromez SE Médecin
juillet 1948 février 1954 Henri Leboucher SE Notaire
février 1954 1977 Henri Buron   Pharmacien
1977 juillet 1988 Claude Batillat   Marchand de meubles
juillet 1988 1989 Marcel Leguedey    
1989[3] mars 2008 Marie-France Le Bozec UDF Inspectrice de la Jeunesse et des Sports
mars 2008[4] en cours Vincent Beaumont[5] SE Directeur de maison de retraite, vice-président de la communauté de communes
Les données manquantes sont à compléter.

Le conseil municipal est composé de dix-neuf membres dont le maire et quatre adjoints[5].

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 1 495 habitants. Depuis 2004, les enquêtes de recensement dans les communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans [6] et les chiffres de population municipale légale des autres années sont des estimations[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 213 1 269 1 305 1 397 1 448 1 497 1 502 1 510 1 503
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 514 1 545 1 591 1 517 1 397 1 294 1 189 1 070 1 025
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 061 1 195 1 166 888 1 051 1 235 1 079 1 150 1 318
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 -
1 700 1 564 1 546 1 734 1 727 1 643 1 568 1 495 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le Mont-Brûlé[modifier | modifier le code]

La réplique de la grotte de Lourdes.
Le haut du Mont-Brûlé.

Le Mont-Brûlé est une colline de grès qui s'élève à 302 mètres d'altitude. Elle fait face à la butte qui porte le bourg de La Ferrière-aux-Étangs et son château féodal détruit au XIIIe siècle.

Jusqu'à la fin du XVIIe siècle, les textes mentionnent une chapelle nommée « Saint Cler du Boulley » ou « du Brusley » dont il ne reste aucune trace.

À l'initiative du chanoine Louis Ferdinand Bobot, curé de La Ferrière, mais aussi grâce à la générosité des paroissiens, un calvaire en granit, œuvre du sculpteur Hernot de Lannion, est érigé au sommet du Mont-Brûlé, et est béni solennellement par Mgr François Marie Trégaro, évêque de Séez, le dimanche .

Par la suite, un chemin de croix est élevé grâce aux travail de Jean-Baptiste Bertrand, retraité de l'octroi. Son fils, l'abbé Bertrand, le bénit le 29 avril 1926.

Une réplique de la grotte de Lourdes se trouve sur le flanc ouest du Mont-Brûlé. Sous la conduite de l'abbé Ferdinand Gérard, vicaire de La Ferrière, les enfants du catéchisme apportèrent les pierres nécessaires à l'édification de la grotte.

Le Mont-Brûlé est classé Site naturel depuis le [9].

Église Notre-Dame[modifier | modifier le code]

L'église Notre-Dame, datant du XVIIe, comporte des pierres tombales dont certaines de 1625, 1637 ou 1662[réf. nécessaire].

Mines la ferriere aux etangs. fours de calcination de la Butte Rouge.
Four de calcination en pierre restauré de la Butte Rouge.

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Mine de fer et cités minières[modifier | modifier le code]

La carcasse des anciens fours de la Haie.

L'exploitation du fer débuta en 1901 avec la concession accordée à la société Denain-Anzin pour un travers banc (galerie en pente douce, traversant les couches géologiques et permettant d'accéder au gisement de fer), suivi d'un puits d'extraction no 1 de 100 mètres de profondeur sur le même travers banc (1911-1939), pour accéder directement au minerai. Le puits d'extraction no 2 (100 mètres de profondeur) fut exploité de 1923 à 1939 sur la partie nord du gisement de fer. En 1939, le puits d'extraction Lépold-Pralon, d'une profondeur de 400 mètres, remplaça les autres puits, jusqu'à la fermeture de la mine le 1er avril 1970. Léopold Pralon était le délégué général de la Société des hauts fourneaux de Denain-Anzin de 1898 à 1938.

