La Ferrière-aux-Étangs

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La Ferrière-aux-Étangs
La Ferrière-aux-Étangs
L'étang de La Ferrière.
Blason de La Ferrière-aux-Étangs
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Orne
Arrondissement Argentan
Intercommunalité Flers Agglo
Maire
Mandat
Vincent Beaumont
2020-2026
Code postal 61450
Code commune 61163
Démographie
Gentilé Ferrièrois
Population
municipale
1 538 hab. (2018 en augmentation de 2,88 % par rapport à 2013)
Densité 141 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 39′ 46″ nord, 0° 31′ 08″ ouest
Altitude Min. 187 m
Max. 312 m
Superficie 10,93 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Flers
(commune de la couronne)
Élections
Départementales La Ferté-Macé
Localisation
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La Ferrière-aux-Étangs

La Ferrière-aux-Étangs est une commune française, située dans le département de l'Orne en région Normandie, peuplée de 1 538 habitants[Note 1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

La Ferrière-aux-Étangs est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 2],[2],[3],[4].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Flers, dont elle est une commune de la couronne[Note 3]. Cette aire, qui regroupe 38 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[5],[6].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous la forme La Ferrière en 1793[7].

De l'oïl ferrière, « installation pour extraire, fondre et forger le fer »[8].

Du Moyen Âge, et même probablement dès l’âge du fer, jusqu’au milieu du XIXe siècle, le minerai de fer était extrait à ciel ouvert, dans des minières creusées au niveau des affleurements du gisement de fer. La minière de La Ferrière-aux-Étangs est attestée dès 1370[9].

Le déterminant fait référence aux nombreux étangs répandus, autrefois, sur son territoire[10].

Le gentilé est Ferrièrois.

Histoire[modifier | modifier le code]

De fin à , La Ferrière-aux-Étangs accueille des réfugiés de Volmerange-les-Mines, et d'Ottange, villages mosellans situé entre la ligne Maginot et la frontière luxembourgeoise. Les hommes sont affectés dans les mines locales et logent au Gué-Plat[réf. nécessaire].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Ferrière-aux-Étangs (La) Blason
D'or à six fers à cheval d'azur, 3, 2 et 1[11].
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
         
1800 juillet 1800 N Lebournier[12]    
juillet 1800 janvier 1801 N Guillemard Coupelière[12]    
janvier 1801 janvier 1815 N Amiard Lavente[12]    
février 1815 août 1825 Jean Legendre[12]    
mars 1826 septembre 1830 N Gohier[12]    
octobre 1830 janvier 1832 N Mezenge[12]    
février 1832 avril 1835 N Morel[12]    
juin 1835 décembre 1855 Louis Morin-Pillière[12]    
décembre 1855 septembre 1865 Eugène Deslandes[12]    
septembre 1865 septembre 1870 Pierre Guérin[12]    
octobre 1870 décembre 1877 Jules Morin-Pilliere[12]    
janvier 1878 janvier 1902 Pierre Guérin[12]    
février 1902 1919 Paul Le Bossé[12]    
1919 1937 René Bertrand    
1937 novembre 1947 Léon Olivier    
novembre 1947 juillet 1948 Albert Gromez SE Médecin
juillet 1948 février 1954 Henri Leboucher SE Notaire
février 1954 1977 Henri Buron   Pharmacien
1977 juillet 1988 Claude Batillat   Marchand de meubles
juillet 1988 1989 Marcel Leguedey    
1989[13] mars 2008 Marie-France Le Bozec UDF Inspectrice de la Jeunesse et des Sports
mars 2008[14] En cours Vincent Beaumont[15] SE Directeur de maison de retraite,
vice-président de la communauté de communes
Les données manquantes sont à compléter.

Le conseil municipal est composé de dix-neuf membres dont le maire et quatre adjoints[15].

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[16]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[17].

En 2018, la commune comptait 1 538 habitants[Note 4], en augmentation de 2,88 % par rapport à 2013 (Orne : −2,51 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 2131 2691 3051 3971 4481 4971 5021 5101 503
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 5141 5451 5911 5171 3971 2941 1891 0701 025
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 0611 1951 1668881 0511 2351 0791 1501 318
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
1 7001 5641 5461 7341 7271 6431 5841 5761 568
2013 2018 - - - - - - -
1 4951 538-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[18].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le Mont-Brûlé[modifier | modifier le code]

La réplique de la grotte de Lourdes.
Le haut du Mont-Brûlé.

Le Mont-Brûlé est une colline de grès qui s'élève à 302 mètres d'altitude. Elle fait face à la butte qui porte le bourg de La Ferrière-aux-Étangs et son château féodal détruit au XIIIe siècle.

Jusqu'à la fin du XVIIe siècle, les textes mentionnent une chapelle nommée « Saint Cler du Boulley » ou « du Brusley » dont il ne reste aucune trace.

À l'initiative du chanoine Louis Ferdinand Bobot, curé de La Ferrière, mais aussi grâce à la générosité des paroissiens, un calvaire en granit, œuvre du sculpteur Hernot de Lannion, est érigé au sommet du Mont-Brûlé, et est béni solennellement par Mgr François-Marie Trégaro, évêque de Séez, le dimanche .

Par la suite, un chemin de croix est élevé grâce aux travaux de Jean-Baptiste Bertrand, retraité de l'octroi. Son fils, l'abbé Bertrand, le bénit le .

Une réplique de la grotte de Lourdes se trouve sur le flanc ouest du Mont-Brûlé. Sous la conduite de l'abbé Ferdinand Gérard, vicaire de La Ferrière, les enfants du catéchisme apportèrent les pierres nécessaires à l'édification de la grotte.

Le Mont-Brûlé est classé Site naturel depuis le [19].

Église Notre-Dame[modifier | modifier le code]

L'église Notre-Dame, datant du XVIIe, comporte des pierres tombales dont certaines de 1625, 1637 ou 1662[réf. nécessaire].

Mines la Ferrière-aux-Étangs : fours de calcination de la Butte Rouge.
Four de calcination en pierre restauré de la Butte Rouge.

Mine de fer et cités minières[modifier | modifier le code]

L'exploitation à grande échelle du minerai de fer débute en 1901 avec la concession accordée à la société Denain-Anzin pour un travers banc (galerie en pente douce, traversant les couches géologiques et permettant d'accéder au gisement de fer), suivi d'un puits d'extraction no 1 de 100 mètres de profondeur sur le même travers banc (1911-1939), pour accéder directement au minerai. Le puits d'extraction no 2 (100 mètres de profondeur) est exploité de 1923 à 1939 sur la partie nord du gisement de fer. En 1939, le puits d'extraction Léopold-Pralon, d'une profondeur de 400 mètres, remplace les autres puits, jusqu'à la fermeture de la mine le . Léopold Pralon est le délégué général de la Société des hauts fourneaux de Denain-Anzin de 1898 à 1938.

Le minerai extrait faisait l'objet d'une calcination dans des fours, pour augmenter sa teneur en fer avant l'expédition par voie ferrée vers les hauts fourneaux du Nord (Denain-Anzin Usinor) et de Belgique. Jusqu'en 1939, les fours de calcination étaient implantés à la Butte Rouge. Les trois premiers fours, en pierre et parement de brique réfractaire à l'intérieur, ont été construits de 1901 à 1903 (il en reste deux aujourd'hui, en cours de rénovation). Suivent quatre fours en brique, édifiés de 1905 à 1909, et enfin deux fours en brique implantés au lendemain de la Première Guerre mondiale. Le chargement des fours s'effectuait par le haut par des wagonnets à benne basculante poussés par des hommes. Vers 1930, un système automatisé de bennes aériennes a été installé au-dessus des fours. En , les Allemands stockant du carburant sur le site, les bombardements alliés touchèrent les fours, qui furent abandonnés après 1945. De nouveaux fours modernes construits à partir de 1938 sur le site de la Haie les remplacèrent : six fours ronds et deux fours carrés, contenant 600 tonnes de minerai brut chacun. Après calcination, il restait 480 tonnes de minerai calcinés dont la teneur en fer était passée de 37 à 46 %.

À son époque de plus grande productivité, le site produisait 45 000 tonnes/mois de minerai enrichi, expédié via un embranchement ferroviaire le reliant à la gare de Saint-Bômer-Champsecret, sur la ligne de Caen à Laval[20].