Le minerai extrait faisait l'objet d'une calcination dans des fours, pour augmenter sa teneur en fer avant l'expédition par voie ferrée vers les hauts fourneaux du Nord-Pas-de-Calais (Denain-Anzin Usinor) et la Belgique. Jusqu'en 1939, les fours de calcination étaient implantés à la Butte Rouge. Les trois premiers fours, en pierre et parement de brique réfractaire à l 'intérieur ont été construits de 1901 à 1903 (il en reste deux aujourd'hui, en cours de rénovation) .Suivent quatre fours en brique, édifiés de 1905 à 1909, et enfin deux fours en brique implantés au lendemain de la 1re Guerre mondiale. Le chargement des fours s'effectuait par le haut par des wagonnets à benne basculante poussés par des hommes. Vers 1930, un système automatisé de bennes aériennes a été installé au-dessus des fours. En août 1944, les Allemands stockant du carburant sur le site, les bombardements alliés touchèrent les fours, qui furent abandonnés après 1945. De nouveaux fours modernes furent construits à partir de 1938 sur le site de la Haie et les remplacèrent : six fours ronds et deux fours carrés, contenant 600 tonnes de minerai brut chacun. Après calcination, il restait 480 tonnes de minerai calcinés dont la teneur en fer était passée de 37 à 46 %. Après la fermeture de la mine, le chevalement du puits Léopold-Pralon fut démonté et les fours de la Haie furent démontés et vendus. Les galeries de la mine sont ennoyées. Le terrain du carreau de la mine est propriété privée (entreprise de tournage sur bois).

À proximité des gisements, deux cités minières ont été construites au début du XXe siècle : la cité de la Haie et celle du Gué-Plat. (en 1960, 183 des 438 employés et ouvriers de la mine y habitaient, les autres bénéficiaient d'une aide financière pour le logement). Après la fermeture de la mine, les maisons furent vendues à des particuliers.

Un circuit-parcours est organisé par le musée du fer de Champsecret sur la cité du Gué Plat, détaillant l'histoire de la mine de fer.

Musée de l'imprimerie typographique[modifier | modifier le code]

Un musée de l'imprimerie typographique a été créé par Charles Corlet[10].

Activité, manifestations, évènements[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

L'Amicale des mines de La Ferrière-aux-Étangs fait évoluer une équipe de football en ligue de Basse-Normandie et une autre en division de district[11].

Évènement[modifier | modifier le code]

Le 22 février 2008, l'émission matinale de France Inter Le sept dix s'est déplacée à La Ferrière-aux-Étangs afin d'y évoquer les enjeux des élections municipales françaises de 2008 dans le monde rural.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Léopold Pralon, directeur de la mine.
  • Henri Buron, maire de La Ferrière-aux-Étangs et collectionneur de peinture de Charles Léandre, peintre et caricaturiste de Champsecret.
  • Pierre Adigard (1859-1914), député de l'Orne de 1906 à 1914, conseiller municipal de La Ferrière-aux-Étangs en 1900[12]. Enterré au Mont-Brûlé.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2013.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Géoportail (IGN), couche « Limites Administratives » activée »
  2. « La Ferrière-aux-Étangs (Orne) », sur L'Armorial des villes et des villages de France (consulté le 16 janvier 2016)
  3. « Maire et avocate des communes rurales », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 16 janvier 2016)
  4. « Vincent Beaumont, nouveau maire, à une voix près », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 16 janvier 2016)
  5. a et b Réélection 2014 : « La Ferrière-aux-Etangs (61450) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 14 mai 2014)
  6. Date du prochain recensement à La Ferrière-aux-Étangs, sur le-recensement-et-moi.fr, site spécifique de l'Insee.
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2008, 2013.
  9. [PDF] « DIREN de Basse-Normandie - Romans de la Table ronde (Orne) » (consulté le 10 mai 2010)
  10. « Le musée de l'imprimerie sur le blog du musée » (consulté le 19 juillet 2009)
  11. « Site officiel de la Ligue Basse-Normandie – Am. Mines La Ferrière-aux-Étangs » (consulté le 17 novembre 2013)
  12. « La fiche de Pierre Adigard sur le site de l'Assemblée nationale » (consulté le 16 septembre 2009)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Marie-Claire Lefèvre, La Ferrière-aux-Étangs des origines à 1937, éditions Cahiers du Temps, Cabourg
  • Marie-Claire Lefèvre, Le Fer et La Ferrière-aux-Étangs, éditions Cahiers du Temps, Cabourg.
  • Marie-Claire et Éric Lefèvre, Le patrimoine religieux de La Ferrière-aux-Étangs édition AROL.
  • Romain Wagner, "Volmerange-les-Mines et l'exil de ses habitants 1939-1940", Edition de l'auteur, Hettange-Grande, 2012, 144 p.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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