Après la fermeture de la mine, le chevalement du puits Léopold-Pralon et les fours de la Haie ont été démontés et vendus. Les galeries de la mine sont ennoyées. Le terrain du carreau de la mine est propriété privée (entreprise de tournage sur bois).

Vue de la cité du Gué-Plat.

À proximité des gisements, deux cités minières ont été construites au début du XXe siècle : la cité de la Haie et celle du Gué-Plat. En 1960, 183 des 438 employés et ouvriers de la mine y habitaient, les autres bénéficiaient d'une aide financière pour le logement. Après la fermeture de la mine, les maisons furent vendues à des particuliers.

Un circuit-parcours est organisé par le musée du fer de Champsecret sur la cité du Gué Plat, détaillant l'histoire de la mine de fer.

Musée de l'imprimerie typographique[modifier | modifier le code]

Un musée de l'imprimerie typographique a été créé par Charles Corlet[21].

Activité, manifestations, évènements[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

L'Amicale des mines de La Ferrière-aux-Étangs fait évoluer une équipe de football en ligue de Basse-Normandie et une autre en division de district[22].

Évènement[modifier | modifier le code]

Le , l'émission matinale de France Inter Le sept dix s'est déplacée à La Ferrière-aux-Étangs afin d'y évoquer les enjeux des élections municipales françaises de 2008 dans le monde rural.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Léopold Pralon, créateur de la mine.
  • Henri Buron, maire de La Ferrière-aux-Étangs et collectionneur de peintures de Charles Léandre, peintre et caricaturiste de Champsecret.
  • Pierre Adigard (1859-1914), député de l'Orne de 1906 à 1914, conseiller municipal de La Ferrière-aux-Étangs en 1900[23]. Enterré au Mont-Brûlé.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2018.
  2. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  3. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Géoportail (IGN), couche « Limites Administratives » activée ».
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 2 avril 2021).
  3. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 2 avril 2021).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 2 avril 2021).
  5. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Flers », sur insee.fr (consulté le 2 avril 2021).
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 2 avril 2021).
  7. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Ernest Nègre - 1996 - Toponymie générale de la France - page 1347 - (ISBN 2600001336).
  9. Le savoir et le fer. Association pour la sauvegarde et la mise en valeur du patrimoine minier et métallurgique du bocage ornais
  10. Léon de La Sicotière et Auguste Poulet Malassis, Le département de l'Orne archéologique et pittoresque, j-f Beuzelin, libraire éditeur, , p. 274.
  11. « La Ferrière-aux-Étangs (Orne) », sur L'Armorial des villes et des villages de France (consulté le 16 janvier 2016).
  12. a b c d e f g h i j k l et m Archives départementales de l'Orne, état civil de La Ferrière-aux-Étangs.
  13. « Maire et avocate des communes rurales », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 16 janvier 2016).
  14. « Vincent Beaumont, nouveau maire, à une voix près », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 16 janvier 2016).
  15. a et b Réélection 2014 : « La Ferrière-aux-Etangs (61450) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 14 mai 2014).
  16. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  17. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  19. [PDF] « DIREN de Basse-Normandie - Romans de la Table ronde (Orne) » (consulté le 10 mai 2010).
  20. « Le circuit du fer de La Ferrière-aux-Étangs et Dompierre, Orne »
  21. « Le musée de l'imprimerie sur le blog du musée » (consulté le 19 juillet 2009).
  22. « Site officiel de la Ligue Basse-Normandie – Am. Mines La Ferrière-aux-Étangs » (consulté le 17 novembre 2013).
  23. « La fiche de Pierre Adigard sur le site de l'Assemblée nationale » (consulté le 16 septembre 2009).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Marie-Claire Lefèvre, La Ferrière-aux-Étangs des origines à 1937, éditions Cahiers du Temps, Cabourg
  • Marie-Claire Lefèvre, Le Fer et La Ferrière-aux-Étangs, éditions Cahiers du Temps, Cabourg.
  • Marie-Claire et Éric Lefèvre, Le patrimoine religieux de La Ferrière-aux-Étangs édition AROL.
  • Romain Wagner, "Volmerange-les-Mines et l'exil de ses habitants 1939-1940", Edition de l'auteur, Hettange-Grande, 2012, Quarto d'Altino, 2018-2ème édition, 144 pages.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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